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 D7 ➺I bet you wouldn't have picked me up WAEL&DENAHI

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M. Denahi Sorensen
DISTRICT 7
M. Denahi Sorensen
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△ à Panem depuis le : 13/03/2012
△ humeur : mort
△ âge du personnage : dix-huit ans, aujourd'hui et pour tout le reste de sa non-vie.
△ occupation : apprenti charpentier


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MessageSujet: D7 ➺I bet you wouldn't have picked me up WAEL&DENAHI   D7 ➺I bet you wouldn't have picked me up WAEL&DENAHI Icon_minitimeLun 11 Juin - 17:04


❝ I BET YOU WOULDN'T HAVE PICKED ME UP ❞


Oh, you can hear me cry, see my dreams all die from where you're standing on your own. It's so quiet here and I feel so cold, this house no longer feels like home. Oh, when you told me you'd leave I felt like I couldn't breath, my aching body fell to the floor ... Oh, you can hear me cry, see my dreams all die from where you're standing on your own.




J'ai froid. C'est tout ce à quoi je réussi à penser tandis que j'observe machinalement autour de moi sans grande curiosité cela dit. Je me rappelle à peine être arrivé dans cette pièce à vrai dire, comme si mon trajet depuis le moment où j'avais posé un pied en dehors du train s'était effectué en pilotage automatique sans que j'en sois réellement conscient. La pièce est sombre, les murs nus, le carrelage glacial, et pas une seule raie de lumière ne filtre où que ce soit ... d'ailleurs il n'y a même pas de fenêtre, et parce que c'est quelque chose auquel je ne suis pas du tout habitué je sens à nouveau l'appréhension me nouer l'estomac. Je m'apprête sous peu à être jeté dans une arène avec vingt-trois autres personnes qui ne feront aucune manière pour me tuer, mais je m'inquiète de ne pas voir la lumière du jour, je dois vraiment avoir un problème avec mes priorités. Mon pessimisme et l'air résolu avec lequel j'allais vers une mort certaine ne semblait pas être du goût de notre hôtesse qui à n'en pas douter aurait espérer avoir affaire à quelqu'un d'un peu plus ... combatif. Bah, on ne pouvait pas avoir de la chance tous les ans pas vrai, et puis vu le temps qu'avait dur le tribut masculin de l'an dernier je n'avais pas trop de souci à me faire, à moins d'exploser directement sur mon piédestal je pouvais difficilement faire pire que lui et ses trois minutes de participation avant d'être bêtement victime du bain de sang. Et qu'on soit bien clair le "bêtement" n'avait rien de péjoratif ... c'était très certainement ce qui m'attendait moi aussi, disons simplement que je faisais preuve de réalisme.

Mais soit nous n'en étions pas encore là. Avant cela nous avions encore quelques jours pour servir de jouets aux stylistes et autre préparateurs qui n'avaient pas de chaire aussi fraiche à se mettre sous la dent le reste de l'année ... C'est vrai qu'avec les tributs ils avaient du boulot, vingt-quatre gamins qui n'avaient jamais goûté aux merveilles et au luxe du Capitole - ça va, à force de l'entendre vingt-cinq fois par jours celle là j'allais peut-être finir par comprendre - c'était pour eux comme une toile de peinture vierge sur laquelle on pouvait s'en donner à cœur-joie. Et si j'avais eut la naïveté de croire que les garçons étaient bien plus tranquilles de ce côté là que les demoiselles j'avais très vite déchanté ; Et voilà où j'en étais désormais, me refroidissant à chaque seconde un peu plus dans cette tunique blanche qui me faisait ressembler à un malade d'hôpital, ayant l'impression de sentir encore plus fort que le parfum de l'hôtesse pendant le voyage en train - ce qui croyez-le bien n'était pas peu dire - et me demandant si j'avais réellement toutes les raisons du monde de m'inquiéter quant au costume que je porterai ce soir pour le défilé. A vrai dire plus je me rappelais des branchages destinés à les faire ressembler à des arbres des tributs de l'an dernier plus je me surprenais à espérer que les stylistes n'étaient pas les mêmes cette année. On me traitais déjà d'empoté à longueur de journée, et j'avais fort peur de chance de survivre ne serait-ce que vingt-quatre heures dans cette arène, alors si au moins je pouvais éviter de ressembler à un épouvantail ce soir ... C'était tout ce que je demandais. Je n'étais pas si difficile au fond non ?

Du bruit derrière la porte avait attiré mon attention, et parce que je devais sans doute avoir l'air d'un imbécile à déambuler ainsi à travers la pièce comme un lion dans une cage j'étais docilement retourné m'asseoir à ma place. De l'homme qui était entré je n'avais d'abord distingué que la silhouette dans la pénombre, puis lorsqu'il s'était approché j'avais eut de lui une vision un peu plus précise. Il était plus jeune que ce à quoi je m'attendais à vrai dire, sans doute parce que les seules images que j'avais du Capitole étaient Caesar et Claudius tous les deux d'un âge certain, ainsi que notre hôtesse, Nevaeh, qui était très certainement plus vieille qu'elle n'en avait l'air derrière les dix épaisseurs de maquillage qui lui couvraient le visage et la faisait ressembler à un épouvantail. C'était l'autre chose qui me frappait chez cet homme face à moi d'ailleurs, contrairement à Nevaeh lui ne ressemblait pas à un mannequin destiné à effrayer les oiseaux, ou les enfants ... Quoi qu'il en soit je n'avais rien dit. Comme à chaque fois que je rencontrais quelqu'un depuis que mon nom avait été tiré voilà deux jours, je me contentais de rester silencieux et attendais sagement que l'on s'adresse à moi.



« i was in the wrong place at the wrong moment. »
SORENSEN ▬ one day, soon I'll hold you like the sun holds the moon, and we will hear those planes overhead, and we won't have to be scared, 'cause we won't have to be scared
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MessageSujet: Re: D7 ➺I bet you wouldn't have picked me up WAEL&DENAHI   D7 ➺I bet you wouldn't have picked me up WAEL&DENAHI Icon_minitimeMer 13 Juin - 18:25

Je m'étais bien préparé. Mais se fut une grande gifle malgré tout. Je n'avais pas dormi de la nuit. J'appréhendais trop . Le jeune homme que j'allais suivre et dont j'allais m'occuper vivait la même chose que mon frère avant lui. Toute la nuit, dans la pénombre de ma chambre, les souvenirs s'étaient bousculés et avait heurté les parois de mon crâne, ces pensées étaient aussi abrasives que du papier de verre. Voilà pourquoi, vers quatre heure, n'ayant pas pu fermer l’œil plus de trente secondes en tout dans la nuit, je m'étais levé, habillé et j'étais sorti pour errer dans les rues. Dehors le froid était glacial et la pluie agressait ma peau à chaque gouttelettes qui s’écrasait sur mes tissus glacés. J'avais marché pendant plusieurs heures. Je n'étais rentré que lorsque le jour pointa, quand les rayon du soleil déchirèrent les nuages de leurs feux ardents. J'étais ensuite rentré me préparer. Je n'ai rien avalé. J'ai pris une douche brûlante. Ai pris soin de choisir une tenue de style. J'ai mis les bijoux et les gants assortis avant de me rendre au centre de transformation. Mes croquis et dessins finals avaient dû être rendu un mois auparavant pour que je puisse œuvrer à la réalisation. Tout avait été terminé en une semaine. Les gens parlent de talent. Je parle de travail bien pensé ou de savoir-faire. J'ai donc eu le reste du temps pour penser aux événements tragiques passés et pour m'inquiéter pour un tribut qui n'est pas le mien, -Lucas-, Mon deuxième frère.

Arrivé devant la porte il fallut faire le vide et chasser mes démons. Le jeune homme allait sûrement me reconnaître. Mon histoire était très connu. Alors, je fixais la porte coulissante. Mes paupières se fermèrent et je plongeais dans un monde qui n'est que mien. Quand mon souffle fut enfin calme et mes idées claires, je fis coulisser la paroi. Il fallait que je fasse bonne impression. Le tribut qui se tenait assis en face de moi n'était guère beaucoup plus jeune que moi. Quel gâchis..

Je décide donc de m'avancer dans la direction de mon tribut. Ma démarche ressemble à l'élégante déambulation d'un mannequin mais en moins caricaturale. Les semelles de mes bottes claquent sur le carrelage à chacun de mes pas. Les traits du jeune homme se dessinent au fur et à mesure que je m'avance dans la salle. Il a un grand potentiel. Pas comme son hôtesse et la croûte de peinture affreuse qui recouvre sa face. On est bien loin du peu de maquillage noir qui souligne mes yeux et met en valeur mes traits. Bref, revenons en à mon travail..
Ce garçon est beau et la tenue devrait parfaitement lui aller. Il va falloir que je m'y mette, mais j'ai le temps. Je suis rapide et précis alors je vais d'abord le mettre à l'aise, apprendre à le connaître un peu mieux, lui parler de la journée et de sa présentation de ce soir. Je m'assoies donc face à lui. Il me regarde et je vois dans ses yeux une lueur qui me dit qu'il est un peu perdu. - Est-ce ça qu'ils ressentent tous? -

« -Bonjour, je suis Wael Wolff ton styliste comme tu le sais sûrement déjà. Détend toi, avec moi les arbres c'est fini. »Je ne suis pas très à mon aise face à une si maigre différence d'âge. Mais je ne laisse pas transparaître mes sentiments. Comme Souvent. Je reprend :
« On va s'occuper de ta tenue et de ta présentation générale mais on a largement le temps ne t'en fais pas. Tu as des questions, des récriminations ? Ah, une dernière chose, as tu des cicatrices ? »Je le regarde en quête d'une réponse, un sourire magnifiquement divin et rassurant pendu aux lèvres, mes prunelles plongées dans les siennes.
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MessageSujet: Re: D7 ➺I bet you wouldn't have picked me up WAEL&DENAHI   D7 ➺I bet you wouldn't have picked me up WAEL&DENAHI Icon_minitimeVen 15 Juin - 18:30

Là où c'était ma mort imminente qui aurait du m'inquiéter, c'était avant tout l'inconnu dans lequel j'étais plongé depuis que j'avais mis le pied dans ce train à la gare du district sept qui m'effrayait ... Tout, absolument tout m'était inconnu et me faisait réaliser à quel point mon district me manquait ; Et mon coeur de se serrer en réalisant que plus jamais je ne reverrai le district sept ni ne sentirait l'odeur si particulière des forêts qui l'entouraient. L'odeur de ce produit dont ils m'avaient aspergé le corps juste avant me filait mal à la tête mais surtout elle m'éloignait un peu plus de chez moi et me faisait sentir étranger à ma propre personne. Le grenier où je cohabitais avec les rats et dormais sur un tas de paille ne me manquait pas, ceux qui durant des années avaient fait de moi leur tête de turc à l'école ne me manquaient pas ... Mais les forêts, son odeur, mon métier, le fait de tenir une scie dans mes mains, me percher sur une branche pour lire, retrouver Grace en lisère de forêt ... tout cela me manquait déjà affreusement, et sans que je ne sache pourquoi d'un seul coup la nostalgie de ces moments que je savais déjà révolus m'avait sauté à la gorge. Non, ce n'était pas le moment de penser à tout cela, vraiment pas le moment ... Ravalant ma salive et du même coup la tristesse qui planait toujours sournoisement près de moi j'avais secoué la tête comme pour faire le vide dans mon esprit et essayé de ne plus penser à rien. Les yeux fermés je tentais presque d'oublier que je me trouvais dans une pièce sombre, froide et sans fenêtre, attendant d'être déguisé comme un clown pour les festivités de ce soir, ces mêmes festivités où les cris d'enthousiasme des Capitoliens ne provoquaient dans les district que haine ou moqueries silencieuses.
Passer entre les mains de l'équipe de préparation m'avait déjà mis mal à l'aise, je n'étais pas habitué à ce que l'on s'occupe de moi et de la part d'inconnus qui ne se gênaient pas pour d'ores et déjà faire à voix haute des pronostics sur les jeux à venir, ne trouvant pas le moins du monde déplacé de le faire devant ce qui servirait de chair fraîche dans l'arène. J'avais tout fait pour ne pas les écouter, les yeux fermés j'avais tenté de penser à autre chose et de faire le vide, mais les jacassements incessants des trois capitoliens rendaient la chose plus que difficile. Voilà pourquoi j'appréhendais beaucoup de me retrouver face à face avec mon styliste, un certain Wael d'après ce que m'en avaient dit mes préparateurs ... Et pour deux d'entre elle de se remettre à ricaner et à piailler comme deux adolescentes venant le physique avantageux du dit Wael ; J'étais d'autant plus inquiet que pour qu'elles l'admirent à ce point là l'homme devait tout avoir du capitolien par excellence. D'un autre côté j'étais au Capitole, je me demande bien à quoi d'autre j'aurai pu m'attendre après tout.

Pas à ça. Je ne m'attendais pas à ça, en fin de compte. Il avait pourtant tout du capitolien qui se respectait, des vêtements à la démarche, en passant par le léger maquillage qu'il arborait, il avait cet air qui ne lui permettrait jamais de se faire passer pour une habitant de district même en essayant ... Comme tous les habitants du Capitole il semblait venir d'une autre planète, une planète où les pacificateurs ne terrorisaient pas la population, une planète où rien n'existait de plus grave que de ne pas avoir assez de kiwis, de pastèque ou autres fruits étranges que j'avais pu voir sur la table du petit-déjeuner à mon réveil dans le train qui m'avait amené ici. Mais pourtant, malgré cet a priori obligatoire que j'avais à l'égard du Capitole je ne réussissais pas à trouver le dénommé Wael méprisable. Il avait tout d'un habitant du Capitole mais pourtant il y avait chez lui quelque chose de ... rassurant ? Je ne savais pas trop comment définir cette sensation, mais elle n'avait fait que s'accentuer lorsqu'il s'était adressé à moi, d'une voix beaucoup moins haute perchée et beaucoup plus douce que ce à quoi je m'attendais.

    « Bonjour, je suis Wael Wolff ton styliste comme tu le sais sûrement déjà. Détend toi, avec moi les arbres c'est fini. » Je n'avais pas pu retenir un léger soupir de soulagement ; Ce type me plaisait de plus en plus. Bon, il ne fallait pas grand chose pour m'amadouer cela dit, c'était un point sur lequel ma mentor m'avait même dit que j'allais devoir travailler afin de ne pas oublier que dans l'arène on en pouvait faire confiance à personne, et surtout pas à ceux qui essayaient de sympathiser. Mais j'étais ainsi, gentil par nature et incapable de m'en empêcher. « On va s'occuper de ta tenue et de ta présentation générale mais on a largement le temps ne t'en fais pas. Tu as des questions, des récriminations ? Ah, une dernière chose, as tu des cicatrices ? » J'avais d'abord fait non de la tête, avant de réaliser qu'il serait peut-être temps que j'ouvre la bouche et surtout que j'en sorte un son, autrement tous les gens que j'allais côtoyer ici allaient finir par penser que j'étais tout bonnement muet comme une carpe. « Non ... enfin, oui. » Je commençais bien. Relevant les quelques cheveux qui me tombaient "artistiquement" - c'était ainsi que l'avait qualifié celle qui s'était occupé de mes cheveux - sur le front, j'avais découvert une minuscule cicatrice un peu au dessus de la tempe gauche. « Mais elle se voit presque pas ... » J'étais le seul vestige qui me restait de la chute que j'avais fait cet après-midi d'orage de la grange d'un type dont mon oncle et moi refaisions la charpente, c'était il y a deux ans environ. Je m'étais cogné en tombant, fin de l'histoire. « C'est vrai, je vais vraiment échapper aux branches sur la tête ? » demandais-je finalement en forçant un léger sourire. J'étais soulagé, mais aussi curieux de savoir à quoi m'attendre ... Je ne savais pas si ce serait forcément mieux, mais au moins Cybéline et moi échapperions peut-être aux lamentations de Caesar sur la tenue toujours très peu originale du district sept. « Tu ... pardon, vous ... vous pensez vraiment que ça peut changer quelque chose ? La façon dont on est habillé ? » C'était sans doute son âge, il ne semblait pas beaucoup plus vieux que moi et le tutoiement m'était venu sans que j'y prête attention, j'espérais ne pas le vexer ou m'attirer ses foudres avec cette gaffe.

Ma question pouvait paraître un peu stupide, au Capitole les gens semblaient tellement obsédés par l'apparence que j'étais quasiment certain que dans leur esprit oui, la façon dont nous étions habillés pouvait absolument tout changer ... Mais de mon point de vue, cela n'avait pas grande importance. Tous les ans, une fois dans l'arène, les tributs se retrouvaient habillés de la même façon, et qu'ils aient été vêtus de manière ridicule ou bien phénoménale le soir de la parade n'était d'aucune aide dans leur survie, seule la combinaison des forces physiques et mentales permettaient de devenir un gagnant, et si j'avais le physique je savais en revanche que je n'avais pas du tout le mental d'un gagnant, c'était même tout le contraire ... Peu importe comment j'étais habillé, cela ne changerait rien à ma mort déjà inévitable.



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MessageSujet: Re: D7 ➺I bet you wouldn't have picked me up WAEL&DENAHI   D7 ➺I bet you wouldn't have picked me up WAEL&DENAHI Icon_minitimeVen 15 Juin - 23:24

Voila à présent le décor était posé. Le jeune garçon semblait maintenant se détendre et j'observais attentivement ses muscles se décrisper. Il n'était bien sûr pas bien à l'aise encore mais c'était déjà mieux.
J'avais bien suivi son départ, avait pris des notes sur son physique; sa légère cambrure, le développement de ses muscles. Ainsi, de ce que je pouvais l'observer, la tenue ira à la perfection. 

En l'observant,  je vois que quelque chose cloche. Ses pieds sont recroquevillés vers l'intérieur sur le carrelage, il est vouté et ses mains son jointes entre ses cuisses. Il a froid. Je me lève donc pour poser mon manteau d'écailles sur ses épaules et le regarde, mes yeux lui disent gentiment de ne pas refuser et il semble comprendre mon langage muet. Je souris puis me rassois en quête d'une réponse.

Il ne sentait pas avoir percuter jusqu'alors et fini par me répondre. Négativement. Dommage.. Puis il se ravise et comme s'il voulait s'excuser il me dit que sa cicatrice est presque invisible. On va arranger ça..
Je me tiens à un silence, voyant qu'il a encore quelques mots qui lui chatouillent le bout de la langue. "C'est vrai,  je vais vraiment échapper aux branches sur la tête?". Puis il ajoute rapidement: "Tu... Pardon, vous_ vous pensez vraiment que ça peut changer quelque chose? La façon dont on est habillés?". Un léger rire très court que je ne peux m'empêcher de garder passe le bout de mes lèvres voluptueuses. Il doit être inquiet à présent. Alors avant même qu'il puisse réagir, je plonge mon regard dans le sien et lui adresse un sourire apaisant et réconfortant.
"Il est important d'apporter, sur vous la lumière pour les sponsors. Et crois moi, ce sera chose faite. J'ai eu l'idée de partir de vos racines. Donc on a choisi de vous assortir toi et Cybéline. Nous avons donc trouvé une vieille légende, une des rares qui terminent bien. Elle vient du 7. Celle du guerrier et de l'esprit des forets. Tu seras donc le guerrier et ta co-tribut sera l'esprit. J'ai dessiné un char pour vous. Il conviendra parfaitement. Donc pas de branches. Et moi c'est tu ou alors je te vouvoies. Je n'ai que 3 ans de plus que toi."

Je vois que le jeune homme sait qu'il m'a déjà vu et qu'il fouille sa mémoire en quête d'une réponse. Alors je décide de l'aider. "Ajoute moi des cheveux et une couronne de laurier". C'est bon, il a fait le rapprochement avec la présentation de mon frère lors des jeux pour lesquels il m'a sauvé. Il s'excuse et je lui dis que ce n'est rien en forçant un sourire. Il a l'air rassuré et totalement à l'aise maintenant. Il sait que je suis avec lui.

Je vois son nez se froncer frénétiquement. Il ne le fait bien sûr pas exprès et cela ne se remarque d'ailleurs que peu. Mais j'ai l'oeil aiguisé et habile, ainsi qu'un sens du détail plus que développé. La rose. Ca pue. Ca pue la rose. Et moi qui voulait son odeur naturelle. Une odeur qui raconte tant de choses. Ils n'auraient pas pu moins bien choisir. La rose chez un homme... Mais oui! Bien sûr! Quelle bande d'abrutis doublés d'andouilles et d'incapables! Triples buses! Et regardait moi ces cheveux... "Et merde!" C'est sorti tout seul...

Je le regarde, exaspéré. "Je suis désolé. L'an prochain je décommande l'équipe de préparations si c'est la même." Ils n'avaient rien fait comme prévu. "J'avais dis lavage sans savon pour que tu garde l'odeur des bois. Et j'avais aussi dis pas de brushing.  Tant pis, il va falloir tout refaire. Bon, il,va falloir que je rase un coté de ta tête, et je vais mettre des gouttes dans tes yeux pour que leurs couleurs ressortent. Il seront surnaturels de cette façon. Il va falloir s'y mettre à cause du raté. On va passer dans la salle à côté si tu veux bien..." Je me lève et ouvre la porte dérobée.
Au milieu de l'autre pièce se trouve une estrade ronde dont le centre est recouvert d'un épais velours noir. A côté un portant est posé, un sac plat de tissus dur et sombre y est suspendu. De l'autre côté se trouve une table et deux chaises dont l'une plus haute que l'autre. Sur la table est posé un nombre incalculable de boites. "Prend donc place au centre de mon attention mon grand." Il souris et je lui indique gentiment l'estrade. "Il va falloir que tu te mette nu,  je suis désolé... Et pour ta cicatrice, il faut que je la mette en valeur." 

J'aime déjà mon tribut, il sera parfait. Il ne brillera pas. Il éblouira.
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MessageSujet: Re: D7 ➺I bet you wouldn't have picked me up WAEL&DENAHI   D7 ➺I bet you wouldn't have picked me up WAEL&DENAHI Icon_minitimeMer 20 Juin - 21:41

Je m'étais plusieurs fois demandé par le passé quel but pouvait bien avoir le défilé du premier soir, et s'il ne s'agissait pas tout simplement d'un moyen pour les capitoliens de se moquer de la vie que nous menions à Panem, bien loin du faste et du luxe auquel ils étaient habitués. Même chez nous il y en avait toujours pour se moquer des autres, des districts encore moins riches que nous, encore moins chanceux que nous ... Mais enfin, je me demandais bien pourquoi je trouvais encore le moyen de me poser ce genre de questions, j'allais droit vers la mort tout ça parce que mon nom avait été inscrit sur un bout de papier alors au fond je doutais de pouvoir trouver un quelconque sens à tout cela. J'étais simplement étonné par le comportement calme et peu exubérant du styliste qui serait donc le mien, contrairement au reste de l'équipe de préparation, que j'avais déjà rencontré juste avant, il ne semblait pas hystérique à l'idée des jeux, et bien que je ne sache pas s'il n'y portait réellement aucun intérêt ou bien s'il faisait simplement preuve de retenue vis-à-vis de moi je lui en était reconnaissant. C'était bien le premier ici que je rencontrais et qui ne semblait pas excité à l'idée de nous voir moi et vingt-trois de mes congénères nous entre-tuer dans une arène pour le plaisir des yeux de ses congénères à lui. C'est parce qu'il avait l'air plus censé que les autres du Capitole que je me retrouvais étonné, c'était vraiment le monde à l'envers, à mesure que les secondes passaient je réalisais à quel point tout cela n'avait véritablement aucun sens. Et c'était parce que cela n'avait pas le moindre sens que je me laissais porter sans plus me poser de questions, sachant que mon destin était de toute façon scellé.

    « Il est important d'apporter, sur vous la lumière pour les sponsors. Et crois moi, ce sera chose faite. J'ai eu l'idée de partir de vos racines. Donc on a choisi de vous assortir toi et Cybéline. Nous avons donc trouvé une vieille légende, une des rares qui terminent bien. Elle vient du 7. Celle du guerrier et de l'esprit des forets. Tu seras donc le guerrier et ta co-tribut sera l'esprit. J'ai dessiné un char pour vous. Il conviendra parfaitement. Donc pas de branches. Et moi c'est tu ou alors je te vouvoies. Je n'ai que 3 ans de plus que toi. » J'avais tenté d'assimiler toutes ses informations et ne l'avait donc pas interrompu, me contentant d'écouter ce qu'il avait à m'expliquer ; Il y avait peu de chance que j'émette la moindre critique ou même que je me plaigne, ce n'était pas le genre de chose que j'étais habitué à faire en temps normal, et encore moins dans les circonstances actuelles. Quand il eut terminé j'avais simplement répondu un « Désolé. C'est juste que, je pensais pas que vous ... que tu serais si ... jeune. » C'était idiot bien sûr, mais à la télévision nous ne voyions pendant les jeux que Caesar et Claudius, une hôtesse de temps à autre, et d'autres membres de l'organisation, tous beaucoup plus vieux que le styliste qui se tenait en face de moi. A moins que ce soit son visage un peu familier qui me perturbe ... je ne savais pas trop, où aurais-je bien pu croiser un styliste du Capitole avant aujourd'hui de toute façon ? Comme s'il lisait dans mes pensées « Ajoute moi des cheveux et une couronne de laurier. »

Il m'avait fallut un petit de temps réflexion avant de comprendre où il voulait en venir, puis enfin j'avais fait le rapprochement, mais n'avait pas fait de commentaire à voix haute. Il me rappelait ce tribut du district huit d'il y avait ... je ne savais plus trop, six ou sept ans maintenant. Son visage m'avait marqué parce qu'il avait fait forte impression lors des présentations pré-jeux, et ma cousine et une de ses copines avaient passé des heures à piailler à son sujet ; Mais il était mort, je ne me rappelais plus du gagnant de l'année mais ce n'était pas celui-là ... Comment était-ce alors possible ? Un membre de la même famille, un frère peut-être ? Je n'avais que onze ans à l'époque, je venais à peine de perdre mes parents et mes souvenirs de cette époque restaient sur certains points assez flous. Tout cela m'amena à penser à nouveau à ma co-tribut, la troisième de sa fratrie à être tirée au sort, comme sur le sort avait décidé de s'acharner sur cette famille ...

    « Et merde ! » Cette démonstration soudaine d'agacement me sortit brusquement de mes pensées, et le regardant à nouveau d'un air perplexe je me demandais ce que j'avais fait qui puisse le contrarier. « Je suis désolé. L'an prochain je décommande l'équipe de préparations si c'est la même. » Oh, c'était ce dont il parlait. Je m'étais risqué à un sourire désolé, comme si j'étais responsable, parce que même si ce n'était pas le cas c'était le genre de chose que je faisais en permanence. Finalement j'avais marmonné une réponse « Elles pensaient bien faire, je pense. » Cela ne sembla pas changer grand chose quoi qu'il en soit, Wael semblait assez contrarié et je me demandais naïvement en quoi le fait que mon shampoing sente un peu trop fort pouvait être une si grande catastrophe. « J'avais dis lavage sans savon pour que tu garde l'odeur des bois. Et j'avais aussi dis pas de brushing. Tant pis, il va falloir tout refaire. Bon, il,va falloir que je rase un coté de ta tête, et je vais mettre des gouttes dans tes yeux pour que leurs couleurs ressortent. Il seront surnaturels de cette façon. Il va falloir s'y mettre à cause du raté. On va passer dans la salle à côté si tu veux bien ... »

Acquiesçant d'un signe de tête je m'étais levé et je l'avais suivi avec docilité. J'étais à la fois intimidé et admiratif devant l'énergie et la motivation qu'il semblait déployer pour m'aider à faire bonne impression. Depuis toujours j'étais habitué à me fondre dans le décor, à faire en sorte de ne pas me faire remarquer pour qu'on me laisse tranquille ... je n'étais ni exubérant, ni démonstratif, et ma timidité avait toujours fait qu'on ne prêtait pas la moindre attention à moi. Et son travail à lui, c'était de faire en sorte que l'on me remarque justement, que pendant les quelques seconde durant lesquelles ont me verrait à l'écran il y ait ce "truc" qui faisait que l'on se souvenait du tribut ... J'avais la réponse à ma précédente question en fin de compte, c'était à ça que servait tout ce cirque, et cela pouvait effectivement avoir une incidence sur la suite des évènements. Pas une incidence vraiment conséquente, mais nous avions tous conscience que parfois il suffisait d'un sponsor pour vous sauver la vie ... Les sponsors. Si j'avais autant de succès avec eux que j'avais pu en avoir auprès des autres élèves lorsque j'allais à l'école, j'avais réellement du souci à me faire. Être la tête de turc de la classe n'était pas drôle mais je n'en étais pas mort, être la tête de turc des habitants du Capitole en revanche réduisait encore un peu plus la longueur de mon espérance de vie. Secouant la tête j'avais chassé cette pensée de mon esprit et m'était concentré sur cette pièce dans laquelle je venais de pénétrer à la suite de Wael. Pas plus accueillante que la précédente, elle m'intriguait de par tout ce qui s'y camouflait ... Mon futur costume, sans aucun doute.

    « Prend donc place au centre de mon attention mon grand. » Me désignant l'estrade en m'adressant un sourire, j'avais fait de même, me déridant un peu au fur et à mesure que les minutes passaient. Cela n'avait pas duré longtemps cela dit « Il va falloir que tu te mette nu, je suis désolé... Et pour ta cicatrice, il faut que je la mette en valeur. » J'avais déglutis, mais je m'étais obtempéré sans broncher, après tout c'était déjà la seconde fois de la journée. Quant à ma cicatrice j'avais pensé qu'elle serait un problème, alors qu'en fait pas du tout ... je n'avais pas fini d'être étonné. Lui tendant son manteau, qu'il m'avait gentiment prêté en voyant que j'avais froid, je m'étais ensuite débarrassé de ma tunique blanche, découvrant une musculature qui jurait un peu avec mon visage débordant de gentillesse, j'étais resté plusieurs secondes silencieux ... et puis finalement j'avais posé cette question qui me brûlait les lèvres. « Comment on en arrive ici ? Tu viens d'un district, non ... comment on en arrive à passer d'habitant de Panem à styliste au Capitole ? » Je m'étais mordu la lèvre inférieur, comme pris de remords devant l'air visiblement étonné de Wael. Il faut dire que je n'avais pas été très loquace jusqu'à présent et que c'était peut-être même la phrase la plus longue que je lui avais adressé depuis le début de notre conversation. « Désolé, je suis trop curieux ... »



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MessageSujet: Re: D7 ➺I bet you wouldn't have picked me up WAEL&DENAHI   D7 ➺I bet you wouldn't have picked me up WAEL&DENAHI Icon_minitimeJeu 21 Juin - 14:48

Les informations s’accumulaient, il devait être difficile pour lui de tout accumuler. C'était même sûr. Quand on arrive au Capitole, centre de Panem, centre du monde et centre de l'attention, tout est étrange. L'ambiance était particulière et des odeurs étrangement artificielles flottaient dans l'air, le rythme de la vie était différent et les flots des passants était rythmé d'une frénésie synthétique et coordonnée. Il m'avait fallu une journée entière pour m'habituer au changement de décors. Les gens qui m'avaient accompagné m'avaient dis que je m’adaptais vite. Mais revenons en à mon center d’intérêt du moment. Mon tribut.

Il entra docilement dans la salle voisine, monta sur l'estrade et se mit lentement nu sans rechigner. Il m'avait rendu mon manteau que j'avais pausé sur le siège-haut. Quelque chose me frappa. Aucune objection.. Manque de caractère..
Je me rappelais ce qui arrivait aux gens qui se comportait ainsi au 8 et je me dis qu'il fallait y remédier. Je chassais rapidement ces fantômes du passé pour enfin me concentrer quand quelques mots viennent me perturber. « Comment on en arrive ici ? Tu viens d'un district non... Comment on en arrive à passer d'habitant de Panem à styliste au Capitole ? » Puis, comme toujours, rapidement des excuses. « Désolé, je suis trop curieux... » Une erreur. Une erreur fatale avec un styliste. Mais pas avec moi. Après tout c'était la vie et il n'y avait pas mort d'homme. La curiosité est une vertu confié à l’humanité, il faut bien qu'elle serve un jour.

Je le regardais droit dans les yeux. Mon regard était doux et rassurant. Il n'y avait aucun problème. Puis soudain, un nuage emplit de nostalgie passa sur mon visage et ma langue se dénoua.. « Un jour, je me suis dis que je ne pourrais pas transporter du tissus et réparer des machines toute ma vie. La seule chose que je connaissais et qui m'intéressais c'était le tissus et ses propriété, alors j'ai commencé à dessiner. Puis, après la mort de mon frère jumeau j'ai préparé un concours comme je n'avais plus d'attache au 8. Et j'ai gagné alors je suis venu ici. Un jour j'ai reçu une lettre, il y a six mois, pour me dire que j’étais officiellement convoquait à faire partie des jeux... » Ma voix se brisa sur ce dernier mot. Le mot qui avait brisé ma vie et taché ma mémoire à jamais. Je me ressaisis et repris. « La curiosité est une très bonne chose. Mais il va falloir que tu t'assume. Alors maintenant fini les excuse à tout bout de champ. Cela fait déjà quatre fois que tu t'excuse depuis que tu es entré alors stop. » Je lui souris et il semble qu'il me sourit aussi.

Il va maintenant falloir passer au reste. J'attrapais deux spray sur la table. Je m'avançais vers lui et montait sur l'estrade étroite, face à lui. Je ne peux m’empêcher de constater le contraste entre son regard d'ange et sa musculature de colosse. En vue de ce corps d'athlète, il sera parfait. Restera juste à donner à son regard un éclat animal et menaçant. Là par contre... il y a du boulot... Il me tarde de voir le résultat. Ce sera parfait. Je m'approche de lui et pose ma main sur sont front de manière à protéger ses yeux. Je trouve sa peau gelée. Ou alors c'est la mienne qui est encore plus chaude que d'habitude. J'applique le premier spray sur le ruissellement d'or qui lui couvre la tête. Ses cheveux reprennent leur forme naturelle. Ensuite , je lui vaporise le second sur la peau, le reste de son corps. Celui ci supprime les odeurs de synthèse et conserve celles qui sont naturelles. J'attrape ensuite une serviette et essuie soigneusement son corps et ses cheveux.
Fin prêt pour le changement. Je descend du cercle de velours.

J'attrape un peigne et des ciseaux ainsi qu'une tondeuse dans une boîte pourpre, ronde qui arbore des reflets bleus électriques. Je lui souris, il faudrait peut être que je lui explique le programme. « On va commencer. Je te coiffe. Ensuite je te maquille et te pose tes tatouages. Enfin je t'habillerai et te poserai tes bijoux. Je t'expliquerai le comportement à aborder et le déroulement du défilé après. Pour des raisons de... Sécurité. Tu ne te verra qu'une fois le résultat obtenu. » Une pointe d’ironie perçait dans mes deux dernière phrases. Et un peu de malice aussi. Je souriait gentiment à mon interlocuteur. Mes yeux dans les siens.
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M. Denahi Sorensen
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△ à Panem depuis le : 13/03/2012
△ humeur : mort
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MessageSujet: Re: D7 ➺I bet you wouldn't have picked me up WAEL&DENAHI   D7 ➺I bet you wouldn't have picked me up WAEL&DENAHI Icon_minitimeLun 25 Juin - 18:50

Je n'étais au Capitole que depuis quelques heures et déjà j'avais la sensation qu'il avait ses effets sur moi. Au district sept, et j'étais persuadé qu'il devait en être de même dans tous les autres districts en dehors du premier et du second peut-être, le meilleur moyen de ne pas avoir de problème était de ne pas se faire remarquer et de faire son boulot sans rien faire qui puisse ensuite vous être reproché. Dans mon cas la chose avait simplement été poussée un peu trop à l'extrême, je n'osais jamais me faire remarquer de peur de déranger ou d'être ridicule, et j'avais un peu de mal à prendre des initiatives sans que l'on me le demande expressément ... Je n'étais pas le genre qui prenait les devants, j'étais beaucoup plus du genre à suivre les ordres et les directives sans me poser de questions, et en cela j'étais très certainement un habitant parfait aux yeux du Président. Un habitant qui ne bronchait pas, et qui surtout n'avait pas assez de cran pour se rebeller. Était-ce la moisson et ce qu'elle avait changé à mon destin qui provoquait cela chez moi, mais à cet instant je regrettais de n'avoir jamais porté la moindre attention à la rébellion, ou tout du moins n'avoir jamais pensé sérieusement y prendre part d'une quelconque manière ... Ils se battaient pourtant contre ce gouvernement qui avait décidé de faire de moi un sacrifice nécessaire, et le district sept était l'un des plus actifs de cette rébellion, notamment parce que c'était de ce district que venait Julian, le rebelle le plus connu et le plus recherché le Panem.

Bref, je n'avais pas l'âme d'un battant, ni même celle d'un meneur et je savais que contre cela ma force physique ne ferait peut-être pas le poids dans l'arène. Il suffisait de regarder ma mentor, ou même la gagnante de l'année dernière, elles étaient loin d'avoir la force physique des carrières et pourtant elles étaient sorties vainqueurs. Elles avaient su faire preuve de stratégie et de volonté, deux notions qui me faisaient cruellement défaut.

    « Un jour, je me suis dis que je ne pourrais pas transporter du tissus et réparer des machines toute ma vie. La seule chose que je connaissais et qui m'intéressais c'était le tissus et ses propriété, alors j'ai commencé à dessiner. Puis, après la mort de mon frère jumeau j'ai préparé un concours comme je n'avais plus d'attache au huit. Et j'ai gagné alors je suis venu ici. Un jour j'ai reçu une lettre, il y a six mois, pour me dire que j’étais officiellement convoqué à faire partie des jeux ... » A vrai dire j'étais étonné de l'honnêteté avec laquelle il m'avait répondu, je regrettais déjà d'avoir laissé une curiosité que je ne me connaissais pas avoir pris le dessus, et finalement j'avais la réponse à une question que je n'aurais même pas du poser. Je crois que j'étais désespéré, et tellement à la recherche de repère que j'essayais de me raccrocher à n'importe quelle personne qui pourrait m'empêcher de me sentir complètement seul contre tous, contre le Capitole, contre mes futurs ennemis. Toute fois je n'avais pas fait de commentaire, il m'avait peut-être répondu mais ne semblait pas heureux de raviver ce genre de souvenirs ; Pourtant il avait ajouté autre chose, comme pour tenter de me persuader que je n'avais pas mal agi en posant ma question. « La curiosité est une très bonne chose. Mais il va falloir que tu t'assume. Alors maintenant fini les excuse à tout bout de champ. Cela fait déjà quatre fois que tu t'excuse depuis que tu es entré alors stop. » J'avais failli m'excuser à nouveau, être désolée d'être désolé, mais je m'étais retenu au dernier moment et m'était contenté d'un sourire, moitié gêné moitié sincère devant la sympathie véritable de cet homme.

Parce qu'il connaissait mieux son métier que moi et parce que nous n'étions de toute manière que des pièces dans l'échiquier des jeux du Capitole je l'avais laissé faire son travail sans broncher, me plaindre ou remettre en cause ce qui pouvait me sembler étrange ou incongru. Chaque année les stylistes avaient une occasion, une seule occasion de montrer leur génie et leur style - souvent déroutant, parfois déconcertant - à la télévision et bien que je ne comprenne pas personnellement en quoi recevoir un compliment pouvait valoir en échange de sacrifier un adolescent j'avais cru comprendre que c'était en tout cas important. Je n'avais pas à me plaindre, la description de l'idée que Wael avait eut me semblait moins banale et moins ridicule que le district sept n'en avait l'habitude et bien que tout cela me passe franchement au dessus de la tête je réussissais tout de même à me réjouir un minimum d'échapper à la monotonie et au ridicule auquel notre district, tout comme souvent le onze et le douze, était habitué. Je me retins d'éternuer après qu'il m'eut vaporisé les cheveux, peu habitué à ce genre d'odeurs chimiques et agressives, et je m'étais contenté de fermer les yeux. Finalement il s'était de nouveau adressé à moi d'un air résolu et à nouveau je l'avais écouté attentivement, découvrant au fil des secondes que tenter de m'intéresser réellement à ce qu'il me disait me permettait aussi de ne pas me laisser aller aux pensées morbides et déprimantes que ma mort prochaine provoquaient forcément.

    « On va commencer. Je te coiffe. Ensuite je te maquille et te pose tes tatouages. Enfin je t'habillerai et te poserai tes bijoux. Je t'expliquerai le comportement à aborder et le déroulement du défilé après. Pour des raisons de ... Sécurité. Tu ne te verra qu'une fois le résultat obtenu. » De sécurité ? Déglutissant lentement j'avais du mal à cacher l'appréhension qui s'était tout à coup emparée de moi ; Wael cela dit semblait amusé, et confiant. Est-ce que je lui faisait confiance, moi ? Je ne savais pas trop, j'avais envie de croire que oui ... après tout j'avais conscience que j'aurai pu plus mal tomber, et puis il ne me fallait malheureusement pas grand chose pour faire confiance à quelqu'un « De sécurité ? Si je m'estropiais avant même d'entrer dans l'arène certains seraient déçus ... me voir mourir oui, mais seulement s'ils ont la chance d'y assister en direct. » Mon ton, à la fois ironique et amusé, cachait tant bien que mal mon appréhension ; Je doutais de risquer réellement quelque chose, pour le moment tout du moins, mais après tout je savais aussi que les habitants du Capitole avaient des manières assez étranges de se divertir, et s'amusaient de choses qui dans les districts ne nous faisaient pas franchement rire. Comme voir des enfants mourir dans une arène par exemple. Mais l'homme en face de moi avait perdu quelqu'un dans une de ces arènes, alors malgré moi je ne pouvais m'empêcher de me dire qu'il ne pouvait pas être de ceux qui se réjouissaient de la mort sanglante et douloureuse d'un adolescent en quête forcée de gloire. « Tu voudrais me donner un air menaçant, pas vrai ? Tu penses que c'est possible ... en toute honnêteté ? » J'avais décidé que quitte à ne pas rencontrer d'autre personne durant mes courts instants de vie au Capitole qui m'inspirent autant confiance que lui, autant en profiter pour parler librement. C'était peut-être ma dernière occasion de le faire. « Je sais pas vraiment comment être ... menaçant. » Sans doute parce que toute ma vie j'avais plutôt été le menacé, et non le menaçant.

Doucement j'avais l'impression de prendre confiance en moi, chose à laquelle je n'étais pas du tout habitué, mais surtout j'avais la sensation de commençait à comprendre comment fonctionnait le Capitole. Tout reposait toujours sur le paraître et sur la première impression, et dans un coin de ma tête une petite voix se permit même de me rappeler que peu importe ce qui se passerait pendant l'entrainement et à quel point j'y aurai l'occasion d'aggraver mon cas vis-à-vis de mes futurs ennemis, les habitants du Capitole eux ne baseraient leur impression avant l'arène que sur ce qu'ils verraient ce soir, et sur ce qu'ils entendraient pendant les interview. C'était ces deux évènements là qui étaient peut-être ma seule chance de survivre plus de quelques heures dans cette arène ... Ma raison me disait à quoi bon ? A quoi bon retarder de quelques jours l'inévitable, à quoi bon espérer que cela changerait l'issue fatale qui m'attendait ? Pourtant une toute petite partie de moi ne pouvait s'empêcher de garder cet espoir dans un coin de ma tête, sans que je sache encore s'il s'agissait d'une bonne ou d'une mauvaise chose.



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MessageSujet: Re: D7 ➺I bet you wouldn't have picked me up WAEL&DENAHI   D7 ➺I bet you wouldn't have picked me up WAEL&DENAHI Icon_minitimeMar 26 Juin - 11:38

Le jeune homme semblait prendre de l'assurance et une certaine confiance en lui venait à pointer de temps à autres. A vrai dire, je décelais que c’était nouveau pour lui mais peu importe. Il parlait, il n'y a rien de pire qu'une attente muette et silencieuse. Après tout, un grand homme que j'avais une fois eu l'occasion de lire, Baudelaire, avait dit un jour : « Les douleurs les plus terribles sont les douleurs muettes ». J’étais bien placé pour le savoir, après la disparition d'Aaron, je m'était enfermé dans un mutisme douloureux, les idées se heurtaient dans ma tête sans même que je puisse bouger.. Il fallait que ce jeune homme parle, ou toute fois qu'il pense à autre chose dans ces lieux. Il le fallait. J'avais envie qu'il me parle car le silence n'était pas bon pour lui et il 'était fatal. Si mon tribut ne pouvait pas faire la conversation je ferais comme je le fais lors des longues soirées de solitude qui n’emplissent de rancœur et de nostalgie. Je chanterai de cette voix suave qui m'avait valu le surnom d'Orphée, celui qui avait charmé le Cerbère et fait pleurer les pierres dans une mythologie bien éloigné de notre temps.

Le garçon ne semblait pas avoir compris ma phrase concernant sa sécurité.. C'est sa réponse qui me l’annonça.. « De sécurité ? Si je m'estropiais avant même d'entrer dans l'arène certains seraient déçus ... me voir mourir oui, mais seulement s'ils ont la chance d'y assister en direct. » Cette réponse était cruelle. Il valait mieux participer que de perdre quelqu'un dans ses jeux. Je ne connais aucune famille qui ai survécu à la perte de quelqu'un. Je préférerai être parti ce jours là. Plutôt que de voir ma famille partir en lambeaux sur le radeau déchiré du malheur bien présent. Tout ceci devais transparaître sur mon visage mais peu importe. Je devais continuer.

Il doutait mais dans quelques instants il ne douterai plus de rien. « Tu voudrais me donner un air menaçant, pas vrai ? Tu penses que c'est possible ... en toute honnêteté ? » J'en étais sûr oui. Je savais déjà quels traits de son visage mettre en valeur pour cela. « J'arrive toujours à mes fins ne t'en fais pas. » Mais il doutait toujours des mes talents à mettre les bonnes facettes des gens en valeur. « Je sais pas vraiment comment être ... menaçant. » « Moi je sais, et crois moi avant de partir tu saura. » J'avais prévu. Quand j'avais vu les autres dans la foule j'avais de suite compris à quoi m'attendre alors j'avais préparé un atelier, une sorte d'exercice pour ça.

Cette position face à la soumission donnait à Denahi une position avantageuse. Il avait dû prendre pendant toutes ces années l'habitude de raser les murs et d'endurer toute sorte de choses. Face à des gens qui jamais n'avaient eu la chance si particulière de s’écraser face aux autres. Il avait toutes ses chances face à l'adversité seulement il ne le voyait pas encore.

Je me mis au travail et ne voulant pas laisser mes démons refaire surface et me subjuguer je commençai par fermer les yeux avant de me mettre à la tache. Ma tête s'inclina et quand elle se releva mes yeux étaient ouverts et fixaient mon tribut. « Pour Aaron! » Deux mots qui avaient passé mes lèvre tendre, à peine audible. Deux mots, neuf lettres qui feraient toute la différence. « J'espère que la musique ne te dérange pas. » Je commençait à fredonner un air qui ici au Capitole avait fait fondre les cœurs. Une chanson de ma composition qui avait sue faire pleurer le marbre des salles où je m'était produit. Puis l'air, le souffle de vie qui s'échappait de ma bouche délicate se changea en voix et en paroles. Je fermais les yeux et me mis au travail, les paupières close. Ce chant racontait l'histoire d'un amour douloureux qu'il faudrait arrêter mais l'homme en face s'accroche. Le seul nom qui reviens tout le temps est celui d'un homme, Alejandro. Mais peu importe, des larmes roulent sur mon visage pendant que je chante, mon corps danse et tremble, je suis triste mais je continu ma tache. Je vis ma musique, et l'exprime d'une voie grisante dont on ne peut se détacher.
Alors je m'approchai et rasa délicatement le coté de la tête du jeune homme. Puis je passa quelques coup de ciseaux habiles et aveugles. Je ne rouvris les yeux que lorsque la chanson fut finie, tout était parfait. J'avais toujours eu l'habitude de travailler de la sorte. De cette manière, je me concentrait en j’oubliai tout ce qui m'entourait. Cette fois encore c'est une réussite, j'ai les visage mouillé par les larmes mais tant pis, ses larmes ont irrigués mes commissures et un sourire vient fleurir sur mon visage.
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MessageSujet: Re: D7 ➺I bet you wouldn't have picked me up WAEL&DENAHI   D7 ➺I bet you wouldn't have picked me up WAEL&DENAHI Icon_minitimeJeu 28 Juin - 9:14

Nul n'avait pu passer à côté de l'effroyable volonté dont avaient fait preuve les tributs de carrière lors de la moisson, s'avançant fièrement vers l'estrade, un sourire victorieux sur le visage, comme si le fait de se diriger vers leur mort était tout ce dont ils avaient toujours rêvé ... A les regarder ils ne réalisaient pas le peu de chances qu'ils avaient de rentrer chez eux, car quand bien même les carrières étaient toujours favoris il étaient aussi toujours six, et cinq voyaient leurs rêves de gloire brisés. Mais ils étaient six, six à avoir cette rage de vaincre et cet entrainement que nous autres n'avions pas, et même en essayant de faire confiance à Wael je ne pouvais m'empêcher de penser qu'il faudrait plus qu'un peu de maquillage et une tenue originale pour avoir la moindre chance contre ces machines à tuer. Pourtant il m'avait assuré « J'arrive toujours à mes fins ne t'en fais pas. » et je m'étais contenté de hocher la tête, comme pour lui faire comprendre que s'il se sentait de taille alors j'allais tenter de lui faire confiance ; Ma situation ne pouvait pas être pire qu'elle ne l'était de toute manière, Wael ne pourrait que l'améliorer mais certainement pas l'empirer. Mais je ne voulais pas non plus lui donner de faux espoirs, je n'étais pas quelqu'un de menaçant par nature et je savais que cet aspect de ma personnalité ne pourrait jamais changer, aussi j'avais jugé bon de le lui dire, au moins on ne pourrait pas dire que je ne l'avais pas prévenu. Mais « Moi je sais, et crois moi avant de partir tu saura. » avait été sa seule réponse, aussi j'avais décidé de ne plus porter d'objection à ce sujet. J'étais simplement curieux, curieux de savoir comment il comptait s'y prendre, et curieux de savoir comment une simple tenue lui semblait être la solution. Plusieurs fois mes yeux avaient dévié vers le portant quelques mètres plus loin, intrigués par ce qui pouvait bien se tenir en dessous ; Wael m'avait donné quelques indices bien sûr mais je restais intrigué quant à l'allure véritable de ce que j'allais porter. Chez moi au district sept c'était le genre de chose dont je ne me souciait pas du tout, de toute façon je n'avais jamais fait que porter les affaires trop grandes ayant jadis appartenu à mon cousin ... des jeans trop courts et des chemises rapiécées, trop serrées au niveau des épaules parce que sa musculature avait toujours été moins développée que la mienne (ce qui ne l'empêchait pas de se servir de moi comme de sa tête de turc, comme ce jour où simplement pour s'amuser il avait tué avec son lance-pierre l'oiseau que j'avais apprivoisé plusieurs mois auparavant).

Pour en revenir à mon styliste, il y avait chez lui quelque chose de fascinant. Il était intimidant, pas dans le mauvais sens mais parce qu'il dégageait cet espèce d'aura, et il ne m'avait pas fallut longtemps pour comprendre pourquoi mes pipelettes de préparatrices semblaient tomber en pâmoison devant lui dès qu'il entrait dans une pièce. « J'espère que la musique ne te dérange pas. » m'avait-il demandé, sur un ton qui n'était cependant pas vraiment une question. J'avais simplement haussé les épaules, à vrai dire musique ou pas cela ne changeait pas grand chose pour moi, et puis quitte à passer mes derniers jours au Capitole autant faire semblant de m'intéresser à ce qu'on y faisait, et ce qu'on y aimait ... bien que pour être parfaitement honnête je regrettais surtout déjà les airs traditionnels de mon district, bien plus joyeux et enjoués que ce dont les capitoliens semblaient être friands ... Comment pouvait-on écouter quelque chose de si déprimant, quand on vivait dans un endroit comme celui là ? Même avec toute la bonne volonté du monde j'avais beaucoup de mal à m'imaginer plaindre la vie d'un habitant du Capitole, qui contrairement à nous avait toujours à manger dans son assiette, ne rentrait pas se coucher le soir épuisé par son travail, et ne voyait pas le début de l'été rimer avec mort inlassablement chaque année depuis soixante-seize ans. Je n'étais même pas certain d'avoir envie de gagner dans un sens ... parce que je savais que dans cette fourmilière qu'était le Capitole jamais je ne pourrais me sentir à ma place, et si cela devait faire de moi un rustre alors tant pis, mais j'étais bien plus à l'aise dans mon district, une scie ou une hache à la main, ou perché au sommet d'un arbre, que dans la capitale.

Je le vois fermer les yeux, ciseaux en mains, et se rapprocher dangereusement de moi ; L'espace d'un instant je me demande s'il n'a pas tout simplement prévu de me scalper la nuque ou bien une oreille au passage, et finalement je me rappelle qu'il m'a assuré savoir ce qu'il faisait. Je n'étais pas entièrement rassuré pour autant mais enfin, c'était toujours mieux que rien. Et histoire de ne pas continuer à tresser à la moindre chose j'avais décidé de fermer les yeux moi aussi, et de le laisser travailler en me forçant à penser à autre chose. Des pensées pas forcément joyeuses, la musique ambiante n'aidant pas, et bientôt mes souvenirs vagabondèrent du côté de Grace ... Ma Grace. A qui j'avais fait des promesses que la moisson m'empêcherait de tenir, à qui j'aurais voulu promettre la lune mais n'avait promis que de faire mon possible, elle et moi conscients que nous ne nous reverrions jamais après nous êtes fait nos adieux. En me concentrant j'avais même l'impression de pouvoir distinguer encore son odeur, la sensation de son visage enfoui dans mon cou, le goût indescriptible de ses lèvres ... je la savais fragile, tellement fragile, j'avais peur de ce qu'il adviendrait d'elle désormais.

Les coups de ciseaux avaient cessé, et j'essayais de ne pas paraitre paniquer tout en sachant ce qu'il était advenu de mes cheveux ; Je me demandais si ce serait vraiment du goût des spectateurs, et surtout si je réussirai à paraitre encore un tout petit peu crédible une fois dans l'arène si mes cheveux n'avaient pas repoussé correctement ... Je n'aurais pas l'air menaçant sur mon piédestal, encore moins si je n'avais qu'une moitié de crâne recouvert de cheveux, non ? Fixant Wael, j'attendais la suite du programme avec impatience et appréhension ...



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MessageSujet: Re: D7 ➺I bet you wouldn't have picked me up WAEL&DENAHI   D7 ➺I bet you wouldn't have picked me up WAEL&DENAHI Icon_minitimeJeu 28 Juin - 11:03

Je regardais le jeune homme qui n'avais pas l'air de se porter bien. Une pointe de culpabilité et d'appréhension pointée dans ses jeux. Ces yeux. La seule fenêtre qui pouvait paraitre dans cette pièce. J'avais l'impression d'y voir le soleil, un ciel sans , nuage, mais voilà que maintenant, j'y vois une plage. Une larme vient de perler au creux de son oeil. Il n'y porte pas attention et je m'efforce de faire de même. Je me souviens moi même de l'état dans lequel j'était en arrivant ici. Seulement les larmes ne viennent pas quand je le voudrais..  Elles montent mais ne coulent pas, telle la mer elles viennent et se retirent. Je fuis tout ceci d'un battement de cil. 

Ses cheveux seront parfait. Je vais à la table et lui fait signe de venir en lui indiquant la chaise basse. "viens, je t'en pris assied toi" Il souris et vient s'assoir. Je vois ses yeux se poser sur le sol ou gisent des flots mélodieux de cheveux. Il a des très beaux cheveux, entre la soie et le velours. Une crinière de fauve qui est bien plus arrogante ainsi qu'elle ne l'était avant. Je me met sur mon siège haut et ainsi j'ai ses cheveux à porté de main. Je prend maintenant une minuscule boite. Pas plus grosse que celles dans lesquelles on met les bagues et qui se trouvent souvent être vides chez nous.. Je l'ouvre et prend un peu de la crème qui s'y trouve. "C'est de la cire pour cheveux. Ca les fera tenir en les gardant souples et naturels. Je fabrique moi même les produits que j'utilise. Celui-ci, je l'ai conçu spécialement pour toi. Il sent tout simplement la cire, mais pas la cire chimique. Il est fait à partir de cire naturelle." je souris et chauffe le produit entre mes mains pour le lui appliquer. Maintenant il est parfait. Et c'est l'orphelin du district 8 qui parle. 

Venons en au maquillage. J'attrape une mallette au milieu du dédale de boites. Je l'ouvre et une multitube d'étages s'en sortent. Je descend mon siège de manière à avoir sa tête au niveau de mon torse. "On va commencer le maquillage. Je vais commencer par te poser un Nude. Le nude makeup consiste juste à te faire une base zéro pour travailler après. C est à dire que je vais enlever toutes les petites imperfections de ta peau. Sauf la cicatrice bien entendu." Je commence donc à lui appliquer un fond de teint de la couleur de sa peau et à faire les retouches nécessaires. "Tu seras un fauve" Ca m'a échappé.. Tant pis. Je continu et applique un phare à paupière noir autour de ses yeux. Celui ci est très foncé, il part juste en dessous des sourcils et descend jusqu'au dessous des pommettes. J'y ajoute des effets pour que suivant la lumière des reflets en taches de panthère y apparaissent. J'attrape dans la mâle une sorte de pâte couleur chair et je fait 5 petites billes, une plus grosse que les autre. Deux moyennes et deux petites. Je les lui colle sur le front, la grosse au milieu et les petites vers l'extérieur en formant un ⋎. Puis je les peints en rouge sang. Je met sa cicatrice en valeur et j'attrape un blush couleur taupe sur lequel je dessine des moustaches. Trois de chaque côtés. Je vient ensuite à lui poser un rouge à lèvre de même couleur que le blush et par un effet sur-réaliste, je lui fend la lèvre supérieure comme un félin.

Tout ceci lui donne déjà un air menaçant, vivement lasuite..
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M. Denahi Sorensen
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△ à Panem depuis le : 13/03/2012
△ humeur : mort
△ âge du personnage : dix-huit ans, aujourd'hui et pour tout le reste de sa non-vie.
△ occupation : apprenti charpentier


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MessageSujet: Re: D7 ➺I bet you wouldn't have picked me up WAEL&DENAHI   D7 ➺I bet you wouldn't have picked me up WAEL&DENAHI Icon_minitimeSam 7 Juil - 19:50

Je me demandais à quoi pouvais bien ressembler le district dans lequel mon styliste avait grandi, tout comme je m'étais déjà souvent demandé à quoi ressemblaient les autres districts de manière générale. A l'école où nous apprenait bien sûr la spécialité et la géographie de chacun des douze districts qui composaient Panem mais cela n'était en rien suffisant pour se faire une véritable idée. L'océan par exemple, la perle du district quatre disait-on, mais en ce qui me concernait je n'arrivais même pas à m'imaginer à quoi pouvait ressembler l'océan ... Nous avions bien un ou deux lacs qui séparaient le district sept du district neuf, mais ils restaient relativement loin de chez nous et je ne les avait jamais vu autrement qu'en photo. A vrai dire je ne savais même pas nager, et le pire de mes cauchemars reposait sur le fait d'être confronté à cet handicap une fois dans l'arène ... Non, il ne fallait pas que je commence à penser à ce genre de choses, cela ne me servirait à rien de me poser mille questions à propos de l'arène ; J'allais déjà y mourir bien assez tôt. Prenant une grande inspiration comme espérant que cela suffirait à me vider à nouveau l'esprit je m'étais concentré sur le travail de Wael sur moi, le laissant avec une confiance timide me transformer en l'idéal de création auquel il avait réfléchi en vu des prochains jeux. On nous disait qu'une fois leur tribut hors jeu les stylistes passaient ensuite une année entière à réfléchir avec ardeur à la tenur de leur prochain tribut, s'essayant toujours à des innovations qui pour le reste de Panem restaient des extravagances sans grand intérêt, quand elles n'étaient pas simplement ridicules ou de mauvais goût.

Me faisant signe de le suivre il me laissa à peine le temps de jeter un regard désolé vers mes cheveux désormais éparpillés sur le sol comme de vulgaires saletés, et ravalant ma salive je ne peux ignorer le sentiment de frustration qui me parcours les veines ; Plus les secondes passaient plus j'avais la sensation d'abandonner qui j'étais pour devenir cet inconnu qu'était Denahi Sorensen, tribut du district sept. Je ne voulais pas devenir cette personne, au fond de moi j'avais peur de passer les jours qui me restaient à vivre sans plus me reconnaître, de mourir en étant devenu quelqu'un qui n'était pas celui que j'étais là-bas, au district sept. J'avais toujours rêvé de prendre un jour de l'assurance, d'être un peu moins ce paillasson qui s'écrase et qui reste au fond du décor pour ne pas se faire remarquer, mais maintenant que j'étais ici je réalisais que je n'avais pas forcément envie de changer, pas autant que je ne me l'imaginais ... Le défilé approchait et je réalisais que je n'allais plus seulement faire partie du décor ; Cette pensée me terrorisait. Au point qu'une nouvelle fois je m'étais totalement perdu dans mes pensées et n'avait qu'acquiescé distraitement lorsque Wael s'était adressé à moi « C'est de la cire pour cheveux. Ça les fera tenir en les gardant souples et naturels. Je fabrique moi même les produits que j'utilise. Celui-ci, je l'ai conçu spécialement pour toi. Il sent tout simplement la cire, mais pas la cire chimique. Il est fait à partir de cire naturelle. » L'odeur toutefois fini par me sortir de ma torpeur, cette odeur de cire, de sève, cette odeur de chez moi. Pourrais-je un jour respirer à nouveau l'odeur des pins au dehors, celle du bois coupé que mon oncle et moi travaillions à longueur de journée ? Je savais bien que non, lorsque j'avais observé les arbres par la fenêtre de l'hôtel de ville et lorsque j'avais humé l'air une dernière fois avant de monter dans le train qui nous emmènerait Cybéline et moi au Capitole, je savais que c'était la dernière fois que je respirais en me sentant chez moi. Au Capitole tout n'était qu'agressif et criard, tout n'était qu'artificiel, que ce soit les couleurs, les odeurs, les discussions ... C'était comme vivre sur une planète. D'ailleurs, les capitoliens vivaient un peu comme sur une autre planète.

Laissant enfin tranquille mes cheveux Wael avait entrepris de passer à l'étape suivante : le maquillage. C'est à dire la partie pour laquelle je ne savais pas du tout à quoi m'attendre et que quelque soit le résultat me paraîtrait de toute manière bizarre. Parce que la notion même de maquillage était bizarre, devant mes yeux je voyais danser les images de Nevaeh notre hôtesse, de Caesar Flickerman, ou de ces anciens gagnants que l'on essayait à chacune de leurs apparitions de faire ressembler à des gravures de mode, et je ne trouvais rien de normal là-dedans. Mais encore une fois tout ce qui concernait le Capitole me semblait venir d'une autre planète, et pour cette raison que je n'avais donc pas apporté la moindre protestation « On va commencer le maquillage. Je vais commencer par te poser un Nude. Le nude makeup consiste juste à te faire une base zéro pour travailler après. C'est à dire que je vais enlever toutes les petites imperfections de ta peau. Sauf la cicatrice bien entendu. » Je m'étais contenté de hocher la tête mais en réalité il aurait tout aussi bien pu me parler une langue étrangère que je n'aurais pas été plus avancé. D'ailleurs j'avais remarqué que son accent était beaucoup moins prononcé que celui des natifs du Capitole, mais après tout puisqu'il n'y était pas né c'était sans doute normal. « Tu seras un fauve. » Se mordant la lèvre comme s'il regrettait d'avoir parlé, il avait repris son travail sans plus se préoccuper de moi, et de ce fait je n'avais pas osé faire de commentaire. Je ne savais pas trop quoi dire de toute façon, je me demandais simplement si peu à peu je ne passais ps de la forêt à la jungle ... La jungle, c'était donc ça, son inspiration ? Nous n'avions pas de pareille chose à Panem, seuls de vieux livres en parlaient et la décrivait comme un endroit semblant sortir de la seule imagination de celui qui l'avait écrit.

Ma curiosité me fait regretter cependant de ne pas avoir de miroir dans lequel regarder à quoi je pouvais bien ressembler. J'avais l'affreuse sensation d'avoir le visage caché derrière une couche de peinture et un peu plus encore l'image du visage caché sous trois couches de couleurs de Nevaeh me revint en mémoire. Je craignais d'avoir le même air, j'avais passé tellement de temps à trouver son accoutrement ridicule et à me moquer intérieurement de ce qu'elle pouvait bien avoir à cacher son une couche aussi épaisse de maquillage que je ne m'imaginais pas autrement qu'ayant l'air ridicule. Et je ne voulais pas avoir l'air ridicule, l'idée même du défilé me terrorisait déjà et je ne savais pas si je réussirais à supporter les moqueries et les éclats de rire en si grande quantité ; Combien de fois déjà avais-je senti mon visage s'empourprer quand me sortant de ma rêverie d'une réflexion acerbe mon professeur faisait de moi la cible des moqueries de la classe. « Pourquoi est-ce que tu t'infliges ça ? » Ma question était sortie toute seule, aussi inattendue que l'étaient toutes mes interventions depuis le début de la conversation. C'était peut-être son âge, ou bien simplement la douceur de ses traits, mais j'avais la sensation de pouvoir parler avec Wael sans craindre représailles ou reproches. « Participer aux jeux, chaque année ... regarder la personne que tu as passé un an à imaginer se faire tuer en quelques jours, parfois même quelques heures ? Pourquoi tu t'infliges ça ? » De la part d'un natif du Capitole la question ne se serait pas posée, pour eux les jeux étaient une distraction comme une autre, un évènement affiché dans le calendrier que l'on attendait avec impatience au même titre que Noël ou que son anniversaire. Mais Wael n'était pas né au Capitole, il était né dans un district tout comme moi, il avait vécu la peur de la moisson, il avait ressenti le dégoût des jeux, il avait même perdu un être cher ... alors pourquoi participait-il maintenant à ce cirque comme s'il s'y sentait à sa place ?



« i was in the wrong place at the wrong moment. »
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MessageSujet: Re: D7 ➺I bet you wouldn't have picked me up WAEL&DENAHI   D7 ➺I bet you wouldn't have picked me up WAEL&DENAHI Icon_minitimeLun 9 Juil - 9:52

Le maquillage était fini. Ça risquait ne pas plaire aux habitants de la capitale mais peu importe. Ça n'est pas le but. La priorité est de mettre les districts en avant. Je tournais la tête et attrapais une mâle de taille moyenne sur la table quand mon élan fut rompu par la voix de mon modèle. « Pourquoi est-ce que tu t'infliges ça ? » Cette intervention était soudaine et douloureuse. J'avais bien compris le sens de cette phrase mais des précisions viennent rapidement s'ajouter. « Participer aux jeux, chaque année ... regarder la personne que tu as passé un an à imaginer se faire tuer en quelques jours, parfois même quelques heures ? Pourquoi tu t'infliges ça ? » J'avais bien saisi..
Mon coeur se serre. Je me sens mal. Le carrot d'arbalète que mon frère à pris en pleine poitrine m'aurait surement été moins douloureux.. Un frisson me parcoure, il re monte de la pointe de mon  coxis jusqu'au sommet de mon crâne. Mais c'est un frisson différent de d'habitude. Celui ci est douloureux. Electrique. Un passe lentement sur mon visage qui se crispe aussitôt.  Mes yeux brulent, mais aucunes larmes n'y viennent. Puis le calme reviens soudainement. Mes démons n'ont fait que me traverser. Tout retombe et je me tourne vers mon interlocuteur. "Il fallait que je refasse ma vie et le hasard à fait que j'ai été convoqué aux jeux cette année. C'est le destin qui l'a voulu.." hasard. Un bien grand mot. Mon regard disait tout le contraire et j'en été conscient. Mon histoire n'avait été que trop marquée pour que le destin ne soit pas forcé.. Bien sûr. Les jeux servaient à contrôler les districts par la terreur et la culpabilité. Et dans mon cas, les gens qui en sortaient...
Je n'en voulait pas à Denahi, après tout, sa question avait quelque chose de normal. Et une fois la réponse donnée, l'atmosphère sembla plus détendue, moins pesante.

Il fallait que j'avance.. Je fis remettre le jeune homme sur son piédestal  de velours et je posai la mallette à côté de lui. Je l'ouvrit, elle était pleine de pinceaux, de petites bandelettes et de petites boites rondes. "je vais commencer les tatouages.." J'observais sa réaction. Il n'avait pas l'air rassuré du tout. "Des faux. Pas de panique.." Il souris."Donc. Je vais appliquer ces bandes aux endroit où tu en aura. Elle vont réagir avec ta peau de sorte que les tatouages ai l'air réels."
J'attrapais quelques lame de ce tissus couleur chair. Elles étaient légèrement humide. Je regardais le corps dénudé de mon tribut et lui posa la première bande sur le cou, elle le recouvrait entièrement. Puis, j'entourait son biceps pour descendre et entourer son avant bras entièrement. Je pris ensuite mes ciseaux et de l'adhésif pour lui coller un carrée sur le pectoral gauche, au niveau su coeur. Puis je lui en posa une qui faisait le tour de son buste en biais. La dernière était la plus délicate.. Il fallait lui entourer la cuisse, au milieux, à quelques centimètres des extrémités de celle-ci. Il fallait y aller avec délicatesse et le stress monta un peu. Je regardais le jeune homme, mon regard m'excusait d'avance. Je me mis à genoux et banda la cuisse de mon modèle.

Je me relevais et j'avais un surprise pour lui. Je plongea mon regard dans le sien. "J'ai un cadeau pour toi. Nous avons un peu de temps, pour que le produit fasse effet. Ne me demande pas comment j'ai su où par qui mais on m'a dit que c'était tes préférés." J'attrapa un petite boîte ovale dans ma poche. "Ferme les yeux et ouvre ta bouche." Une fois qu'il l'eu fait. Je pris un bonbon à la sève de pin du petit coffret  métallique et lui posa délicatement sur la langue. Les sucreries venaient tout droit du district 7 et il m'avait fallu de longs mois pour me renseigner pour connaitre les favorites de mon tribut ainsi que pour les obtenir. Il semblait aux anges et quelques minutes plus tard, ne coulant pas interrompre son voyage intérieur, je commençais à enlever délicatement les bandes et à peindre. Dans l'ordre de pose et au fur et à mesure. Tout les tatouages étaient inspirés de lointaines tributs. Tous composés de formes géométriques. Sauf celui de la poitrine qui lui était une patte d'animal qui s'entourait en spirale. Quand tout fut fini, les yeux de Denahi s'ouvrirent. Son voyage était fini.

Je souris. "Ce soir, après le défilé, je te les apporterai dans ta chambre. Ils viennent de chez toi et il m'a fallu longtemps avant de connaitre tes préférés et de les recevoir. Ils ont bien failli ne pas être là pour aujourd'hui. Ils sont arrivés hier soir." mon sourire et mon regard se font plus doux et plus profond. C'est bientôt fini. Tu sera bientôt près et tu pourras enfin te voir.
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M. Denahi Sorensen
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MessageSujet: Re: D7 ➺I bet you wouldn't have picked me up WAEL&DENAHI   D7 ➺I bet you wouldn't have picked me up WAEL&DENAHI Icon_minitimeDim 15 Juil - 23:20

J'avais bien vu que ma question le dérangeait, et aussi vite que les mots avaient franchi la barrière de mes lèvres j'avais regretté d'avoir trop parlé ... Je me posais la question c'est vrai, je me demandais réellement pour quelle raison quelqu'un ayant perdu un être cher durant de précédents jeux pouvait se retrouver à huiler la machine de ces même jeux quelques années plus tard, participant à ce que ce bain de sang annuel soit une réussite. Pourtant j'aurais du fermer ma grande bouche et garder ces questionnements pour moi, ce n'était pas non plus comme si lui et moi étions amis et comme s'il allait me raconter sa vie ; Dans trois jours il me verrait pour la dernière fois et sans doute passerait-il rapidement à autre chose. Du moins c'est ce que je me disais, je ne voyais pas comment les équipes pouvaient faire autrement, si elles s'attachaient à chacun des tributs qu'elles voyaient passées elles perdraient vite la raison ... Sauf si la mort leur paraissait encore plus lointaine que je ne le pensais, ici dans leur bulle hermétique s'était le Capitole. Comme si le sang qu'ils voyaient à la télévision ne leur paraissait pas plus différent que la gélatine rouge qu'ils servaient en dessert ou que le maquillage qu'ils utilisaient pour ressembler à je ne savais quoi. Pourtant après quelques secondes de silence Wael avait finalement consenti à me donner une réponse, d'une voix où je pensais ressentir un léger tremblement et en n'osant même pas me regarder dans les yeux « Il fallait que je refasse ma vie et le hasard à fait que j'ai été convoqué aux jeux cette année. C'est le destin qui l'a voulu ... » Le destin ? Je n'étais même plus certain de croire à une chose pareille ... Était-ce le destin qui avait décidé de m'envoyer à la mort ? Qui avait jugé que je méritais moins que d'autres de vivre une vie paisible dans mon district ? Est-ce que ceux qui avaient passé toute ma scolarité à faire de moi leur tête de turc méritaient moins que moi de se retrouver dans cette salle sombre et sans fenêtres ? Je ne souhaitais la moisson à personne pas même ceux qui m'avaient fait souffrir, mais je ne pensais pas mériter mon sort plus qu'un autre, alors le destin en ce qui me concernait ...

Me guidant à nouveau jusqu'au piédestal Wael m'y fit monter une nouvelle fois, et tandis qu'il me tournait quelques instants le dos pour prendre ce dont il avait besoin je sentis mon sang se glacer en réalisant sur quoi j'avais les pieds justement. Un piédestal, comme celui qui m'attendrait le jour où les jeux débuterait, comme celui sur lequel soixante-quinze autres tributs avaient posé les pieds avant moi et avaient versé leur sang dans l'arène préparée par les organisateurs de cette boucherie. Julian et Jen, ils étaient les deux seuls à être revenus de cet enfer qui m'attendait à mon tour, et j'avais depuis bien longtemps accepté le fait que je ne serais pas celui qui irait les rejoindre, qui paraderait dans tous les districts malgré le sang sur ses mains et qui profiterait d'une vie à la vie du besoin quand des milliers d'autres habitants continueraient de mourir de faim. « Je vais commencer les tatouages ... » Sa réflexion me sortit brusquement de mes pensées. Les tatouages ? Quels tatouages ? Mes yeux s'étaient je pense écarquillés dans un mélange d'inquiétude et de surprise « Des faux. Pas de panique. » Je ne pus retenir un soupir de soulagement ... Assez idiot cela dit, ce n'était pas non plus comme si j'avais à m'inquiéter qu'ils soient définitifs ou non, pour le temps qu'il me restait vivre de toute manière. Secouant légèrement la tête je préférais me reporter sur les explications du styliste « Donc. Je vais appliquer ces bandes aux endroits où tu en auras. Elle vont réagir avec ta peau de sorte que les tatouages aient l'air réels. » Au fur et à mesure qu'il recouvrait mon corps de ces bandes humides j'avais la sensation de disparaître un peu plus derrière un costume effaçant qui j'étais réellement. C'était à la fois frustrant et rassurant, de savoir que j'aurais tout un attirail de choses sur moi pour me séparer de la fosse aux lions dans laquelle on allait me jeter ce soir ... le début du décompte avant que l'heure de notre mort ne sonne.

M'adressant un regard plein de malice Wael avait mis la main dans sa poche pour en ressortir une petite boite en fer qu'il balada quelques secondes devant mes yeux, provoquant une nouvelle fois ma curiosité « J'ai un cadeau pour toi. Nous avons un peu de temps, pour que le produit fasse effet. Ne me demande pas comment j'ai su où par qui mais on m'a dit que c'était tes préférés. » Mes préférés ? De quoi parlait-il ? Je n'eut pas le temps de poser la question que déjà il me fourrait une pastille dans ma bouche, m'obligeant à tousser une ou deux fois pour ne pas m'étouffer avec ... Oh mais, est-ce que c'était ... ? « Comment tu ... où est-ce que ... ? » Les pastilles étaient en fait des bonbons, des bonbons que j'étais certain que l'on ne trouvait pas ailleurs que chez moi, au district sept ; Je le savais parce qu'ils étaient fabriqués à partir d'ingrédients que les autres districts de Panem ne possédaient pas. Calant le mien sous ma langue je me décidais à ajouter « Mes parents m'en offraient parfois, avant ... » Mon oncle et moi en partagions aussi parfois, pendant notre pause déjeuner lorsque nous travaillions, si ma tante l'avait su elle m'aurait probablement privé de dîner pendant une semaine, au moins. « Merci. » Je ne m'étais même pas rendu compte que j'avais fermé les yeux, portés quelques instants par de vieux souvenirs d'enfance, d'une époque lointaine où mes parents étaient encore en vie, avant que ce stupide accident ne fasse de moi un orphelin.

Me laissant à mes rêveries tandis qu'il peaufinait ces histoires de tatouages, il m'avait finalement répondu dans un sourire « Ce soir, après le défilé, je te les apporterai dans ta chambre. Ils viennent de chez toi et il m'a fallu longtemps avant de connaitre tes préférés et de les recevoir. Ils ont bien failli ne pas être là pour aujourd'hui. Ils sont arrivés hier soir. » J'avais levé les yeux vers lui en lui adressant un regard plein de reconnaissance, et un sourire cette fois-ci plus franc ; Je ne savais pas pourquoi il se montrait si gentil avec moi, peut-être parce que j'étais son premier tribut ? Peut-être qu'ils devenaient blasés avec les années, comment savoir ... Mais j'avais la chance d'être le premier, c'était un peu de chance dans mon malheur dirons nous. J'aurais aimé que Grace le sache, et mon oncle aussi, ainsi peut-être seraient-ils moins tristes en sachant que pendant mon cours séjour avant l'arène j'avais été bien traité. « T'es pas obligé de faire tout ça tu sais ... » Le regardant dans les yeux, un air résigné sur le visage, j'avais continué « J'veux dire, je t'en remercie et j'en suis reconnaissant mais ... t'es pas obligé. Et si c'est pour me 'consoler' de ce qui m'arrive c'est pas la peine, je me suis fait une raison ... je rentrerai pas chez moi, je m'y suis fait. » Est-ce que c'était ce que j'étais censé dire ? Ou bien est-ce que ma résignation faisait de moi un mauvais tribut, si tenté qu'il y en ait de bons et de mauvais ? Je n'espérais pas rentrer chez moi parce que cela signifiait que je devrais tuer, et ça je ne pouvais pas m'y résoudre ... devenir un assassin me paraissait pire que la mort.



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MessageSujet: Re: D7 ➺I bet you wouldn't have picked me up WAEL&DENAHI   D7 ➺I bet you wouldn't have picked me up WAEL&DENAHI Icon_minitimeLun 16 Juil - 13:13

Je venais de finir de parcheminer la peau du jeune homme. Et il semblait apprécier le présent que je venais de lui offrir. Il était content mais, il semblait vouloir soulager ma conscience. " T'es pas obligé de faire tout ça tu sais ... " Son regard plongé. Dans le mien, il semblait ne pas vouloir de pitié. « J'veux dire, je t'en remercie et j'en suis reconnaissant mais ... t'es pas obligé. Et si c'est pour me 'consoler' de ce qui m'arrive c'est pas la peine, je me suis fait une raison ... je rentrerai pas chez moi, je m'y suis fait. » Seulement ce n'était pas ce sentiment qui n'emplissait. Et je me senti obligé de répondre. "Je ne suis peut être pas obligé mais je le prend comme un devoir. Il est important pour moi de le faire." Une phrase me revint en tête. Une phrase qui m'était venu un peu plus tôt. " Les douleurs les plus terribles sont les douleurs muettes. J'ai rencontré cette phrase dans un recueil d'un poète ancien, dans un livre interdit.. C'est la dure vérité alors sache que tu peux compter sur moi. Je serai là pour toi tout le long. Si tu as besoin de parler je serai présent.. À présent, il est temps de t'habiller."

Tout c'était jusqu'à présent bien déroulé et il n'y avait pas de raison que cela change. J'allai au portant et attrapa la housse en tissu gris anthracite brodée. Je revins auprès du jeune homme et ouvrit l'étui. J'en sortit une sorte de pagne d'un ton très dilué de beige, décoré de motif dans le même genre que ceux que je venais de dessiner sur la peau de mon tribut, mais ceux-ci étaient rouge sang. Je lui passait autours des hanches et ajusta sa position. Je pris ensuite une grosse boite sous la table et en sorti un enchevêtrement de lianes que je plaça sur ses hanche, en haut du pagne. Le résultat était encore meilleur que mes espérances. "Parfait".

Il restait les bottes. Je fis délicatement assoir Denahi sur le fauteuil haut avant d'aller chercher les boots qui lui monterais juste sous le genou. Je pris place sur le siège bas. Mes doigt savants s'agitèrent habillement et en quelques minutes, le rendu était parfait. Les lacet s'entrecroisaient dans un entrelacs complexe de cuir. Je les passait au cirage mat et regardai mon tribut dans les yeux. "Plus que les bijoux et nous pourrons passer à ton attitude. Juste avant je te mettrais des gouttes dans les yeux de manière à les faire ressortir et à leur donner un éclat Stupéfiant et surnaturel."

Je pris plusieurs boites sur la table. Les trois dernières. De la première. Voilette aux reflet bleu électrique, je sorti un bracelet simple, de cuir épais qui trouva sa place sur le bras droit du jeune homme. De la seconde, plus petite, sorti un collier simple, composé d'un cordon d'où pendait une dent. De la dernière, bien plus grande et plus prestigieuse que les deux précédentes jaillirent des nombreuses boucles d'oreilles et écarteurs, soigneseument rangés qui vinrent prendre place, sans persage sur les laubes de mon tribut.

La tenue était fin prête.

"passons à ton attitude." Je pris une fiole et mis une goutte dans chaque oeil du jeune homme. "À nous deux."
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MessageSujet: Re: D7 ➺I bet you wouldn't have picked me up WAEL&DENAHI   D7 ➺I bet you wouldn't have picked me up WAEL&DENAHI Icon_minitimeJeu 19 Juil - 13:36

Parce que j'étais son premier tribut je ne savais pas si Wael avait décidé dès le départ de l'attitude qu'il adopterait avec moi ou bien s'il avait simplement décidé d'y aller au feeling. Je me demandais comment on en arrivait où il en était, si pour entrer dans l'organisation des jeux il fallait montrer certaines aptitudes, répondre à certaines questions ou bien témoigner de certains comportements ... J'avais sans doute une vison un peu réductrice des choses, mais pour moi vivre au Capitole signifiait forcément vénérer le Président Snow et ne pas le voir comme un tyran ou un homme effrayant comme nous pouvions le faire dans nos districts, et parce qu'il était disons un peu des deux je me demandais quelle pouvait bien être l'opinion de Wael à propos du gouvernement et de son dirigeant. Mais ça je ne comptais pas le lui demander, sachant comme n'importe qui ce qui pouvait en coûter d'émettre la moindre critique ou le moindre doute à l'égard du pouvoir en place. Je n'avais pas l'âme d'un rebelle, je vouais une immense admiration à ceux qui comme Julian avaient décidé de consacrer leur vie, et même de la risquer, pour défendre leurs opinion et notre liberté, mais à titre personnel je ne me sentais pas l'âme à la rébellion. J'étais comme la plupart des habitants de Panem, je me contentais de courber le dos et de ne pas me faire remarquer, préférant détourner le regard devant l'injustice de peur d'en être victime à mon tour ... Mais maintenant ? N'était-ce pas à cause de personnes comme moi que les Hunger Games existaient toujours ? Si les gens comme Julian avaient plus de poids serais-je ici, me préparant à tuer ou être tué ? Peut-être le méritions-nous, pour n'avoir jamais voulu nous élever contre Snow ... peut-être méritais-je le sort qui m'attendait. « Je ne suis peut être pas obligé mais je le prend comme un devoir. Il est important pour moi de le faire. » Sa réponse me toucha plus que je ne l'aurais pensé ; Wael avait un bon fond, j'en étais persuadé. Il me prouvait que comme beaucoup j'étais naïf de penser que le Capitole n'était peuplé que de personnes dont la cruauté n'équivalait que l'ignorance ... Il y avait aussi des gens comme lui. « Les douleurs les plus terribles sont les douleurs muettes. J'ai rencontré cette phrase dans un recueil d'un poète ancien, dans un livre interdit ... C'est la dure vérité alors sache que tu peux compter sur moi. Je serai là pour toi tout le long. Si tu as besoin de parler je serai présent ... À présent, il est temps de t'habiller. » Je restais plusieurs secondes à méditer sa phrase, un léger sourire s'affichant peu à peu sur mon visage. Je n'étais pas vraiment du genre à aimer parler, à me plaindre ou à avoir besoin de me confier ... Mais si jamais je savais que je le pouvais, et par les temps qui courraient et aux vues de ce qui m'attendait cela comptait déjà beaucoup.

Enfin le styliste avait dévoilé ce qui attendait caché sous cette housse depuis que nous étions entrés dans la pièce. D'abord intrigué par l'apparence de ce qui était supposé être un vêtement mais ressemblait selon moi beaucoup plus à un panier ou à je ne savais pas trop quoi d'autre, j'avais regardé avec curiosité tandis que Wael me le fixait autour de la taille telle ... une jupe ? Inutile que j'ouvre la bouche pour que l'on remarque facilement que je n'étais pas à mon aise, et les lianes n'eurent comme seul effet que de m'intriguer un peu plus. « Parfait. » avait pourtant murmuré le styliste d'un air enjoué. De toute évidence je ressemblais totalement à l'idée qu'il se faisait de mon apparence et ne pouvait pas être plus satisfait. « J'ai l'impression de sortir tout droit d'un bouquin ! » m'exclamais-je donc simplement d'un air amusé, espérant ainsi oublier mon appréhension. Les lianes, les tatouages, l'allure générale ... tout cela semblait avoir un côté très sauvage qui s'il m'intriguait me faisait aussi me poser des questions ; Pour le Captiole nous étions des ploucs, habitants des districts et vivant dans la misère, et j'avais peur qu'un tel accoutrement n'ait pour seul effet que de me faire passer pour un animal de foire. Néanmoins je n'avais pas opposé la moindre résistance et attendait avec curiosité de pouvoir enfin voir dans un miroir à quoi je ressemblais ; En attendant je m'étais assis tandis que Wael était allé chercher de quoi me chausser, des bottes qui en plus de se fondre parfaitement avec le reste étaient plus confortables que n'importe quelle paire de chaussure que j'avais pu un jour porter. « Plus que les bijoux et nous pourrons passer à ton attitude. Juste avant je te mettrais des gouttes dans les yeux de manière à les faire ressortir et à leur donner un éclat Stupéfiant et surnaturel. » m'avait-il annoncé tout en passant un coup de cirage sur mes bottes. J'étais impressionné de voir que tout était à ce point là réglé au millimètre près, et à vrai dire jamais je n'aurais imaginé que la préparation d'un tribut puisse demander autant de temps et de d'imagination, être calculée ainsi dans les moindres détails, même ceux qui pouvaient paraître insignifiants « Cybéline, ma co-tribut, elle sera habillée de la même façon ? » Je ne savais pas vraiment pourquoi je posais cette question ... quelque part je crois que j'essayais tant bien que mal de témoigner un peu d'intérêt à ma co-tribut, me sentant coupable de ne pas penser un seul instant à me rapprocher d'elle, et encore moins à m'imaginer former une alliance avec elle.

Collier, bracelets, et même boucles d'oreilles qui me firent frémirent un instant avant de comprendre qu'elles étaient factices, j'étais maintenant paré de tout un tas de choses, mais une question subsista cependant à ce sujet, et tandis que mon styliste me murmurait un « Passons à ton attitude. » et bardait mes deux yeux du liquide dont il m'avait parlé précédemment, j'avais attendu qu'il termine pour le regarder d'un air résolu et lui demander « Je pourrais récupérer ma chevalière, après le défilé ? » l'équipe de préparation me l'avait retiré à mon arrivée et le fait d'en être séparé depuis et de ne pas savoir ce qu'ils en avaient fait me perturbait un peu. Je n'avais pas eut le droit de toucher à ce bijou pendant des années mais pourtant voilà que je ne voulais plus le perdre « C'est que, c'est tout ce qui me reste de mon père et ... j'y tiens beaucoup. J'aimerais bien l'emporter avec moi. » Quitte à mourir dans l'arène, je voulais avoir ce bijou sur moi, parce que même si cela pouvait parîitre stupide j'avais l'impression de me sentir moins seul lorsque je la portais, comme si mon père se trouvait tout prêt de moi.



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