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 a ticket for a long way (thybalt)

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Jorah E. Baÿs-Galor
DISTRICT 13
Jorah E. Baÿs-Galor
△ correspondances : 461
△ points : 2
△ multicomptes : ∇ aiden
△ à Panem depuis le : 11/11/2012
△ humeur : ∇ coincé entre le marteau et l'enclume.
△ âge du personnage : ∇ trente-et-un ans.
△ occupation : ∇ trafiquant, receleur, proie à temps complet.


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MessageSujet: a ticket for a long way (thybalt)   a ticket for a long way (thybalt) Icon_minitimeDim 22 Sep - 16:16


a fair trade for a new friend.

• • •


Couper de la réalité, du monde extérieur et de tout ce qui se passait dans le reste des districts. A force de ne pas écouter les conversations, de ne pas prêter attention aux autres et au monde qui t'entoures, tu as fini par louper tellement de choses Jorah. Les jeux, par exemple. Ça n'est pas une chose dont tu te soucis d'ordinaire, bien que tu les trouvent aussi malsain que les gouvernement qui les a créés. C'est encore une fille qui a gagnée cette édition, du trois ou du cinq, tu n'arrives plus a te souvenir ni même a mettre un visage sur son nom que tu entendus dans quelques conversations lors de tes rares sorties. Mais ça t'a fait du bien, n'est-ce pas Jorah ? D'abandonner toutes les réalités du monde, de souffler quelques instants après avoir failli y rester dans le district trois. Heureusement qu'un éclair de lucidité t'as frappé lorsque que tu était mal en point, et dieu soi loué – si jamais il en existe un au dessus de ta tête – que Ridley est été présente lorsque que tu as toqué a sa porte dans ton habit de pacificateur. Les plaies commencent a se refermer et la douleur n'est plus qu'un bruit de fond permanent qui te dérange plus que de te faire du mal. Le sous-sol où tu as élu domicile ces derniers temps n'est pas aussi confortable que la maison de la brune qui t'as soigné, mais tu ne voulais pas la déranger plus longtemps, surtout depuis qu'elle essaye de faire profil bas. Les rebelles … Dire que pendant un instant tu les avais cru capable faire la différence, qu'ils seraient assez fort pour faire changer les choses, mais c'est a croire que Coin n'avait toujours pas compris la leçon. Ce n'est pas en maltraitant des hommes, en les forgeant a devenir soldats, qu'ils se découvriront une passion patriotique du jour au lendemain. Tu aurai pu devenir comme eux Jorah. Si seulement tu avais décidé de tirer un trait sur ton passé et de ne pas te lancer a la poursuite de ton père. Tu serais devenu exactement comme eux, avec des idéaux et des ambitions plein la tête, a espérer pouvoir un jour changer les choses. Que serais-tu devenu si tu avais choisi la solution de facilité ? Si tu avais décidé de rester plutôt que de devenir un traître ? Le visage de Charlie apparu soudainement devant tes yeux et tu oublias, pendant un cours instant, l'endroit dans lequel tu te trouvais et tout ces problèmes qui ne faisaient que t'accabler encore et encore.

C'était en parti pour elle, n'est-ce pas Jorah ? C'est aussi pour elle que tu as décidé de fuir, de te lancer a la recherche de cet homme qui a passé sa vie a te mentir, a toi, son propre fils. Et si jamais tu la retrouves, si tu arrives a le revoir un jour, que ce passera t-il Jorah ? Elle ne pourra jamais te pardonner de l'avoir laissée tomber, de ne pas avoir mis une balle entre les deux yeux de ton père quand il l'a faite prisonnière. Toute sa vie est devenu un cauchemar a cause de toi. Que lui dira tu, du moins si elle n'est pas déjà morte? Un sursaut te prend et tu te redresses subitement de ce matelas de fortune sur lequel tu dors depuis quelques nuits. Tu ne veux pas penser a tout ça, a Charlie, a ton père, au fait que tu n'as pas fait ce que tout le monde attendait de toi. Tu dois rentrer chez toi, Jorah, et oublier tout ça. D'un geste rapide et contrôlé tu enfiles tes vêtements, laissant ton sac a l'abri mais emportant ton arc avec toi, bien rangé dans son carcan avec les quelques flèches que tu possèdes encore. La petite bourse qui pend le long de ta hanche semble légère, bien plus légère qu'il y a quelques mois, quand tu traquais encore avidement ton géniteur dans les forêts du district trois. Puis tu te souviens, tu te souviens que pendant ton altercation avec Hilda cette dernière t'as fait tomber a terre et que tout ton argent s'est déversé sur le sol pendant que tu cherchais un moyen de fuir loin de cette femme qui n'avait qu'une seule envie, mettre fin a tes jours. Un râle de mécontentement s'échappe d'entre tes lèvres. Il va te falloir de l'argent, et pas juste quelques pièces pour s'acheter un misérable bout de pain, non, il va te falloir beaucoup d'argent si jamais tu souhaites mettre la fin sur ce traître et en finir avec cette histoire. Parce que passer de district en district n'est pas une mince affaire, n'est-ce pas Jorah ? Il faut faire tomber quelques pièces dans la main d'un rebelle ou d'un simple habitant afin de trouver un refuge et un moyen de franchir les barrières sans se faire repérer par les pacificateurs. Tu pousses la porte et tombes dans la froideur de l'aube qui enveloppe ton corps et ne te laisse pas d'autres choix que de remonter le col de ton manteau pour contrer le brouillard qui s'est installé aux premières lueurs du jour.

Quelques jours auparavant tu avais fait appel a un rebelle du un qui avait, pendant longtemps, fermé les yeux sur ton passage en échange de quelques pièces ou de quelques armes de ton invention. Tu dois sortir du district un Jorah, et tu n'as pas d'autres choix que de faire appel a quelqu'un connaissant assez les environs pour pouvoir te ramener chez toi sain et sauf, quelqu'un qui aurait les moyens et les connaissances afin de ne pas se faire remarquer dans la foule. Un rebelle, tu as besoin d'un rebelle. Eliott avait promis de te trouver quelqu'un, quelqu'un en qui tu pourrai placer un minimum de ta confiance, mais cela équivalait a te séparer de l'un des tes inventions. Des mois avant tu avais mis au point une arme de ta conception, un simple rond de métal semblable a un couvercle qui, au passage d'un ennemi, déclenchait un nuage de fumée toxique rendant aveugle quiconque ce trouvait dans le passage. Tu allais devoir t'en séparer contre quelques pièces capable de te faire entrer dans n'importe quel district. Il était si affligeant de voir que la fraude et la corruption était monnaie courante a Panem, on pouvait te laisser entre n'importe où du moment que tu payer le prix fort pour faire taire ceux qui étaient au courant de ta présence. Tu n'es pas riche Jorah, tu ne l'as jamais été, et jusqu'ici tu n'avais encore jamais compris la valeur importante de l'argent, jusqu'à ce que l'argent soit un instrument indispensable a ta survie. Tu n'aimes pas ça, te débarrasser de tes créations, devoir les vendre a des inconnus qui n'avaient aucune notions du danger que cela imputait. Arrivé a l'angle d'une maison tu sifflât trois coups strident, plongeant la main derrière ton dos afin de pouvoir saisir l'arc si jamais quelqu'un d'autre que'Eliott apparaissait. Au bout de quelques instant le visage familier du jeune roux entra dans ton champ de vision. Il s'arrêta a quelques mètres de toi, faisant l'angle du mur a son tour, si bien que si quelqu'un passait par là il ne vous verrait pas tout les deux dans son champ de vision. « J'ai réussi a trouver quelqu'un, enfin l'ami d'un ami a trouvé quelqu'un. » Il avait une voix contenu, comme si il cherchait a se rendre intéressant en sifflant presque la moitié de ses mots. « Un ami d'un ami ? Tu te fous de ma gueule Eliott. » Ta voix quant a toi était dure, froide, et tu te mordis l'intérieur des joues pour t'empêcher de frapper ce petit con en plein visage. « T'inquiètes, c'est un type fiable...Enfin a ce qu'on dit. » Pendant un instant tu dois te concentrer pour ne pas laisser place a cette envie primaire de démolir le crâne d'Eliott avec tes propres mains. Il te faut quelqu'un de plus que fiable, quelqu'un qui connaît les districts, les moyens possible pour s'enfuir, des repères et des abri au cas où tout ça tournerait mal. Ce que tu veux Jorah, c'est quelqu'un comme toi, et non pas un abruti de rebelle qui n'a jamais rien fait dans sa vie que de d’auto-proclamer anarchiste. « Il vaudrai mieux pour toi que ça soit un type fiable, sinon je te cloue les mains sur une planche et je t'abandonne aux pieds des pacificateurs. » Le ton de ta voix s'est élevée, si bien que – pendant un court instant – tu cherches des yeux quelqu'un qui aurait pu repérer le son de ta voix. « Fait lui passer le message, dis lui que je l'attendais derrière les industries ce soir et qu'il n'aura qu'à siffler une fois pour que je le reconnaisse. Et rappel moi de ne plus jamais te demander de faire quelque chose pour moi. » Avant même que le jeune rebelle n'ai eu le temps d'ouvrir la bouche pour te répondre tu t'étais déjà fondu dans le décor, disparaissant avant que le soleil ne se lève.

D'un coup tu balaya les minces débris traînant sur ton passage, les poussant vers un coin de la pièce avant d'en refaire le tour une énième fois, cherchant du regard quelque chose que tu aurai pu laisser derrière toi, un indice, un fragment d'objet qui aurait pu prouver que quelqu'un avait passé plusieurs jours dans cet endroit. Les vérifications prirent de longues minutes, et ce n'est qu'au bout d'une heure et demi de rangeant que tu poussas la porte. Tout ça allait recommencer Jorah, la traque, l'attente, les épreuves, les balles perdues. Es-tu sûr d'être vraiment prêt a repartir a sa recherche ? Ou bien n'est-ce qu'un moyen comme un autre de te persuader que ta vie a un sens ? La porte se referme lentement alors que tu grimpes quatre a quatre les marches de l'escalier te menant vers l'extérieur. Tu as une dernière pensée pour Ridley et pour toute l'aide qu'elle t'as apportée ces derniers jours, et même si tu ne sais pas encore comment, tu te promets de lui rendre la monnaie de sa pièce dès qu'elle aura besoin de toi. D'un geste tu remontes le col de ton manteau, rabattant ta capuche sur ton front et remontant ton lourd sac a dos d'un coup d'épaules. Les rues sont presque vides et le soleil commence a descendre pour faire place a la nuit. Une traînée de sable s'envole a chacun de tes pas tandis que tu te diriges vers les industries qui bordent le district un. Les portes vont bientôt se fermer, les travailleurs vont rentrer chez eux et profiter d'un moment en famille avant de recommencer exactement la même chose le lendemain. Quelques fois tu aimerai savoir ce que ça fait, d'avoir un véritable foyer, quelqu'un qui t'attends chez toi et qui t'attendra chaque jours de la même façon. Mais ça n'est pas ta vie, Jorah, et ça ne le sera jamais a moins que tu décides de mettre fin a toute cette aventure absurde. Ton dos se colle contre la paroi en tôle du bâtiment, les premières étoiles font leur apparition au dessus de ta tête tandis que tu attends patiemment, celui qui pourra te conduire chez toi en échange d'un peu d'aide de ta part. Tu verra Jorah, quelques fois il est bon d'avoir un ami sur qui compter.
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Thybalt M. Homens
DISTRICT 5
Thybalt M. Homens
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△ multicomptes : raven, gwendal, eurydice (denahi)
△ à Panem depuis le : 22/12/2011
△ humeur : désabusé
△ âge du personnage : trente quatre ans
△ occupation : médecin de campagne ~ bras droit du chef des rebelles


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MessageSujet: Re: a ticket for a long way (thybalt)   a ticket for a long way (thybalt) Icon_minitimeMer 30 Oct - 23:52


{ While we froze down below }

When the future's architectured
By a carnival of idiots on show
You'd better lie low


✼ ✼ ✼


« Tu comptais y retourner de toute façon, alors où est le problème ? » Le problème ? Le problème c'était que ce type commençait sérieusement à lui courir sur le haricot, pour rester poli, et qu'il devrait apprendre un peu à se mêler de ses affaires au lieu de jouer à la commère et de faire croire après qu'il aidait la rébellion. « Je me débrouille très bien tout seul, voilà le problème. J'ai pas besoin de jouer les baby-sitter avec un type infoutu d'aller où il veut aller tout seul, j'ai pas envie de me faire tuer. » Basiquement, au moins c'était dit. Et cet abruti espérait vraiment que Thybalt risque sa sécurité pour les beaux yeux d'un type qu'il n'avait jamais vu, et en vertu de ... de quoi, d'ailleurs, pourquoi au juste c'était lui qu'on venait voir ? S'il retournait au quatre il prenait trop de risques. « Et puis j'y gagne quoi moi, dans cette affaire ? Tu m'as pris pour le secours populaire ? » Ça lui allait bien à cet abruti, de demander des faveurs pour les autres alors qu'il ne se mouillait jamais et restait tranquillement dans son petit confort du district un. « Je t'ai dit qu'il te paierai merde, qu'est-ce que tu veux de plus ? » Ce qu'il voulait là surtout c'était mettre fin à cette conversation avant qu'ils ne se fassent remarquer ; En plus de ça il faisait froid, tellement que Thybalt dépensait presque autant d'énergie à s'empêcher de claquer des dents qu'à s'empêcher de secouer le crétin en face de lui « Et j'en ferai quoi de son argent, hein ? Aller faire mes courses en attendant gentiment que quelqu'un me reconnaisse et me fasse arrêter ? » S'il en avait d'autres des idées lumineuses comme celles-ci, valait donc mieux que ce type les garde pour lui, Thybalt n'était pas d'humeur. Tout ce qu'il voulait lui, c'était rentrer se mettre au chaud, et profiter un peu de Moon tant qu'il le pouvait encore ... ses jours au district un étaient comptés désormais, et avec eux l'impossibilité de prédire quand il pourrait revenir ici, ou même s'il le pourrait tout court. S'il n'était pas arrêté entre temps, ou exécuté. « Il fabrique des armes. Ou il les vend, je sais pas, j'ai pas trop compris » Ouais, ou alors il n'avait pas écouté, cet andouille « mais tu vas pas me dire que ça t'intéresse pas ? » Peut-être que si. En guise de réponse Thybalt avait levé les yeux au ciel, parce qu'il n'était pas non plus question de faire comprendre à ce type qu'il marquait un point, ça lui ferait bien trop plaisir. « Bon, je vais y réfléchir, ça te va ? » concéda-t-il enfin avec impatience, plus parce qu'il souhaitait écourter la conversation que parce qu'il avait véritablement pris une décision ; Ça ne lui plaisait absolument pas d'être poussé ainsi à faire quelque chose. Ça signifiait que s'il disait oui il s'en irait, à une jour et une heure bien précise, et pour le peu de temps qu'il lui resterait à passer avec Moon il ne ferait que penser à ça, à ce moment où il devrait partir. « Ça veut dire que c'est bon alors ? » lui avais pourtant encore demandé l'autre tandis que Thybalt se tournait déjà pour repartir. Bon dieu, les gens dans ce district avaient peut-être l'argent mais ils étaient clairement en rupture de stock en ce qui concernait l'intelligence « Ça veut dire que je vais y réfléchir, t'es vraiment con ou tu te force ? » Pure rhétorique, il n'avait pas non plus l'intention d'attendre la réponse, tout ça l'emmerdait déjà assez. Quant à savoir si il irait ou non ... Il allait y réfléchir, donc. C'était déjà mieux que s'il avait dit non, après tout.

✼ ✼ ✼

Il ne savait même pas ce qu'il foutait là, finalement. Il planquait dans les montagnes depuis qu'il était au district un, si loin des habitations qu'il lui fallait bien cinq ou six heures de marches pour rejoindre le centre-ville de nuit, une heure de moins en journée, mais c'était beaucoup plus risqué. Cinq heures de marche tout ça pour rencontrer un type que Thybalt imaginait déjà être un parfait crétin, afin d'évaluer de vive voix s'il valait oui ou non le coup qu'il prenne de nouveaux des risques pour traverser deux district et rejoindre le quatre. Depuis la dernière fois qu'il y avait mis les pieds, en novembre dernier soit il y avait presque un an désormais, il avait tout fait pour ne pas penser à ce qui s'était tenu lorsqu'il y était ; Aux rencontres qu'il y avait fait, aux réponses qu'il avait eu à des questions qu'il avait toujours tout fait pour ne pas se poser. Retourner au quatre c'était prendre le risque de retomber sur la pacificatrice qui avait déjà tenté de l'arrêter une première fois, c'était risquer d'être reconnu ... c'était s'exposer à une incapacité de sa part à rester loin de celle qu'il croyait maintenant être sa sœur. Était-ce la solitude, la vie de vagabond, qui lui rendait cette perspective aussi effrayante qu'hypnotisante, celle d'avoir encore une famille à laquelle se raccrocher, une personne à qui s'identifier ? Quelle connerie, comme si c'était vraiment ce qu'ils étaient, une famille. Quand bien même il s'agissait vraiment de lui, quand bien même il était ce petit garçon s'étant évaporé le jour de l'assassinat de leurs parents, cela ne faisait pas d'elle sa sœur, cela ne faisait pas de Thybalt le frère de cette femme ... Thybalt était un Homens, il était le fils de Magnus, c'était la seule vérité. Retourner au quatre ne lui apporterait que des emmerdes et rien d'autre ... et il n'avait pas vraiment besoin de ça, en ce moment. Alors il ne savait pas vraiment pourquoi il était là, ce soir-là. Pourquoi il n'avait pas simplement repris le chemin de la montagne après sa discussion avec l'autre imbécile, pourquoi il se tenait là, dans les buissons, un blouson dégoté par Moon sur le dos, la fermeture éclaire remontée jusqu'en haut, et un bonnet noir enfoncé sur la tête jusqu'aux oreilles. Il avait froid, toujours, il vivait pour ainsi dire dehors depuis le mois de mars mais c'était un petit gars du sud, et jusqu'à présent il n'avait jamais vraiment connu la rudesse de l'hiver, ceux du cinquième district étant assez doux. Et cette année l'hiver semblait vouloir venir en avance, début octobre et déjà les température étaient plus froides que celles du district cinq durant la tournée du vainqueur ... Pour ceux qui y étaient habitués il faisait sans doute bon, ce soir, mais pour lui il faisait trop froid pour rester dehors.

Là, à plat ventre, il avait attendu patiemment le départ de tous ceux qui gagnaient quotidiennement ici de quoi faire vivre leur famille ; On était pas malheureux au district un, pas d'un point de vue purement matériel, mais aux yeux d'un Thybalt qui avait vécu la plus grande partie de sa vie l'existence d'un fils de vainqueur, cela restait un moyen de se rappeler du cadre privilégié dans lequel il avait grandi. Privilégié comme on pouvait l'entendre en temps de dictature, mais privilégié malgré tout. Il avait attendu un long moment, jusqu'à être certain de ne plus être écouté que par le silence, certain d'être passé au travers des rondes de pacificateurs qui se faisaient plus irrégulières qu'ailleurs ; Sans doute qu'ici on s'imaginait plus à l'abri de la révolte, et peut-être était-ce la vérité. Quittant les buissons, les mains fourrées dans les poches de son jean et l'une des deux y serrant fermement le manche d'un couteau, il avait rentré la tête dans ses épaules tout en longeant le bâtiment C, à pas lents, s'arrêtant plusieurs fois pour écouter autour de lui. Atteignant un renfoncement dans le mur, il s'y était arrêté, attendant quelques secondes de plus, une minute ou deux même, avant de me mettre à siffler. Une fois, puis deux, et finalement la mélodie d'une comptine pour enfant apprise une de ses premières années d'école ; Il ne savait pas elle était contée ailleurs, il lui semblait avoir entendu Moon a fredonner une fois, mais il n'était pas certain.

Et puis soudain un craquement, léger, mais suffisant pour le faire cesser et attendre. Ravalant lentement sa salive, sa main se resserrant machinalement sur le manche de son couteau tandis qu'une silhouette se dessinait sur sa gauche. D'abord une carrure, une allure, celle d'un homme plus grand et plus jeune que ce à quoi le rebelle s'était d'abord attendu ; Sans doute parce qu'à la façon dont on lui avait présenté l'énergumène il s'attendait à un vieux con. Ouais, sans doute. Enfin con ça il ne savait pas encore, mais au moins il était jeune ; Un poil plus jeune que lui peut-être, pas mais trop non plus, donc pas totalement ingérable à priori. Enfin, encore que ça ça restait à voir. « J'ai cru un instant que tu viendrais pas. » avait-il lancé avec une nonchalance apparente, alors que sa main pourtant n'avait pas lâché son arme. « Ce qui est assez ironique je t'avoue, vu que y'a encore une heure j'étais moi-même pas certain de venir. » Bon, au moins ça c'était dit, y'allait falloir qu'il lui sorte des arguments solides s'il espérait obtenir quoi que ce soit d'un Thybalt qui n'attendait ni n'espérait plus grand chose, à vrai dire. Espérer c'était voir l'avenir, et lui ne voyait jamais plus loin que le bout de la journée désormais.



⊹ we all want love, we all want honor
but nobody wants to pay the asking price
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Jorah E. Baÿs-Galor
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MessageSujet: Re: a ticket for a long way (thybalt)   a ticket for a long way (thybalt) Icon_minitimeDim 5 Jan - 14:11

Il fallait toujours que l'on trouve quelqu'un a blâmer pour nos propres erreurs, on ne pouvait croire que c'était entièrement de notre faute, il fallait toujours trouver quelqu'un, pour ne pas tomber sous le poids de notre propre culpabilité. Tu n'est pas bien différent de ces personnes, toi aussi tu cherches toujours une âme sur qui remettre tes propres fautes, parce que tu n'arrives pas a croire qu'après toutes ces années passées a fuir tes responsabilités, ton destin, les erreurs finissent toujours par te rattraper. Ça n'est pas ton genre Jorah, de demander de l'aide comme tu l'a fait quelques jours plus tôt. Il vaut mieux être seul que mal accompagné, surtout par les rebelles qui n'ont même pas réussi a mener une révolte correctement. Mais il n'y a pas d'autres solutions, n'est-ce pas ? Tu ne peux pas sortir d'ici tout seul, pas avec tes blessures récentes, et surtout pas avec ces pacificateurs qui n'en finissent pas de te chasser. Serons t-ils fatigués un jour ? Finirons t-ils par abandonner les recherches afin de te laisser finir le travail que tu as commencé voilà maintenant de longues années ? Et toi Jorah, abandonnera-tu cette idée tordue de retrouver ton père pour le faire souffrir comme il t'a fait souffrir ? Ça n'est pas si sur. Tu t'es encore foutu dans une sacrée situation, faire appel a un inconnu recruter a la vas vite par d'autres rebelles, toi qui ne fait jamais confiance a personne. Et si le type n'était pas fiable, si tout ça n'était qu'une énorme connerie qui finirai par vous coûter la vie a tout les deux. Tu n'a jamais de remords d'habitude, pas de regrets, pas de doutes, et pourtant tu te demandes si tu as bien pris la bonne décision. Après tout tu ne connais pas cet homme, qu'ils ont dépêché pour toi, il pourrait très bien être de mèches avec quelques pacificateurs qui lui ont promis un morceau de pain frais en échange de ta tête sur une pique. Les yeux baissés vers le sol, toujours dissimulé derrière un taillis, tu avales ta salive difficilement. Pour la première fois depuis longtemps, tu as peur de ce qu'il pourrait t'arriver en plaçant ta confiance dans un total inconnu. Et puis tu penses a lui, un peu, a se rebelle que l'on t'as décrit comme un type fiable, qui serait là pour t'aider a traverses les districts en échanges de quelques armes, et si ce type était comme toi, si lui aussi avait peur de donner sa confiance trop vite a un individu comme toi. Il risque sa vie Jorah, pour toi, pour te permettre de fuir et de rentrer chez toi. Pendant un instant tu te sens redevable envers cet homme que tu n'a jamais vu et qui, pourtant, a considéré ton offre sans même te connaître.

Les autres personnes t’effraient, ils sont imprévisibles, sournois, dominés par d'autres forces bien plus grande, certains tombent en amour et vivent dans l'illusion d'un bonheur éphémère, d'autres s'accrochent inlassablement a leur famille, espérant ne pas avoir a les quitter. Les gens sont faibles, ils ne sont pas toi, et c'est ça qui te fait peur. Tu as été élevé, conditionné pour penser d'une façon et pas d'une autre, tu n'avais jamais vu au-delà des idéaux que les autres ont imposés bien avant ta naissance. Le district treize, la révolte, les pacificateurs, tout avait déjà été décrit, rien ne laissait place aux doutes et aux interrogations. Peut-être que si tu était né ailleurs, dans d'autres conditions, peut être que tout ça aurait été différent. Tes yeux se ferment d'eux-mêmes, affaiblit par le froid et le brouillard qui s'est installé dans le district, si bien que tu somnole quelques minutes, imaginant une autre vie, un autre destin. Tu te voit Jorah, un habit de pacificateur, déferlant dans les rues en insultants les autres, en menaçant des vies humaines simplement parce que tu en a le pouvoir ? Un murmure s'échappe d'entre tes lèvres, murmure que l'on pourrait apparenter a un rire, triste, sombre, dépourvu de couleur. Les rebelles ne sont peut-être pas si fous. Tu as du mal a les comprendre parce que tu n'avais jamais appris a la connaître, pour toi ils ne sont qu'une bande de gamins courant dans les bois a la recherche de quelques idées pour remettre le monde a l'endroit. Il n'y a pas plus grand rebelle que ceux qui sont au courant de leur propre situations, tout ça est voué a l'échec. Comment battre des armées d'hommes et de femmes entraînés a détruire tout sur leur passage, comment se dresser face a cette opposition qui possède toute les richesses du pays et qui n'hésiterai pas a s'en servir ? Les rebelles ne semblent avoir rien compris a la pourriture intérieure de ce pays, tout est bon a jeter, eux et toi y compris.

Le froid couvre tes blessures, endolorissant les marques rougeâtres sur ta peau, ne te laissant qu'une trace vive a la surface. Ridley a fait du bon boulot, elle t'as remis sur pieds alors que tu ne pensais pas une telle chose possible. Tu y crois toi Jorah, ta seule amie dans le district un t'a sauvé la vie, et cette amie n'est autre qu'une rebelle. Tu lèves les yeux au ciel comme pour répondre a tes pensées, laissant échapper un souffle léger qui se transforme en fumée a peine sorti de ta bouche. Là, adossé a la paroi rugueuse en tôle d'un bâtiment, tu commences a changer d'avis sur les pantins de Panem. Tes jambes sont froides, si froides que tu pourrait croire qu'elles ne sont plus rattachées a ton corps. Il faut que tu te lève avant d'être gagné par le sommeil, si tu t'endors dans cet froid rien n'indique que tu réveillera un jour. Ta main enserre la ceinture accrochée a ton pantalon d'hiver, tu as perdu de nombreux kilos suite a tes blessures, et ta carrure imposante n'est plus maintenant qu'un petit ramassis de muscle frêles qui ne tiendraient pas contre trois pacificateurs bien portants. Tu te promets, intérieurement, de reprendre un entraînement sérieux dès que tu sera a l'abri dans ta maison du district quatre. Un craquement attire ton regard, te faisant courber l'échine pour te cacher derrière un tas de palette en bois. Tes yeux se fixent sur deux hommes en uniformes blanc, les premiers que tu croises depuis plusieurs heures passées a te cacher ici, ils discutent avec entrain, ne prêtant même pas attention aux alentours, se contentant de marcher droit devant eux. Les pacificateurs du district un n'ont, a priori, rien a craindre chez eux, la vie est bien trop confortable pour les habitants. Ils passent leur chemin aussi vite qu'ils sont apparus, ton regard ne les quittent pas, jusqu'à ce qu'ils disparaissent derrière une habitation. Il n'y a plus rien que le silence, encore une fois, et – bien que tu restes sur tes gardes- tu t'autorises a fermer de nouveau les yeux. Des secondes, peut-être quelques minutes, s'écoulent avant que tu n'entende le son que tu attendais depuis maintenant plus d'une heure. Un sifflement, un note de musique envoyée en l'air, suivi d'une autre, puis d'une mélodie toute entière. Quel abruti ! Tu savais bien qu'il ne fallait pas faire confiance a Elliot pour trouver de l'aide. L'homme n'était pas encore apparu que déjà tu regrettai d'être tombé sur lui. Tu avances a pas feutrés vers lui, ta main se serre d'elle-même sur le manche de ton arc, appuyé contre ton dos.

Il se tient là, a quelques mètres, son regard inquisiteur essayant d'apercevoir le moindre geste, ses mains bien enfouies dans ses poches. Il est un peu plus âgé que toi, d'une carrure guère impressionnante mais non dépourvue de muscles.  « J'ai cru un instant que tu viendrais pas. » Tu inspectes l'homme a ton tour, une main toujours plongée derrière ton dos, parce que la confiance n'a jamais été ton fort. D'un signe de tête tu lui répond, hésitant encore a lui adresser la parole comme d'égal a égal.  « Ce qui est assez ironique je t'avoue, vu que y'a encore une heure j'étais moi-même pas certain de venir. »  Le coin de ta lèvre se redresse, serait-ce un sourire Jorah ? Non pas toi, pas devant un inconnu. « J'avais bien précisé qu'il ne fallait siffler qu'une fois. » Ta voix est dure, froide, pour bien lui faire comprendre qu'il n'est pas ici comme à la maison, que le danger guette au dehors. « J'ai pas demandé une putain de mélodie » Les rebelles...Ils se croient au dessus des autres, n'es-ce pas Jorah ? « A quelques minutes près les deux pacificateurs qui faisaient leur ronde auraient suspectés quelque chose de louche a cause de cette connerie. » Tu es comme un animal, cherchant désespérément a devenir l'alpha d'une meute qui n'existe que dans ton esprit, voilà pourquoi tu ne associes  jamais a ce genre de personne, elles sont capable de tout faire foirer. « Écoute, je veux pas savoir ton nom et tu ne veux surtout pas savoir le mien. On m'a dit que t'étais quelqu'un de fiable, que tu pourrai me faire traverser jusqu'au district quatre sans embûches. » La couleur était annoncée, tu n'es pas là pour te lier d'amitié a quelqu'un, et encore moins pour parler de ta vie et de tes problèmes. Ta langue viens claquer contre ton palais, tu observes les environs, pour être sur que cette conversation restera strictement privée. Aucun remords, aucun regrets de viens ternir tes pensées. « Si tu m'amènes a destination, en vie cela va sans dire, tu sera récompensé comme il le faut, ça je peux te le promettre. » Tu balances ton sac de sur tes épaules, le faisant glisser a terre d'un geste contrôlé. La fermeture glisse lentement tandis que tu dévoiles le strict minimum a cet homme dont tu ne connais rien. Plusieurs grenades de ton inventions, des pièges sortis tout droit de ton imagination, des armes techniques, voilà ce que tu lui montres. « Ce n'est que la moitié de ce que tu aura. J'imagine que ton district et tes petits copains en ont grandement besoin ces temps-ci. » Tu refermes ton sac a dos, le replaçant sur tes épaules, prêt a prendre la route dès que l'homme en face de toi sera prêt lui aussi. Tu vas revoir ton district Jorah, tu vas pouvoir te reposer un peu.


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Thybalt M. Homens
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△ à Panem depuis le : 22/12/2011
△ humeur : désabusé
△ âge du personnage : trente quatre ans
△ occupation : médecin de campagne ~ bras droit du chef des rebelles


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MessageSujet: Re: a ticket for a long way (thybalt)   a ticket for a long way (thybalt) Icon_minitimeDim 19 Jan - 3:46

Il y avait une raison au fait que Thybalt, les mois passants, ne se soit jamais laissé tenter par la possibilité de rejoindre un quelconque réseau de clandestins : il n'était pas fait pour se débrouiller autrement que tout seul. Ce qui était on ne peut plus étrange quand on savait à quel point il pouvait avoir le contact facile, pour peu qu'il s'en donne les moyens … mais le souci était bien là, il ne faisait plus aucun effort dans ce sens-là. Lui que la solitude avait toujours terrorisé, lui qui lorsqu'il vivait encore dans son cocon du district cinq préférait hameçonner la première greluche pas trop regardante qui passait pourvu qu'elle comble la froideur de sa maison, ou descendre la gnôle la plus bon marché du vieux Byron jusqu'à ce que ses coudes s'incrustent littéralement dans le comptoir et l'empêchent de quitter le bar avant l'aube … Aujourd'hui il fuyait presque la compagnie de la race humaine. Il voyageait seul, il se débrouillait seul, et lorsqu'il se mettait dans la merde il était seul également. La vérité c'est qu'il n'avait plus confiance, plus assez pour ne pas soupçonner même la personne la plus frêle de pouvoir l'égorger dans son sommeil s'il ne faisait pas assez attention. A Moon il faisait confiance, c'est vrai … Mais Moon c'était différent. Et cela ne changeait rien, de toute façon, plus maintenant en tout cas. Ce type qu'il s'apprêtait à rencontrer en tout cas, il savait d'ores et déjà que peu importait à quoi il pourrait ressembler et l'impression qu'il pourrait lui faire, il ne lui ferait de toute façon jamais confiance. Pas plus qu'il ne faisait confiance à celui qui les avait mis en relation à vrai dire, mais il fallait croire que Thybalt était trop curieux pour résister à l'envie de savoir ce que le type avait à proposer en échange de ses services pour l'aider à rejoindre le district quatre. A combien le concerné estimait-il lui-même le prix du service qu'il demandait. Si le lieu, l'époque et la personne avaient été différents, peut-être le rebelle aurait-il envisagé d'accepter l'offre par simple volonté d'accomplir une bonne action, mais par les temps qui courraient il n'y avait rien qui l'intéresse plus que le fait de sauver sa propre carcasse, et s'il y avait bien une chose dont il était certain tandis qu'il longeait le bâtiment C c'était que si le gars lui faisait une mauvaise impression il n'aurait aucun scrupule à l'envoyer se faire mettre. Et s'il lui faisait une bonne, ou plutôt une pas trop mauvaise impression … il aviserait. Mais il doutait fort que cela soit le cas.

Et quoi de mieux pour prendre la température que de tester les nerfs de l'énergumène ; D'autant plus que jouer avec mes nerfs d'autrui avait toujours été une discipline dans laquelle Thybalt n'avait pas son pareil. Il n'avait même pas à se forcer, il lui suffisait habituellement de laisser le naturel faire son travail … Au fond il avait parfaitement conscience de son potentiel à se montrer agaçant. Et si le naturel était un peu moins évident actuellement qu'à l'accoutumée, peut-être parce qu'il ne côtoyait plus assez d'êtres humains pour continuer jouer au plus fin, il lui suffisait de toute façon de se concentrer un peu pour prétendre à nouveau être ce fils de vainqueur sur qui tout semblait glisser et sur qui le sérieux n'avait aucune emprise. Tenter encore de faire croire que rien ne l'atteignait et que rien ne comptait, c'était tout ce qui lui restait … Mais ce n'était pas au goût du nouveau venu. Le contraire eut été étonnant. « J'avais bien précisé qu'il ne fallait siffler qu'une fois. » Oups ? « J'ai pas demandé une putain de mélodie. » Bon, au moins il avait l'oreille assez musicale pour avoir reconnu qu'il s'agissait d'une mélodie … on pouvait donc dire que tout n'était pas perdu. Quoique. Le pire c'est qu'il n'avait même pas fini de geindre, une vraie gonzesse. « A quelques minutes près les deux pacificateurs qui faisaient leur ronde auraient suspecté quelque chose de louche à cause de cette connerie. » Et à peine drama queen avec ça, en plus du reste. Décidément il avait bien fait de venir. Se retenant à peine de lever les yeux au ciel Thybalt avait préféré adresser à son interlocuteur un sourire narquois, tandis que dans sa poche gauche sa main n'avait pas desserré son étreinte sur le manche de son couteau. « A quelques minutes près, en effet. » Croyait-il avoir en face de lui le dernier des imbéciles ? On pouvait dire ce qu'on voulait de Thybalt, lui reprocher son manque de tact et son côté je m'en foutiste, et même le traiter de rebelle en carton sans qu'il ne fasse le moindre effort pour tenter de démentir, mais on ne pouvait pas en revanche lui reprocher de prendre des risques inutiles concernant sa survie ou celle d'autrui. Sans son instinct de survie il ne serait plus là aujourd'hui, c'était une certitude ; Thybalt avait envie de mourir à peu près autant qu'il avait envie de revoir la folle furieuse qui l'avait maintenu en cage pendant des mois. Quoi qu'on la racontait morte, aux dernières nouvelles, et ce n'était certainement pas lui qui allait pleurer. Pas que ce soit le sujet, de toute façon. Voilà de toute façon l'autre qui reprenait ses grands airs pour s'exprimer « Écoute, je ne veux pas savoir ton nom, et tu ne veux surtout pas savoir le mien. » Bien, au moins un truc sur lequel ils seraient d'accord. « On m'a dit que t'étais quelqu'un de fiable, et que tu pourrais me faire traverser jusqu'au district quatre sans embûches. » Ouais bon, jusque là rien que Thybalt ne sache pas déjà, mais ce qui l'intéressait surtout c'était de savoir si ce type croyait encore assez au Père Noël pour s'imaginer que le rebelle lui ferait grâce de son aide simplement pour ses beaux yeux, ou s'il avait conscience qu'il allait lui falloir autre chose que son air de cabochard de mauvais poil pour lui donner envie de se risquer à entreprendre un tel périple ? Parce que Thybalt n'était pas Mère Thérésa, je crois que tout le monde l'avait déjà compris. « C'est ce qu'on raconte, ouais. » avait-il donc simplement répondu d'un ton presque narquois, tout en toisant l'étranger en attendant de voir ce qu'il avait de plus à dire ou à offrir. Il ne savait pas trop qui était ce on qui avait assuré visiblement avec autant d'aplomb qu'il était fiable à ce point, mais il était pratiquement persuadé qu'il s'agissait de quelqu'un qui ne l'avait jamais rencontré, ou qui mieux encore le confondait avec son paternel. « Si tu m'amènes à destination, en vie cela va sans dire, tu seras récompensé comme il le faut, ça je peux te le promettre. » Parce que les promesses d'un inconnu valaient tellement de choses, par les temps qui couraient, c'est vrai. C'était donc de ça que le rebelle était censé devoir se contenter pour l'instant, des promesses ? Inutile de dire qu'il était loin d'être convaincu, et qu'il ne savait pour l'heure pas trop ce qui le retenait de planter monsieur Je-préfère-ne-pas-connaître-ton-nom pour retourner à ses propres affaires. « Si tu y restes, ne pense pas que je me gênerai pour te faire les poches avant de t'abandonner au premier coyote venu, qu'on soit bien clairs. » Bon, au moins le deal était un peu plus clair maintenant. Il ne s'agissait même pas de faire preuve de cynisme, il s'agissait simplement d'une réalité s'appliquant à la situation plus que précaire dans laquelle se trouvait le rebelle. Voler était quelque chose qu'il rechignait toujours autant à faire, mais il le faisait pourtant par nécessité, ne serait-ce que pour trouver de quoi se changer quand ses vêtements devenaient vraiment trop usés pour être portés ; Et de même, se servir dans les poches d'un cadavre n'était pas quelque chose qu'il tolérait, mais il n'aurait pourtant aucune hésitation à le faire si l'occasion se présentait à lui, dans l'état actuel des choses. La malchance d'autrui pouvait toujours faire sa chance à lui.

Doucement pourtant l'homme avait laissé glisser le long de son bras le sac à dos qu'il tenait jusqu'à présent, pour le laisser s'échouer sur le sol ou entrouvert on pouvait vaguement en distinguer le contenu. Juste de quoi voir que le sac n'était pas vide, et qu'il contenait autre chose qu'un peu de nourriture, quoi. Aussi l'explication qui suivit fut plus que bienvenue pour éclairer la lanterne du rebelle « Ce n'est que la moitié de ce que tu auras. J'imagine que ton district et tes petits copains en ont grandement besoin ces temps-ci. » Mais si il savait, le pauvre. Qu'au cinq la plupart le croyaient mort ou en avaient fait un déserteur et un lâche, et comme copain n'était pas un terme qui puisse s'appliquer à qui que ce soit quand on était dans sa situation. Mais soit, l'intention était louable, ou tout du moins avait-il eu assez de jugeote pour comprendre qu'aucun service ne viendrait sans un petit quelque chose en retour. En guise de compensation, bien entendu. « Et tu nous prends pour qui au juste, moi et mes petits copains, pour des terroristes ? » avait en tout cas fini par demander Thybalt non sans ironie, tandis que du pied il ouvrait un peu plus le sac pour en inspecter le contenu. De quoi faire sauter un pont, ou une voie ferrée, éventuellement ; De quoi foutre dans la merde n'importe quel district, en somme, en envoyant à la figure des habitants la répression en réponse à un acte qu'ils n'auraient pas commis eux-mêmes. « Mais je suppose que je pourrais en tirer un prix acceptable. » maugréa-t-il enfin en regardant l'autre remettre son sac sur son épaule. Il était curieux de voir quelle réaction il aurait s'il faisait mine de faire le difficile. Fallait dire de toute façon qu'il se tâtait encore, il n'était pas certain que quelques grenades et une ou deux armes de poing vaillent la peine de traverser tout Panem en s'alourdissant d'un compagnon de route quel qu'il soit. Il n'était surtout pas certain que ces armes lui soient d'une quelconque utilité, à dire vrai … Il n'avait jamais affectionné les armes à feu, et pour être parfaitement honnête il était très mauvais tireur. Quant aux grenades elles avaient cette notion de situation désespérée dans laquelle le rebelle espérait bien ne pas se retrouver dans un futur proche … Sauf peut-être face à Moriarty, si tenté qu'elle soit toujours de ce monde ; Lui balancer à la figure de quoi calciner l'autre moitié de son visage de vipère n'était pas pour lui déplaire. Après un silence de plusieurs secondes, pourtant, il se décida à donner une réponse au propriétaire du sac à dos. « Si tenté que j'accepte, ça se fera selon mes règles, uniquement, c'est à prendre ou à laisser. » Et inutile de préciser qu'il n'y avait pas matière à négocier sur ce point. « Si je dis à droite, tu vas à droite. Si je dis qu'on s'arrête, on s'arrête. Si je dis que y'a plus d'accord qui tienne, alors y'aura plus d'accord et tu iras faire péter tes grenades à trois sous où bon te semble. » Autrement dit si ça commençait à sentir trop mauvais Thybalt n'avait aucunement l'intention de prendre un quelconque risque pour les beaux yeux d'un type qu'il n'avait jamais vu et ne reverrait ensuite jamais. Mère Thérésa, tout ça, tout ça, je pense que vous commenciez à saisir un peu le truc. « Et si on part, c'est dans quatre jours. Pas trois, pas cinq, quatre jours. » Quant à ce qu'il avait encore à faire dans les environs durant les trois jours qui précédaient, cela ne regardait que lui, et là non plus il n'y avait pas matière à discuter. Il se foutait bien que son interlocuteur doive passer trois jours cachés au fond d'un puit, ce n'était absolument pas son problème, et l'amabilité du bonhomme ne lui donnait aucunement envie de faire le moindre effort à ce sujet qui plus est.



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Jorah E. Baÿs-Galor
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△ humeur : ∇ coincé entre le marteau et l'enclume.
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MessageSujet: Re: a ticket for a long way (thybalt)   a ticket for a long way (thybalt) Icon_minitimeLun 31 Mar - 12:42

On se sent chez soi là où l'envie de s'enfuir n’apparaît plus, là où – subitement – on arrive a imaginer sa vie s'étendre sur de longues années, et pas seulement sur quelques semaines ou quelques jours. Chez soi, un endroit calme, paisible, où le fil des jours s'allongerait a vu d’œil sans qu'on est le temps de compter les heures ou de se trouver une excuses pour partir autre part, voir d'autres gens. Tu es si fatigué de courir partout, tout le temps, tu voudrai pouvoir t'allonger quelques instants sous la brise d'un vent froid, songer a toutes ces choses que tu as laissés de côtés simplement parce que tu n'avais pas le temps de t'en occuper. Chez toi, il existe bien un endroit auquel tu donnes ce nom, ta maison dans le district quatre. Cette maison que tout le monde croit inoccupée, celle qui fait peur aux gamins, celle dont les vieux pêcheurs se méfient comme des premières marées. Elle n'a rien de particulière, elle n'est même pas jolie a regarder. Plusieurs bouts de bois mis en place les uns avec les autres, rien de luxueux, rien de grandiose. Et pourtant c'est le seul endroit dans lequel tu te sens a l'aise, délivré d'un poids malsain. Tu rêves de pouvoir rentrer chez toi, et pour ce faire tu as besoin d'aide, bien que tu ne veuilles pas l'avouer. L'aide de quelqu'un qui en connaît plus que toi sur le chemin a prendre pour ne pas se faire remarquer. Parce qu'à chaque fois que tu t'engouffres dans un district Jorah, a chaque fois, les pacificateurs finissent pas retrouver ta trâce, simplement parce que tu ne prends la peine de faire attention a là où tu mets les pieds. Ils te retrouvent, a chaque fois, te traquent, et tu fini par être obligés d'en blesser un ou deux afin de courir vers la sortie la plus proche. Mais tu ne veux pas que cela se passe de cette façon encore une fois, et bien que tu doives faire équipe avec un rebelle de bas-étages, il est impératif pour toi de sortir du district un sans embûches, et sans te faire remarquer comme toutes les autres fois. D'un autre côté il t'étais difficile de faire confiance, n'est-ce pas Jorah ? Surtout a un rebelle, un rebelle qui pourrait simplement n'en avoir rien a foutre de ta situation, un rebelle qui pourrait te laisser pour mort a la première embûche venue, ou bien même un rebelle qui reconnaîtrai ton visage et qui glisserai un mot aux pacificateurs en échange d'une bourse pleine. A tes yeux ils se ressemblent tous, ces pseudo révoltés, ils vendraient père et mère pour une bouchée de pain et toi tu n'es qu'un étranger, qui te dis qu'il ne te vendra pas dès qu'il en aura l'occasion ? Après tout, toi qui ne fais confiance a personne, pourquoi les gens devraient-ils te faire confiance ?

Une sifflement, puis un deuxième qui s'enchaîne rapidement, voilà ce qui te tire de ta léthargie, les membres engourdis par le froid de vent qu n'en finit pas de souffler. Tu vois, ils ne sont pas dignes de confiance. Tu avais pourtant bien précis un sifflement, pas le répertoire complet des comptines pour enfants que ce taré avait appris dans son district. Marmonnant un juron que toi seul pouvait entendre tu sorti de ta cachette, remuant quelque peu les bras pour faire circuler le sang, et pris la direction du sifflement tout en regardant autours de toi si ce crétin n'avait pas attiré plus de monde a votre petite réunion secrète. Il avait bien une tête de premier de la classe ce rebelle, avec ses cheveux bien peignés et son air supérieur. C'était ce genre de personne qui donnait a Jorah des raisons de détester les rebelles autant que les pacificateurs. Ils pensaient contrôler les districts, être les maîtres du camouflage et de la stratégie alors qu'ils n'étaient qu'une bande de gamins assez cons pour courir dans les bois en sautant sur un rocher de temps a autre. A peine a tu déverser un flot de parole alarmantes sur ton nouvel ami que l'envie de l'égorger a mains nues te reviens aussitôt. C'était donc là tout ce qu'il avait trouvé pour t'aider a franchir les districts sans problèmes ? Il était peut-être tout aussi judicieux de te rendre aux autorités tout de suite. « A quelques minutes près, en effet. »  Tu redressa la tête d'un mouvement brusque, te mordant l'intérieur des joues pour t'empêcher de cogner sur cet abruti. Tu ne vois donc rien Jorah ? Ne trouves-tu pas qu'il ressemble a quelqu'un que tu as bien connu quelques années plus tôt ? « Je vois que tu portes une grande estime a ta vie, après tout tu fais ce que tu veux, je m'en fous, mais contrairement a toi, moi, je tiens a ma peau » A quelques minutes près ils étaient tout les deux soient morts soient en cavale avec une troupe de pacificateurs sur les talons, et c'est là tout ce que ce mec trouvait a dire comme réponse. On t'avais donc envoyé le dernier rebelle qui a autant de jugeote qu'un gamin de trois ans. Après tout si lui voulait mourir ça n'étais pas ton problème, mais si il voulait bien le faire après t'avoir ramené chez toi c'est tout ce qui comptais pour toi. Tu ne vois toujours pas Jorah comme il te ressemble ? Il ressemble a ce toi d'il y a quelques années, quand tu tenais tête a tout le monde et sans aucune raison, quand ton insouciance te dictait encore tes faits et gestes, quand tu étais libre de prendre de risques simplement pour le plaisir de sentir l'adrénaline couler dans tes veines.

Son impertinence te ferait presque sourire, parce que tu sais au fond de toi que c'est plus facile de sourire aux conneries de quelqu'un plutôt que de lui remarquer a coup de poings dans la gueule. Il veut sans doute jouer au plus malins, essayer de tester tes limites pour voir si il n'y a pas un moyen d'aller au delà de ta sale gueule de con qui le fixe d'un air mauvais. Vous jouez tout les deux le même jeux, celui de savoir qui de l'autre est le plus entêté, celui qui baisserai sa garder le premier se verra remettre la médaille du lâche autours du cou. Tu ne veux pas baisser les yeux, pas devant lui, et tu sais qu'il en fera de même avec toi. « C'est ce qu'on raconte, ouais. » Voilà tout ce qu'il arrivait a répondre quant à son statut de « type fiable », il avait l'air de ne pas y croire, comme si tout ça ce n'était qu'un ramassis de conneries, qu'il n'est pas plus fiable qu'un autre. Tu lèves les yeux au ciel tout en réprimant un soupire, ce mec n'a donc pas plus de vocabulaire ? Sait-il au moins enchaîner des phrases de plusieurs mots ? « J'espère pour toi que ce qu'on raconte est vrai. » Tu ne veux pas vraiment lui faire peur, mais si seulement il pouvait arrêter de jouer au con ça vous ferai gagner plus de temps pour mettre au point une véritable stratégie et pas seulement un vague plan dessiné a même le sol dans la boue encore fraiche. « Si tu y restes, ne pense pas que je me gênerai pour te faire les poches avant de t'abandonner au premier coyote venu, qu'on soit bien clairs. » D'un geste lent, contrôlant chacun des muscles de ton corps, tu te tournes vers lui, parcourant son visage du regard. Il ne ment, ce genre de mec ne ment jamais, parce qu'ils n'ont plus rien a perdre. Mais tu t'en fous pas mal, de ses paroles, parce que tu ferais sûrement la même chose si jamais c'était lui qui y restait. Tu fouillerai son cadavre, volerais le peu qu'il a sur lui et le laisserai là, a même le sol, a la vue de tous. « Comme ça on est deux. » Tu lui lance un regard moqueur, presque insultant, le détaillant des pieds a la tête. Vous n'êtes peut-être pas si différents que ça, n'est-ce pas Jorah ? Qui te dis qu'il ne se méfie pas de toi comme tu te méfie de lui ? Il n'a sans doute aucunes bonnes raisons d'être là aujourd'hui et pourtant il se tient devant toi, con peut-être mais lâche sûrement pas. Tu n'aurai sans doute jamais accepter de faire ça pour un autre. Alors, qui est le plus con des deux maintenant ? Tu laisses glisser ton sac lentement sur tes épaules, le posant a même le sol avant de l'entrouvrir pour que ton ami est un petit aperçue de la récompense qui l'attend une fois qu'il aura remplie sa part du marché. Tu n'aimes pas ça d'habitude, vendre tes armes de cette façon, mais quand cela devient la seule solution envisageable tu ne peux pas faire autrement. L'arc que tu as créé des années auparavant est la seule arme que personne d'autre que toi ne touchera jamais, il y a trop de souvenirs, trop de choses et de gens liés a cette arme, quitte a mourir avec. Une poignée de, courtes, secondes plus tard le sac a retrouvé sa place sur tes épaules et un sourire narquois c'est installé sur tes lèvres. Les rebelles vont devoir faire bon usage de ce que tu leur offre là, et ça t'arrache la gueule que de devoir leur donner alors qu'ils ne seront jamais assez futés pour s'en servir correctement, l'un d'entre eux pour même se faire exploser par mégarde. « Et tu nous prends pour qui au juste, moi et mes petits copains, pour des terroristes ? » Il avait trouver les bons mots, des terroristes, voilà ce qu'ils étaient pour toi, voilà ce qu'ils représentaient aux yeux des gens. Tu dirigea vers le rebelle un regard fort en sous-entendu, attendant le moindre geste de sa part pour pouvoir l'enfoncer un peu plus, lui et ses amis qui pensaient pouvoir faire tomber le gouvernement avec des bâtons et des cailloux. « Je m'en fiche pas mal de ce que vous êtes, du moment que vous restez en dehors de mon chemin. » tu hausses les sourcils dans sa direction mais tu n'es pas sur que, dans cette obscurité, il ait remarqué ton geste. « Que vous fassiez sauter des baraques pleines de pacificateurs ou que vous vous en serviez pour retourner vos champs j'en ai rien a foutre. C'est mon prix pour cette mission et ça n'ira pas plus loin que ça. Si t'es pas content parce que tu pensais avoir le droit a des armes a feux et autres conneries du genre alors tu peux toujours partir, c'est pas moi qui te retient. » La vérité était tout autre, la vérité c'était que personne d'autre que lui ne c'était présenté a ton appel, parce que personnes ne voulait être pris entre deux balles pour toi. La vérité Jorah ? La vérité c'est que tu n'as que lui pour t'aider et qui si il foutait le camp maintenant alors tu serais seul pour rentrer chez toi.

« Mais je suppose que je pourrais en tirer un prix acceptable. » Et il continuait, te regardant avec un air faussement supérieur, comme si tout sur cette terre lui était du, comme si ce boulot ce n'était que le cadet de ses soucis et qu'il avait d'autres chats a fouetter que de traîner avec toi pour une poignées de grenades, aussi efficaces soit-elles. « Tu en fais ce que tu veux l'ami. » Tu commençais a en avoir marre, de cette guerre pathétique entre deux grandes gueules qui ne voulaient par la fermer. Il fallait qu'il te dise ce qu'il comptait faire pour t'aider, quand partir ? Vers quel district se rendre en premier ? Comment faire pour ne pas attirer les regards des pacificateurs ? Combien de temps cela mettrait pour se rendre au district quatre ? Tu voulais te reposer, être tranquille le temps d'un mois, peut-être plus. « Si tenté que j'accepte, ça se fera selon mes règles, uniquement, c'est à prendre ou à laisser. »  Cela ne te surpris guère, tu haussas les épaules, attendant la suite des ces réclamations. « Si je dis à droite, tu vas à droite. Si je dis qu'on s'arrête, on s'arrête. Si je dis que y'a plus d'accord qui tienne, alors y'aura plus d'accord et tu iras faire péter tes grenades à trois sous où bon te semble. » Grenades à trois sous, ces mêmes grenades qui t'avait demandé plus d'une année d'élaboration. Tu te mordis les lèvres, retenant ton poing de venir se perdre dans sa figure. Il n'avait aucune vision du monde, aucune connaissances quant à l'art de la guerre, ce n'était qu'un rebelle convaincu qu'il n'avait rien de mieux a faire et rien a perdre pour venir t'aider. « Tu me dira aussi quand et où pisser ? » Un nouveau sourire malsain s'installe sur ton visage, et le pire c'est que tu sais qu'il est capable de le faire. Il n'a pas l'air de plaisanter l'ami et ça t'énerves comme ça te te rassure, parce que tu comprend qu'il sait ce qu'il fait et qu'il attends de toi que tu le saches aussi. Ça te plaît les gens comme ça, n'est pas Jorah ? « A vos ordres. », tu ajoutes cette phrase, non sans une certaines plaisanterie, parce que tu n'as jamais suivit les ordres d'un autre que toi, mais peut-être est-ce en train de changer.  « Et si on part, c'est dans quatre jours. Pas trois, pas cinq, quatre jours. »  Sa dernière phrase te sorti de cette ambiance lourde qui pesait depuis de longues heures sur votre conversation. Tu ne voulais pas partir dans quatre jours, tu voulais partir maintenant, profiter de l'obscurité pour tenir éloignés les gardes qui circulaient dans les districts. La forêt vous servirait de couverture et vous seriez déjà loin du district un au petit matin. Tu secoua la tête, passant ta main dans tes cheveux tout en tournant légèrement sur toi même. C'était la seule solution, il n'y avait que lui et ça n'était que trois jours a attendre. Oui, sans doute, mais c'était trois jours a attendre pour toi, caché tu ne sait où, tout ça pour que monsieur le rebelle s'occupe de sa petite vie. « Quatre jours, a la même heure ici même. Si t'es pas là, que t'as ne serait-ce qu'une simple seconde de retard ou que l'envie te reprendre de chantonner l'intégrale de ton répertoire, notre accord ne tient plus. » Tu pointes ton index dans sa direction, si près de ton son torse que tu peux deviner sa respiration. « Le voyage ne doit pas durer plus d'une semaine, pas de pauses de douze heures simplement parce que t'as mal aux pieds, pas de 'je passe chez une amie dire bonjour' et pas de conneries. Mes conditions. » Et tu fais le premier geste 'amical' de la soirée, toi qui, quelques heures plus tôt, aurait volontiers balancé ce rebelle aux pacificateurs simplement pour avoir siffler plus d'une note, tu lui tends la main, prêts a signer votre accord.


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Thybalt M. Homens
DISTRICT 5
Thybalt M. Homens
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△ multicomptes : raven, gwendal, eurydice (denahi)
△ à Panem depuis le : 22/12/2011
△ humeur : désabusé
△ âge du personnage : trente quatre ans
△ occupation : médecin de campagne ~ bras droit du chef des rebelles


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MessageSujet: Re: a ticket for a long way (thybalt)   a ticket for a long way (thybalt) Icon_minitimeDim 28 Déc - 22:54

Ce serait se méprendre que de penser que Thybalt ressentait un quelconque attachement au district un, attachement qui expliquerait qu'il ait mis tant de temps à se décider à mettre les voiles. En réalité il se foutait bien du district un, il en méprisait même subjectivement la plupart de ses habitants sur le simple fait de ne pas partager la vie de misère des districts les plus pauvres et il savait bien que la répression ici n'était pas aussi violente qu'ailleurs … Il n'en avait rien à foutre, sincèrement, et il y aurait déjà longtemps qu'il serait loin si ce n'était pas pour Moonshine. Mais il y avait Moon, justement, et elle ne se rendait sans doute même pas compte de l'importance et de la place qu'elle avait prise dans la vie de Thybalt, sans même qu'il ne s'en aperçoive. Une place qui le conduirait peut-être un jour à sa propre perte, mais qui lui avait aussi permis de survivre durant les mois qui venaient de s'écouler ; Si ce n'était pas pour la brune Thybalt n'aurait peut-être jamais trouvé la force de puiser suffisamment dans ses réserves physiques pour faire le trajet entre le district cinq et le district un. Et c'était purement égoïste de sa part au fond, parce qu'en venant jusqu'ici ce n'était pas uniquement sa vie mais aussi celle de la jeune femme qu'il risquait. Personne n'ignorait plus désormais le sort réservé aux habitants de Panem qui avaient le malheur d'entretenir des relations, quelles qu'elles soient, avec des membres de la rébellion. Qui plus est des rebelles recherchés comme l'était désormais le blond, depuis son évasion. Mais il avait eu un besoin viscéral de la revoir, et maintenant qu'il devait repartir c'était un véritable crève-cœur. A la fois parce qu'il allait devoir la laisser, et parce qu'il ne pouvait pas s'empêcher de repenser à ce qu'elle lui avait avoué, à cette horrible vérité à laquelle il ne pouvait pas adhérer et dans laquelle il l'avait pourtant poussée avec violence, et presque avec hargne. Alors s'en aller maintenant c'était probablement la meilleure solution, et s'il prévoyait de retourner au cinq ou dans ses environs ce n'était que pour une seule et unique raison : il n'avait nul part où aller, à part là-bas. Il le savait pourtant, que jamais plus il ne pourrait retrouver sa maison, reposer ses coudes sur le comptoir poussiéreux et poisseux du vieux Byron, ou fouler le pavé de la grand place devant l'hôtel de justice. Il savait tout cela, et cela faisait partie de ces choses qui lui faisaient mal à en crever, mais il ne savait simplement pas quoi faire d'autre … Où allait-il, maintenant qu'il n'était plus chez lui nul part ? Où allait-il ? Il n'en avait pas la moindre idée. Et s'il avait accepté l'idée de devoir se coltiner un passager supplémentaire lors de son périple c'était peut-être dans l'unique but d'avoir quelque chose pour le forcer à avancer, et à ne pas rebrousser chemin avant d'arriver au bout.

Pour autant il n'avait pas la moindre intention de faciliter la tâche à ce passager clandestin, parce que Thybalt était comme ça, empêcheur de tourner en rond professionnel, et parce que les quelques secondes qui venaient de s'écouler lui suffisaient maintenant pour savoir qu'il n'allait pas apprécier ce type, qui se pensait de toute évidence important mais qui ne valait pas mieux que n'importe quel cloporte de Panem. Pas mieux que Thybalt, pas mieux qu'un autre. Il était là, un rictus agacé balafrant sa gueule enfarinée, le ton supérieur du mec qui jugeait sa propre valeur plus élevée que celle de son interlocuteur transpirant par tous ses pores tandis qu'il s'adressait au rebelle « Je vois que tu portes une grande estime à ta vie, après tout tu fais ce que tu veux, je m'en fous, mais contrairement à toi, moi, je tiens à ma peau. » Tiens donc, on ne s'en serait pas douté un seul instant, s'il n'avait pas pris la peine de le préciser. Le pire là-dedans c'était alors peut-être qu'il s'agissait de la stricte vérité, ce type, aussi peu sympathique soit-il, tenait assurément à sa propre vie plus que Thybalt ne tenait à la sienne, et cela il ne tenterait même pas de le nier, se contentant d'un sourire en coin, un sourire d'où pointait l'amertume et qui valait sans doute la plus construite des réponses. Mais soit, le brun tenait à sa peau et l'on ne pouvait pas lui en vouloir, encore moins Thybalt dont l'instinct de survie primait généralement sur l'envie de jouer les héros … Héros de quoi, de toute façon. Et quelle importance que les états d'âmes de Thybalt, quand tout ce qu'on lui demandait c'était de conduire un type jusqu'au district quatre sans qu'il ne sache véritablement s'il acceptait par altruisme – peu probable – ou par dépit. Parce que voyager à deux, même avec Mister Sourire en personne, c'était toujours mieux que de voyager seul. C'était pouvoir s'arrêter plus longtemps en sachant que l'autre montait la garde, c'était avoir une raison de ne pas s'arrêter pour ne pas perdre la face, c'était se donner un but à atteindre telle la carotte que l'on faisait pendre fièrement devant un âne en croyait l'avoir berné. « J'espère pour toi que ce qu'on raconte est vrai. » Voyez-vous cela, ce bonhomme avait décidément de drôles de manières quand il était question de persuader Thybalt qu'il ne faisait pas une mauvaise affaire en décidant d'en faire un compagnon de route temporaire. Est-ce qu'un peu de matos valait qu'il se coltine Monsieur Grincheux pendant des centaines de kilomètres ? « Pour moi ? Mais tu l'as dit, c'est toi qui tient à ta peau, alors si j'étais toi je m'inquiéterais de mes affaires plutôt que de celles du voisin. » S'il pensait l'effrayer ou même simplement l'impressionner avec ses menaces, il ne savait clairement pas où il mettait les pieds. Certains pacificateurs n'étaient pas parvenus à impressionner le gamin fantasque qu'avait été Thybalt durant toute son enfance et son adolescence, alors le bonhomme bougon et mal luné pouvait toujours se brosser pour espérer y parvenir en quelques phrases. D'ailleurs le rebelle avait préféré se montrer clair dès le départ, pour éviter que monsieur ne se fasse de fausses idées sur ses intentions, et ne s'imagine que sous prétexte qu'il acceptait de  le conduire jusqu'aux frontières du district quatre il accepterait de jouer les nounous … Non, ce qui pouvait arriver à ce type Thybalt n'en avait clairement rien à foutre et s'il devait en arriver à laisser sa carcasse aux premiers charognards qui passeraient il le ferait sans verser la moindre larme de compassion. « Comme ça on est deux. » A la bonne heure ! Décidément plus avare de mots qu'il n'en avait l'habitude, Thybalt s'était contenté d'étirer ses lèvres en un sourire à l'hypocrisie flagrante.

Restait maintenant à évoquer la question du paiement, puisqu'il allait sans dire que Thybalt n'acceptait pas la présence d'un inconnu dans ses pattes par simple bonté d'âme, ce temps-là était révolu désormais … Non, contrepartie était obligatoire, et par les temps qui courraient le blond comme les autres ne crachait sur aucun moyen d'améliorer un peu un quotidien fait de chapardage et de générosité quémandée à autrui dont il avait pour ainsi dire honte. Honte de vivre comme un vagabond qui devait se servir chez autrui lorsque ses vêtements se changeaient en lambeaux ou que son estomac ne supportait plus l'eau polluée de certaines rivières et l'amertume des racines qui constituaient nombre de ses repas. Et certes, ce n'était pas les gadgets proposés par le type en face de lui qui l'aideraient dans l'immédiat, mais au marché noir on revendait de tout, rien ne se perdait jamais … Et surtout pas des explosifs. Parait-il que les rebelles en avaient grandement besoin ces temps-ci, énième preuve sans doute que Thybalt n'était pas à ranger dans la catégorie des rebelles modèles. « Je m'en fiche pas mal de ce que vous êtes, du moment que vous restez en dehors de mon chemin. » Il aurait pu s'arrêter là, mais il avait fallu que non content de lui il aille au bout de sa pensée et se lance dans une tirade de conviction que Thybalt n'avait pourtant que faire. « Que vous fassiez sauter des baraques pleines de pacificateurs ou que vous vous en serviez pour retourner vos champs j'en ai rien à foutre. C'est mon prix pour cette mission et ça n'ira pas plus loin que ça. Si t'es pas content parce que tu pensais avoir le droit à des armes à feu ou autres conneries du genre alors tu peux toujours partir, c'est pas moi qui te retient. » La syllabe moqueuse qui s'était échappée des lèvres du rebelle valait bien mille réponses, et à vrai dire Thybalt ne savait pas trop ce qui le retenait de dire au faiseur d'armes ce qu'il pensait tout bas … Rien, rien ne le retenait et finalement il n'avait pas été capable de tenir sa langue, comme souvent. « Tu m'as l'air d'avoir besoin qu'on te rafraîchisse la mémoire : c'est toi qui a besoin de moi, et non pas le contraire, tache de ne pas l'oublier. » Parce qu'au fond lui avait plus besoin de rejoindre le quatre que Thybalt n'avait besoin de tout son attirail ; Ce genre d'armes il n'en avait pas l'utilité, quant au trajet qu'ils s'apprêtaient à entreprendre il l'avait déjà fait seul dans un sens, alors dans la théorie il était parfaitement capable de le refaire en sens inverse, seul également. Et cela lui plaisait c'est vrai, cette possibilité de pouvoir mettre sous le nez de ce mec le fait que c'était lui qui avait besoin de ses services et ne pouvait pas se débrouiller tout seul. C'était forcément jouissif, au moins un peu, et Thybalt était le genre à se contenter de particulièrement peu, justement.

Reste encore que le rebelle n'avait aucune intention ni même envie de se ralentir d'un boulet, et que la condition principale au fait qu'il accepte pour de bon cet échange de bons procédés tenait avant tout dans l'assurance de ne pas devoir gérer les humeurs récalcitrantes de son passager. Lui ne savait pas où il allait, qui sait peut-être n'avait-il jamais entrepris de périples similaires, mais Thybalt commençait à avoir l'habitude de tout cela, il savait se débrouiller, le seul grain de sable dans la machine restait la présence d'un individu à moitié désirable, et pour cette raison il préférait s'éviter d'avoir à mettre les points sur les I plus tard. « Tu me diras aussi quand et où pisser ? » Qui faisait le mariole désormais ? Plus Thybalt, à l'évidence, et il en était presque le premier surpris tant il avait peu l'habitude que les rôles soient inversés. « A vos ordres. » qu'avait terminé d'ajouter lu brun, d'un ton qui suintait l'hypocrisie et la mauvaise foi. Oh il pouvait faire le malin, prendre cela à la rigolade et s'imaginer qu'il n'en ferait qu'à sa tête une fois en route, mais la bienveillance de Thybalt avait atteint ses limites quelque part entre sa cellule crasseuse du cinq et l'incendie de sa maison, et il parviendrait probablement à vivre avec les remords liés au fait de l'abandonner à son sort en pleine forêt si le spécimen devenait vraiment trop insupportable. Des remords il en avait déjà des tonnes, il n'était plus à un près, aussi triste ce constat pouvait-il être. « Garde ça pour plus tard, va. » Il aurait tout le temps d'être à ses ordres dans quatre jours, quatre jours et pas un de plus puisque Thybalt avait déjà prévu son départ pour ce jour-là et n'avait aucunement l'intention de changer ses plans pour parfaire aux exigences d'un inconnu. « Quatre jours, a la même heure ici même. Si t'es pas là, que t'as ne serait-ce qu'une simple seconde de retard ou que l'envie te reprendre de chantonner l'intégrale de ton répertoire, notre accord ne tient plus. »  Il était là, l'index pointé vers lui comme pour tenter de l'intimider avec ce geste ô combien paternaliste, mais il n'y était pas du tout. Homens n'en avait rien à foutre de leur accord, au fond, il pouvait très bien faire sans, contrairement à l'autre. Pourtant il insistait, sûr de lui « Le voyage ne doit pas durer plus d'une semaine, pas de pauses de douze heures simplement parce que t'as mal aux pieds, pas de 'je passe chez une amie dire bonjour' et pas de conneries. Mes conditions. » Ses conditions, la bonne blague. Silencieusement le rebelle l'avait vu faire un pas dans sa direction et tendre la main vers lui, comme pour sceller un accord auquel il venait de rajouter ses conditions de dernière minute en espérant ainsi qu'elles passeraient crème. Le mélange d'espoir et d'ignorance qui était le sien donnait presque matière à s'attendrir, si ce n'était pour la période sombre dans laquelle ils vivaient ; Une période l'attendrissement n'avait pas sa place. « On verra ça. L'ami. » Singeant l'expression précédemment utilisée par son interlocuteur Thybalt avait attrapé sa main en faisant mine de bonne volonté, mais omettant de relâcher sa poigne ensuite il en avait profité pour planter son regard dans celui du brun et pour ajouter, cette fois-ci sans une once d'ironie ou de plaisanterie « Le voyage durera le temps qu'il faudra, c'est tout. Je brûlerai pas les étapes au risque de me faire choper par une patrouille parce que monsieur est pressé. Cette route je la connais, je l'ai étudiée, je l'ai parcourue. Alors tu te contenteras de remplir ta part du contrat, c'est à dire suivre le mouvement et ne pas jouer au con, et tu me laisseras faire la mienne. » Attendant une longue seconde, le temps pour le type d'assimiler ce qu'il venait de dire et de l'imprimer quelque part au fond de son crâne pour ne pas l'oublier. « Mes conditions. » Et si monsieur n'était pas content il aurait toujours temps de ne pas se pointer au rendez-vous fixé quatre jours plus tard. Relâchant la main du brun il avait rangé les siennes dans les poches de sa veste et fait un pas en arrière, repoussant du bout de son pied le sac à moitié ouvert et contenant l'artillerie qui servirait de paiement. « Je te les laisse pour l'instant, au cas où tu changerais d'avis. » Des fois que monsieur ne décide finalement de faire le difficile et ne préfère se rendre au quatre tout seul. C'était toujours une possibilité après tout, mais s'il tenait autant à sa vie qu'il le disait il serait là. Pour l'heure le rebelle estimait n'avoir plus rien à faire dans le coin, et sans raison de s'attarder il n'avait aucune envie de prendre racine jusqu'au prochain tour de garde des pacificateurs qui quadrillaient la zone. Adressant donc un vague signe de tête au jeune homme il avait tourné les talons, quittant la zone sans se retourner … et ne manquant pas de siffloter quelques instants l'air qui semblait avoir tant contrarié son futur compagnon de route. Personne ne dictait sa conduite à Thybalt. Plus maintenant.

fin du sujet.


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