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 (CHILLIE) † i like the sad eyes, bad guys, mouth full of white lies.

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(CHILLIE) † i like the sad eyes, bad guys, mouth full of white lies.  Vide
MessageSujet: (CHILLIE) † i like the sad eyes, bad guys, mouth full of white lies.    (CHILLIE) † i like the sad eyes, bad guys, mouth full of white lies.  Icon_minitimeSam 9 Jan - 0:43


i like the sad eyes, bad guys, mouth full of white lies
I'm searching for something that I can't reach. I don't like them innocent I don't want no face fresh, Want them wearing leather Begging, let me be your taste test. Kiss me in the corridor, but quick to tell me goodbye.


District 12. Ciel gris, et murs noir charbon, cernés de fumée. À l’extérieur, les flammes crépitent pour réconforter d’un hiver précoce ; la pièce à vivre, quant à elle, est livrée aux volutes de cigarettes froides. Et ils tournent en rond. Littéralement. Duncan fait le tour du salon, minimum trois fois par heure. Les bras renversés derrière sa tête, et le regard rivé sur Billie. Husam brille par ses colères excessives et sa propension au drame ; il n’a presque plus d’ongles, et Wyatt plus de cheveux. Un couple de rebelles les héberge, le temps de leur mission — juste deux ou trois jours, tout au plus —, ils disent leur en devoir une, et veulent rembourser leur dette. Seulement vingt-quatre heures, mais elle réalise que ça va les rendre fous à plaisir, cette jolie petite prison, sa cacophonie ambiante et sa collectivité mortuaire. Eux, ce sont des hommes d’action, et ils ne cessent de désormais tourner comme des lions en cage et enragés. La femme, Dorcas, reste assise dans sa chaise à bascule pour boire son thé, dans un mug ébréché — pour un cœur brisé —, et les couve d’un regard à l’étrange lueur maternelle et nostalgique. Duncan s’efforce de les maintenir au-dessus des flots ; la tête hors de l’eau. Il anime de longues parties de cartes auxquelles Wyatt participe, une cigarette à la bouche. Billie aussi y joue parfois, avec ses doigts d’innocente ; et Husam bat les cartes avec une force brute de joueur expérimenté. L’époux — Alaric — revient, et le froid s’engouffre aussitôt dans la maisonnée, vient s’insinuer sous leurs peaux, et mordre leurs os. Il porte, sur les épaules, le corps inerte d’un chevreuil à la poitrine sanguinolente. Dorcas se redresse — elle déplie son corps usé, et on dirait qu’elle s’affaisse — et, aussitôt en cuisine, s’affaire. Les trois autres ne tardent pas à darder Billie d’un regard entendu ; Wyatt ose même enfoncer le coude entre ses côtes douloureuses. Elle grogne, montre les dents ; elle a l’air d’une louve au pelage nocturne, avec son regard lunaire. Ils n’ont même pas la décence d’avoir seulement l’air effrayé ; au contraire, ils lui sourient effrontément, audacieusement angéliques. Avant de se lever, elle abat furieusement ses cartes. Brelan d'as et paire de valets. Et le trio dépouillé qui beugle, qui hurle à l'ignominie et la tricherie, avant de jeter chacun sa propre main, d'un air profondément dégoûté et obstinément boudeur.  

Ça fait dix minutes qu’elle a fini d’inciser la chair ; elle a même dénervé les filets avec une telle habileté qu’ils la reluquent d’un coup d’œil effaré — admiratif, ou un tantinet craintif. Et puis, brusquement gauche et veule, tout à coup démunie de son arme de prédilection, ne comprenant pas un traître mot de ce que Dorcas lui demande de faire, lorsque celle-ci la congédie avec le plus de tact possible, elle s’insurge enfin : “ Et pourquoi ce serait à moi de faire la cuisine ? C’est sexiste ! D’autant que ça ne serait même pas de la bonne cuisine sexiste, intervient Husam. Comestible, à tout casser. ” renchérit Duncan de bon cœur. Wyatt éclate de rire ; et ça lui vaut de manger l’un des oreillers de fortune dont ils se servent pour la nuit. Ça, ils ne l’emporteront pas au Paradis. Tête haute, elle va se jucher de l’autre côté du salon ; et de Billie, il ne reste que son rideau de cheveux d’or, et le grincement de la chaise à bascule. Et puis, aussi, ses yeux obstinément fermés à travers lesquels elle devine les sourires du trio et leur façon si similaire de faire rouler leurs orbites qu’ils ressemblent presque à des frères. Elle, chaque fois qu’elle pense à frère, elle songe à Aiden. Et elle s’en mord les lèvres, et ça lui fend le cœur. Et puis, la seconde d’après, parce qu’elle se souvient qu’elle est au Douze, il y a le sourire de Miles, lentement, qui s’imprime à l’envers sur sa rétine. (À moins que ce ne soit la moue d’agonie qui tordait les lèvres de Jonathan.)

Sweenage ! ” semble hurler Husam. Mais c’est un peu flou. De toute façon, Billie, elle porte une foule silencieuse en sa seule personne qui, souvent, se met tout à coup à gueuler. Sans arrêt. Et puis, ce soldat, avec son regard féroce et guerrier, il a la bouche éternellement ouverte ; sa vie entière est un cri. Contre le monde, contre lequel il se révolte. Et puis, contre elle aussi, parfois — souvent, depuis qu’ils font équipe. Elle ouvre les yeux, et croise ceux, bruns et profonds de Chaol. Son visage se fend d’un sourire, si lumineux qu’il éclaire jusqu’à l’orbe de ses yeux. (Deux émeraudes précieuses ; la seule richesse qu’elle possède.) “ Trajan !, s’exclame-t-elle, avec un rien trop d’enthousiasme. (Elle ne l’appelle jamais Trajan que devant les autres. Les militaires sont un rien trop attentifs à ses effusions quelque peu détonantes parmi eux.) T’es en avance, non ? Je te manquais tant que ça ? ” Elle s’enorgueillit avec langueur, et se relève sans lenteur. Elle est debout et, brusquement, sa main est d’ores et déjà glissée sous le bras encore vêtu de l’uniforme de Pacificateur — comme le reste du corps —, et puis, elle commence à l’entraîner à sa suite. “ On peut savoir où vous allez ? Mission top secrète. Je vous en parlerai bien, les amis. Mais je serai forcée de vous tuer après. ” Leurs sourires s’estompent avant même de poindre sur leurs visages lorsqu’ils l’aperçoivent récupérer l’une de ses lames. S’ils n’étaient pas aussi entrainés, peut-être qu’ils auraient la sagesse d’esprit de la redouter — c’est déjà un peu le cas : ils savent qu’elle ne les tuera pas, qu’elle ne le pourrait pas ; mais aussi que qu’elle saurait leur laisser quelques égratignures avec allure. Toutefois, en les voyant s’approcher de la porte, Wyatt se dresse vite en unique — mais insurmontable — rempart devant la porte d’entrée. Son regard est sans équivoque : il attend de sa part qu’elle respecte le plan. Ils ne sont pas censés sortir. Pas cette fois. Discrétion absolue est à l’ordre du jour. “ C’est bon, j’irai ausculter quelqu’un. C’est bien ce que Coin veut de moi, non ? ” elle grogne, encore. Ils y sont habitués ; ils répliquent souvent que ce sont ces chiens-là qui mordent le moins. (Chaque fois, elle songe qu’elle devrait leur présenter Kathleen, un jour. Elle leur ferait ravaler leurs mots, et ce, en leur déversant mille maux.)

Quelques minutes de négociation d’une diplomatie toute relative — comprendre : Billie qui les a menacés de les recoudre sans anesthésie la prochaine fois qu’ils seraient blessés ; ce qui, providentiellement, arrive assez souvent ces derniers temps —, ils ont enfin réussi à s’échapper, non sans qu’elle leur ait juré d’être de retour avant dix-neuf heures passées. Dehors, à l’air libre, elle a déjà lâché Chaol et étiré ses bras en croix, comme une paire d’ailes atrophiées qu’on lui aurait désespérément tranché par peur de la voir subitement s’envoler. Et puis, elle a aussi tiré la langue, pour y recueillir un flocon qu’elle laisse fondre, lentement. Un autre vient de chuter sur le bout de son nez ; elle louche pour l’observer, avant que son rire ne se mette à résonner. “ On peut aller chez toi ? Ou autre part, je ne suis pas difficile. ” qu’elle lui demande, un sourire mutin jouant sur ses lèvres, les yeux encore perdus dans l’anthracite du ciel qui s’est brusquement déchiré au-dessus de leurs têtes, et saigne quelques gouttes nivéennes et délicates. Elle ne peut s’empêcher de penser à nouveau à Miles. Elle n’a pas à faire beaucoup d’efforts pour l’imaginer, le dessiner, le calligraphier entre ces disparates pans de rideaux blancs qui tombent et s’étouffent sur le sol. Elle le voit, son sourire. Lumineux. Elle voudrait dire : incandescent, mais il n’est pas fait de feu, de flammes ou d’impulsion. Il lui évoque davantage une brise légère et éthérée, insaisissable et silencieuse. Ou bien, le fleuve qui bordait la forêt dans le Neuf. Ce fleuve paisible dans lequel, enfants, ils se baignaient — Kathleen, Aiden, Elyas et elle —, et s’amusaient à refaire le monde, jouaient à oublier tout ce qu’il pouvait y avoir d’immonde. Ce fleuve d’été, bleu, si bleu, qu’il semblait simplement refléter les beaux yeux de sa meilleure amie. Ce fleuve que, depuis ses souvenirs, elle ne cesse d’adorer. Comme elle adore Miles. Comme elle adorerait lui rapporter quelque chose à quoi se raccrocher. (Peut-être dans l’espoir que ça saurait alléger son péché. Soulager ce fardeau qu’elle ne peut se résoudre à lâcher. La ressemblance est trop frappante ; non pas que ça l’enchante, mais elle ne peut se détacher de ce spectre qui la hante.) Elle sourit à Chaol, et on dirait qu’elle s’envole, qu’elle ne touche plus le sol.



Dernière édition par Billie Sweenage le Dim 20 Mar - 21:56, édité 1 fois
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(CHILLIE) † i like the sad eyes, bad guys, mouth full of white lies.  Vide
MessageSujet: Re: (CHILLIE) † i like the sad eyes, bad guys, mouth full of white lies.    (CHILLIE) † i like the sad eyes, bad guys, mouth full of white lies.  Icon_minitimeSam 9 Jan - 2:03

i like the sad eyes, bad guys, mouth full of white lies
I'm off the deep end, sleeping, All night through the weekend, Saying that I love her but I know I'm gonna leave her, You say that you're no good for me, 'Cause I'm always tugging at your sleeve And I swear I hate you when you leave But I like it anyway.
C'est dangereux.
Trop dangereux.
Il ne peut pas rester. Il doit partir, se détourner, courir, voler. Il ne peut pas rester, c'est bien trop dangereux, Alaric n'aurait jamais dû le contacter comme ça. Il n'aurait jamais dû le contacter tout court, à vrai dire: leurs relations, purement professionnelles, sont sensées s'arrêter là où Chaol lui indique où et comment les convois d'argent et de charbon circulent dans le district douze, et là où Alaric le remercie d'un bref hochement de tête. Sa prise de risque est iréelle. Sa prise de risque est iréelle: si elle avait voulu être contactée, Billie se serait démerdée pour lui laisser un mot, un indice, pour l'avoir prévenu à l'avance... mais c'est le silence radio, depuis une semaine. Chaol ne se fait pas de souci (pas trop). Il sait qu'elle peut s'occuper d'elle-même. C'est quelqu'un de fort, et de déterminé — mais, bon sang, cette inquiétude lui serre le coeur et lui tord l'estomac et il a juste envie de se donner un gifle parce qu'il est dingue, dingue, dingue de s'inquiéter pour une fille comme ça. Il se souvient de la première fois qu'il l'a vue: la détermination dans ses yeux, la confiance dans son regard, ses doigts agiles et délicats courant sur sa peau sanguinolente. Il se souvient de la première fois que sa mère l'a vue: la ligne de réprobation en fossette sur le coin de sa bouche, ses yeux plissés, son nez froncé. Il se souvient de ce qu'elle lui a dit, il se souvient du ton pensif de sa voix, de son air intéressé et un peu distrait, alors qu'elle cherchait sur son visage des indices de sentiments que Chaol a tant de mal à réprimer. “ Tu sais que cette fille, elle pue les ennuis à plein nez, n'est-ce pas? ” Oui. Oui, je le sais. Je l'ai lu dans son regard, je l'ai vu sur sa peau, je l'ai senti à côté d'elle. Elle pue les ennuis, et elle ne me regarde pas, et elle me déteste presque, je dois être tout ce qui l'insupporte, je dois représenter tout ce envers quoi elle se bat. “ Je serai prudent, ” avait-il simplement répondu à la place.

Et ce n'est pas prudent, pas du tout, ce qu'il fait en cet instant précis.
Il est accompagné de son lieutenant, un pauvre type mal dans sa peau qui pleure un peu sur l'ancien chef des Pacificateurs et qui regarde toujours Chaol d'un air peu amène quand il pense que celui-ci ne le voit pas. Ils ratissent ce coin du district, les armes en travers du corps mais sans le casque, leurs regards cherchant les fenêtres désertes, dissuadant quiconque de s'avancer. Le gros problème de son lieutenant, aussi, c'est que c'est un bavard. “ Dites-moi, Trajan? Capitaine. Oui. Capitaine Trajan?Oui, lieutenant?Est-ce que vous pensez que les étoiles s'éteignent la nuit? ” C'est un bavard idiot. Chaol a juste envie de lui arracher les yeux en lui demandant d'être seul, parce qu'il a quelqu'un à voir. Il soupire légèrement, discrètement, faisant mine de se concentrer sur une maison en particulier, pour garder contenance mais aussi dompter la frustration qui lui tord les entrailles. Est-ce qu'elle se trouve dans cette maison? L'attend-t-elle? Le guette-t-elle? Sait-elle qu'il vient? Oh, comme il se déteste. Il est juste ridicule, à penser à elle ainsi; son comportement envers lui ne fait aucun doute, il est un ami au mieux, un allié tout au plus. Mais ce n'est pas de sa faute, si ses yeux sont si jolis, et son sourire si doux! Et sa voix — Trajan! s'exclame-t-elle souvent, avec ce sourire qui allume des étincelles, des flammes, des étoiles dans ses yeux. “ Les étoiles ne s'éteignent jamais, lieutenant, ” répond-t-il fermement, en se remettant à marcher.

Il remercie la sienne, d'étoile, quand il aperçoit le foulard bleu marine accroché à la fenêtre de la maison qui fouette au vent. On dirait juste du linge en train de sécher, un morceau de tissu arraché ou une merde abandonnée; personne n'y fait attention, mais Chaol sait. “ Lieutenant? Oui, capitaine? ” D'un mouvement sec du menton, il lui désigne le marché couvert à droite. C'est un petit marché, à moitié dans une maison, à moitié dans un sous-sol, avec deux draps qui protègent l'entrée et deux draps qui invitent à y pénétrer. C'est un endroit étrange et insalubre où des vieilles femmes et des vieux hommes battus par la vie vendent autant de merdes que de joyaux; Chaol se souvient de longues après-midi passées à négocier avec ces commerçants pour récupérer tel ou tel ingrédient efficace contre tel ou tel maladie que lui demandait sa mère. Chaol se souvient de son enfance, avec les rires et les bons souvenirs et tout, et voir ces draps qui s'agitent au vent et laissent entrevoir, à un moment, l'intérieur de cet endroit horrible, lui rappelle douloureusement où il en est aujourd'hui. “ Je connais votre penchant pour la gnôle et je sais qu'ils servent ici la meilleure du coin.Mais... capitaine... ” Chaol est plus rapide; à mesure qu'il parle, le lieutenant Kaplan se décompose, puis s'esquisse d'un sourire. Il le mérite, n'est-ce pas? Il le mérite, bien évidemment. Il a tout fait pour. Trajan est un incapable, ce n'est un secret pour personne; mais Trajan, bien évidemment, cherche à se faire des amis parmi les Pacificateurs, il cherche à se faire des connections et se rapproche de lui, l'ancien confident du précédent capitaine. Ça fait du sens. Et puis, il le mérite bien, il le sait! Personne n'ignore que dans ce petit marché couvert, avec sa porte faite de draps et ses fenêtres barricadées, à l'étage de cette petite maison insalubre qui tombe en ruines, il y a toujours quelqu'un pour réchauffer vos draps. Et il le mérite! Il le mérite. Le sourire encourageant que lui adresse Trajan le conforte dans cette idée; pourquoi donc lui permettrait-il ainsi de partir en pleine mission? Pourquoi donc l'aurait-il amené avec lui, alors qu'il sent comme une seconde peau le mépris que lui adresse le capitaine? Pourquoi, à part pour le récompenser? Notre secret, Kaplan; parfait, sa femme n'a pas besoin de savoir.

Chaol continue sa route, quant à lui. Foulard puis quatrième maison à gauche. Gagné. Il frappe à la porte. Alaric lui ouvre, et sur son visage se battent autant le soulagement que l'incrédulité; après tout, le message n'est parti que ce matin... “ Solus, dit-il, un surnom comme un autre, qui le fait un peu grimacer quand prononcé à haute voix. Ils entrent dans la maison d'un même pas, Chaol se passant machinalement une main dans les cheveux comme pout les arranger. — Alaric. Où est- - ” Il s'interrompt en croisant le regard défiant de un, deux, trois hommes et une femme. Le visage de Chaol, qui s'ouvre un instant de soulagement en voyant la belle chevelure blonde de Cérès reconnaissable entre toutes, se ferme brusquement. “ Bonjour, messieurs. Madame, dit-il, très simplement, en hochant très légèrement de la tête à l'adresse de celle qui a l'air d'être la femme d'Alaric. — Qui êtes-vous? Qu'est-ce que vous faites là? ” grogne l'un des hommes et Chaol le voit, comme dans un rêve, tendre la main vers une arme à sa hanche. Il baisse la sienne, machinalement, avec un temps de retard. “ Je viens visiter Cérès Sargent. Nous avons une urgence dont elle seule peut s'occuper. ” Sa voix est courtoise, et peut-être un peu trop distante ou inexpressive au goût de l'autre qui fronce du nez, des sourcils, et se tourne pour demander son avis à un autre homme. Et puis: “ Sweenage ! ” et elle se retourne; bon sang.

Elle a un sourire à harponner des coeurs. “ Trajan ! s'exclame-t-elle en se dirigeant vers lui. T’es en avance, non ? Je te manquais tant que ça ? ” Il fronce légèrement du nez, comme si cette pensée lui déplaisait au plus haut point. (Un peu, veut-il dire par là.) “ Non, ment-il avec une simplicité renversante. Mais je désirais te voir. ” Et puis ils parlent, et Chaol sait qu'il n'a pas sa place dans cette conversation alors il se tait. Il se contente de profiter de la main de Billie passée sous son bras, sur son coude, son odeur qui lui emplit les narines, sa proximité, sa chaleur, son aura apaisante et sa proximité, sa proximité, sa proximité. Quand elle parvient à les convaincre, Chaol doit encore les rassurer d'un regard; il se contente de leur adresser des yeux un peu perdus, un peu écarquillés, parce qu'à force de la côtoyer, ils doivent bien avoir appris qu'imposer sa volonté à Billie n'est pas chose aisée. Et puis, autant leur donner l'impression qu'il serait incapable de s'occuper d'elle comme ils n'iront pas le faire chier à penser qu'il lui veut du mal. (Comment le pourrait-il?) Pour l'instant, ce qui inquiète Chaol, c'est le fait d'avoir rencontré d'autres rebelles. Mais il n'en dit rien, profite de la proximité de Billie pendant que ça dure, et soupire discrètement quand elle se défait tout à fait de lui pour libérer ses ailes. Elle a l'air d'une gamine ou d'un ange, là, avec le bonheur facile inscrit sur son visage et son large sourire de grand enfant. Elle étend les bras, tend la langue, lui adresse une risette comme elle seule en a le don et Chaol sent son coeur bondir dans sa poitrine. “ On peut aller chez toi ? Ou autre part, je ne suis pas difficile. ” Elle est presque mutine, et Chaol essaie de ne pas trop lire ce qu'elle a bien pu lire entre les lignes de ses mots. “ Oui, ” répondit-il simplement, lâchant son arme pour lui prendre la main d'autorité et l'enfoncer dans les petites ruelles qui composent ce coin du district, adoptant les coins sombres et les endroits les moins fréquentés.

Tout le monde est rentré, il neige. Personne n'est assez fou pour attraper froid: ils ne sont que deux, des ombres parmi les ombres même si le soleil est loin de se coucher. La plupart des habitants travaillent et les autres survivent. Les autres survivent et ils se fichent bien de cet homme, dehors, qui traîne d'un pas décidé cette femme, derrière, ses doigts glissés entre les siens comme si c'était indispensable pour l'entraîner dans son sillage. Finalement, il ralentit, il s'arrête complètement face à une maison. Un peu à l'écart du village du district qu'ils viennent de quitter, elle tombe complètement en ruine: la moitié du toit est défait, tuiles écroulées et glissées, les murs en bois puent la moisissure et on dirait plus les vestiges d'un cabanon d'enfant que d'une maison familiale. Et pourtant. “ Ma mère disait que ce n'est pas grand chose, mais au moins c'est la maison, ” finit par dire Chaol d'un air songeur. “ Allez viens. Tu vas attraper la mort ou pire, on va nous voir. ” Il a lâché sa main quand il s'avance vers la maison avec précaution, puis avec plus de confiance et d'entrain. Il a un peu de mal à ouvrir la porte mais un coup d'épaule fait l'affaire, et il se glisse à l'intérieur. Toute la partie droite est complètement inhabitable, voit-il d'un premier coup d'oeil. Mais ce qui a un jour été la salle à manger et la cuisine, sur sa gauche, est plus ou moins telle qu'ils l'ont laissé quand ils sont partis s'installer près du Palais de Justice: la grande table en bois aux aspects d'atelier, les étagères croulantes de pots désormais vides, le vieux réchaud rouillé. “ Tu as froid? ” demande-t-il finalement, en tournant le regard vers Billie après une autre minute songeuse. “ Je n'aurais peut-être pas dû venir te voir. Je sais que c'est idiot. Mais quand Alaric m'a dit que tu étais là... j'ai craint le pire. Je croyais que tu allais mal et que c'était pour ça qu'il me prévenait. ” Silence. Il réfléchit puis se tourne complètement vers elle, toujours songeur, toujours inquiet. “ Tout va bien?

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