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 humans, after all › lou

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humans, after all › lou Vide
MessageSujet: humans, after all › lou   humans, after all › lou Icon_minitimeDim 27 Avr - 13:06

can you suture my wounds
and feelings ?

God knows what is hiding in those weak and sunken lives ; fiery throngs of muted angels, giving love but getting nothing back. (PEOPLE HELP THE PEOPLE - Birdy.)

(code northern lights.
/image tumblr.)

Il n'avait pas la carrure pour ces choses-là. C'est ce qu'il se disait. C'était ce qu'il pensait. Pas les épaules et pas la connaissance. Pas la force et pas l'intelligence. Il y avait toujours le sang des autres sur ses mains. Pour lui rappeler ses primaires spécialités. Mettre les mains dans les corps et tenter de rattraper les artères fuyantes. Recoller les os et recoudre les chairs. Du talent pour les charcuteries. Des valeurs seulement dans les instants de boucherie. Ce qu'il n'y avait plus, de nos jours. Ce qu'il n'y avait plus, dans le Treize. Il y avait eu les attaques. Il y avait eu ces instants, quelques mois auparavant, où il avait pu un tant soit peu se sentir utile. Dans ses fonctions. Pour ce qu'il savait. Travailler dans l'urgence et sentir la vie palpiter entre ses paumes. Il était maître du viscéral. Expert dans les sciences des abîmés. Il ne savait ni donner la vie, ni rendre la voix. Pas sa branche. Et pourtant. Pourtant il en était bien là. Pourtant il était bien ici. Dans ce district qui n'était pas le sien. À regarder autour de lui, à l'affût, comme une bête chassée. Peut-être parce que c'était ce qu'il pouvait devenir, à tout instant. À chaque fois qu'il posait son pied en ces territoires étrangers. Il semblait venir de nul part et d'ailleurs, à tous les coups. Sortant comme une ombre de ces bois fertiles. Ils lui rappelaient avant. La maison. Les scieries. Les bûcherons. Les pins à perte de vue. Et l'odeur de la verdure. Il s'en emplissait les poumons, longue et intense inspiration, paupières closes. Pour se concentrer, pour retrouver ses esprits après le voyage mensuel. Il rabattait sa capuche sur sa tête. Il bruinait, bien souvent. Et il baissait le menton, il se mettait en marche. Devenant inconnu parmi les anonymes. À se glisser entre les silhouettes, sans un mot, en pénétrant dans les quartiers. Des visages qu'il ne connaissait pas. Il déglutit. L'air frais, l'air du coin. Il se sentait un peu revivre, quand cela arrivait. Il se sentait renaître, quand l'oxygène non-filtré pénétrait dans ses poumons. La rosée, l'humidité. La fraîcheur des lieux. Frisson. Non. Ce n'était pas sa branche. Mais il en était venu au fait qu'il s'était laissé avoir. Par les arguments. Par le peu de dignité qui lui restait. Par l'excuse d'un futur rebelle de plus dans leurs rangs. Par son coeur qui avait fini par céder. Pour le peu d'humanité qu'il se laissait. Et pour ces gosses-là. À croire que les gamins comme eux l'appréciaient bien. Il se rappelait encore Thorn. Il se rappelait encore qu'il aurait pu être père. Les mâchoires se serrent. Les poings. Les coeurs. Battements de paupières. Même au printemps, il ne faisait pas chaud ici. Comme à la maison. Le mince sourire, l'espace d'un instant. La nostalgie en dilettante. T'y reviendras jamais, à la maison. Alors arrête d'y penser, ducon. Mais il ne pouvait pas s'en empêcher. Pas vraiment. Pas réellement. L'ours bougon refusant de regarder derrière lui et refusant de lier de nouveaux des liens avec les gens avait lui aussi ses vices et ses points faibles. Et cette échappatoire médicale, aussi légitime qu'elle soit, était pareille à une soupape. Quelques instants de faiblesse. D'humanité. Tant qu'il était seul, tant qu'il ne reconnaissait aucun visage. Tant qu'il n'avait dans les cerveaux de ceux qu'il pouvait parfois apercevoir aucun passé, aucun présent, aucun futur. Tant qu'il était lui aussi un étranger, un inconnu. Un autre sans histoire. Ses yeux se reposèrent sur la porte face à lui. Arrêter de se voiler la face. Arrêter de rêver. Il renifle. Et son poing vient frapper contre la porte. Trois coups reconnaissables. Un premier. Un instant de pause. Et deux plus rapprochés. Frapper contre le bois, et ranger dans les secondes qui suivent ses poings dans les poches de sa veste. Se redresser un peu. Ne pas oublier son masque fermé. Ses traits durs. Et les yeux bleus glacés. Il ronge lentement son frein, en attendant que ça passe. Il n'y croit pas. Au fond, il n'y croit pas. Qu'il l'aidera. Cette rouquine. Il crispe des paupières, un instant. Les images qui se calquent. Elle lui ressemblait, de dos, de loin. Et c'était sans doute un peu ce qui l'avait fait céder. Et c'était sans doute un peu ce qui l'avait repoussé.
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