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 There's no much we can do - Envy.

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Adonis Nightsprings
DISTRICT 8
Adonis Nightsprings
△ correspondances : 2406
△ points : 12
△ multicomptes : Robin D. Bates / F. J. Kennedy
△ à Panem depuis le : 01/04/2012
△ humeur : Blasé.
△ âge du personnage : 35 ans
△ occupation : [i]Chef[/i] Pacificateur du D08


can you save me?
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MessageSujet: There's no much we can do - Envy.    There's no much we can do - Envy.  Icon_minitimeLun 21 Avr - 21:04

There's no much we can do - Envy.  Tumblr_n4dg5rtvcV1t86zbxo2_500
There's no much we can do - Envy.  Tumblr_n4dg5rtvcV1t86zbxo1_500


    Ce qu'il pouvait détester ce temps et cette putain de saison. Les oiseaux qui chantent, les fleurs qui poussent, ce soleil qui lui foutait un mal de crâne et lui faisait plisser les yeux. Toute cette merde qui lui donnait la gerbe. Sa main s'arrêta sur un buisson et en arracha une fleur. Ses doigts frottèrent la fleur à peine ouverte, blanche, aussi blanche que son uniforme, avant de l'écraser dans son poing. Ce renouveau n'était qu'éphémère, après tout. Tout finirait par faner. Le printemps n'avait rien à foutre là, au District 2. Pas plus qu'il ne devrait être ailleurs. Pour chaque District, il ne devrait y avoir que de la pluie, un ciel nuageux, grisonnant, morose. Un ciel qui appelait à la mort, la solitude et la dépression. C'était son ciel depuis des mois, depuis presque un an maintenant. A force de se convaincre qu'il ne faisait que pleuvoir au-dessus de lui, il en vint même à croire qu'il pleuvait même lorsqu'il était assis sur son fauteuil, chez lui. Il lui fallut un long moment avant de comprendre que ce n'était pas des gouttes de pluie qui s'abattaient sur son visage. Ouais. Il détestait ce putain de temps. Les Jeux étaient encore loin et l'esprit était à la fête. Tout était possible. Tout semblait être possible pour tout le monde, sauf pour lui. Mais plus il regardait ses mains, plus il avait l'impression que plus rien ne l'attendait. Rien du tout. Parfois, il enviait son lui d'avant, celui qu'il était avant de mettre les pieds dans le District 8. Où était passé ce garçon instable et violent, enivré par l'odeur du sang ? Où était-il passé, cet adolescent qui avait tenté de mettre fin à ses jours en croyant qu'il avait failli auprès du Capitol en étant pas choisi aux Hunger Games ? Il avait pensé qu'il avait été stupide d'avoir eu ce geste désespéré et patriotique. Risible. Mais au moins, à cet époque, il croyait dur comme fer à quelque chose. Ce quelque chose guidait ses pas, ses choix et ses actions. Soldat pour le Capitol, prêt à se tirer une balle dans le crâne si le Président le lui demandait. Le simple fait de sortir son arme lui était pratiquement impossible. Elle était bien là où elle était, au chaud, dans son holster. Et lui ? Il marchait les mains dans les poches. Il commençait à faire chaud dehors. Une chance que l'uniforme soit blanc.

    Le doute lui gâchait la vie. Les sentiments aussi. Ce qu'il aurait donné pour ne plus rien ressentir. Il aurait reprit son travail la tête haute en véritable petit automate, il aurait avancé et aurait servi Panem sans se soucier de qui pourrait en souffrir ou non. Sans se soucier de s'il allait en souffrir. Sa main tapota l'une de ses poches pour y chercher son paquet de cigarettes. Vide.

    " - Merde...".

    De colère, il arracha une petite tige qui n'avait pas encore laisser de fleur éclore. Il n'avait plus de cigarettes. Il ne pouvait pas se permettre d'en racheter pour le moment. Il n'en avait de toute façon pas les moyens et celles qu'il aimait plus que tout venaient du Capitol. Celles que Silk lui ramenait. Preston. Il aurait bien voulu une bonne clope qu'elle lui aurait glissé entre les lèvres ou ne serait-ce que respirer à plein poumon la fumée qu'elle lui aurait soufflé dessus. Après tout ce temps, il y pensait encore, il espérait. L'espoir, c'était comme ce putain de temps : ce n'était qu'éphémère. Ce qu'il aurait donné pour oublier aussi. Les souvenirs sont pires que tout. Ses mains tremblaient et il les enfonça à nouveau dans les poches de son uniforme, reprenant progressivement son calme. Il avait trouvé un point positif à tout cela, néanmoins : il avait appris à à être plus sage. Plus calme. En apparence, du moins. Il n'en bouillonnait que plus à l'intérieur. Il finirait par exploser.

    On l'avait demandé à la mairie, il ne savait pas encore ce qu'il allait y faire. C'était ça son quotidien désormais ; même en pseudo-vacances, il était demandé. Cela avait ses avantages et ses inconvénients d'être dans la position qu'il était aujourd'hui. Chef Pacificateur du District 8. Si Candria avait vu ça, il en aurait hurlé de rage d'avoir été remplacé par Nightsprings. Il aurait tout fait pour qu'Adonis n'ait jamais le poste. Lui, destitué de ses fonctions et remplacé par son second qu'il avait dû supporter durant des années ? Jamais. A l'époque, cela l'aurait fait sourire. Mais désormais, alors qu'il savait qu'Ydris avait été un traitre, Adonis ne savait pas trop quoi en penser. Le poste lui avait été presque offert, Candria n'avait fait que feindre son amitié et sa fierté envers son élève, il était surveillé... Ce n'était pas une coïncidence. Rien ne l'était avec le Capitol. Il ne savait même pas ce qui l'avait conduit à y penser. Le doute, peut-être. Douter de son gouvernement, de ses frères d'armes, de lui-même. Il secoua la tête pour chasser ses pensées, traversant la grand place pour enfin arriver à la mairie. Salutations et autres politesses, toujours la même chose, qu'il soit en déplacement ou non. Et vint l'annonce. Il s'efforça à ne pas perdre la face. Il n'avait pas monté la garde depuis des lustres. Depuis... Depuis bien trop longtemps. Malgré son rang, on le relayait à celui de simple fantassin pour monter la garde. Il en eut envie de vomir. Tout cela pour en finir là ? Son travail était la seule chose qu'il lui restait et il était obligé de faire les taches ingrates en revenant dans son propre District ? Il voyait déjà ses collègues se railler de lui. Droit, la tête haute, il n'avait que la possibilité d'acquiescer, d'accepter. Il s'en alla, sortit de la pièce, cachant sa rage derrière son visage impassible. Oui, il avait appris à garder son calme. Malgré cela, ses ongles s'enfonçaient dans la paume de ses mains. Et putain, il n'avait même plus de clopes pour passer le temps.

    Tu ne seras pas seul
    , lui avait-on dit et effectivement, en montant les marches de la mairie, il y avait croisé un homme au regard aussi vide que le sien qui fumait sur la grand place. Ils s'étaient brièvement salués. Il ne l'avait jamais vu. En descendant les marches, il le croisa à nouveau. Cette fois-ci, il lui faudrait plus qu'un signe de tête s'il voulait obtenir ne serait-ce qu'une cigarette. Il s'avança vers lui, une main tendue :

    " - Nightsprings. Je crois que l'on va être obligé de se supporter un moment...".
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MessageSujet: Re: There's no much we can do - Envy.    There's no much we can do - Envy.  Icon_minitimeVen 2 Mai - 0:00

Je suppose qu'à partir du moment où le chat et le chien sont les seuls à sembler vous comprendre, on peut dire que les choses vont mal. « Écoute Lydia je me fiche du planning. Je te rappelle que le titre de chef de district est indicateur de mon autorité. Alors tu changes le planning et tu mets mon nom là. C'est pas bien compliqué. » La stupidité humaine n'a pas de limite et les secrétaires sont attardées. Particulièrement celle-ci. Tu as couché avec elle d'ailleurs. Forcément, elle est blonde. Elle roule les yeux et essaie de t'expliquer à nouveau la sacralité de son planning comme à un enfant de quatre ans mais un seul de tes regards suffit à la faire taire. Et le Capitole emploie des gens comme ça. Dieu du ciel, après on se demande pourquoi les rebelles ont failli gagner. Tu sors du bâtiment en coup de vent et t'assieds sur les marches de l'hôtel de ville. Ça fait malpropre ? Il n'y a personne à qui ils peuvent se plaindre, tant pis.

Putain, cet uniforme est inconfortable quand on est assis. Putain y a des jours où rien de bon ne va avec ce boulot. Tu allumes une cigarette que tu glisses entre tes lèvres pour masquer cette douce odeur de printemps. Renouveau de la nature hein ? Conneries, conneries, conneries. Les arbres se font un lifting, les fleurs poussent de ci de là, les oiseaux font la sérénade tous les matins et tout le monde est censé s'émerveiller ? Siska n'arrête pas de s'émerveiller, c'est tellement faux que tu en vomirais. Tu sais très bien qu'elle se fout du printemps autant que toi mais jour et nuit elle se sent obligée d'user la corde de tes nerfs, de parler de cette belle époque de l'année. Mais merde, quelle belle époque ? La seule chose qui va bien dans ta vie c'est ton boulot et tout le monde sait que la torture n'a pas de saison préférentielle. Quoique l'hiver les corps sentent moins fort. Alors ouais, le soleil parfois ça fait du bien mais la pluie est bien mieux. Sauf qu'il n'y a pas un nuage en vue et à moins que quelqu'un l'invoque, aucune ondée ne viendra, ni aujourd'hui ni demain. Coincé dans cet état perpétuel de bonne humeur naturelle que tout semble t'imposer. Et tout le monde l'accepte. Zelda a l'air de bonne humeur, Greed à l'air de bonne humeur et merde, Siska a pas fait la gueule depuis deux semaines. Le printemps est un complot universel. Et il y a une raison pour laquelle tu le détestes, plus que le soleil ou la mièvrerie du paysage. C'est l'attente. Les terres se lacèrent de gel et de tristesse tout l'hiver, s'enferment dans un cocon hideux pour se préparer à renaître, et tout ça pour ça. Pour presque rien. Le printemps est une déception, c'est ça le problème. Et la déception constante se transforme en lassitude. Tu oscilles. Entre la colère de l'impuissance et la lassitude de la déception. L'impuissance ? Étrange. Tu es puissant. Mais là où il le faut, tu n'es pas celui qui a les clés en main, tu ne peux qu'assister sans rien dire. Alors impuissance ce sera, de la part d'un des hommes les plus puissants du district. Tant pis.

Assis sur cette marche face à cette place poussiéreuse, tu t'emplis de fumée. Ta bouche, tes poumons, ton esprit. Plutôt la puanteur du tabac que la fragrance du pollen. Plutôt le cancer que l'idée de n'avoir rien à faire de ses mains lors de moments de solitude. Les silhouettes passent à côté de toi sans réaliser que tu es celui à qui elles doivent toutes rendre des comptes. Cela fait très longtemps que tu n'es pas simplement venu poser ton uniforme inconfortable sur ces marches avant d'aller relever deux pauvres mecs de patrouille. Longtemps que tu n'as pas quitté salles de tortures fétides et bureaux encrassés de l'idiotie humaine. Une patrouille c'est le meilleur moyen de travailler sans être emmerdé, même si beaucoup considèrent cette tâche comme une corvée. A vrai dire, cela a été ton cas pendant de nombreuses années. Mais si tu peux échapper à quatre-vingt dix pour cent de tes collègues, même si cela implique s'enfoncer dans le printemps environnant, tu le fais. De Charybde ou Scylla autant prendre Scylla. Un monstre certes mais un monstre moindre. Là est le problème, au cœur de monstres. Sans doute est-ce toi le monstre mais de ton point de vue ce n'est pas le cas. Le monstre c'est cette nature humaine qui complique tout au point où toi-même a parfois du mal à appréhender le jeu que tu as en main. C'est facile de parler de monstre bien sûr, c'est toujours plus facile mais ce n'est pas grave. Facilité est mère de... Je ne sais pas. Je ne sais pas quel proverbe de merde parle de facilité mais il doit bien y en avoir un, il faut qu'il y en ait un, comme ça quelqu'un pourra te le dire comme si c'était une leçon de vie et tu pourras le frapper. Une droite dans la gueule, pas de volontaire ? Quelqu'un doit payer pour le printemps et la nature humaine.

Quelqu'un est face à toi, main tendue. Tu lèves les yeux vers l'homme en uniforme, coince ta cigarette entre tes lèvres et serres ladite main. « Nightsprings. Je crois que l'on va être obligé de se supporter un moment... » Eh bien voilà un homme pour qui la patrouille est une corvée. Tu le regardes dans les yeux pendant deux secondes, le temps de te rappeler ce que tu sais de celui qui va t'accompagner pendant les prochaines heures. Nightsprings, à la tête du district huit, successeur d'un rebelle, ici pour... ? Tu ne sais pas. Ça n'a pas grande importance sans doute. En mission ou en vacances sans doute. On s'en fout. Tu lui offres un sourire civil. « Ducani-Hayne. Je crois que j'avais dû vous envoyer un ordre de mission une fois. » Il y a un an ou deux, quand tu n'étais pas encore à la tête du district. Une histoire qui elle non plus n'avait pas d'importance. Tu déplies tranquillement tes jambes et te lèves, reprenant à la main ce tube de nicotine qui rétrécit à vue d'œil. Devant vous la grande place et derrière elle cette ville dormante dont vous devez assurer la sécurité. Corvée hein ? Sans doute à bien des égards. « Effectivement, je crois que l'on va devoir supporter notre existence mutuelle... Vous pensez qu'on s'en sortira ? » Ton ironie n'est jamais faite sur le ton approprié, elle est toujours dite comme une vérité implacable. Mais peut-être qu'il aura suffisamment de matière grise pour la comprendre.
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