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rebelles. liam hemsworth
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 J1 (10h) — bain de sang (commun)

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Caesar Flickerman
MAITRE DU JEU
Caesar Flickerman
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MessageSujet: J1 (10h) — bain de sang (commun)   J1 (10h) — bain de sang (commun) Icon_minitimeDim 13 Juil - 15:46


78ème Hunger Games
" bain de sang "

Les tributs quittent leurs stylistes pour rejoindre leurs emplacements. Ils sont élevés pendant quelques secondes, et se retrouvent enfin dans l'arène. Le décompte commence. Il reste soixante secondes aux indécis pour savoir s'ils iront ou non à la Corne, et aux autres de repérer leur objectif, que ce soit la fuite ou l'obtention d'un objet.

Cinq. Quatre. Trois. Deux. Un...



Dans ce sujet commun, vous mettrez en scène l'attente de votre personnage, sa réaction à la fin du décompte et le bain de sang. Aucun rp obligatoire n'est demandé par la suite pour ce premier jour puisque la plupart des morts se feront dans ce sujet. Vous pouvez décider de vous lancer dans un rp avec un autre membre, ou bien poster seul dans un des topics à votre disposition dans les différentes zones. Bonne chance à tous I love you
Ce sujet est obligatoire.


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Zeena A. Kenway
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MessageSujet: Re: J1 (10h) — bain de sang (commun)   J1 (10h) — bain de sang (commun) Icon_minitimeLun 14 Juil - 11:45



78TH HUNGER GAMES – DAY ONE.


 Je n’arrive pas à croire que j’ai pu m’endormir, mais c’est le cas. Je n’ai même pas cauchemardé, comme c’est devenu une habitude depuis mon départ du district onze, j’ai dormi comme une masse, jusqu’à ce qu’on vienne me tirer de mon sommeil réparateur. Il m’a alors fallut d’interminable secondes pour réaliser ce qui m’attendait… Des secondes que j’aurai dû chérir, mais je ne l’ai pas fait. Mes derniers instants de sérénité…
Quand j’ai enfin réalisé ce qui se passait, les larmes sont montées, l’angoisse aussi. Le temps a parut s’étioler, tout allait trop vite et prenait en même temps des heures à arriver. J’ai cru devenir folle. Alexiane m’a expliqué que c’est juste la drélanine. Ou quelque chose comme ça. Elle a dit qu’il allait falloir que je fasse avec, que tous les détails allaient me sauter aux yeux, que les odeurs allaient s’intensifier, mais que ça pouvait aussi m’empêcher de ressentir la douleur à un certain niveau et me permettre d’avancer malgré elle, si jamais les choses devaient mal tourner. Elle a dit que ça pouvait aussi être dangereux, parce que la drélanine pouvait masquer mes limites et me contraindre à les dépasser… Je vais devoir faire attention à tout décidément. Et mon premier ennemi (mais ça je l’ai déjà compris depuis longtemps) sera mon propre corps et ses innombrables faiblesses.  
Mon second ennemi sera Leevy, bien sûr. Sa présence m’est devenue insupportable depuis les interviews et j’ai tout fait pour l’éviter. Je vais tâcher de faire la même chose dans l’Arène. Le plus souvent, les tributs d’un même district évitent de s’entretuer, mais je sens qu’il serait capable de faire de moi sa première cible à abattre. Ce garçon est plein de poison, je le sais maintenant… Je ne me laisserai plus approcher par lui.

Mais je suis bien contrainte de le revoir lorsqu’on nous demande d’embarquer dans l’appareil volant qui nous amènera à l’Arène. Pénétrer à l’intérieur me paraît rudement dangereux, mais au point où j’en suis… Alors il ne me reste qu’à prendre sur moi. Pour ça et pour affronter tous les autres tributs qui embarquent. Je garde la tête basse, mes yeux - déjà rougis par les larmes – dirigés obstinément vers le sol que j’aurai préféré ne pas quitter. J’ai l’air d’une victime alors qu’Alexiane m’a conseillé de garder la tête haute et de confronter les autres pour leur montrer que je ne suis pas qu’un sac de viande à dépecer. Tant pis… Je ne sais pas mentir et je ne sais pas jouer la comédie. Je n’ai pas envie de m’obliger à faire les choses aujourd’hui, c’est déjà suffisamment pénible comme ça.
Le trajet est aussi insupportable que je l’imaginais. Long, stressant et douloureux lorsqu’on m’injecte une puce dans l’avant bras. Je serre les dents et ne laisse rien paraître, surtout pour imiter les autres qui ne bronchent pas non plus. Je ne veux pas être la seule à me plaindre…
Mais alors que je recommence à somnoler, on nous annonce notre arrivée.  Un membre de notre équipe de stylisme m’attrape par les épaules et m’emmène dans une pièce froide et inquiétante où il m’ordonne de me déshabiller.  

Je pense à Papa et mes frères pendant que le capitolien m’aide à enfiler la tenue que je porterai durant les Hunger Games. La tenue que je porterai à ma mort. Je la déteste.  Pourtant les matières me sont familières et les couleurs passe-partout me ressemblent plutôt. Mais j’ai du mal à supporter son poids sur ma peau. Elle me démange, me brûle, me gratte… Je pleure de frustration, en silence, pendant que la styliste chargé de me coiffer tresse mes longs cheveux dorés que je refuse de couper. Ca prend des heures. Ca prend une minute à peine. Je suis prête et à présent.
Et l’attente recommence. Une éternité. Quelques secondes. Mon styliste me propose tout à coup de prendre place dans une cavité en verre qui ressemble un peu aux ascenseurs que j’ai pris au Capitole. Un ascenseur vers  l’Arène et ma mort imminente donc.
J’essaie de me souvenir de tous els conseils qu’Alexiane m’a donné, que les instructeurs m’ont donnés, mais tout s’embrouille. Je ne veux pas y aller. Je n’arrive pas à bouger. J’ai envie de vomir, j’ai trop chaud, j’ai froid, j’ai la tête qui tourne… Mon styliste m’attrape par le bras et je laisse échapper un couinement.
Il essaye de me rassurer avec quelques mots gentils, me fait comprendre que c’est l’heure à présent et écrase une larme sur sa joue avant de m’obliger à entrer dans l’espèce de grand tuyau.  Je m’y retrouve coincée. Ma vue brouillée de larmes se porte un peu partout, tandis que, sans même en avoir conscience, je cherche une échappatoire. Il n’y en a pas bien entendu.
Je me tourne alors vers la porte de la pièce, attendant de voir mon père arriver. Attendant qu’il vienne me sauver, la poitrine gonflée d’espoir, le cœur lourd et battant à tout rompre. Mais il n’y que le styliste qui me fait un signe de la main, me sourit, et puis la machine se met en branle et je décolle.

Mes mains sont moites. Je pense à Maman. Si Papa ne peut rien pour moi, peut-être qu’elle pourra. Mais cette pensée est stupide puisque ma mère est morte depuis longtemps maintenant… Et bientôt, je le serai moi aussi.
Une lumière trop vive agresse tout à coup mes yeux, qui s’étaient acclimatés à la pâle lumière bleutée de la salle de préparation. J’ai l’impression d’être soudaine écrasée par une vague de chaleur qui m’est difficilement supportable. Je tire à nouveau sur ma tenue en toile, espérant me ventiler un peu, mais rien n’y fait. Il fait affreusement chaud…
Le décor tombe tout à coup autour de moi. Une jungle. J’ai vu des photos dans l’atelier des connaissances. Je n’ai pas le temps de faire remonter trop de souvenirs à ma mémoire concernant la faune et la flore, les dangers, les avantages de ce type de décor. Le décompte a commencé. Paniquée, je repère Levi à ma droite et le garçon du 6 à ma gauche. Je ne les connais pas. Mais ils sont mes ennemis, j’ai au moins cette certitude.
J’ai une poignée de secondes pour décider de ce que je vais faire à présent. Foncer vers la corne et tenter ma chance ? Essayer d’attraper quelque chose plus à ma portée sur le terrain ?
Mon instinct me hurle de fuir dès que le décompte sera terminé. Mais une petite voix proteste. Une voix que je connais bien… Celle de mon père.
Si tu pars d’ici les mains vides, dans un environnement aussi hostile, tu es fichue.
Il a raison. Je sais qu’il a raison mais j’ai trop peur. En fait, je ne crois pas que je serai capable de bouger quand viendra l’heure de le faire… Et si je reste bloquée ici, que va-t-il se passer ?  
Tu seras la proie la plus facile à abattre de l’Arène.
Oui, c’est vrai. Il va falloir que je prenne sur moi. Je sais que je vais mourir, mais je ne veux pas le faire bêtement. Je dois rendre mes frères fiers… Il faut que je pense courage. Je n’ai plus le temps de réfléchir, il va falloir que j’agisse. Malgré la peur, malgré la chaleur, malgré mes faiblesses, il va falloir que je bouge.
 
Cinq. Quatre. Trois. Deux. Un...
Je m’élance.


"There is a time for everything
a time to be born and a time to die, a time to plant and a time to uproot, a time to kill and a time to heal, a time to weep and a time to laugh, a time to mourn and a time to dance, a time to search and a time to give up, a time to tear and a time to mend, a time to be silent and a time to speak, a time to love and a time to hate, a time for war and a time for peace."


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MessageSujet: Re: J1 (10h) — bain de sang (commun)   J1 (10h) — bain de sang (commun) Icon_minitimeMar 15 Juil - 17:41


    Les 78ème Hunger Games... Ils vont débuter. Là. Maintenant. Cette nuit, tu es parvenu à dormir. T’apitoyer sur ton sort ne te servait à rien, alors tu as décidé de prendre un maximum de repos en te couchant tôt. C'est à peine si tu as dit bonne chance à Maya, tu a filé sous la douche et tu t'es reposé, d'un sommeil sans rêves. Le lendemain matin, tu t'es réveillé tôt également, n'ayant besoin que de sept heures de sommeil pour être en forme. Pendant une heure tu as fait les cent pas dans ta chambre en te mettant à paniquer brusquement. Dans quel endroit on allait te jeter ? Un désert ? Une montage ? Une toundra glaciale ? L'année dernière, cela s'était passé dans une grotte. Tu te surpris à prier que ce ne soit pas le cas cette année, mais ils reprenaient rarement les mêmes décors, pour ne pas lasser le public. Le trajet jusqu'à l'Arène se déroula comme dans un rêve, c'est à peine si tu avais sentit la piqûre que l'on te faisait pour te mettre le mouchard. Cela te semble loin à présent. Ta styliste, Poppy, t'as donné ta tenue et t'as souhaité bon courage. Les trente secondes passèrent à une allure folle... Te voilà dans le tube. Il monte. Tu paniques. Inspire, expire. Inspire. Expire. Enfin, le soleil, au dessus de ta tête. Tu as l'impression que tu vas tomber dans les pommes. Ce ne sera pas un lieu clos ! Non, c'est une immense falaise. Pire que ça, encore. Tu risquais de passer dans le vide et ton corps sera décomposé en mille morceaux. Cette pensée te fit frissonner. Tu passe ta langue sur tes lèvres. 03...02...01... Non loin de toi, se trouve la gamine du 11. tu t'élances vers la corne d'abondance afin de pouvoir attraper un objet, n'importe lequel, qui pourrait bien te sauver la mise.
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MessageSujet: Re: J1 (10h) — bain de sang (commun)   J1 (10h) — bain de sang (commun) Icon_minitimeMer 16 Juil - 16:03

J1 (10h). La dernière chose que j'ai faite, avant de monter dans l'overcraft, c'est de serrer Elyas dans mes bras.

À vrai dire, c'est plutôt lui qui me couvrait littéralement, en raison de notre différence de taille importante.
Mais c'était exactement ce que je voulais qu'il fasse.
Quand les Pacificateurs sont venus me chercher, j'ai failli paniquer.
J'ai senti leurs mains empoigner mes bras, m'arracher à mon frère pour me tirer vers l'avant. Parce qu'il fallait que j'aille de l'avant.
Et j'ai résisté.
J'ai émis un petit "Non !", en me raccrochant à tout ce qui pouvait être mon frère, à tout ce qui lui appartenait. Sa chemise.
"Il me faut plus de temps ! Non ! S'il-vous-plaît, juste un peu plus de temps !" J'ai plaidé.
Je n'ai pas senti les larmes m'envahir les yeux. J'ai tourné la tête vers l'hovercraft, puis j'ai reporté mon regard sur Elyas.
Avant de lâcher prise.
Et de monter dans le vaisseau. J'allais de l'avant.
Ensuite, ce fut comme si tout le monde avait le droit à une minute de silence, durant le trajet. Une trêve. Une neutralité envers chacun. Je n'ai pensé à rien.

Je me suis retrouvée en face du tube. Mes cheveux coupés au carré, avec la tenue. L'uniforme. La combinaison.
J'ai pensé que la dernière fois où j'étais montée dans ce tube, c'était lors de l'anniversaire du Capitole. Pour visiter l'Arène.
La tenue de camouflage était assez légère et confortable. Le tissu fin du pantalon élastique rentrait dans mes bottes noires, hautes et épaisses.
Le démarrage des Jeux s'enclencha.
Je montais sur le petit support, le tube de verre m'avait encerclée.
Je plaquais une main contre la paroi glacée. Je contemplais pendant une éternité la buée se former à l'emplacement de mon visage.
En face de moi, ma styliste, les bras croisés, et sa mine presque triste et toujours sérieuse.

La parcelle s'éleva, je relevais la tête vers ce qui semblait être le ciel.
La lumière aveuglante incendia d'abord mes yeux, avant de les habituer.
Je regardais autour de moi. Je regardais Nathael, et pensais à la dernière chose que je lui avait dite, la veille. Que je voulais qu'il revienne. Que je voulais aussi revenir. Qu'on allait pas mourir.

Cinq. Mon pouls s'accélère.
Quatre. Une jungle. L'Arène est une jungle.
Trois. J'ai oublié comment on respirait.
Deux. La Corne. Je vise la Corne.
Un, mon cœur s'arrête de battre.
Le temps est suspendu. Mes jambes me portent jusqu'à la Corne avant quelques autres. J'ai toujours été assez rapide.

J'agrippe un petit sac jaune à la volée, et je rentre dans le ventre de la Corne.
Les poignards. Il me faut les poignards. J'en prend trois. J'en glisse un dans le sac. Je me retourne.

Nathael tombe sur le sol. Devant moi.
Coup de canon. Tué.
Par la fille du Deux.
Je ne crie pas. Le couteau part tout seul, mécaniquement. Il s'implante dans la poitrine de la tribut.
"Nathael !" Je crie, au milieu du carnage des coups qui s'abattent.
Je me rabat à ses côtés. Je porte mes mains à ses bras.
Mon regard se perd dans ses yeux vides.
"Jeremiah !" Je finis par dire faiblement. Presque par me l'avouer enfin.
Jeremiah. Je hurle son prénom au fond de moi.
Je me reprend. Non. Pas Jeremiah. Nathael.
Je ne sais plus qui est qui. Tout se mélange dans ma tête, des larmes glissent une nouvelle fois sur mes joues.
Jeremiah. T'as pas le droit de me laisser comme ça. T'avais pas le droit.

J'ai oublié le poignard que je tenais dans      
ma main. J'ai oublié les autres.
Nathael. T'avais pas le droit, Jeremiah.
Parce que j'avais besoin de toi. Nathael.
J'ai besoin de lui. Je peux pas avancer. J'ai besoin de lui.


La Tueuse qui s'effondre au sol me ramène à la réalité. Je lève les yeux. Les coups fusent autour de moi.
Le garçon du Six vient de tuer la tribut qui a assassiné Nathael.
Coup de canon.
Nos regards se croisent.
Il ne me tuera pas. Il faut que je décampe.
Je me relève. J'empoigne le sac pour le dresser sur mon dos. Il est assez léger.
Je m'arrache à Nathael. À la Corne d'abondance.
En courant. Comme si ma vie en dépendait. Et elle en dépend.
Je me raccroche à la vie.
En courant, sans un seul regard en arrière. En allant de l'avant.
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MessageSujet: Re: J1 (10h) — bain de sang (commun)   J1 (10h) — bain de sang (commun) Icon_minitimeMer 16 Juil - 20:21

J'étais là, dans une salle, une petite salle avec ma préparatrice, elle était souriante et insouciante, en effet, elle n'allait pas risquer sa vie dans quelques instants. Elle me disait des paroles réconfortante, se permit même de glisser ma petite lanière de cuir dans une de mes poches avec ça, je n'oublierais d'où je viens et qui je suis. J'avais peur, Levi devait être dans le même état que moi, je savais que je devais le retrouver le plus vite possible dans cette arène, je pourrais le protéger, l'aider, et pourquoi pas faire gagner l'un de nous. Je savais qu'il s'était rapprocher d'une fille d'un autre district, et j'en avais peur. Elle pouvait se retourner contre lui, et dans ce cas je devrais m'en occuper car Levi avait un trop bon cœur pour cela. Je me mettais maintenant dans le tube qui devait me hisser dans l'arène. Lorsque il se referma sur moi, ma préparatrice me lança un baisé, elle devait finalement espérer me voir revenir, surement pour être promue l'année suivante ou peu être tout simplement pour pouvoir toucher plus d'argent. Je me doutais qu'elle avait un intérêt derrière cela. Je commençais à monter, mon cœur battait fort, très fort, ma poitrine semblait vouloir s'arracher au reste de mon thorax. Peu être allais-je mourir d'une crise cardiaque avant même le début des jeux, j'aurais été la première dans l'histoire, la tribut morte avant même les jeux. Au moins comme cela je serais restée dans les anales des jeux.
Lorsque je sortais de ma plate forme, la lumière était forte, je fronçais les paupières pour essayer de voir quelque chose. L'arène était en extérieur, cela était une excellente nouvelle pour moi. J'étais beaucoup plus à l'aise dans ce milieu. Instinctivement, mon regard cherchait Levi, il était assez loin de moi et je fis un fort mouvement de la tête pour qu'il comprenne que je l'avais vu. Juste à coté de moi, il y avait une trousse de secours, cela me rassurait, avec cette dernière je pourrais surement tenir plus facilement. Et un peu plus loin deux couteaux, j'avais ainsi mes armes. Je n'allais pas m'aventurer plus loin, mon objectif, prendre ces deux objets et partir le plus vite possible, Levi allait surement faire de même, les dix dernières secondes s'affichaient, je pouvais voir dans le regard des gens de la détermination, beaucoup allaient s'élancer vers la Corne, un vrai Bain de sang, le public allait être ravi par cette scène. Lorsque le gong retenti, je me propulsais en avant, j'agrippais rapidement la trousse de secours, j'allais en avoir besoin, j'entendais déjà des hurlements et le premier gong retenti, je n'osais pas regarder qui était mort, pas Levi sue je voyais au loin, je me dirigeais maintenant vers les couteaux, personne près de moi, surement plus occupé à s'entre tuer à proximité de la Corne. Ainsi donc, je saisie mes armes et repartie en direction de la forêt qui bordait la Corne, j'avais peu de chose, mais de quoi me tenir un peu, les coups de canon s'accumulaient, et à chacun d'eux je sursautais, était-ce Levi? ou quelqu'un d'autre... J'étais maintenant dans la jungle, j'avais stoppé ma course, rapidement, je trouvais un arbre creux où je pourrais rester quelques temps sans trop de risque. Rapidement j'entendis quelqu'un, un personne qui courrait droit dans ma direction, puis, je la vie passé devant moi, il avait survécu, c'était Levi, sortant de mon arbre je l'interpellais doucement pour ne pas l'effrayer


"Levi, Levinounet, c'est Ellyn"
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MessageSujet: Re: J1 (10h) — bain de sang (commun)   J1 (10h) — bain de sang (commun) Icon_minitimeJeu 17 Juil - 1:24

    Je m'étais fait une raison. Je savais que j'allais mourir. Je m'y étais préparé et je m'y étais fait. C'était écrit. C'était comme ça que ça devait se terminer. J'étais mort, terriblement et horriblement mort, dès le moment où mon nom avait retenti sur la grande place lors de la Moisson. Non. J'étais mort avant même de venir au monde en fait. Qu'est-ce que les Jeux auraient pu changé ? Ils étaient l'apogée d'une vie misérable et sans importance. C'était comme ça. Je m'y étais fait. Jusqu'à ce que ma styliste me prépare avant dans l'arène. J'étais terrifié, je ne regardais même pas ce qu'elle faisait. Elle aurait très bien pu m'égorger que je n'aurais même pas remarqué. Mais elle m'encourageait, me disait que tout irait bien. Je n'écoutais pas. Je n'entendais pas. Cela m'était plus ou moins égal. Je voulais juste rentrer chez moi. Alors, sans trop comprendre pour quoi, je me mis à pleurer, encore et encore, le corps tremblant, parcourut de spasmes. Elle me serra dans ses bras. Il m'a semblé l'appeler "maman", je n'étais pas très sûr. Puis c'était l'heure de dire adieu. Adieu maman, adieu papa, adieu les grands frères, adieu madame la styliste plutôt gentille qui m'oublierait dès l'année suivante lorsqu'elle aura un autre tribut. Adieu lit super moelleux du Capitole, adieu trop bonne bouffe du Capitole, adieu trop bonnes boissons du Capitole. Bonjour la Mort.

    Cinq. Quatre. Trois. Deux. Un...

    Sur ma plateforme, les yeux grands ouverts, à l'affût, je pouvais voir tous les autres concurrents. Ils étaient tous là, avec la rage de vaincre, la rage de vivre et moi... Moi j'étais complètement flippé. Je sautais de la plateforme et contre toute attente, je me mis à courir. Oh, pas très vite mais le plus vite possible pour moi. Je courrais et courrais, loin de la Corne, loin d'eux, loin de tout. Je courrais à en perdre haleine, les larmes aux yeux, les lèvres sèches et la gorge en feu.
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MessageSujet: Re: J1 (10h) — bain de sang (commun)   J1 (10h) — bain de sang (commun) Icon_minitimeJeu 17 Juil - 21:54

Cette nuit, je n'ai pas dormi. J'ai fait les cent pas, puis j'ai essayé d'imaginer l'arène, les tenues que nous aurions, j'ai même essayé d'imaginer ma mort, spectaculaire, si possible. Et puis j'ai parlé à ma sœur, à ma mère, à ma grand-mère. Toutes mortes, et pourtant si importantes. Je leur ai fait part de mon angoisse, et aussi de ce sentiment de sérénité qui s'infiltrait timidement dans tout mon être. Je savais que j'allais mourir, et je le leur ai dit, je leur ai même dit que je serais heureux de mourir pour les retrouver et que papa ne tarderait pas à nous rejoindre après. Et finalement, le soleil s'est levé, et donc moi aussi. J'ai fonctionné en mode pilotage automatique. Je me suis lavé, j'ai mangé, j'en suis sûr, mais je ne me rappelle pas des détails. Je sais simplement que j'ai vu Hailee pleurer et que ça m'a énervé. J'ai eu l'impression qu'elle était terriblement égoïste de faire ça. Mais je n'ai rien dit, parce que j'avais déjà trop parlé à personne pendant la nuit, et parce que ce n'était pas la peine de me mettre en colère dès maintenant, et contre elle, alors que nous étions dans le même bateau. Je ne sais même plus comment nous sommes arrivés là, parmi les autres, tous assis. On nous implante chacun notre tour des espèces de puces pour pouvoir nous suivre à la trace dans l'arène. Je n'ai rien senti. Et puis l'instant d'après j'étais avec Gold. On s'est longtemps fixé, ou du moins, j'en ai eu l'impression, puis elle m'a demandé de me dévêtir et m'a aidé à enfiler la tenue que je porterais pour mourir. Quelque chose de plutôt léger, assez différent de ce que je porte habituellement, j'imagine donc que ma styliste à raison en pensant que le climat sera surement chaud et/ou humide. En tout cas, ça risque de sacrément me dépayser. Je la regarde encore un instant, et je sens qu'elle a envie de me dire des choses gentilles, pour me réconforter, mais je n'en ai pas besoin, et elle le sait. Je suis un grand garçon qui va aller saluer la mort, je m'y suis fait, je n'ai pas besoin qu'on me rassure et qu'on me dise que je vais revenir alors que ce n'est pas le cas. Elle s'approche tout de même de moi et me sert la main avec force, comme pour m'en donner un peu. Je lui souris, reconnaissant de ce geste inutile, mais j'imagine que ça lui fait plaisir de penser que ça me réconforte. Puis j'entre dans le tube qui se referme presque instantanément derrière moi. Je jette un dernier coup d'œil à Gold avant que je ne sente mon corps s'élever. La plateforme monte enfin, et je vais découvrir, en même temps que tous les autres tributs, et que tout le pays entier, l'arène de ces 78ème Hunger Games. Je garde les yeux fermés un instant tout de même, à cause du soleil qui m'éblouit. Puis je les rouvre, et découvre la corne d'abondance au milieu d'une jungle impressionnante. Donc il fera bien chaud et humide. Il va déjà falloir que je prévoie de choper un couteau pour me couper les cheveux, à moins que je ne me fasse scalper dès l'instant où je vais poser un pied près de la corne d'abondance. Parce que j'ai déjà pris ma décision à ce sujet, quitte à être là, autant partir avec le maximum de chances de mon côté, et je ne peux en avoir qu'en réussissant à attraper quelque chose dans la gueule du loup. Pendant le compte à rebours, j'observe les autres autour de moi. C'est étrange, mais je n'en reconnais aucun, pourtant, je me suis entraîné avec certains, mais c'est comme si leurs visages étaient différents, déformés par la détermination, la peur, les deux ou alors c'est juste que le soleil m'empêche de les reconnaître. Je ne vois même pas Hailee. Je prends une profonde inspiration quand je constate qu'il ne reste plus qu'une seconde avant le coup de gong. Il va falloir courir, et malheureusement, je ne suis pas vraiment rapide. D'ici à ce que j'arrive près de la corne, les autres auront tout pris et seront près à me tuer. Mais je ne me décourage pas pour autant, il y a tout de même une petite chance que j'arrive à survivre à ce bain de sang et que je puisse en plus en sortir avec quelque chose qui pourrait me servir. Alors dès que j'entends ce bruit sourd qui annonce le début de la fin et que je vois les autres partir au galop, je me mets à courir aussi. Mon cœur bat plus vite que je ne l'aurais imaginé, et tellement fort que je n'entends plus rien à part ce battement dans mes oreilles. Je n'entends pas les autres tributs commencer à se battre pour une arme ou un sac. Moi, je vais droit devant, j'attrape un petit sac jaune au passage, sans savoir ce qu'il y a dedans. J'arrive à le hisser sur mon épaule droite tout en continuant ma course. Si pour l'instant, je n'entends rien de plus que mon cœur battre à mes oreilles, je peux assister aux premiers meurtres de ces Jeux. Un tribut s'effondre à quelques mètres de moi. Je me dis tant mieux, parce que je ne crois pas le connaître, et ça en fera toujours un de moins. Je sens alors une étrange panique monter en moi. Si le meurtrier en a fini avec celui-là, mon tour risque d'arriver plus vite que prévu. J'essaye d'aller encore plus vite, de me rapprocher encore de la corne pour pouvoir atteindre les armes, au moins des couteaux, quelque chose de tranchant qui me sera aussi utile qu'un sac plein de nourritures. Enfin, ça, je n'en sais rien, il n'y a peut-être pas grand chose là-dedans. Alors j'essaye de localiser quelque chose de comestible dans le tas de choses éparpillées par terre entre les tributs qui se battent et les corps sans vie. Je vois un paquet de biscuits que j'empoigne assez fort pour tous les réduire en miettes. J'aurais bien de la chance si ce n'est finalement pas le cas, mais je n'ai pas le temps de m'en soucier maintenant. Je continue ma course, laissant mes yeux vagabonder un peu partout au sol, jusqu'à ce que je vois deux couteaux du côté gauche de l'ouverture de la corne. Je fonce dessus sans même penser à ce qu'il pourrait m'arriver. Je crois que personne ne se soucie de moi, pour l'instant. Beaucoup d'entre eux se sont enfuis avant ou après avoir fait des provisions, et la plupart des autres se battent ou sont déjà morts. Je me jette sur mes précieuses armes alors que quelque chose vole au-dessus de ma tête. Je ne suis pas passé si inaperçu que je le croyais. Je ne prends pas le temps de me retourner, je me relève d'un bond, tenant fermement les deux petits couteaux dans ma main et je décampe le plus vite possible, ne sachant absolument pas où je suis, ni où je vais. Je sais simplement que je ne m'arrêterais que lorsque que je n'entendrais plus ces bruits de fers qui se cognent et ses derniers cris d'agonie que lâchent ceux qu'on assassine dès les premières minutes des Jeux. Quelque part au fond de moi, j'ai peur que ma co-tribut en fasse partie, mais si c'est le cas, au moins, ça voudra dire que je n'aurais plus de soucis à me faire pour elle. Et vu la personne qu'elle était, je suis pratiquement certain qu'elle se retrouvera dans une sorte de paradis, où j'espère aller aussi quand ce sera finit.
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Zeena A. Kenway
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MessageSujet: Re: J1 (10h) — bain de sang (commun)   J1 (10h) — bain de sang (commun) Icon_minitimeVen 18 Juil - 8:30



78TH HUNGER GAMES – DAY ONE.


Je n’ai aucune chance de survivre. Je le sais et mon équipe le savait aussi. Je suis donc censé mettre toutes les chances de mon côté et prendre des risques pour réussir à obtenir le moindre objet qui pourrait m’être utile dans l’Arène. Parce qu’au pire, que m’arrivera-t-il ? Je mourrai. Je suis également censé trouver un moyen de m’attirer la sympathie du public pour recevoir des sponsors et obtenir des objets de cette manière. Mais mes chances d’y parvenir sont proches du zéro…du néant en fait. Je ne veux tuer personne et n’impressionnerais pas les capitoliens par ma bravoure. Je n’ai aucune belle amitié profonde ou histoire d’amour naissante pouvant me mettre sur le devant de la scène et me faire gagner quelques points dans le cœur soi-disant tendre de ceux qui m’observent. Ma seule chance de les marquer, je pense, ce serait de laisser Leevy me faire du mal, mais rien ne me garantie que je me tirerai encore ne vie d’une de nos rencontres ou qu’il ait la moindre attention de s’en prednre à moi… Peut-être justement par peur de perdre de précieux alliés à l’extérieur de cette jungle où nous allons évoluer pour les prochains jours. Pour les prochaines secondes seulement, pour certains.
J’en ferai certainement partie. Je n’aurai jamais dû m’aventurer du côté de la borne. Qu’est-ce qui m’a pris ?
Mais il est trop tard pour faire demi-tour alors je continue de courir. Tout ce dont j’ai besoin, c’est d’un objectif pour l’instant. Quelque chose sur lequel me concentrer pour éviter de penser que chaque seconde est peut-être la dernière, qu’à tout instant, quelque chose pourrait m’atteindre. J’anticipe la douleur et mes muscles sont bandés à l’extrêmes, douloureux. J’ai l’impression de peser une tonne…

Je repère une gourde dans la périphérie de la corne. Je vois des formes s’agiter autour de moi. Elles ont l’air monstrueuses… J’ai l’impression d’être dans un cauchemar. Pourtant je ne suis pas aussi paniquée que j’ai imaginé l’être durant tous ces jours. Je suppose que Papa avait raison quand il disait que l’appréhension d’un événement est toujours plus pénible que l’événement en lui-même, aussi désagréable soit-il…
J’attrape la gourde, occultant tout le reste. Je sais que ce n’est pas bien. L’instructeur de l’atelier de survie m’a prévenue que je devais toujours être alerte, sur mes gardes, attentive et concentrée. Mais il ne m’avait pas prévenue que tout irait aussi vite et que tout me paraitrait aussi étrange. Il ne m’avait pas parlé de la drélanine. Je manque de pleurer en la sentant si légère dans ma main, qui se blanchi immédiatement sur l’objet tant je l’empoigne avec force. Mais je ne peux pas me permettre de pleurer. Je ne peux même pas me permettre de perdre une seconde à y penser.

Mon œil a de toute façon déjà repéré quelque chose d’autre sur ma droite. Un objet brillant sur lequel un rayon de lumière filtrant au travers de la végétation se reflète. Un couteau ? Quoi que ce soit, je décide qu’il me le faut et je m’oriente dans cette direction aussi vite que mes jambes me le permettent. Les ombres continuent de s’agiter autour de moi. Je sais qui elles sont mais je ne veux pas les regarder. Si je les regarde, je vais me pétrifier.  
Il s’avère que je cours plutôt vite finalement. Certainement pas autant qu’un carrière, et ma petite taille me désavantage, mais mon agilité me permet de ne pas avoir à trop me soucier du décor et de l’endroit où je place mes pieds. En quelques secondes qui m’ont parut s’étirer sur un temps interminable, je suis à proximité de l’objet et me penche pour le ramasser. Je constate trop tard de quoi il s’agit mais l’attrape tout de même. Un briquet. Il pourrait m’être utile pour allumer un feu mais ce serait signé mon arrêt de mort. De toute façon, avec le type de végétation, je doute de trouver du bois assez sec pour en faire démarrer un… Tant pis.

Les ombres grandissent autour de moi, se font plus menaçante. J’entends des hurlements, des cris bestiaux, des halètements, les coups de canons plus terrifiants encore que dans mes représentations. Et ma vue commence à se brouiller. Il fait trop chaud. J’ai peur et une vague de désespoir me heurte de plein fouet. J’ai une gourde apparemment vide et un briquet… Je ne vais jamais m’en sortir. Je risque un œil du côté de la Corne où les affrontements ont déjà débutés. Trop tard pour rejoindre cette direction. Je en ferai que courir vers ma mort à présent que les armes ont commencés à être prises en main. Je sais ce qui se passe. Je sais que des tributs sont en train de tomber. Je les vois sans les voir, à travers mes larmes.
Et comme cette vision m’est réellement insupportable, je me détourne avec mon ridicule butin et reprends ma course effrénée vers l’inconnu, réalisant peu à peu que je viens d’échapper au bain de sang… Mais ça n’a pas tellement de sens. Je n’ai fait que repousser l’inévitable de toute façon.
Je suis une stupide petite fille qui veut vivre.  




"There is a time for everything
a time to be born and a time to die, a time to plant and a time to uproot, a time to kill and a time to heal, a time to weep and a time to laugh, a time to mourn and a time to dance, a time to search and a time to give up, a time to tear and a time to mend, a time to be silent and a time to speak, a time to love and a time to hate, a time for war and a time for peace."


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MessageSujet: Re: J1 (10h) — bain de sang (commun)   J1 (10h) — bain de sang (commun) Icon_minitimeVen 18 Juil - 11:14

Le cœur de Brooke tambourinait à tout rompre. Elle n'avait pas envie d'y aller – et en même temps, elle n'avait absolument pas le choix. C'était y aller – et risquer de mourir – ou se faire tuer ici pour avoir voulu sécher les Jeux. Elle soupira, tâcha de calmer ses tremblements. Sa styliste la contempla un bref instant, lui offrit un sourire.

« Tu sais … Brooke. Tu peux y arriver. Je … j'ai conscience qu'en ce moment, à peu près tous les stylistes disent ça à leur tributs. Peut importe. Je suis sincère. Tu peux y arriver. Gardes le contrôle. Ne lâches pas l'affaire, jamais. Et ne laisse personne t'approcher. Entoures-toi des bonnes personnes et bats-toi jusqu'au bout. Tu peux le faire, Brooke. » Elle acheva de tresser les cheveux de Brooke. « Promets-le moi. »

Brooke soupira un bref instant avant de relever la tête. Sa styliste avait raison – elle devait y croire à tout prix.

« C'est vrai. Je te le promet. » Sa voix ne tremblait pas et lorsqu'elle entra dans le tube, Brooke se força à rester calme. Elle devait rester concentrée pour ce qui allait arriver.

***

Cinq. La lumière était trop forte, la chaleur trop insupportable.
Quatre. Brooke n'était pas sure et certaine d'apprécier le contact de l'uniforme brun et noir qu'ils portaient tous.
Trois. Elle n'avait pas peur, surtout pas, surtout pas …
Deux. Le mec du deux, celui du trois. Elle se promit d'éviter de se retrouver trop près d'un carrière.
Un. Chopper un sac, un couteau, peut être une trousse de secours …

Brooke s'envole. Elle ne vise pas la Corne, à aucun prix. Elle ne veut pas participer au bain de sang. La rouquine court vite, se baisse lorsqu'il faut éviter un couteau lancé sur son chemin, lorsqu'il faut attraper un sac jaune. Elle regardera ce qu'il contient plus tard. Brooke s'éloigne d'avantage. Un couteau est passé dans les airs à ses côtés, elle se retourne, court encore un peu, s'éloignant d'avantage de la Corne. Un couteau est à ses pieds. Brooke le ramasse à toute allure et quelques minutes plus tard, elle n'est plus là.

La forêt l'arrête un instant. Elle reste là, à fixer les bois. A l'ombre il faisait déjà moins chaud … Il lui fallu un bref instant pour trouver l'idée. Brooke sauta, attrapa une branche au vol. Très vite, elle était déjà plus haut, passant de branche en branche, parfois avec difficulté. Elle n'avançait pas très vite, certes, mais de là haut, elle était invisible – c'était tout ce qui comptait pour le moment. Avancer, regarder, observer sans que quiconque ne puisse la voir lui donnait un avantage. Dans quelques temps, elle descendrait. Peut être lorsqu'elle verrait un visage connu, une possibilité d'alliance.

Elle grimpa encore un instant, le temps de trouver une branche large et stable. Elle s'installa non pas confortablement mais de façon à éviter toute chute. Rapidement, Brooke attrapa le sac à dos jaune, l'ouvrit. Une bouteille d'eau, de la nourriture déshydratée et un sac de couchage. Économiser l'eau dans un premier temps – elle n'avait pas soif et surtout, pas besoin de boire dans l'immédiat. Attendre avant de manger – ce n'était pas l'essentiel pour le moment, sans compter qu'elle aurait besoin d'eau pour préparer la nourriture. Un sac de couchage … Elle aviserait pendant la nuit. Encombrant, mais ça pourrait lui servir. Sans oublier le couteau, qu'elle avait attaché à l'une des sangles du sac.

Elle était prête.
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MessageSujet: Re: J1 (10h) — bain de sang (commun)   J1 (10h) — bain de sang (commun) Icon_minitimeVen 18 Juil - 13:31

« J’ai peur. Comme jamais j’ai eu peur. J’ai peur parce que dans cinq minutes, je serais peut-être mort. Raide. Froid. Mort, sous les yeux du Capitole. Sous les yeux de Panem. Sous les yeux de ma mère. Mort, réduit à néant, réduit à un coup de canon, à un visage pâle dessiné dans le ciel pendant que l’hymne du Capitole résonnera à la tombée de la nuit. Mort. Je serais mort. »


    Levi inspira une dernière fois avant que l’ascenseur étroit ne l’entraîne hors de la vue de sa préparatrice au sourire crispé. Il n’était pas prêt. Il le savait, il le sentait. Son corps était presque douloureux, sa tête lui tournait légèrement. Il ne serait jamais prêt. Les vingt-trois autres gamins ne le seraient jamais non plus. Ils étaient des enfants. Les enfants n’étaient pas faits pour mourir, et encore moins pour tuer. C’était cette pensée amère qui emplissait l’esprit terrifié de Levi. Cela ne l’avait jamais percuté auparavant. En une dizaine d’édition des jeux visionnées, il n’en avait jamais eu à faire. Mais là, c’était différent, parce qu’il était un de ces pauvres gosses voué à la mort.


    Il déglutit, serra les poings. Et d’un coup, la chaleur l’envahit. Il faisait chaud. Beaucoup trop chaud. Déjà, il sentait une fine couche de transpiration recouvrir sa peau. Et paradoxalement, il frissonnait. Tout le long de son corps, ses poils s’hérissaient les uns après les autres. Le décompte résonnait. Allant trop vite au goût de l’adolescent. Il repéra Ellyn, à l’autre bout de l’arène. Elle était loin. Trop loin. Elle lui adressa un signe de tête significatif, et il lui rendit.

    Il se retint de suffoquer. Son cœur battait, encore plus vite que ce satané décompte. A côté de lui, la petite du douze, et celle du dix. Au moins, il n’était pas prêt de la carrière du un, ou de la blonde du neuf. Maigre consolation. Maigre consolation face à la mort qu’il lisait dans le regard de certains. Il s’était trompé, au final. Certains étaient plus que prêts à tuer. Certains = se feraient un plaisir de le tuer. Pour survivre.

    La fin du décompte arriva. Prenant par surprise le garçon. Il prit une inspiration et s’élança. Il ne savait pas où aller, il était clairement désorienté. Déjà, les autres se jetaient sur les armes et… Sur les autres. Levi dévia le regard au moment où le brun du neuf tombait inerte au sol. Il fallait qu’il attrape quelque chose, le plus vite possible. Pour ne pas partir les mains vides. Pour avoir quelque chose à se mettre sous la main, rien que pour se rassurer. Un peu. Alors il lança sa main au hasard, attrapant ce qui venait pour partir au plus vite. Mais même le plus vite n’était pas assez rapide. Pas assez rapide pour éviter totalement un coup. Pas assez vite pour éviter une douleur lancinante, et déjà sentir l’humidité de son sang imprégner la manche de sa veste. Il jeta un bref regard à son agresseur. Juste pour voir son visage. Pour s’en souvenir. Celui qui aura manqué de le tuer d'un coup d'épée. Manqué, car Levi arriva quand même à se relever et fuir, à toutes jambes. Vite, plus vite qu’il n’avait jamais couru auparavant. Parce que ce n’était pas une petite course comme à l’entraînement. Là, c’était la mort qui lui courrait après, et s’il pouvait la distancer encore quelques minutes, il le ferait. Gagner quelques secondes avant d’entendre son propre coup de canon. C’était la seule chose qu’il pouvait faire dans cet enfer. Le seul gain qu’il pouvait avoir. Des minutes de vie… De survie.


    Il repéra du regard la silhouette familière d’Ellyn qui s’élançait vers la jungle, et se mit à courir dans sa direction. S’il la perdait, il n’était pas certain de la retrouver de sitôt. Et il ne fallait surtout pas qu’il se retrouve tout seul. Il la perdit du regard pourtant, une fois entouré d’arbres. Il poussa un juron étouffé, serrant contre lui son maigre gain. Son bras le piquait, ses jambes lui faisaient mal, et le souffle lui manquait. Il faisait chaud, trop chaud. Pourtant il continua de courir, jusqu’à qu’une voix l’interpelle. C’était elle. Il se retourna, rassuré de la voir là, en chair et en os, vivante. D’un geste mécanique, il porta l’index et le majeur de son bras indemne contre son cou, cherchant son pouls. Et il le sentit, rapide et brutal. Il était en vie.
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Yorell T. Moon
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MessageSujet: Re: J1 (10h) — bain de sang (commun)   J1 (10h) — bain de sang (commun) Icon_minitimeVen 18 Juil - 18:01

Bain de sang

Listening

J'entrouvris mes yeux après avoir laissé le soin à ma mère de réajuster le col de ma tenue pour l'arène. Je me découvris devant la glace, les mains généreuses de ma génitrice sur mes épaules. Je pouvais déceler une pointe d'amertume dans ses yeux. Les miens, eux, étaient aussi impassibles qu'à leur habitude. Peut-être que je n'avais pas encore conscience que c'était enfin le moment. Depuis que Silk m'avait accompagné jusqu'à l'hovercraft, me prodiguant ses précieux et ultimes conseils, je m'étais muré dans un silence sans nom. La nuit avait été longue et rude. Où mon esprit ne parvenait pas à se calmer par ce qu'il allait se passer dans quelques minutes. Et là, dans cette salle confinée où ce tube de cristal me mènerait bientôt à l'antre aux lions, je me contentais de me regarder, mais surtout de remarquer le désespoir palpable chez ma mère. Diana Moon, dix ans d'expérience dans les jeux de la faim, allait voir son fils en chair et en os pour la dernière fois, certainement. Je voyais bien qu'elle essayait de rester fière et de ne pas m'inquiéter, mais plus le temps nous manquait, et plus son visage se crispait dans des sanglots retenus. Elle épousseta ma veste et réarrangea mes cheveux. Je lui offris un sourire sincère en retour, pour tenter de la calmer. Ça irait. Ça irait. C'était ce que je me disais. Je n'avais pas obtenu un neuf pour rien. Mais qu'était un neuf dans l'arène, sérieusement ? Je déchantais, littéralement. Alors que les secondes défilaient comme une fusée dans l'espace.

Je serrai ma mère une dernière fois dans mes bras, jouant avec quelques mèches de ses cheveux. Mon cœur battait à tout rompre, tout comme le sien. Elle m'embrassa la joue avec tout l'amour qu'elle pouvait me porter, puis enserra mes bras dans ses mains aux ongles vernis. « Pour moi, tu es déjà un vainqueur. » déglutit-elle dans un léger sanglot. Puis, un sourire maladroit s'étira sur ses lèvres, et elle m'invita à prendre place dans le tube de verre. J'entendis le compte à rebours avant le début des hostilités. Alors je fis dos à ma mère et styliste, traversa la pièce d'un pas un peu trop lent, comme retenu par l'envie de ne jamais monter et affronter mon destin, et enfin je fus coupé du monde. Je fus coupé de la personne qui m'avait mis au monde. Je redressai soudainement ma tête, me retournant vivement pour regarder une dernière fois ma mère, les yeux fous. J'avais enfin conscience que la mort me pendait réellement au nez. Et alors que je m'élevais, je posai mes mains sur la vitre, gravant dans mon esprit le visage rouge de larmes mais souriant de ma mère. Non. De Maman. L'âge d'or était terminé. Le bain de sang allait commencer.

Une lumière vive m'aveugla l'espace de quelques secondes. J'étais comme paniqué par la rapidité de la situation. Puis, alors que mon souffle s'accélérait, je pus distinguer l'endroit dans lequel j'allais devoir survivre. Une jungle, somme toute pas si innocente qu'elle en avait l'air. Mes mains tremblaient le long de mon corps, j'étais paralysé par l'inconnu. Autour de moi, les autres tributs devaient être tout aussi décontenancés que moi. Mes sens en alerte, je finis par poser mon regard désorienté sur la corne d'abondance qui trônait au milieu de nous tous. Je fixai intensément le compte à rebours qui résonnait dans toute l'arène. 5. Je respirai un grand coup, calmant mon stress. 4. Je me redressai fièrement, les mains le long du corps. 3. Je serrai fermement mes poings, sourcils froncés, la rage au ventre. 2. Je me penchai en avant, prêt à bondir alors que mes yeux avaient déjà repéré quelques affaires susceptibles de me servir à l'avenir. 1. Je retrouvai mon calme olympien, mon sérieux glacial et ma détermination à toute épreuve. J'étais fin prêt. Prêt à tuer. 0. Je courus à grandes enjambées vers la corne. Courir, toujours courir. Ne pas se retourner. Pas d'état d'âme. Maintenant, je ne devais compter que sur moi-même et ma propre survie.

Je courus du plus vite que je pus, évitant de justesse quelques autres tributs qui barraient mon passage. Mon regard s'était focalisé en périphérie de la corne. Je savais que l'intérieur avait été pillé par les carrières et les plus audacieux. Pour ma part, même avec un neuf au compteur, je n'avais pas l'intention de faire une lancée suicidaire. Je regardais attentivement l'intérieur de la corne se faire piller, avant de jeter mon dévolu sur un petit couteau qui traînait non loin de l'entrée. Je me penchai vivement, l’agrippant dans ma course, puis je m'arrêtai pour chercher quelque chose d'autre à attraper avant de quitter cette boucherie. Là-bas, un petit sac avec de quoi me sustenter. Je repris donc ma course effrénée, repérant les quelques tributs qui pourraient me gêner. Entre autre un garçon brun à bouclettes, du Trois il me semblait, et un blondinet à piques dont je me souvenais très bien à l'entraînement. Thunder, le mec du Quatre. Il m'avait appris quelques techniques de pêche, vu que c'était son district de prédilection. Je lui devais une dette. Et j'étais un homme de valeurs. Alors, je me concentrai sur sa confrontation avec le tribut du Trois. Apparemment, il avait des problèmes, car son adversaire voulait s'en prendre à lui, à mains nues. Se disputaient-ils pour ce que je venais chercher ? Je secouai vivement ma tête, fonçant vers le duo sans perdre une seconde de plus. Discret, je réussis à me frayer un chemin jusqu'à arriver dos au garçon du Trois qui était prêt à attaquer Thunder. Je m'arrêtai et fit rouler le petit couteau entre mes doigts. Quelques secondes plus tard, j’agrippai fermement l'épaule du pauvre adolescent avant de lui sourire ironiquement et de planter la lame aiguisée de mon couteau dans sa nuque, comme j'avais l'habitude de faire pour les animaux quand je chassais au district huit. Cette lame s'enfonça entre ses vertèbres avec précision, puis je la retirai sèchement, laissant le brun s'écrouler à genoux devant Thunder, tout près de moi. Ensuite, je le poussai du genou pour qu'il gise entre le tribut du Quatre et moi, les yeux grands ouverts et respirant à peine. J'essuyai mon petit couteau sur ma veste, me penchant ensuite vivement pour attraper le petit sac jaune que j'avais en vue depuis le début. Je fis un petit signe de la tête au garçon du Quatre, afin qu'il comprenne l'intention de mon geste, puis je m'éloignai de lui. « Il vit encore. Si j'étais toi, je l'achèverai sans pitié. » lui conseillai-je ensuite. Puis, une fois ma dette remboursée, je repris ma course effrénée loin de cette boucherie sans nom. Un massacre auquel j'avais contribué. Pour l'heure, je ne réfléchissais pas encore aux conséquences de mes actes. Mais j'étais devenu un meurtrier. Ce n'était peut-être pas moi qui avait tué ce garçon, mais je l'y avais grandement aidé en le paralysant. Mon regard se fit plus dur. Je serrai fermement ma main ensanglantée sur mon arme du crime, le sac à dos ballant dans mon autre main. Je ne me retournai pas. Je ne me retournai plus. Je m'enfonçai dans la jungle étouffante, en direction des falaises où des points d'eau se trouveraient sûrement. Je n'étais même pas sûr du nombre de morts lors de ce bain de sang, et je ne voulais pas le savoir. Pour l'heure, je devais courir. Le soleil me guiderait. Demain était un autre jour et je n'aurais plus à me cacher. Je devais courir. Je devais survivre. Qui parlait de vaincre ? Ce qui comptait, c'était de survivre.






« 2295 - 2313 »
I learned a long time ago that some people would rather die than forgive. It's a strange truth, but forgiveness is a painful and difficult process. It's not something that happens overnight. It's an evolution of the heart. ©️ .bizzle
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MessageSujet: Re: J1 (10h) — bain de sang (commun)   J1 (10h) — bain de sang (commun) Icon_minitimeSam 19 Juil - 20:28




Your whole life is flashing before your eyes.
It's all in this moment that changes all.
La Corne d'Abondance brillait devant ses yeux. Un édifice impressionnant, qu'il n'avait jusqu'ici seulement vu qu'a la télévision. Un instant, il faillit se laisser submerger par le choc, mais il reprit le contrôle et se concentra sur ce qu'il avait à faire. Sa tête était entièrement vide, et il déployait une énorme concentration pour ne pas penser. Ne pas réfléchir, c'était ce que Gemma lui avait enseigné. Ne pas réfléchir, car il n'y avait absolument pas de quoi. Il devait s'en tenir à ce qu'on attendait de lui, et rien d'autre. La Corne d'Abondance brillait devant ses yeux, un édifice impressionnant oui, mais Kylian ne s'y attarda pas, car déjà il repérait ce qu'il s'y trouvait. De l'eau et de la nourriture, ses  priorités, ainsi qu'une arme pour se défendre. Une épée, une hache ou une lance ferait l'affaire. Il ne comptait pas s'attarder, juste courir, prendre ce qu'il avait à prendre, tuer ceux qui auraient le malheur d'essayer de l'empêcher de passer et encore courir. Il n'avait reçu qu'une consigne de la part de Claire : le point le plus haut de l'arène. C'était là qu'ils se retrouveraient. Elle n'irait pas à la Corne, il devrait alors la rejoindre. Il fit voyager son regard autour de lui, de sa plate-forme, il vit une jungle, une étendue de verdure, et plus loin devant lui, une montagne frôlait les nuages. Un coup d’œil en direction de Claire lui confirma leur lieu de rendez-vous, son chemin était tout tracé.
Il fléchit ses jambes alors que le compte à rebours arrivait à sa fin. Il était prêt.

Quand le top départ résonna dans l'arène, il sauta sans peur, sans rien sentir d'autre que l'adrénaline qui se déversait dans son corps, alimentait ses muscles. Il courait comme un forcené, avait parfois l'impression de ne même pas toucher le sol du tout. La Corne d'Abondance brillait devant ses yeux, et brillait plus encore alors qu'il se rapprochait. Il se saisit d'une gourde qu'il vola sans s'arrêter, voulu s'emparer d'un sac qu'un autre tribut lui chipa sous le nez. Tant pis, il continua sa course, s'enfonça dans la gueule de l'édifice impressionnant.
Il ne s'arrêta pas, jamais. Son passage à la corne fut bref. Une hache avait atterri dans ses mains, et il estima qu'il avait l'important. Sa gourde était vide, il la remplirait. Il lui manquait de la nourriture, mais sa hache lui apporterait du gibier. Peut-être se trompait-il, peut-être prenait-il les choses pour acquis, mais il ne devait pas douter. Regarde en arrière, et c'en est fini de toi. Il menaçait chaque tribut qu'il croisait de sa hache sans tenter de les tuer pour autant, la plupart esquivèrent aisément, mais une pauvre fille se jeta quasiment sous sa lame. Un couteau planté dans la chair, elle s'effondra devant lui, coupant son chemin. Sans même ralentir, il faucha la pauvre âme qui ne vivait plus après son passage, son sang décorant le coupant désormais souillé de son arme. Un coup de canon signifia qu'elle avait péri. Ce n'était pas le premier qui faisait trembler l'arène, mais ce fut le premier qu'il entendit vraiment : son œuvre. Aucuns remord cependant ne freina sa course. Il avait identifié la déteneuse du couteau qui avait projeté la morte près de lieu. Une blonde, la sœur d'un gagnant, tout ce qu'il savait d'elle. Il lui adressa un regard bref, avant de s'éloigner au loin.

Au point le plus haut de l'arène.
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Leevy Stonefield
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MessageSujet: Re: J1 (10h) — bain de sang (commun)   J1 (10h) — bain de sang (commun) Icon_minitimeMar 22 Juil - 22:40

Nous y sommes. Enfin.

On lui a conseillé de dormir cette nuit ; il n’y est pas arrivé. Non pas parce que son sommeil était agité par des cauchemars quant à son futur dans l’arène, comme ce fut certainement le cas pour la plupart des tributs, mais parce que si l’arène occupait effectivement son esprit, ce n’était pas de façon angoissante. Ce qui occupait son esprit durant son sommeil s’approchait d’ailleurs plus du rêve que du cauchemar. Il s’y est vu. Il s’est vu dans cette arène. Cette arène dans laquelle il rêve d’être propulsé depuis plusieurs années déjà. Cette arène, ces jeux, qui mettront un terme à sa misérable vie au district onze. Cette vie en compagnie de ses parents et de ses nombreux frères et sœurs, tant de bouches que le patriarche n’est pas en mesure de nourrir, et qui dépendent donc du travail de Leevy et des tesseraes qu’il prend. Vivre ou périr. L’un ou l’autre, ce serait déjà une satisfaction qui lui permettrait de quitter la maison familiale. Même s’il est évident que dans son rêve, il ressortait de cette arène victorieux. Parce qu’il en a les capacités Leevy ; il est certain de ça. Il n’a pas peur de ses adversaires. Il n’a pas eu l’occasion d’avoir des contacts étroits avec eux, mais d’un simple coup d’œil, il a deviné que la majorité d’entre eux n’allait pas survivre plus de deux jours. Zeena la première. Quant aux autres… aucune réelle menace. Peut-être le tribut du huit, qui a eu un score supérieur au sien, mais cela relève certainement plus de la chance que des réelles compétences. Il y aussi le tribut du un, qui a obtenu le même score que Leevy. Mais il sera sûrement bien trop occupé à faire le joli cœur au sein de l’arène. Cette victoire, Leevy est en mesure de la saisir, et il la saisira, il n’y a aucune autre option valable.

Assis au milieu d’une pièce dont la froideur va de pair avec son caractère, il attend sagement son styliste. Sagement, car il sait que le styliste lui apporte enfin une bonne nouvelle, ou en l’occurrence une tenue qu’il sera enfin en mesure d’apprécier. La tenue qu’il portera dans l’arène, la tenue qui le rapproche un peu plus du coup d’envoi de ces jeux, la tenue qui rend tout ceci réel. Pour une fois, il reste muet. Ne provoque pas Owain, se contente de l’écouter lui détailler la tenue et ses nombreux qualités pouvant s’avérer utiles dans l’arène. Leevy l’enfile sans broncher. Certes, elle n’est pas agréable à porter. Elle n’est pas non plus esthétique. Mais elle aura son importance au sein de l’arène. Première constatation ; il ne fera pas froid au sein de l’arène, sinon les matières auraient été plus chaudes. Par contre, en vue de la chemise particulièrement légère, il fera certainement chaud. Beaucoup trop chaud. Ce qui lui fait savourer les quelques courants d’air frais de la pièce où il se trouve avec un plaisir non dissimulé. Et enfin ; le grand moment. Le moment d’entrer dans la capsuler qu’il le propulsera directement dans l’arène. Il se permet même d’adresser un léger sourire – forcé, certes – à Owain avant qu’une vitre ne les sépare. Il prend à nouveau une grande respiration.
Et puis, plus rien. Juste une lumière aveuglante.

Il met quelques secondes avant que ses pupilles distinguent enfin le décor dans lequel il a été propulsé. Son souffle se coupe. Un sourire, cette fois sincère, se dessine sur ses lèvres. Il y est. Ses pupilles ne savent où regarder. Il observe un court instant les tributs. Il cherche Zeena, il cherche Avril. Puis il observe la corne d’abondance. Elle est là, face à lui. Il distingue déjà des armes, des poignards, des machettes, des marteaux. Il les veut. Il en a besoin. Il jette un œil au compte à rebours.

Cinq. Son cœur s’emballe. Il semble prêt à bondir de sa poitrine à chaque instant. S’il croyait au bonheur, il pourrait dire qu’il le ressent, là, maintenant tout de suite. Son sourire carnassier ne quitte pas ses lèvres, ses ongles s’enfoncent dans les paumes de ses mains,  il fixe inlassablement les objets de la corne qui seront bientôt les siens. Quatre. Il se demande un court instant si sa famille l’observe ou s’ils sont déjà morts de faim depuis qu’il les a abandonnés à leur sort. Il se demande si le district onze souhaite sa mort. Il peut déjà compter sur Zeena et Alexiane pour cela, mais qu’en est-il des autres habitants ? Voient-ils en lui le sociopathe prêt à arracher la carotide de tous ses adversaires ou simplement un enfoiré qui sera en mesure de les protéger d’une mort due à la famine ? Trois. Il fait l’inventaire des objets dont il a besoin. Idéalement une trousse de secours. Il est en mesure de supporter la faim et la soif – c’est monnaie courant dans son district – il aussi capable de supporter la douleur. Mais supporter la douleur ne lui suffira pas ici, il ne pourra pas serrer les dents jusqu’à la fin de la journée, moment où il pourra être soigné, comme ce fut le cas lorsqu’il travaillait comme mécanicien agricole. Il devra serrer les dents jusqu’à la fin des Jeux, qui peuvent s’éterniser. Il est fort, il est déterminé, mais ces qualités ne l’aideront pas si une infection se propage dans son corps ou s’il n’est pas en mesure de recoudre une plaie et qu’il se vide de son sang. Deux. Il lui faut une arme aussi. Une arme pas trop encombrante qui lui permette de se déplacer sans le moindre problème, mais une arme qui pourra achever ses adversaires sans qu’il soit obligé d’y passer des heures. Pas une arme qui gâche le plaisir trop vite ceci dit. Il veut les entendre crier. Souffrir. Mourir. Un. Leevy n’a pas peur de donner la mort. Il n’a pas peur de tuer, la rage qu’il contient depuis tout ce temps va enfin pouvoir s’exprimer. De la pire des façons, mais au meilleur endroit pour cela.

Zéro.

Il s’élance dans la gueule du loup. La distance jusqu’à la Corne d’Abondance ne se compte pas en kilomètres, mais pourtant pour ces quelques mètres, il donne tout. Il pousse ses jambes à leur maximum, a le souffle saccadé par l’effort. Il est endurant, merci le district onze, mais il donne beaucoup trop en peu de temps. Il y arrivera pourtant, parce que la volonté dépasse toutes les limites que le corps peut se fixer. Il bouscule tous les tributs qui se trouvent sur sa route et arrive à destination. La Corne d’Abondance. Il ne la contemple pas comme elle le mérite, il se contente de s’emparer d’une machette – il l’avait repérée lorsqu’il était encore sur son socle – et d’une trousse de secours. Il ne s’encombre pas plus, il pourra dépouiller le corps de ses victimes. Et Leevy est suffisamment fort pour parvenir à se passer d’une arme pour donner la mort. Ça prend plus de temps, c’est plus douloureux pour ses phalanges, mais le résultat est le même.

Il fait demi-tour, il a conscience que désormais il doit prendre la fuite pour rester en vie. Mais il ne compte pas s’en aller ainsi, comme d’autres le feraient, il veut marquer les esprits directement. Il veut que les sponsors et les autres tributs le voient comme il est vraiment : un futur gagnant. Il se met en retrait tandis que d’autres se jettent sur les armes et que le sang commence à couler. Il aperçoit au loin Thunder, le tribut du district quatre qu’il déteste au plus haut point. Leurs idées sur le lien qui les unissent à leur co-tribut sont radicalement différentes. Il s’est juré de se venger sur la petite Avril pour prouver à Thunder qu’il n’a pas été en mesure de la protéger malgré ce qu’il a laissé entendre. Mais pour l’instant, Thunder est pris au piège par une tribut. Celle du dix. En d’autres circonstances, Leevy n’aurait pas bougé le petit doigt et l’aurait laissé se débrouiller. Mais pas ici. Il s’approche du duo par derrière et plante sa machette dans le crâne de la jeune fille du dix. Une coupure d’une bonne vingtaine de centimètres entaille le cuir chevelu de la tribut. La machette est restée coincée dans le crâne, la tribut tombe à terre. Leevy pose son pied sur la tête de la jeune fille afin de retirer son arme, et disparait. Les coups de canon fusent, et il ne sait pas s’il a retentit pour elle, ou si elle agonise. Quoi qu’il en soit, Thunder ne doit pas mourir. Pas maintenant, pas avant d’avoir vu sa co-tribut mourir sous les coups de Leevy. La co-tribut, d’ailleurs, qu’il aperçoit dans son champ de vision. Un sourire se dessine ses lèvres. Thunder est dans les parages. Il sera aux premières loges pour assister à la mort de la tribut. Il lance sa machette en sa direction, mais elle se plante dans la mauvaise personne. C’est une autre fille qui l’a reçue. Il soupire, il se hait pour ne pas avoir su viser plus proprement. Jusqu’à ce qu’il réalise que c’est Thunder lui-même qui a poussé cette fille pour protéger Avril. Leevy se lance en direction du groupe, bouscule la fille qu’il vient de blesser et reprend sa machette en vol, avant de disparaître définitivement dans la forêt. Son corps le brûle, il ne sait pas si c’est l’effort, l’adrénaline ou une quelconque blessure que l’excitation aurait rendu invisible, mais il court malgré tout, jusqu’à en perdre haleine, le sourire aux lèvres.

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Ambre L. Galeoni
DISTRICT 7
Ambre L. Galeoni
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△ à Panem depuis le : 24/08/2013
△ âge du personnage : 18 y.o


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MessageSujet: Re: J1 (10h) — bain de sang (commun)   J1 (10h) — bain de sang (commun) Icon_minitimeMer 23 Juil - 20:36




Fortune is calling
Soixante. Soixante misérables secondes avant que les jeux ne commencent, ou qu’ils ne se finissent. Soixante secondes pour reprendre contenance ou se laisser choir dans le vide. La perspective de mourir créait une douleur diffuse dans sa poitrine, quelque chose qui ressemblait à un sentiment. Elle ne savait même plus comment elle s’était retrouvée là, ni comment la journée avait débuté. A vrai dire, elle ne se souvenait de plus rien du tout : ses pensées s’entrechoquaient dans un brouhaha métallique. La porte derrière elle s’était fermée, la laissant dans un espace tout juste assez grand pour une personne. Cinquante. La lumière l’aveuglait toujours. Au moins il y’en avait. Ambre n’aurait pas supporté de se retrouver sous terre comme l’an dernier. Il faisait jour et l’air était respirable, bien qu’une chaleur écrasante et saturée d’humidité l’empêchait d’accéder pleinement à ses poumons. Quarante. Ambre releva ses cheveux afin qu'aucune mèche récalcitrante ne vienne la gêner lors de sa course. Elle n'était pas si rapide que cela, et sans doute bien moins encore que d'autres, mais il ne s'agissait pas d'une course ordinaire. La peur était bien présente, tombant tel un poids lourd dans son estomac. Elle lui nouait le ventre avec autant de facilité que la corde de chanvre des pendus. Pendant quelques précieuses secondes, Ambre se demanda s'il ne valait pas mieux bouger un pied maintenant. L'hypothèse lui semblait déconcertante de facilité; plausible, même. Rien qu'un pied et elle sombrerait dans l'oubli. Trente. On y verra peut-être une forme de résistance, un refus de se plier aux règles. Cela sonnait bien, c'était une pensée presque réconfortante. Plus réconfortante que la vérité qui se tramait derrière : c'était la lâcheté qui lui donnait envie de bouger ce pied de quelques millimètres. Ambre refusait le sort qu'on lui destinait en voulant l'embrasser plus vite. Elle pouvait ainsi décider de sa mort et de son heure. Jusque-là elle y croyait. Très peu ici auront le choix. Si elle laissait passer cette occasion, y'en aurait-il d'autres ? De toute manière, on choisira pour elle. Cependant, l'instinct de survie était suffisamment fort pour l'emporter. La  jeune fille luttait malgré elle contre l'envie de déplacer ce pied. Une lutte silencieuse mais qui lui donnait une crampe dans le mollet droit. Vingt. La peur de mourir là les jambes arrachées par une mine était un stimulant plus fort encore que tout ce qu'elle avait pu tester auparavant. Et puis, tout pourrait se terminer lors du bain de sang. Quelle différence entre mourir maintenant ou dans deux minutes ? L'écart n'était pas si grand, seule sa dignité rentrait en jeu. Dix. Au loin, la corne d'abondance se faisait tentatrice. Il fallait tenter. Si ce n’était pas pour elle, il fallait tenter  pour Isaac. Pour Auri. Et pour tous ceux assis bien confortablement derrière leur écran. L'issue serait déterminante pour la suite, mais pourquoi s'en inquiéter maintenant ? Ce n'était qu'un jeu. Un jeu où chacun avançait ses pions à l'aveuglette tout en se forçant à croire le contraire. De même, il n'y avait aucune stratégie à avoir lors du bain de sang. Un jeu bien bête, en somme. Et surtout, si elle chopait quelque chose d'intéressant ce serait toujours ça de moins que les tributs n'auront pas. Alors Freaks fit ce qu'il y avait de mieux à faire : elle imita les autres et se prépara à courir. Cinq. Ses yeux se promenèrent une nouvelle fois jusqu’à la corne, traçant un chemin qu’elle s’appliquerait de suivre. Trois. Pas un seul visage sympathique, ses supposés alliés devaient se trouver de l’autre côté. Un. Ne te pisse pas dessus, ne te pisse pas dessus.

Le gong qui résonna lui fit l’effet  d’une décharge électrique. Et puis plus rien. Ses plans tombèrent au moment même où elle foula l’herbe de ses pieds. Ambre courra en ligne droite sans se soucier qu’on la remarque ou non. Il y avait bien des objets facilement piquables en périphérie mais les ramasser lui aurait fait perdre du temps. Or, le temps était quelque chose dont elle ne disposait plus. Elle entendait à peine les cris et en imaginait d’autres. Elle repéra un sac et s’apprêta à faire un détour quand un tribut le ramassa à sa place, ce qui la fit s’arrêter net. Elle avait oublié qu’elle n’était pas seule sur les lieux. S’arrêter ainsi à une vingtaine de mètres de la corne sans rien pour se défendre était dangereux ; inconscient même.  Mais elle avait besoin de rester maitre de la situation et d’analyser ce qui se passe. Elle vit Kylian récupérer la hache qu’elle convoitait. Bordel, c’était la sienne. Tout était flou, les mouvements se faisaient indistincts. Presque irréels. Une simple spectatrice. Elle était une simple spectatrice. Et puis, sans prévenir, elle vit la vit s’abattre sur une fille. Quelques secondes d’inattention. Quelques secondes de trop. Une bousculade et une douleur cuisante à la joue pour en témoigner. C’était fini. Elle allait mourir là comme Dav et tant d’autres avant elle. Freaks ne prit pas le temps de chercher qui l’avait pris pour cible. L’accrochage l’avait fait tomber, et elle reculait à présent face au garçon qui se tenait devant elle. District 4 ; c’était son visage. Il ne lui avait pas fait grande impression lors des entrainements. Elle ne se souvenait même pas du prénom de celui qui allait la tuer. Sa main frôla une lame froide, lisse et tranchante.  Elle s’en saisit au moment même où ses yeux croisèrent les siens. On aurait dit qu’il s’apprêtait à dire quelque chose. Elle lui planta la lame dans la jambe en moins de temps qu’il ne fallait pour le dire. Se relevant, elle fila sans demander son reste avec l’arme et une couverture de survie fraichement acquise sous le bras. A l’opposé du point le plus haut de l’arène.


I GUESS I FORGIVE YOU
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MessageSujet: Re: J1 (10h) — bain de sang (commun)   J1 (10h) — bain de sang (commun) Icon_minitimeMer 23 Juil - 23:31


     78TH HUNGER GAMES | Day one 10am, Bloodbath

⊹ We are told to remember the idea, not the man, because a man can fail. He can be caught. He can be killed and forgotten. But four hundred years later an idea can still change the world. But you cannot kiss an idea, they do not love. And it is not an idea that I miss, it is a man. ⊹

Je n'ai pas beaucoup dormi cette nuit là. Sûrement parce qu'au fond l'idée de me retrouver dans cette arène me faisait peur. Mais aussi et surtout parce que je n'en pouvais plus d'attendre. Non pas parce que ça m'enchantais de tuer, que j'attendais ce moment depuis toujours. Mais parce que j'avais l'impression d'être un lion en cage. Dans ce genre de situation la patiente n'était pas mon fort. Attendre me poussais à me remettre en cause, à douter de tout. Pourtant on mit rapidement un terme à cette peine lorsqu'on me prévint que c'était l'heure. Je quittai ma chambre, non sans un dernier coup d’œil. Le reste fut assez flou, du moins jusqu'au moment où je m'étais retrouvée seule avec ma styliste. Je l'aimais bien Lena, elle savait faire preuve de compassion sans non plus montrer de la pitié. Elle m'aida à enfiler ma tenue et me fit une tresse, tout en discutant ensemble du potentiel climat de l’arène. Il n'y avait pas de doute quand au fait que ce serait un endroit chaud. Puis ce fut l'heure. Je la pris dans mes bras et elle me souhaita bonne courage. J’hésitai quelques secondes avant d'entrer dans le tube. La vitre se referma derrière moi. Je fis un dernier sourire à Lena avant que je sois élevée jusqu'à l’arène. Ce n'était pas long, juste une histoire de quelques secondes. Quelques secondes de répit, quelques secondes pour m'autoriser à me projeter en arrière. Après, une fois dans l’arène, ce serait trop tard. De toute manière à quoi me servirai de ressasser le passer. Il fallait que je gagne ou du moins que je survive le plus longtemps possible. Je ne devais pas me dire que c'était déjà cause perdu. Je n'avais pas d'autre choix de croire en mes chances, de croire en moi. Et si j'étais la seule à miser sur moi tant pis.

Le socle arriva à son terminal, il ne restait plus qu'une minute avant le début des jeux. C'était étrange de ce dire qu'à cet instant précis tout les yeux de Panem étaient braqués sur nous. Je ne pouvais m’empêcher de penser à ma famille, à mes amis, à mon district. Je ne pouvais pas les décevoir. Nous nous trouvions en altitude sur ce qui semblait être une falaise. Autour de nous s'entendait une forêt tropical. Mon analyse fut pourtant brève car j'étais plus préoccupée par Thunder. Je lui fis un dernier sourire, un sourire d'adieu. Je ne sais pas si il le vit. J'étais triste de le lâcher, mais ce n'était pas comme si je le laissais seul. Il avait décidé d'une alliance avec le garçon du un. Moi je ne voulais pas de cette alliance, je ne lui faisais pas confiance. J'aurais du dire à Thunder que je n'allais pas les suivre. Ça me dérangeais de trahir comme ça la seule personne en qui j'avais confiance ici, mon seul ami. Cinq. Déjà ! Le temps passé si vite. J'observai rapidement ce que contenait la Corne. Essayant de trouver ce qui me serait le plus utile. Il me fallait une arme bien évidement, ce n'était pas ma force qui allait me sauver. Et il n'était même pas imaginable que je me taire dans un coin d'attendre que les autres s'entretuent, et de sortir à la fin comme une fleur en ayant gagné sans aucun mérite. Trois. Il me fallait donc un couteaux et aussi un de ces petits sacs utiles à la survie. Et si ce n'était pas suffisant je trouverai bien une solution. Un. Si mon cœur avait pu prendre la fuite il l'aurait fait sans hésiter. J'étais tout de même prêtes à m'élancer. Je courrais vite, il n'y avait aucun doute là-dessus. Finalement il me suffisait juste de couriret de rester vigilante aussi.

Zero !
Je m'étais élancée automatiquement, en ignorant complètement ce qui m'entourait. J'attrapai un sac jaune au passage et je repérai rapidement un couteau. Je tenais fermement mon butin et je n'avais pas été pris pour cible. Je m’apprêtais maintenant à m'éloigner le plus possible de la Corne, mais le premier coup de canon m’arrêta. Un mort ! Ma première pensée fut Thunder. Des larmes me brûlaient les yeux mais je refusais de les laisser couler. Il fallait que je sois rationnelle, rien ne prouvait que c'était Thunder. Je fis automatiquement le tour de la Corne redoutant de voir le voir au sol, raide mort. Désormais l'idée de le planter là n'était plus qu'un lointains souvenir. Je ne pouvais pas le laisser. Je voulais rester avec lui même si cela signifiais des alliances que je refusais.  Je le vis enfin, et bien vivant. Mais ce fut le garçon du onze, qui attira mon attention. On dit que les yeux sont le miroir de l’âme. Moi je voyais bien que c'était moi qu'il avait choisi, qu'il voulait tuer. J'avais l'impression que la scène se passait au ralenti. Je le vis lancer son arme, pourtant j'étais incapable de bouger. C'est donc comme ça que j'allais mourir. Dès le premier jour, comme ça, comme une idiote, sans mettre battue pour vivre. Thunder m'avait vu, il avait vu le garçon. J'aurais aimé lui dire tant de choses, m'excuser d'avoir envisagé de l’abandonner. Mais j'étais incapable de dire quelque chose c'était comme si j'étais déjà morte alors que l'arme ne m'avait pas encore atteinte. Pourtant je ne fus pas touchée. Thunder avait poussé une fille et c'était elle qui avait été blessée. Bouge Avril, bouge maintenant ! Oui je devais me réveiller, je ne devais pas être faible. Je m'approchais de Thunder je devais le remercier. Je lui promettrai plus tard que ce genre de choses n'arriverait plus. Même si nous étions ami, il n'aurait pas à tout le temps me protéger, je ne voulais pas lui imposer cela. « Merci » dis-je accompagnai d'un léger sourire. Ce n'était pas grand chose, mais ce n'était pas le moment de faire un long discours.




Dernière édition par Avril E. Marloes le Lun 1 Sep - 16:39, édité 1 fois
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