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 78HG — sujet du lieu b

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Caesar Flickerman
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MessageSujet: 78HG — sujet du lieu b   78HG — sujet du lieu b Icon_minitimeDim 13 Juil - 15:39


78ème Hunger Games
" lieu b "

Ce sujet est mis à votre disposition pour mettre en scène votre tribut dans la zone si vous n'avez pas besoin d'en faire tout un sujet avec un autre membre. Il restera pendant toute la durée des jeux, c'est pourquoi nous vous demandons d'indiquer avant votre message le jour et l'heure où se déroulent les actions que vous décrivez.

Cela ne remplace pas les sujets obligatoires que nous vous demanderons de faire.


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MessageSujet: Re: 78HG — sujet du lieu b   78HG — sujet du lieu b Icon_minitimeLun 28 Juil - 9:47

- Jour 1, bientôt 13h

J'ai couru, aussi vite, aussi loin que j'ai pu, sans savoir où j'allais. Je voulais simplement m'éloigner de la corne d'abondance où les cadavres commençaient à tomber. On peut penser que c'est par pure lâcheté que je me suis enfui aussi vite après avoir récupéré de quoi survivre dans l'arène, mais moi, je sais que je n'ai fait qu'écouter mon instinct de survie. Je sais que je vais mourir, j'en suis conscient, et je l'ai accepté depuis longtemps, mais je n'avais aucunement l'intention de me laisser assassiner froidement par un carrière, ou n'importe quel autre tribut, après n'avoir passé que quelques minutes dans l'arène et sans même m'être battu. Remarque, il est peut-être préférable de mourir rapidement, au bain de sang, pour éviter de voir et subir trop d'horreurs au cours des Jeux. Mais bien que je ne sois pas effrayé par la mort, j'aime me raccrocher à l'idée qu'il y a tout de même une chance sur vingt-quatre que je m'en sorte, et que je décroche, à la fin, l'espoir d'une vie meilleur. Quoi qu'il en soit, pour l'instant, je suis toujours bien vivant, et j'ai bien plus qu'une seule preuve. Mes jambes me font mal, elles ne me portent presque plus, tous les muscles de mon corps me tirent, j'ai le souffle court, les poumons épuisés, et je suis en sueur. C'est dingue ce qu'il peut faire chaud dans cette foutue jungle, même à l'ombre. Ma peau est mise à rude épreuve, quand ce n'est pas le soleil qui la cuit, c'est l'humidité qui colle mes vêtements. Je souffle comme un bœuf, déjà agacé de cette atmosphère pesante. J'ai besoin de m'asseoir, d'un moment pour reprendre mon souffle, de boire un coup, si seulement mon sac pouvait contenir une bouteille d'eau. Parce que je ne l'ai toujours pas ouvert depuis que je suis parti à toute vitesse du lieu où trônait la corne. Je tiens d'ailleurs toujours fermement les deux petits couteaux que j'ai réussi à attraper pendant ma course. Un instant, je les aurais presque oubliés, tellement je ne sentais plus mes membres. Je marche à présent, depuis un quart d'heure peut-être. Je n'entends plus rien d'autre que les bruits de la jungle qui m'entoure. Plus de bruits de combat, de fer qui se croise, de cris de douleur ou d'agonie. Même plus de coups de canon depuis un moment. J'en déduis que le bain de sang à dû prendre fin, ou du moins, je l'espère. Et je me surprends même à espérer qu'il y ait beaucoup de morts, comme ça, ça en fera moins à éliminer, et mes chances de gagner ne seront que plus nombreuses. À nouveau, je m'inquiète du sort d'Hailee. Peut-être fait-elle partie des morts de ce bain de sang. Mais je ne peux pas me permettre de m'inquiéter pour elle, alors que je dois déjà m'en faire pour moi, et me garder en vie. Et puis, de toute façon, nous n'avons jamais conclu de pacte visant à former une alliance quelconque, bien que nous soyons tous deux du même district. Je préfère être seul, je préfère m'attacher le moins possible. Les sentiments sont des obstacles, ils ne sauraient que me faire hésiter quant au chemin à prendre pour tenter de rester en vie le plus longtemps possible dans cette cage aux lions. Je manque de tomber à plusieurs reprises tellement j'ai mal dans tout le corps après avoir autant couru. Et j'imagine que le fait de ne pas avoir dormi de la nuit doit enfin faire son petit effet sur mon organisme. Je me sens faible, mais je dois continuer. Le coin n'est pas sûr. Déjà parce que je suis un inconnu ici, les dangers peuvent être de toutes sortes et me tomber dessus à tous moments, et puis surtout, les autres tributs sont peut-être juste derrière moi, à ma poursuite, sur le point de me tuer de quelque manière que ce soit. Alors je continue d'avancer, complètement à l'aveuglette, ne sachant pas où je mets les pieds. Mais j'entends un bruit sourd, de plus en plus fort à ma droite. J'avoue que ça ne me dit rien qui vaille. Et pourtant, je m'en vais dans cette direction, suivant ce brouhaha constant et singulier.  Je marche pendant peut-être une dizaine de minutes avant de pouvoir l'identifier. Une chute d'eau et, en contre-bas, une rivière. Je fixe un instant le décor qui s'offre à moi, puis je m'effondre au sol. Mes jambes ne me portent plus, elles m'ordonnent de m'arrêter là. Je n'ai donc pas le choix. Je me redresse et m'assois. Je tente de retrouver un rythme cardiaque normal, de ralentir ma respiration, de me faire de l'air en agitant ma chemise contre ma peau collante de sueur. J'essuie ce qui me coule du front, encore de la sueur, rien que ça. Je souffle. Je vais crever de chaud. J'ai posé mes deux petits couteaux à côté de moi, et je décide enfin de d'ouvrir mon petit sac à dos jaune pour voir ce qu'il contient. Je ne suis pas déçu : une bouteille d'eau, pleine, des fruits secs, un petit sac de couchage -je ne suis pas certain de pouvoir rentrer dedans, mais vu la température ambiante je n'en aurais peut-être même pas besoin-, et le paquet de biscuits, légèrement écrasé, que j'y avais fourré pendant ma course. J'affiche une mine satisfaite. C'est bien, c'est un bon début. J'ai de quoi survivre pendant quelques jours si je fais des efforts et que je me rationne, et de quoi me défendre. Je m'autorise une ou deux -ou trois- gorgées d'eau, pour tenter de me rafraîchir. Et puis je range mes affaires dans le sac, et l'un des deux couteaux que j'ai récupéré à la corne, que j'enroule dans le sac de couchage puisque je ne pense pas m'en servir tout de suite et que je préférerais éviter que la lame ne tranche le sac et m'en prive, ou vienne se planter dans mes côtes, ce serait vraiment bête de me faire blesser par ma propre arme en ayant manqué de vigilance. J'enlève également l'espère de veste qui fait partie de ma tenue de tribut et je la fourre dans mon sac avec le reste, puisqu'elle me tient plus chaud qu'autre chose. Je soupire à nouveau, plus longtemps cette fois, et j'essuie la sueur de mon front pour la seconde fois depuis que je suis assis ici. C'est horrible cette chaleur, et pas moyen de l'atténuer. À moins que... Je réfléchis un instant, pesant le pour et le contre, et en fait, il n'y a que du pour. Puis, je prends une décision. Il faut que je coupe mes cheveux. Parce qu'ils me tiennent chaud, parce qu'ils ne me sont pas utiles sur ma tête, parce que même si c'est une différence que j'aime chez moi, ça me différencie justement trop d'un autre et donc je serais plus facile à repérer et à identifier, j'imagine, et puis je sais à quoi ils pourraient me servir si je les coupais. J'attrape donc le petit couteau que j'ai gardé à mes côtés, et je me mets à trancher mes dreads, une par une. C'est long, mes mèches sont vraiment très épaisses. Cette opération doit bien me prendre une demi-heure, voire trois quarts d'heure. Et je ne me rends compte qu'après l'avoir fait, que ça aurait pu être dangereux. Déjà parce que si j'avais manqué d'adresse, j'aurais pu me couper, et surtout parce que vu là où je suis, près de cette chute qui fait tant de bruit, un tribut aurait vite eu fait de se faufiler derrière moi et de me trancher la gorge. Mais ce n'est pas arrivé, je suis toujours en vie, la tête plus légère, mes longues dreadlocks éparpillées autour de moi sur le sol gonflé par l'humidité. Je n'ai pas de miroir pour voir le résultat, et à la limite, ça n'a pas d'importance, mais je dois avoir l'air changé, forcément. Je pose mon arme, qui m'a surtout servi d'accessoire de coiffure durant un instant, et je ramasse mes cheveux. J'avoue que c'est un peu perturbant de se dire que ce sont les miens, mais si on fait abstraction de cette information, et qu'on imagine que ce ne sont que des morceaux de cordes, ça semble moins étrange d'un coup. J'entreprends de les nouer ensemble, tous ces bouts de cordes, pour en faire une grande. Elle ne sera pas très solide, elle doit pouvoir supporter mon poids pendant quelques minutes, après tout, ce ne sont que des cheveux, mais c'est déjà ça. Il se pourrait que ça me serve à l'avenir. Heureusement que j'ai réussi à apprendre comment faire certains nœuds à l'entraînement, avant je n'étais pas très doué, mais là, j'ai bien réussi à me faire une corde. Elle n'est pas fantastique, mais je ferai avec. Quand j'ai fini, je soupire de soulagement. Une bonne chose de faite. J'ai un peu moins chaud, et si besoin, j'ai un lasso, que je sais manier, vu que je viens du district dix et que j'ai travaillé comme gardien de vaches avant de reprendre la boucherie de mon père. Je reste assis près de la chute d'eau encore un instant, puis je me lève parce qu'il est temps d'y aller. Je pourrais tomber sur quelqu'un, et ce ne serait peut-être pas une bonne chose. Je me noue la corde de cheveux à la taille, comme une espèce de ceinture, mais de façon à ce que ce soit simple de la détacher en cas de besoin, et j'empoigne mon couteau. Il est temps que j'explore un peu les environs, maintenant que je me suis reposé, que j'ai moins mal partout, moins chaud, même si la chaleur et l'humidité des lieux pèsent encore sur mes épaules. Alors je me mets en marche, ne sachant pas encore tellement comment je vais faire pour descendre jusqu'au niveau de la rivière, ni comment je compte la traverser, vu que le courant m'a l'air important par ici, mais j'aviserai au moment voulu, chaque chose en son temps.

à suivre...

Spoiler:
 
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Ambre L. Galeoni
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MessageSujet: Re: 78HG — sujet du lieu b   78HG — sujet du lieu b Icon_minitimeMer 30 Juil - 13:39




Jour un - 11h. not a good day to die
Ambre courrait continuellement depuis un bon moment déjà, même si elle était incapable d’en connaître la durée. Il lui semblait que cela faisait à peine cinq minutes. La seule chose qui lui importait était de mettre le plus de distance possible entre la Corne d’abondance et elle, Freaks se soucierait bien du reste plus tard. La chaleur était intenable et la soif la tiraillait de toute part. Elle avait pourtant pris soin d’avaler plusieurs verres d’eau avant de partir. Au rythme où les choses allaient, la déshydratation était assurée. La sueur lui collait au dos mais elle n’osait pas ralentir pour enlever sa veste même si elle nageait littéralement dedans au sens métaphorique du terme. Son point de côté lui coupait la respiration en deux et même si elle s’était débrouillée convenablement pour l’ignorer jusque-là, elle fut bientôt forcée de s’avouer vaincue. Le souffle court, elle s’arrêta, les jambes flageolantes. Ambre se débarrassa de sa veste, posant par la même occasion la couverture de survie au sol. Génial, c’était génial. Si seulement elle avait pu mettre la main sur un des sacs ! L’image floue de Kylian et de la hache s’abattant sur la fille lui revient en mémoire. Elle la chassa de son esprit. Elle n’était pas avec eux, peut-être même qu’ils ne l’attendaient pas. Ce ne serait pas la première fois qu’on lui ferait une promesse vide. Concentre-toi, Ambre. Tu ne t’es pas arrêtée pour faire le point sur les autres. Elle était seule, mais elle était bien vivante. Son cœur affolé par la course cognait frénétiquement contre sa poitrine. Les nuits seraient peut-être fraiches, elle n’en savait rien. En attendant, la couverture n’avait de survie que le nom et l’encombrait plutôt qu’autre chose. Son débardeur vient bientôt rejoindre la veste. Elle se sentait déjà mieux mais craignait de ne plus pouvoir repartir, comme lorsqu’elle s’asseyait après une longue marche. Puis, elle avait désespérément besoin de ses jambes. Ainsi que d’eau. Elle aurait donné n’importe quoi pour de l’eau.

Le premier coup de canon la fit sursauter. Elle se remit en marche, ballotin de vêtements sous un bras et couteau dans l’autre main. Si Ambre était complètement à découvert, les autres le seraient aussi. Elle les verrait arriver. Elle compta cinq coups, mais il lui semblait en avoir entendu un sixième. Seulement, un bruit assourdissant l’avait empêché d’identifier correctement le son. Ce bruit devait bien déboucher sur quelque chose, aussi eut elle tôt fait de prendre sa direction. Cinq morts. La jeune fille tâcha de se souvenir des tributs, d’identifier ces fantômes. La victime de Kylian. L’estropié du douze. Zeena aussi, sans doute. Qui d’autre ? District quatre. Elle voyait mal comment son coup aurait pu le tuer –tout s’était passé tellement vite, après tout- mais l’idée qu’il soit plus abîmé ne la dérangeait pas. Avec un peu de chance, les carrières se seraient entretués directement. Pouvait-on encore parler de chance, à ce stade ?
Le bruit la mena à une chute d’eau. Elle en aurait presque pleuré de soulagement. D’épuisement, aussi, peut-être. Cela n’allait pas être une promenade de santé. La chute était assez impressionnante, il n’y en avait pas des comme ça au district sept. Pas plus qu’il n’y avait de jungle. En contrebas, Ambre distingua une masse d’ombre qui ne signifiait rien de bon. Au moins, elle serait plus planquée qu’ici et le soleil taperait moins dur. Encore fallait-il l’atteindre. L’eau semblait débouler de nulle part, et suivait un chemin tout tracé. Elle ne s’éloignerait pas avant un moment. Pas avant d’avoir bu jusqu’à plus soif ! L’excitation lui donnait envie de plonger directement dedans, et elle fut très tentée de le faire. Mais elle n’était pas dans un district. L’arène regorgeait surement de surprises, et se faire fracturer le crâne par un rocher était hors de question. Elle allait devoir descendre autrement. Sa décision prise, elle se rhabilla, plia soigneusement la couverture qu’elle coinça contre elle et rangea l’arme dans une des poches de sa veste. Puis, elle entreprit de descendre la falaise. Le sentier n’était pas facile. D’ailleurs, il n’y en avait pas. A partir de là, elle n’avait que son bon sens pour la sortir de là. Plusieurs roches étaient praticables. Il fallait juste les trouver.  Plusieurs points de départ possibles se dessinaient mais elle ne voyait pas où ils l’amenaient. Alors Ambre prit simplement le plus proche en espérant qu’il soit le bon. Arrivée à mi-parcours, elle se retrouva bloquée cependant. Impossible de remonter. Ses mains moites s’agrippèrent tant bien que mal à la roche. Il fallait sauter sur une autre plateforme. C’était dangereux, mais avait-elle le choix ? Elle sauta.

Les pierres se dérobèrent sous l’impact du choc, la précipitant cinq mètres plus bas.



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Zeena A. Kenway
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MessageSujet: Re: 78HG — sujet du lieu b   78HG — sujet du lieu b Icon_minitimeMer 30 Juil - 16:21



78TH HUNGER GAMES – DAY ONE (12H57).


 Je l’observe depuis mon perchoir, aussi silencieuse que possible, même si le bruit des chutes pourraient aisément couvrir le moindre de mes déplacements.
Racaël est arrivé quelques instants seulement après moi. C’est un miracle que je l’ai aperçu avant que lui n’ait eu l’occasion de le faire. J’ai eu de la chance avec Brooke, mais je ne veux pas provoquer le destin et partir du principe que toutes les personnes s’étant montrées gentilles avec moi à l’entrainement vont m’épargner. Ce serait suicidaire comme raisonnement et je ne le suis pas.
Je ne sais pas trop où j’ai trouvé la force de me remettre à courir, mais c’est ce que j’ai fait. Le plus dur a été d’abandonner la vision délicieuse de l’eau en contrebas… J’ai même hésité à me jeter tout bonnement de la falaise pour échapper à mon poursuivant d’une part, mais surtout pour pouvoir profiter des bienfaits de cette eau salvatrice qui m’attendait en bas.
Qui m’attend toujours en bas, et semble m’appeler.

Ma gorge me donne l’impression d’être plus sèche à chaque seconde qui s’écoule et je dois lutter contre moi-même pour ne pas craquer, descendre de l’arbre dans lequel j’ai trouvé refuge en quatrième vitesse pour me rapprocher de la chute.
Une part de moi me maudit d’avoir perdu autant de temps à évaluer ma future descente, à observer les alentours et évaluer les risques. Mais une autre sait que c’était la meilleure chose à faire. J’ai survécu au bain de sang, à ma rencontre avec une autre tribut et aucun singe ou insecte n’a décidé de m’attaquer… Je ne dois pas me tuer bêtement en tombant pour un peu d’eau. Je dois boire, c’est évident et ça devient de plus en plus urgent même, mais je peux encore tenir un peu et je sais que je ne dois pas me précipiter à l’aveuglette. N’empêche que c’est difficile de patienter comme ça et le tribut du dix ne fait rien pour ménager mes nerfs.

J’en viens à détester Racaël, installé près des chutes avec son sac de survie qu’il déballe devant moi. Comme s’il cherchait à me narguer, à me ridiculiser… Je dois d’ailleurs essuyer quelques larmes lorsque mon estomac se met à gronder, déjà tiraillé par la faim. Mais la soif est plus forte bien sûr. Ma tête a commencé à devenir pesante mais au moins, installée sur mon arbre, à l’ombre je n’ai plus à souffrir de ma marche intensive. Laisser trop refroidir mes muscles un peu endoloris n’est pas la meilleure chose à faire, mais je vais tout de même savourer cette accalmie. Qui sait quand je pourrai à nouveau reposer mes jambes de cette manière et prendre un peu de temps pour réfléchir à la suite ?
Peut-être que je devrai rester là d’ailleurs, en hauteur, dissimulée à la vue des autres jusqu’à ce qu’ils se soient tous entretués… Mais je sais que ce plan regorge de failles et ne m’y attarde pas trop longtemps.

Le spectacle du grand brun coupant ses dreadlocks me distraie durant un moment. Il ne me faut pas longtemps pour comprendre pourquoi il en arrive là. Il fait une chaleur atroce et le voir se débarrasser des siens me donne l’impression que mes propres cheveux ont gagné en poids… Je recommence à pleurer, de frustration. Lui a un couteau pour s’en débarrasser, mais moi je n’ai rien. Et de toute manière, je ne m’imagine pas l’imiter. Maman ne me reconnaitra peut-être pas si je coupe mes cheveux… Je sais que c’est une pensée stupide, mais c’est la seule à laquelle je puisse me raccrocher.
Je décide d’arrêter de suivre le manège de Racaël et décide de fermer un peu les yeux en m’installant un peu plus confortablement sur la branche épaisse où j’ai trouvé refuge.



(14H13).

 
J’ouvre brusquement les yeux, le souffle court. Je me sens déphasée, lourde, et il me faut un moment pour resituer l’endroit où je me trouve. L’Arene. Je me suis endormie comme une imbécile au beau milieu des Jeux de la Faim ! Mon cœur bat à tout rompre dans ma poitrine et la tête me tourne. Je dois refermer les yeux et me concentrer sur ma respiration pour retrouver tout à fait mon calme.
Racaël a disparu. Il m’a suffit d’un coup d’œil en contrebas pour m’en apercevoir. Il n’y a aucune trace de lui, il n’a rien abandonné sur son passage. Pas même ses cheveux que je l’ai vu découper. Les miens sont tout humides et quelques mèches, échappées de ma lourde tresse, collent à mon visage à cause de la sueur.  

Dès que j’en sens capable, je descends de mon perchoir pour me rapprocher des chutes. L’espace d’une seconde, je me persuade que je vais trouver le cadavre du garçon du dix tout en bas, la nuque brisée, le crâne en miette et son sang polluant ma précieuse eau.  Mais non. Il n’y a que l’eau qui bouillonne au bas des chutes.
J’observe les alentours, m’assurant que personne n’est en train de m’épier et, sans plus perdre davantage de temps à réfléchir, je décide de commencer ma descente. Je noue ma veste autour de mes hanches, utilisant ce qu’il reste de la manche pour fixer ma gourde désespérément vide. Mais plus pour longtemps.

Il me faut un temps interminable pour atteindre à nouveau la terre ferme, mais je me force à garder mon calme et à faire preuve de patience. Je pense à mes frères. J’essaye de me chanter des chansons à nous pour penser à autre chose qu’à mon corps brûlant, qu’à ma bouche sèche comme de l’écorce…
Lorsque j’atteins finalement le sol, le clapotis de l’eau m’est devenu presque insupportable. Je me force à patienter encore quelques instants pour observer l’environnement et m’assurer qu’aucun tribut ne va sortir de la végétation pour me tuer. Mais je ne tiens pas plus d’une vingtaine de secondes. Tant pis !
Je me jette pratiquement sur le sol et, mes mains en coupe, avale le plus d’eau possible. J’asperge mon visage copieusement, avale encore quelques gorgées en gloussant de plaisir. L’eau n’est pas spécialement fraiche, mais tant pis. Je finis par m’arrêter, repensant à ce que j’ai lu à propos du fait de caler son estomac avec de l’eau… Si je bois trop et trop vite, je vais me rendre malade et souffrir de crampes d’estomac. J’arrête donc de m’hydrater pour l’instant et décide de remplir ma gourde.
Une fois cela fait, je décide de m’étendre un moment dans l’eau pour rafraichir mon corps. Quitte à être couverte d’eau, autant que s’en soit de la fraiche, et non de la sueur… Mes muscles se détendent un peu et je pousse un lourd soupir en observant le ciel au-dessus de moi. Jusque là, il m’était dissimulé par la végétation. Il est certainement artificiel. J’ai entendu quelqu’un dire qu’en fait, on n’était même pas en extérieur, que tout était faux. J’ai du mal à croire qu’on puisse fabriquer un faux soleil. En même temps, j’ai eu du mal à croire à pratiquement tout ce que j’ai pu voir au Capitole alors…

Je ne dois plus perdre de temps. J’ai assez profité de cet endroit et il faut que je me remette en route. Cette idée m’est pénible mais il faut que je le fasse, je le sais. Je dois trouver à manger, trouver un abri digne de ce nom.
Je dois trouver une arme…
Je tente de me convaincre qu’elle ne me servira qu’à dissuader les autres de m’attaquer mais, qui sait… Maintenant que je commence à souffrir pour survivre, maintenant que je réalise à quel point simplement marcher, boire et manger est difficile et me coûte… Peut-être que je vais avoir envie de me battre pour que tous mes efforts n’aient pas été vains.
 
(c) about today.


"There is a time for everything
a time to be born and a time to die, a time to plant and a time to uproot, a time to kill and a time to heal, a time to weep and a time to laugh, a time to mourn and a time to dance, a time to search and a time to give up, a time to tear and a time to mend, a time to be silent and a time to speak, a time to love and a time to hate, a time for war and a time for peace."


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Dernière édition par Zeena A. Kenway le Jeu 31 Juil - 10:51, édité 1 fois
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78HG — sujet du lieu b Vide
MessageSujet: Re: 78HG — sujet du lieu b   78HG — sujet du lieu b Icon_minitimeMer 30 Juil - 23:09

Jour 2 | 11H30


Seule. Après la compagnie de Levi, Ellyn et Callum, se retrouver seule dans l'immensité de la forêt avait quelque chose d'effrayant. Pourtant, poursuivre son chemin en solitaire avait du bon. Elle ne compterai que sur elle même, finalement, mais Brooke avait des alliés quelque part dans l'arène – c'était rassurant de songer à cela. Certains tributs ne lui voulaient pas de mal … la rouquine préférait ne pas penser à ce qui se passerait si elle se retrouvait seule, à la fin. Seule avec Levi, par exemple. Elle n'aurait pas de scrupules à tuer les autres, mais le jeune garçon lui était sympathique. Elle secoua la tête. Inutile d'y penser pour le moment. Lors du grand final, peut être qu'ils seraient tous les deux morts. Et si ça ne serait pas le cas, elle y songerai le moment venu.

Dans l'immédiat, Brooke avait reprit son chemin, passant de branche en branche, descendant parfois à même le sol. Elle avait trouvé quelques baies comestibles un petit peu plus tôt, mais son estomac gargouillait tout de même. La rouquine songeait qu'elle finirait par s'y habituer. Elle avait également économisé l'eau au maximum, mais la soif et la chaleur commençaient à se faire sacrément sentir. Déshydratée, elle ne l'était peut être pas encore, mais Brooke savait que ça ne tarderait pas si elle devait se contenter d'une infime gorgée toutes les trois ou quatre heures. Avec cette chaleur, c'était compliqué de tenir.
Ce fut le vacarme qui la fit sursauter. C'était loin et proche à la fois et ça lui faisait penser aux fleuves qui parcouraient le district huit, lorsque les barrages étaient ouverts. De l'eau ? Un barrage ? La vérité lui sauta bientôt aux yeux. Une chute d'eau, incroyablement haute. Brooke s'arrêta net. Autant de bruit, autant d'eau, voilà qui laissait sans voix. La rouquine ne savait plus vraiment comment réagir. Elle ne pouvait pas sauter … si ? « Et si tu commençais par descendre de ton arbre ?! » Une petite voix, sournoise, résonna un instant dans sa tête. Brooke soupira avant de la repousser. Elle se secoua, descendit rapidement avant de s'approcher de la chute d'eau. La pente était plus abordable, sur le bord de la chute, aussi la rouquine n'hésita pas une seule seconde. Elle n'avait plus rien à faire ici, autant partir explorer le reste de l'arène !

***

Le vacarme était assourdissant, une pluie de goutte d'eau tombait sur son visage, son cou, ses épaules … ça lui procurait un bien fou. Enfin, elle avait la sensation de respirer. De ne pas mourir de chaud. En bas, il y avait la rivière, sans doute pas mal de courant, et Brooke n'était pas la demoiselle qui possédait les meilleures performances de crawl. Dans l'immédiat, elle ne préférait pas y songer. Elle descendait tranquillement, sans se hâter. Inutile de se presser, de tomber, se fouler une cheville ou pire. Elle n'avait rien pour se soigner, la blessure n'était pas envisageable.

***

Devant la rivière, Brooke hésita. Qu'y avait-il là dedans ? Simplement de l'eau, des rochers ? Des poissons, peut être ? Quelque chose à faire griller ou … non. Oublier la faim, oublier l'idée de faire un feu pour faire cuire de la nourriture. Elle devait simplement … se lancer et nager. Oublier le courant, tant qu'à faire, et se remémorer les fleuves du district huit dans les-quels elle pataugeait étant gamine.

à suivre …
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78HG — sujet du lieu b Vide
MessageSujet: Re: 78HG — sujet du lieu b   78HG — sujet du lieu b Icon_minitimeLun 13 Oct - 8:53




BIENTÔT, JE SUIS UNE USINE À VIOLENCE.
JE SUIS UNE MACHINE À FRAPPER.
ARDENS

J8, 19h41. Les autres allaient devoir m'attendre, m'étais-je dit. Je savais bien que c'était égoiste de ma part de les faire attendre, voire de leur faire croire à ma mort ou autres choses terribles dans le genre, mais je n'étais plus capable d'avancer avec mon oeil. Je fonçais dans les arbres, molle, évitant de peu les morsures de plus d'animaux venimeux que je n'en connaissais. Je me sentais vidée, épuisée, et ne souhaitais que dormir une bonne fois pour toutes. Alors je m'étais accordée un petit moment de repos, près de la chute qui menait aux niveaux inférieurs de l'Arène. Il me semblait... il me semblait que c'était un bon endroit où m'arrêter avant de retrouver les autres.

Et en même temps...

Je retins un hoquet. Allais-je un jour pouvoir me repointer devant eux ? Garder la tête haute après tout ce qui s'était passée aujourd'hui ? Y avait-il encore seulement une alliance ? Une larme roula sur ma joue gauche, une larme rouge ; je l'essuyai d'un geste rageur. Je ne devais pas pleurer. Il me fallait être forte. Il me fallait être forte là où je ne l'avais jamais été. Tenir bon. Tenir bon... tenir bon...

La chaleur me collait les vêtements - déchirés - à la peau, vêtements encore humides et puants des pluies des derniers jours. J'espérais être capable de garder le secret sur mes derniers actes comme j'avais gardé celui à propos de Jade jusqu'à ce qu'il manque me rendre folle. Et finisse par... Par me faire me débarrasser de Bloom. T-tout avait commencé avec ça, non ? Un meurtre que je n'avais même pas commit.

Mais il me fallait m'accrocher à cet espoir. Cet espoir de pouvoir retrouver les autres et survivre. M'y accrocher comme si le lâcher me ferais tomber les bras et saigner de la bouche. M'y accrocher jusqu'à mon dernier souffle, jusqu'à ce que ce soit l'épitaphe gravée sur ma tome : espoir. Espère. Espère comme tu as espéré que les gens soient bons avec toi, ma fille.

Alors que finalement, ça avait été moi qui m'était transformée en monstre.

Je prenais un bain dans le petit étang sous la chute lorsque l'annonce des morts - les morts du Festin - illumina le ciel. Un bain innocent, juste pour me laver de tous mes actes. Le visage de Bloom éclaira le crépuscule, me forçant à détourner momentanément le regard. J'étais incapable de le soutenir. Au moment où j'avais commencé à enfiler mes vêtements trempés mais heureusement un peu nettoyés, la dégaine rousse de Levi fit son apparition.

Et de deux, pensai-je. En voilà deux que t'as assassiné, meurtrière.

Je prenais mes flagellations mentales avec résignation. Parce que je les méritais - mais malgré ça, je gardais le visage fermé. J'avais abandonné le masque de porcelaine pour prendre le masque de fer. La porcelaine brise, le fer rouille ; seul lui décide lorsqu'il peut mourir. Lorsque le prochain visage entra en scène, je me sentais prête.

Oui, je me sentais prête. Mais je ne l'étais pas.

Kylian. C'était Kylian. Mes genoux me lâchèrent sans que je m'en rende compte. Je me rattrapai à la lance de Bloom, comme au ralenti. Mon coeur battais moins vite, mon estomac semblait écrasé. Un coup de poing en plein ventre. Plus aucun souffle, plus aucune vie.

Le garçon qui m'avait réconfortée, protégée, parlé de sa famille. Lui. Il était mort lui aussi. Un peu comme un mauvais tour du karma. Comme si on m'avait dit que je n'avais plus aucun ami dans l'Arène. Même si le visage d'Ambre n'apparut pas, celui de Kylian fut bientôt suivi de celui de Virani. Virani, notre plus forte alliée. Notre plus précieuse. Celle qui avait toutes ses chances.

Et c'en fut trop. Une idée s'insinua à mon esprit, une idée mêlée de souvenirs que je n'étais pas capable de supporter. Une idée qui déchira mon âme en deux, m'arracha un long cri muet. Accroupie sur la lance, déformée par la douleur, les cheveux pâlis par le soleil, je n'avais plus rien de la jeune bourgeoise d'autrefois. Je ressemblais à une vieille dame, à une grand-mère dont on aurait annoncé le massacre de tous ses petits-enfants.

Cette idée, c'était que moi, j'étais restée derrière pendant qu'ils étaient partis au combat. Je les avais encouragés. J'étais restée au campement alors qu'ils se battaient. Et je ne les aurais plus jamais revus, aucun d'entre eux.

Je les avais envoyés droit vers leur trépas.


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