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 Murdering beauty and passions [ Fauve ]

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Adonis Nightsprings
DISTRICT 8
Adonis Nightsprings
△ correspondances : 2406
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△ multicomptes : Robin D. Bates / F. J. Kennedy
△ à Panem depuis le : 01/04/2012
△ humeur : Blasé.
△ âge du personnage : 35 ans
△ occupation : [i]Chef[/i] Pacificateur du D08


can you save me?
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Murdering beauty and passions [ Fauve ] Vide
MessageSujet: Murdering beauty and passions [ Fauve ]   Murdering beauty and passions [ Fauve ] Icon_minitimeDim 6 Avr - 0:35

Murdering beauty and passions [ Fauve ] Tumblr_mtg2idbyzx1r440s8o1_500
I'll show thee the way
Through all the pain and the sorrows
Weep not poor children
For lif is this way
Murdering beauty and passions



    «  Je t’aimais tu sais. Mais tu ne m’as jamais laissé faire. ».

    Le cauchemar le réveilla en pleine nuit dans un sursaut, le visage en sueur, haletant et les lèvres sèches. Comme si ces mots ne le hantaient déjà pas assez le jour, il fallait qu'ils s'immiscent aussi la nuit. Depuis combien de temps n'avait-il pas eu ne réelle nuit de sommeil ? De vrais rêves ? Trop longtemps, peut-être. Les rêves n'avaient plus leur place dans son monde. Il s'était abonné lui-même aux cauchemars. Pas de sang dans les siens, non, pas de monstres horribles prêt à le dévorer, pas de cris ou la peur qui aurait pu lui prendre aux tripes. Juste des mots. Des mots répétés, inlassablement, sortant de la bouche de Silk avec une indifférence à le faire tomber à genoux, à lui faire regretter tout ce qu'il avait ressenti. C'était vraiment ça, avoir le cœur brisé alors ? C'était les cauchemars, le visage de cette fille qui lui crachait ces horribles choses à la gueule à l'en faire chialer ? C'était ça, avoir aimé ? Avoir envie de ne plus jamais rien ressentir du tout et vouloir embrasser la dépression ? Il se passa une main tremblante sur le visage, croyant vainement que cela pourrait enfin le réveiller de toute cette merde. Il ne pourrait pas se réveiller, c'était bien trop tard pour lui. Il s'était piégé. Un piège duquel il était incapable de se tirer. Il reprenait une respiration normale quand il regarda ses mains. Elles tremblaient. Il serra les poings et s'en mordit un. La violence avait toujours été sa solution. Elle était sa solution lorsqu'il y avait eu un problème avec sa sœur et qu'ils en venaient aux poings, elle était sa solution lorsque les mots dépassaient la pensée avec Silk et qu'ils en venaient à se battre aussi violemment que deux amants le pouvaient, elle était sa solution dès qu'il était incapable de s'exprimer et d'extérioriser ce qu'il y avait à l'intérieur de lui. C'était ce qu'on lui avait appris. Il n'avait rien connu d'autre ; combattre la douleur par la violence. Comment faire lorsque la douleur était trop forte ? On pouvait toujours combattre avec ses poings, sa rage, hurler jusqu'à ne plus avoir de voix et se défouler sur quiconque se mettait en travers de son chemin ? Et si elle était si forte que l'on ne pouvait pas se relever et se battre ? S'il ne restait rien d'autre que la déception, l’apitoiement, la mélancolie et l'horrible envie de se laisser dépérir ? Attendre. Attendre tellement longtemps, si longtemps qu'on oublierait et que le vent finirait par nous emporter. Ses dents commençaient à entamer la peau au point de la pénétrer. C'était une bonne solution, d'attendre...

    Adonis avait fini par se rendormir, les sourcils froncés, tiraillé entre rêve et réalité. Silk venait la hanter jusque dans ses cauchemars mais elle n'était pas la seule. Karunta, Ydris, Jérémy et d'autres encore en avaient fait parti, ses parents aussi. Revenir au District 2 était un supplice. Il avait pensé qu'en revenant, en rampant jusqu'à ce qu'il restait de sa famille l'apaiserait. Il y avait cru dur comme fer. Pourtant, les dernières lettres qu'il avait reçu de sa mère aurait dû l'en dissuader. Home sweet home. Lorsque certains enfants rentraient au bercail, on leur tendait les bras, on les embrassait et les félicitait du travail qu'ils avaient accompli. Adonis était rentré chez lui, mais personne ne l'avait attendu. Il était rentré, seul, sans personne jusqu'à l'heure du dîner. Il s'était assis à sa place habituelle, sa mère avait mis la table, quatre assiettes comme à son habitude, et n'avait pas salué son fils. Son père lui avait accordé un regard puis s'était servi un verre d'eau. Seigneur, qu'il avait vieilli... Avait-il vieilli comme ça lui aussi ? Deviendrait-il aussi morose, aigri, insensible et indifférent ? Il l'était déjà un peu, sûrement. Ils avaient mangé, en silence, puis sa mère lui rappela que sa chambre était prête. Il s'était levé, avait débarrassé son assiette et avait rejoint sa chambre, fermant la porte derrière lui. L'air ambiant était devenu si froid, irrespirable et oppressant. Il avait vieilli, oui, comme son père, mais chaque fois qu'il revenait ici, il n'était rien d'autre que le petit garçon qui n'avait eu de cesse de décevoir ses parents. Il n'avait pas été à la hauteur, pour qui que ce soit. En se réveillant le matin, avec les rendez-vous que le Capitol et le District 2 lui avaient fixé, il se disait qu'il avait peut-être enfin fait quelque chose de sa vie et rendu fier quelqu'un. Il devait se remettre en scelle, ne serait-ce que pour le gouvernement.

    Se lever du lit avait été dur, tout comme s'habiller et se tenir à nouveau dans la même pièce que ses géniteurs. Par politesse, il avait pris le café à table et déjeuné une tranche de pain. Il avait regardé tour à tour ses parents. D'aussi loin qu'il se souvenait, sa famille avait toujours été comme ça. Pas aussi indifférente avant la mort de Karunta mais tout aussi stoïque. Ses mauvais rêves de la veille continuaient à lui retourner les entrailles et pourtant, il se souvenait d'un de ses rêves lorsqu'il était petit : ses parents l'aimaient, très fort, trop peut-être et ne préféraient rien montrer, de peur que leur garçon ne leur soit enlevé par la Moisson. Il sourit, ses lèvres collées à la tasse ébréchée. Il voulait croire à se rêve. Il n'avait rien d'autre à perdre, pas vrai ? Il posa sa tasse sur la table et ajusta le col de son uniforme avant de se lever. Sa mère faisait la vaisselle, son père était déjà parti pour travailler, sûrement pour éviter tout contact avec son fils. Il s'avança vers elle et déposa une main dans le creux de son dos, se penchant pour embrasser sa tempe puis il sortit. Les mains dans les poches, il sourit bêtement. Il voulait y croire, ne serait-ce qu'un journée, que le bonheur pouvait lui sourire un peu. Sa mère resta dans la cuisine, les lèvres entrouvertes. Impossible pour elle de faire le moindre mouvement. Impossible de ressentir le moindre sentiment. Elle ne détestait pas son fils. Elle ne l'aimait pas non plus. Juste de l'indifférence totale. Elle pleurait sans vraiment trop savoir pourquoi.

    Il ne lui restait plus que deux clopes pour la journée. Même pour les privilégiés, l'alcool, le tabac, le café et le sucre devenaient des denrées rares. Ce qu'il donnerait pour un bon scotch ou une putain de bonne bière. Même si le District 2 était l'un des plus riches, et était aussi son District natal, il n'avait aucune honte de dire que l'alcool au District 8 était bien meilleur. Peut-être parce qu'il avait bu, là-bas, avec des gens qu'il appréciait un minimum. Peut-être aussi parce que tout les alcools goûtés sur les lèvres de Silk avaient un goût de paradis. Il préférait économiser ses deux dernières cigarettes ; en fumer une après le repas du midi et une ce soir avant d'aller se coucher. Il ne pouvait pas déroger à cette règle. Avec un peu de chance, il pourrait soudoyer quelques clopes aux nouvelles recrues qu'il allait devoir rencontrer. C'était une véritable plaie de faire ça : serrer des mains, saluer les gens avec de grands sourires, faire la propagande du Capitol, leur dire de continuer sur cette voie-là, que les Pacificateurs seraient leur nouvelle famille... Il n'avait jamais compris à quoi cela servait. Motiver les troupes ? Généralement, ceux qui s'engageaient étaient motivés, forcés par une tradition familiale ou obligés de le devenir pour survivre. Pas besoin de quelqu'un de haut placé pour faire quelques rictus forcés. Il en avait vu des tas faire ça et ces hommes, ces femmes-là avaient grimpé les échelons à une vitesse folle. S'il faisait bonne impression aujourd'hui, le Capitol le laisserait peut-être tranquille... Cela sonnait plus comme une épreuve pour lui que pour les jeunes.

    Devant la porte de l'école, il eut comme des flashbacks, des souvenirs, bons ou mauvais, des jours qu'il avait passé ici et des examens qu'il avait réussi haut la main. Il avait été l'un des meilleurs élèves de sa génération mais le fait de revenir ici ne lui disait rien. Il y avait meilleur que lui, il y aurait toujours meilleur que lui et il avait grandi, vieilli... Il était peut-être fini. Se retrouver confronter à ses cadets lui donnait déjà la nausée. Il prit une grande inspiration et se fit accueillir par l'un des officiers en charge des lieux, un homme qui lui avait appris tout ce qu'il savait aujourd'hui dans le domaine de la traque, du tir ou du combat au corps à corps. Il dut feindre un sourire pour ne pas s'évanouir. Tout le monde avait changé ici et toutes ces rides sur tout ces visages... Il déglutit et se frotta les mains, marchant vers une rangée de jeunes au garde-à-vous :

    «  - Bien... Qui sont donc les nouvelles recrues ? ».

    Un par un, tour par tour, les jeunes s'avancèrent et se présentèrent, donnant les notes qu'ils avaient obtenu lors des examens, leurs facultés et compétences, leurs petits plus ainsi qu'une petite phrase - certainement dictée par leurs aînées – pour dire à quel point ils étaient fiers de servir le Capitol. Les lèvres serrées, Adonis eut l'impression de regarder dans un miroir, de s'y voir, plus jeune. De voir à quel point tout cela était fortement risible...
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Murdering beauty and passions [ Fauve ] Vide
MessageSujet: Re: Murdering beauty and passions [ Fauve ]   Murdering beauty and passions [ Fauve ] Icon_minitimeDim 6 Avr - 17:27






« Et j’espère qu’elle sera idiote... Une ravissante petite idiote...
On ne peut pas souhaiter plus beau destin pour une fille ici bas. »

Elle sorti des bras de Morphée en sursaut. Dimanche. Unique jour de congé, du moins, officiellement. Et elle se réveillait quand même aux aurores. Parce qu'on le lui avait demandé, pour une fichue remise de prix. Ou quelque chose dans le genre... Ça n'avait pas d'importance, au fond. Elle s'en foutait complètement, mais sa présence se devait d'être, en tant que major de sa promo. Putain...

La literie parfaite de son ancienne chambre était trempée, encore un affreux rêve. Fauve ne s'en rappelait que vaguement. Revenir ici n'était peut-être pas une si bonne idée....  Ses yeux restèrent clos, elle ne voulait pas sortir du lit. Les stores étaient toujours fermés, mais quelques rayons de lumières passaient à travers et venaient chatoyer contre sa peau. Ses cheveux bruns chauds semblaient frottés d'une lumière d'or, entourant son visage de longues ondulations aux reflets soleil. Sa bouche fermée était comme l’ourlet d’un coquillage fragile, et ses paupières closes, comme deux longues feuilles lasses dont les lignes des cils et des sourcils dessinaient le contour d’un trait d’ombre doré. Son nez était mince, droit, ses narines légèrement bombées et bien ouvertes. Elle engouffra son visage entre les couvertures. Des flash lui revenaient, de la veille, de sa soirée, de sa vie. Et elle hurla. Sa voix fut étouffée par les draps. Elle hurla une plainte incohérente, comme si le désespoir avait pris forme. La forme d'un cri. Son cœur saignait en se souvenant.
Puis sa respiration se calma... Lentement, ses paupières se soulevèrent. Des yeux apparurent, incroyablement grands. Le blanc très clair, très pur. L'iris large, un peu éclipsée par la paupière supérieure, était du bleu d'un ciel de nuit d'été semé de paillettes étoilées. Ses yeux restaient fixe, prenant pour tout point de vue le plafond et ses moulures. Elle se mit à mesurer le pour et contre de bouger. Hm... Il lui fallait encore aller à la gare, prendre un train, se rendre au deuxième district. Tout ça parce que la petite Glock avait pensé judicieux de faire une halte chez elle... Débile. La maison était vide. Comme toujours, puisque personne ne l'habitait plus. Le grand hall d'entrée lui avait glacé le sang dès qu'elle avait franchi le seuil de la demeure familiale. Les marches de l'escalier en marbre étaient toujours aussi brillantes, les rideaux aussi bordeaux, les tapis aussi... tapineux. Enfant, elle passait des heures couchée sur le tapis du salon, à écouter tous les bruits de la maison... Elle entendait son père qui discutait avec grands hommes, dans son bureau qui se situait juste au dessus. Elle écoutait sa mère dans le jardin, à commérer avec la femme du maire de Fralalalala ou une autre fausse amie. Et puis, il y avait cette odeur... Qui ravivait tous ses bons souvenirs. Le parfum lourd et chaleureux qu'avait sa grand-mère, lorsqu'elle venait leur rendre visite. Juliet en avait renversé un flacon sur le tapis, sa mère avait piqué une crise. Elle n'avait pas fait exprès... Les morceaux de verres s'étaient étalés partout sur le sol, et certains même s'étaient cachés sous la table basse. La petite brune haute comme trois pommes s'était faite de suite envoyée dans sa chambre, et Magda, la femme de ménage s'était chargée de nettoyer ses bêtises. Mais Juliet n'avait pas contesté, elle était trop fascinée par la petite plaie qui s'était ouverte dans le creux de sa main. Un liquide rouge en sortait... Il avait une odeur de fer rouillé, étonnent. Elle avait cru qu'en le goûtant, il aurait eu le même gout qu'une tomate cerise écrabouillée entre ses paumes, ou du ketchup versé sur son steak, mais non. C'était étrange... fascinant. Elle n'avait jamais vu ça, même à la télévision! La vision des Hunger Games lui était encore interdite. Mais elle éprouvait déjà une telle contemplation pour ça... Le danger, le sang, la douleur, le mal. Alors qu'elle n'avait pas cinq ans... Petite être encore si doux, frêle et fragile.


Son lit était toujours aussi bien fait, même si celle qui s'occupait de la maison se fesait vieille maintenant. Fauve eu un petit haut le cœur en la voyant. Son visage était tiré par les rides, comme tenaillé par la mort qui l'attirait un peu plus d'elle chaque jour. La dame qui l'avait vu grandir lui sourit chaleureusement à son arrivée, et aurait presque voulu l'étreindre entre ses bras. Mais Fauve avait esquivé, et feint un sourire par politesse. Elle n'appréciait guère ces petites tendresses, n'en ayant jamais vraiment eu... Excepté ceux de son père, si on comptait ses... venues nocturnes.

Cette nuit, Fauve avait cru voir l'ombre de papa pousser la porte de sa chambre. Et celle de maman, étendue sur le tapis du salon, tenant cette petite boite de cachets vides. Fauve avait crié de toute ses forces, jusqu'à faire sortir sa propre âme de son corps. Elle se débattait avec elle-même dans les draps, tentant de 'frapper les méchants avec ses pieds', comme si les monstres de son esprit étaient réels...


Elle finit sur un coup de tête par sortir du lit. Ses pieds traînants la menèrent jusqu'à une des grandes fenêtre donnant sur le jardin, pour l'ouvrir, et la clarté du jour lui brûla soudainement les yeux.
_ Shit, il fait beau.
Le printemps, les arbres qui bourgeonnent, les fleurs, ...beurk. Tout ça la répugnait. Rien de pire que cette fragrance fleurie qui avait envahi les rues de la ville! Elle préférait de loin le froid hivernal, le gel, la neige et le mauvais temps. Même si, généralement, les gens appréciaient l'inverse.

Elle passa rapidement sous la douche, en sorti les cheveux mouillés et se questionna sur "Mettre l'uniforme ou s'habiller en civil?" Ils ne l'avaient pas mentionné... Rroh. Fauve attrapa une petite robe blanche dans sa penderie, dont le tissu avait durement été travaillé par une couturière aux mains agiles du huitième district. La broderie faisait presque croire qu'elle avait de la chair sur ses os. Elle enfila son habituelle veste en cuir, se chaussa de ses grosses Doc's -qui ne jurait absolument pas avec la robe! Non non- et se hâta de mettre son uniforme -au cas ou- dans son grand sac fourre tout à la Mary Poppins. Elle sorti de sa chambre, dévala les escalier, ne cria même pas un "Au revoir" à celle qui essuyait quelques assiettes dans la cuisine, et quitta la maison. Enfin! Une minute de plus dans cet endroit l'aurait tué, elle étouffait déjà.

***

La gare. Le train. Les roulements de roues presque inaudibles, grâce à toutes ces technologie. Il y a fort longtemps, de la fumée sortait du haut de la tête de cette machine... et des gens aimaient se retrouver sur les quais. Tout ça n'existait plus. Il n'y avait que des visages livides, pâles, à faire sourire un génocide, devant des fenêtres où défilait un paysage aussi morose qu'eux. Tout ça devait leur rappeler ces jeux télévisés si célèbres où des enfants s'entre-tuaient...  et leur faisait croire qu'ils roulaient aussi jusqu'à l'arène. Ce devait être ça. Contrairement à eux, Fauve s'en réjouissait. Elle s'imagina alors partir de chez elle pour aller combattre la mort, comme elle l'aurait tant voulu il y a quelques années! Certaines personnes la dévisageaient, des têtes familières qui l'avaient côtoyée dans les couloirs d'un lycée, chez le boulanger, sur la grande-place ou avaient eu leur formation en même temps qu'elle. Elle ne se rappelait d'aucun noms, juste des visages. Cette sensation était plutôt... gênante. Elle se sentit soudain oppressée et regardée de toute part. Ses jambes nues fixées par des yeux translucides, pervers. Son cœur battait à une allure plus rapide contre sa poitrine. Seule femme du wagon, qui donnerait son poing au premier venu. Violente petite divine créature.


Une voix électronique, non pas un sifflet ou des hauts et aigus bruits de fumées, la firent sortir du wagon. Il lui restait quelques minutes avant la cérémonie, mais il fallait encore aller jusque là bas. Elle se mit alors à courir, son sac au bras, à travers la ville. Arrivée devant l'école, quasiment à bout de souffle, la respiration haletante, elle grimpa une à une les marches avec le peu d'énergie qu'il lui restait. Fauve cru remonter le temps en poussant la lourde porte et retrouver ces couloirs... vides. Merde, ça avait déjà commencé! Elle jeta donc un œil au dessus de chaque classe et tenta de trouver l'endroit où les autres, comme elle, devaient être. Ô! Elle se réjouit d'enfin tomber sur le bon, et vit que... qu'ils... Putain, ils sont en uniforme! Son ventre gargouillait, elle n'avait rien mangé. Elle était en retard. Et pas habillée comme il le fallait... VDM. Les pommettes de la brune virèrent totalement au rose, et elle passa ses mains sur les plis du bas de sa robe. Grr. Qu'est-ce-qu'elle se sentait conne! Incroyable.

Regard à droite, regard à gauche, oh! Voilà, la solution! Elle rentra dans une des salles vides juste à côté, jeta son sac sur un banc et s’empressa de l'éventrer pour sortir son affreux magnifique pantalon blanc et le haut l'accompagnant. Sa veste en cuir vola dans les airs à peine entrée dans la pièce, et se pendit elle-même au pied d'une chaise retournée sur un banc. Fauve sautilla sur un pied pour retirer sa bottine droite, puis l'autre, pour la gauche. -La scène devait être hilarante!- Ses mains vinrent après chercher dans son propre dos l'ouverture de la robe -chose facile dite ainsi mais bien compliquée pour mettre en pratique- qui dé-zippée, glissa jusqu'à ses pieds. Allé allé tu vas tout rater! Elle attrapa son pantalon dans les boyaux du sac et du serrer la ceinture dans le cran le plus éloigné, celui fait main puisqu'il n'allait pas jusque là, pour le tour de sa fine taille. Elle chercha du regard le reste de la tenue, ne portant que le bas, ...rien. RIEN? RIEN! Elle tournera et retourna son sac, encore et encore, dans tous le sens.
_ Non non non non non...
Mère se retournerait dans sa tombe, si elle la voyait ainsi, à chercher un bout de tissus à quatre pattes au sol.
_Ah, le voilà! s'écria-t-elle, presque. Ventre plat, poitrine bombée, elle enfila ses derniers vêtements, se disant qu'elle n'avait peut-être pas tout encore raté de la cérémonie. Haut les cœurs!


© charney

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