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✤ SCENARIOS voici quelques scénarios qui n'attendent que vous:
rebelles. liam hemsworth
pacificateurs. boyd holbrook
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vainqueurs. gemma arterton & elle fanning
d'autres scénarios gagnants de la loterie à venir !

 

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 DORIAN&GOLD | You want to come with me? ... Not? Well...

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DORIAN&GOLD | You want to come with me? ... Not? Well... - Page 2 Vide
MessageSujet: Re: DORIAN&GOLD | You want to come with me? ... Not? Well...   DORIAN&GOLD | You want to come with me? ... Not? Well... - Page 2 Icon_minitimeLun 1 Oct - 15:58

Gold&Dorian
you want to come with me ? ... no ?
well, you have no choice actually.


JOUR #5

Dépité, il observa sa détenue lui réciter l'historique complet de la mode made in Capitole, insistant sur la différence évidente entre tout un tas de trucs dont il ne comprenait pas grand chose voir rien du tout. Glycine, Hélio… Sérieusement ? Un violet c'est un violet, pensa-t-il en haussant un sourcils, laissant la jeune femme continuer sans l'interrompre, au risque de la relancer sur le sujet chose qu'il voulait éviter si possible parce qu'elle semblait bavarde en la matière. Au moins, quand il s'agissait du stylisme elle avait une sacré culture des dates, chacun son domaine après tout. Au capitole, il était normal d'avoir ce genre de préoccupations, à l'inverse des populations des districts qui elles cherchaient avant tout à survivre sans vraiment avoir le temps de causer fanfreluches. D'un côté, il trouvait ça pas plus mal, la vie au Capitole devait sacrément manquer de piquant pour qu'on s'attarde sur des choses aussi insignifiantes que la couleur d'un vêtement. Est-ce que vivre sans la notion de survivre n'était pas mortellement ennuyeux au fond ? Il n'en savait rien, si la paix revenait un jour sur Panem, sur que cela lui ferait un sacré choc. Après s'être débattu pour vivre pendant des années, retrouver une vie normale lui semblait illusoire, et il était partagé entre l'envie de retrouver une vie normal et la répulsion d'un quotidien devenu banal et rébarbatif. "Pas vraiment non." répondit-il d'un air perplexe sans vraiment s'attarder sur le sujet. Elle ne devait pas accorder beaucoup d'intérêt aux jeux pour ignorer s'il était un vainqueur ou non, même lui connaissait le visage de ceux ayant remportés les Hunger Games. D'une certaine façon c'était une bonne chose, au moins elle n'avait pas menti en disant ne pas faire parti des grands supporters des jeux. Cependant, il n'avait pas vraiment envie de lui expliquer le pourquoi du comment, probablement parce qu'il ne retirait aucune fierté de ce moment de sa vie. Il n'y avait pas de quoi se vanter d'être mort là bas. Et puis une telle révélation aurait tôt fait de le faire passer pour un "monstre" mort vivant, non merci.

Récupérant son arme, il leva les yeux au ciel à la réaction de la jeune femme. "Monsieux grincheux", on aura tout vu. Elle s'attendait à quoi, qu'ils deviennent les meilleurs amis du monde parce qu'elle lui avait fait un bandage ? Elle avait beau être visiblement gentille (bien qu'un peu bizarre) elle n'en restait pas moins une ennemie qu'il avait capturée il y a quelques jours de cela. Que la situation ait été bouleversée ne changeait en rien les risques importants qu'il encourait ici. Il devait rester vigilant et être désarmé était une mauvaise idée. Bien qu'il doute fortement du fait qu'elle puisse se retourner contre lui à présent, vu les nombreuses occasions qu'elle avait eu jusque là, l'expérience lui avait apprit à ne jamais relâcher sa vigilance.

JOUR #6

Le pacificateur qui lui faisait maintenant face l'avait retrouvé, comment ? Est-ce elle qui l'avait vendu ? il l'ignorait complètement, et même si cette possibilité lui sembla aberrante, c'est la première à laquelle il pensa. Il aurait mieux fait de la garder attachée, pensa-t-il, il s'était laissé cognement berné. L'arme à la main, il contempla son ennemi pendant quelques secondes qui lui parurent interminables. Seule l'adrénaline qui venait d'envahir tout son corps semblait dicter ses pensées; elle lui souffla de le tuer, de laisser son corps ici et d'agir pour sa survie. Quand il se décida enfin à agir, l'homme s'écroula devant lui, inerte. Il recula d'un pas, surpris. Derrière lui se trouvait Gold, un lourd morceau de bois à la main. Il observa tour à tour le pacificateur à terre et la jeune femme, dépité. Voilà qui mettait un terme définitif à ses doutes, elle n'y était pour rien dans tout ça, d'ailleurs il lui devait à nouveau une fière chandelle. "Je l’ai tué… Je l’ai tué…" répétait-elle, visiblement choquée par son geste. "Il est juste assommé" dit-il après avoir grimpé les dernières marches et testé son pouls. C'était peut-être plus un mal qu'un bien, il se demanda un instant s'il ne devait pas lui trancher la gorge et le cacher pour ne laisser aucun témoin. Mais il ne pouvait pas faire une telle chose devant elle. A défaut de tuer le pacificateur ils devaient déguerpir d'ici rapidement avant qu'il ne se réveille. Se tournant vers Gold, il la saisit par les épaules sans la brusquer, plantant ses yeux dans les siens. "Ça va aller, d'accord ?" En fait ça n'allait pas du tout, elle venait de se fourrer dans pétrin sans nom en s'en prenant à un pacificateur. Il n'y avait plus qu'à espéré que personne ne l'ai vu rôder autour de la maison où elle risquait gros. L'idée qu'elle ait des ennuis par sa faute lui était complètement intolérable. Les Capitoliens collaborant avec la rébellion recevaient des punitions effroyable une fois démasqué. Il avait déjà vu des mises en scène macabres sur la place publique du 2, comme la fois où l'ont avait fouetté un père de famille devant ses enfants et les autres habitants. Qui sait ce qu'elle devrait subir pour son geste, y penser lui était insupportable. Ils devaient fuir vite. Attrapant la jeune femme par le bras, il l'attira avec lui pour filer en vitesse d'ici.

Il ne pouvait pas courir, sa blessure lui permettait à peine de marcher vite, néanmoins ils réussirent à quitter les lieux rapidement. Heureusement ce secteur était plutôt désert, bien qu'ils eurent à se cacher de temps à autres, ils parvint à quitter la zone habitée sans encombres. Ils ne ralentir le pas qu'une fois en forêt, quand la douleur commença à devenir cuisante. Soufflant, il s'arrêta, se laissant reposer contre le tronc rugueux d'un arbre pour examiner sa blessure dont le bandage était tâché de rouge. D'un geste vif, il referma sa veste pour cacher le sang avant qu'elle ne le voit. A tous les coups elle l'empêcherait de filer si elle voyait ça. "J'aime quand tu couvres mes arrières." dit-il en osant plaisanter, bien que la situation soit grave, un début de rire qui lui échappa se mua en grognement douloureux. Il n'y avait rien de drôle dans tout ça. "Tu vas avoir des ennuis à cause de ça… c'est ma faute." passant une main sur son visage, il regarda ailleurs l'air grave comme pour réfléchir. C'est pour ça qu'il avait voulu partir de son côté, pour éviter les problèmes. Pour qu'on ne l'assimile pas à lui, elle qui n'avait rien fait d'autre que de l'aider. Des problèmes, lui pouvait en avoir, peu importe, mais pas elle ! ça pouvait la compromettre définitivement aux yeux des siens. Et si elle était contrainte de fuir sa vie entière à cause de tout ça ? "J'ai une dette envers toi." il mordit sa lèvre inférieure, levant les yeux au ciel d'un air anxieux. Il n'était pas vraiment enchanté d'être redevable envers quelqu'un, une fille en plus, mais les faits étaient là, sans elle il serait mort. "Je crois que c'est pas une bonne chose qu'on reste ensemble. Ils vont nous chercher. S'ils t’attrapent avec moi ils croiront à une trahison de ta part. Ça n'en vaut pas la peine crois moi."

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MessageSujet: Re: DORIAN&GOLD | You want to come with me? ... Not? Well...   DORIAN&GOLD | You want to come with me? ... Not? Well... - Page 2 Icon_minitimeJeu 4 Oct - 20:37




« the other side. »
Another head hangs lowly, child is slowly taken, and the violence caused such silence, who are we mistaken. But you see it's not me, it's not my family. In your head, they are fighting, with their tanks, and their bombs, and their guns, in your head they are cryin'.


    Jour 2. ⚁

Iron était dans un état encore jamais vu. Par personne. Et c’était sûrement pour cette raison que l’homme qui se tenait face à lui reculait imperceptiblement, se tassant au milieu de ses bourrelets et de son costume trop serré. Il déglutit péniblement. Le jeune Flickerman était méconnaissable. Pas au niveau du physique. Oh ça non. Malgré ses sourcils froncés, ses narines légèrement écartées en signe de colère, et sa mâchoire serrée à en faire pâlir un mort, il était parfaitement intact physiquement. Mais mentalement, c’était une autre paire de manches. Le pauvre Alastair Burgeond avait l’impression qu’un démon s’était emparé du corps de l’ex héritier de cette si populaire famille. C’était tout juste s’il n’allait pas le saisir par le col. Et cette pensée donnait encore plus envie à notre boudin sur pattes de s’enfuir en courant, et en pleurant.

« Comment ça disparue ? » demanda Hawksley d’une voix blanche.

Alastair avala encore une voix sa salive, espérant que sa peur s’en irait avec. Mais nullement. Le regard d’ordinaire si clair du Flickerman était sombre comme l’encre, tandis qu’il s’avançait d’un air menaçant. Oui. Notre petit gros avait peur qu’il le mange, et à proprement parler. Mais au fond d’Iron, ce n’était pas du tout ce qu’on aurait pu se représenter. Bien au contraire. Il s’efforçait de ne pas trembler. De peur, d’amour, d’inquiétude. Ces trois sentiments formaient un mélange parfait pour en incarner un troisième, à l’appellation bien plus gênante. La Terreur. Il pensait qu’il n’avait pas compris ce que ce petit homme ventripotent venait de lui annoncer. Il espérait même n’avoir rien compris. Mais pourtant, l’autre continuait de balbutier sous ses yeux, s’écrasant à mesure que le jeune homme s’approchait de lui. Les colères de Thyberius étaient célèbres. Celles de son épouse étaient redoutées, bien que rares. Celles de Silver étaient évitées dans la mesure du possible, car tout aussi légendaires que celles de son père. Celle de Gold étaient également esquivées, car tout le monde savait quelle digne Flickerman elle pouvait être lorsqu’elle s’y mettait. Mais les colères d’Iron, personne ne les connaissait. Le seul mâle de la portée était un joyeux luron ; un plaisantin. Il ne se mettait jamais en colère. Ou tout du moins, jamais devant les caméras. Car en coulisse, le reste de sa famille pourrait facilement témoigner que ce n’était pas une partie de plaisir. Malheureusement, Alastair Burgeond n’était qu’un modeste petit intermédiaire. Il ne connaissait Iron Flickerman qu’en face d’une caméra, et n’avait jamais assisté à la moindre scène de sa vie privée. Encore moins à une scène de colère comme celle qui se jouait là. Mais maintenant, si la presse le demandait, il pourrait le témoigner ; sa rage était encore plus terrifiante que celle de sa sœur.

« Je… Je… Ne… Ne vous énervez pas… Je… » Le choc fut violent. La tête du petit homme heurta le mur, tandis qu’Iron le plaquait violemment contre la surface dure, l’air plus menaçant que jamais.« Balbutie encore une seule fois, et je t’arrache les bourses à mains nues. » Il le cogna plus violemment contre le mur, sans retenue. L’autre poussa un glapissement. Hilarant. À croire qu’il allait se pisser dessus. « Pitié, pitié, je n’y suis pour rien… couina le petit homme. On m’a juste dit que personne ne retrouvait votre sœur… Elle… Elle était au district 9, à vaquer à ses occupations habituelles, avec les enfants, et puis les autres, et… Et elle a… » Sa voix mourut dans sa gorge, tandis qu’il affrontait le regard terrifiant de son vis-à-vis. Et finalement, il trouva le courage de terminer, en un gémissement implorant. « … Disparu… »

Au moment où il allait enchaîner en suppliant le jeune Flickerman de ne pas lui faire de mal, celui-ci le lâcha. Il lui tourna le dos, passant une main sur son visage en inspirant longuement. Il avait besoin de faire le point. Un énorme point. Okay. Gold avait disparu. C’était la fin du monde. Si qui que ce soit l’apprenait, ce serait la fin de l’empire Flickerman. Mais ça, à la rigueur, il s’en foutait comme de son premier caleçon. Seule importait la sécurité de sa sœur. Et là, en l’occurrence, elle venait de se faire enlever. Enfin, c’était ce qu’il supposait. Gold n’était pas assez bête pour se perdre dans les bois, et de loin. La seule solution était que quelqu’un s’en soit pris à elle. Et qui que soit cette personne, Iron la retrouverait.

Alastair Burgeond remit sa veste en place, petit bonhomme pataud et apeuré. Il essayait de retrouver un peu de consistance, et de reprendre les choses en main. Il ne fallait pas perdre la face. Sinon, il en aurait perdu son travail.

« Alors, que fait-on ? » Sa voix tremblait toujours légèrement, tandis qu’Iron continuait de passer machinalement sa main sur son visage, les yeux fermés, le cerveau tournant à trois cents à l’heure. « Ça fait combien de temps ? » lâcha-t-il d’une voix brusque. « Pardon ? » demanda l’autre d’une petite voix. Il se rendit instantanément compte de son erreur au ton agacé et sec de son vis-à-vis. « Depuis combien de temps a-t-elle disparu ? » Alastair se tortilla doucement les mains, gêné. « Hum, et bien, personne ne l’a vue depuis… Deux jours… » La date fut lâchée d’une petite voix étranglée, tandis que l’homme se ratatinait un peu plus contre son mur, honteux. Mais, contre toute attente, le jeune Flickerman ne s’énerva pas. Il avait rassemblé ses esprits. Et certes, il aurait aimé étrangler cet homme. Mais la disparition de Gold n’avait rien à voir avec lui. Il n’aurait servi à rien de s’énerver. Ou du moins, pas contre lui. Il s’était déjà emporté, et c’était même de trop. Il fallait se reprendre. « Je pars dans l’heure. Personne ne doit être au courant de ce qui se passe, c’est compris ? Si ça remonte aux oreilles de la presse par ton intermédiaire, je te jure que tu seras la composante essentielle de la future mutation génétique qu’ils enverront dans l’arène. » Alastair déglutit doucement, regardant son interlocuteur. « Et si tu parles à qui que ce soit de ce que tu viens de voir, ils n’auront pas le temps de récupérer tes restes pour en faire une mutation génétique. Pigé ? » Il se tourna vers le petit homme, qui acquiesça frénétiquement. Iron n’y allait jamais mollo sur les menaces. Il n’en proférait pas souvent, mais lorsque c’était le cas, elles étaient méritées. Et là, il s’agissait de Gold. Alors forcément, c’était pire.

L’autre avait compris. Et Iron le vit. Il enfila sa veste et claqua la porte de l’appartement derrière lui. Dans la vie, on n’est jamais mieux servi que par soi-même. Et il allait retrouver Gold. Si les Pacificateurs étaient incapables de le faire, lui n’échouerait pas. Il avait moins d’entraînement, c’était clair. Mais il n’était pas stupide. Et surtout, il était déterminé. Gold était sa sœur. Et jamais personne ne lui ferait de mal.

    Jour 6. ⚅

Quiconque aurait vu Iron à cet instant précis ne l’aurait pas reconnu. Ou aurait tout du moins cru qu’il s’agissait non pas de lui, mais de son clone. Ou de quelqu’un lui ressemblant fortement physiquement ; son sosie. Ses vêtements étaient décontractés, amples. Jean déchiré, chaussures en mauvais état, sweat noir possédant une capuche qu’il avait décidée de rabattre, et veste chaude. Et surtout, dans son jean était glissé une arme à feu. Une arme de Pacificateur. Il était parti du principe que personne ne pourrait mieux chercher Gold que lui. Il la connaissait par cœur. Il parviendrait à retrouver sa trace, et de là, il lui mettrait la main dessus. Le trajet avait été long et pénible. Il avait mis trois jours à rallier le District Neuf. Trois putains de jours de recherche perdus. Foutus. Trois précieux jours qu’il aurait pus mettre à profit, et qui se retrouvaient aux oubliettes. Mais lorsqu’il était arrivé, il n’avait pas perdu une minute. Il s’était renseigné. Le plus discret possible. Un Flickerman au milieu d’un District en pleine période des Jeux… Et bien, passait pour Gold. Mais pour les autres, c’était plus ardu. Et lui était un hôte de district. Il allait falloir qu’il s’absente le moins possible. Silver était au courant. Toute la famille l’était. Et une chose était certaine ; lorsqu’il rentrerait, il allait se faire incendier par tout le monde. Gold le défendrait probablement, mais son père lui collerait sûrement la baffe du siècle. Comme si à trente-deux ans, il n’avait pas autre chose à foutre qu’à se prendre des baffes, sérieusement. Mais en attendant, il fallait retrouver Gold. Et il venait de pêcher des renseignements importants, et intéressants. À propos d’une maison un peu à l’écart. Aussitôt, ni une ni deux, le Flickerman était parti à la recherche de cette maison. Et il l’avait trouvée. Il avait aperçu des traces de pas, à côté de l’entrée. Mais n’avait pas jugé utile de les suivre. Pas encore. Chaque chose en son temps. D’abord, la maison.

Doucement, il poussa la porte d’entrée, la main posée sur l’arme à feu, prêt à la dégainer. Mais il ne vit rien, hormis le corps d’un Pacificateur, étendu sur le sol, dans son uniforme blanc. Aussitôt, Iron se détendit. Il ramena un peu sa capuche vers l’arrière, sans pour autant l’enlever. Il s’accroupit auprès de l’homme, qui grogna doucement, semblant reprendre connaissance. « Et merde… » « Que s’est-il passé ? » lui demanda immédiatement le Flickerman, transformant légèrement sa voix. L’autre se redressa, titubant légèrement. Il ne sembla pas reconnaître son interlocuteur, et passa son temps à se frotter les yeux, et le visage. Tant mieux, dans un sens. « J’avais retrouvé ce chien de rebelle… J’étais sûr que c’était lui qui avait la fille… Merde… » Le sang d’Iron ne fit qu’un tour dans ses veines. Il inspira brièvement, se forçant à garder son calme, malgré son cœur tambourinant dans sa poitrine. « On vous a attaqué ? » « Sûrement un complice… » « Je les ai vus passer. » Ce qui était bien entendu un mensonge. Iron aida l’homme à sortir de la maison. Mais lorsque le Pacificateur imprima les mots, il sembla empreint d’une énergie nouvelle, et fit un petit bond sur place, se dégageant de sa prise. « Par où ?! » Hawksley tendit le doigt dans la direction opposée des traces de pas. Aussitôt, l’autre partit. Le Flickerman ne put s’empêcher de pouffer de rire, malgré la situation. Ce type était un peu débile. Il n’y avait pas besoin d’avoir une vision d’aigle pour voir dans quelle direction allaient les traces. Néanmoins, il se félicitait que ce benêt ait fait fonctionner son plan. Il n’avait pas besoin d’une grosse brute épaisse et sans cervelle. Cela n’aurait fait qu’empirer les choses. Le jeune homme prit la direction des traces qui s’éloignaient vers la forêt. Il prit tout d’abord le soin de les dissimuler derrière lui, brouillant les pistes à l’aide de son pied. Mais une fois qu’il fut à couvert, il cessa son petit manège, se contentant de remettre sa capuche bien en place pour suivre les pas. Il avait le pressentiment que ce qu’il trouverait au bout allait lui plaire. Le sang battait contre ses tempes, à mesure qu’il avançait. Et soudain, il aperçut deux silhouettes, quelques mètres devant lui. Il avait beau avoir toujours roulé sur l’or, marcher dans la forêt était une chose qui lui était presque naturelle. Il n’était pas du genre à faire craquer toutes les feuilles, son pas léger et aérien le sauvant du bruit. Au contraire. Il était plutôt silencieux, pour un Capitolien. Il approchait des deux personnes, qui continuaient de bavarder. Il ne prit pas la peine de les écouter, bien que leurs paroles parviennent naturellement à ses oreilles face au calme de la forêt. Et soudain, son cœur rata un battement.

Gold.

Il crut sentir des larmes de joie emplir ses yeux, bien qu’aucune ne coula. Il les en remercia bien, d’ailleurs. Doucement, il porta sa main à l’arme glissée dans sa ceinture. Il n’avait nulle intention de s’en servir. Mais si ce rebelle opposait la moindre résistance, alors la donne changerait. Et il n’aurait pas peur d’appuyer sur la détente. Pour Gold, il était prêt à tout.

Il s’avança d’un pas, apparaissant de derrière son arbre. Il sortit de moitié l’arme de sa ceinture, la laissant tout de même dissimulée. Sait-on jamais, que l’autre ait décidé de lui sauter à la gorge. Il n’aurait qu’à lever, le menacer, et éventuellement tirer. Néanmoins, ce n’était pas ce qu’il souhaitait. Il n’y avait personne d’autre que Gold et ce rebelle. Et ça, c’était un détail qui alertait Iron. Était-elle si innocente dans cette histoire d’enlèvement ? N’était-elle pas en train de guider ce rebelle ? De toute évidence, c’était elle qui l’avait assommé, et non le complice, comme avait eu l’air de penser le Pacificateur. Pourquoi avait-elle fait cela ? Il avait toujours su qu’elle avait une certaine tendance à haïr les Jeux, mais de là à rejoindre les rebelles… Décidément, il s’en passait des choses. Et pour le coup, il avait besoin de comprendre. Il avait besoin de réponses.

« Vous auriez dû effacer vos traces, si vous ne vouliez pas qu’on vous retrouve. » lâcha-t-il tranquillement, son arme à moitié cachée derrière lui, mais prête à être saisie en cas d’urgence. Il ramena très légèrement sa capuche vers l’arrière, sans pour autant la faire tomber. Ses cheveux de jais ressortirent légèrement de sous le vêtement, tandis que son regard bleuté cherchait celui des deux individus. Il ne put s’empêcher de se détendre, soulagé. Gold n’avait pas l’air blessé. Il n’avait pas l’air de lui avoir fait du mal. Tant mieux. « Tout va bien, puce ? »

Le regard d’Iron reflétait son inquiétude. Il avait l’habitude d’appeler sa sœur ainsi, et n’allait pas changer ses habitudes pour un inconnu. Son attitude ne laissait transparaître aucune agressivité. Seule la présence de son arme prête à l’usage aurait pu témoigner d’une certaine méfiance. Mais pour le reste, il était juste soulagé. Qu’elle n’ait rien, que tout aille bien. Et curieux, aussi. Tout cela était bien étrange. Et il attendait d’elle qu’elle s’explique. Après l’avoir rassuré, bien entendu.
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DORIAN&GOLD | You want to come with me? ... Not? Well... - Page 2 Vide
MessageSujet: Re: DORIAN&GOLD | You want to come with me? ... Not? Well...   DORIAN&GOLD | You want to come with me? ... Not? Well... - Page 2 Icon_minitimeVen 5 Oct - 2:10


« You want to come with me? ... Not? Well, you have no choice actually. »
JOUR 6 ;
Elle avait frappé un homme, Gold Arya Flickerman avait frappé un homme par derrière avec une buche… Elle, la si frêle et petite jeune femme du capitole, la si innocence et douce Gold avait commis un acte violent et presque barbare. Était-il mort ? Était-il gravement blessé au point de garder des séquelles à vie ? Ses questions se bousculaient dans l’esprit de la belle, qui ne cessait de se demander si elle ne venait pas de commettre un acte répréhensible, un acte qui allait changer sa vie pour toujours, comme si ce n’était pas déjà assez le cas comme ça. Un enlèvement, une discussion profonde et maintenant ça... La pauvre semblait paniquer, perdu dans les méandres de son esprit, totalement statique, immobile et si la voix de Dorian n’avait pas retentit à cet instant elle se serait sans doute évanouis, prit de vertige à force de trop réfléchir. Il l'avait rassuré en affirmant que sa victime n’était qu’évanouis et non décédé, une piètre consolation, car au fond ce n’était pas tant le résultat qu’elle craignait, mais plutôt l’acte en lui-même. Jamais O grand jamais la violence avait été une chose naturel à ses yeux, évidemment, comme tout les Flickerman elle avait un caractère parfois bien tremper, surtout lorsqu’elle travaillait, là, elle se montrait autoritaire, inflexible et ses colères étaient presque mémorables, mais dans sa vie de tous les jours Gold était connus comme étant la plus discrète de sa fratrie, presque effacée, adorable et attendrissante, mais pas… ça, un ogre ivre de violence. Alors oui, frapper un homme, quand bien même il n’en garderait aucune séquelle, était une chose difficile, qui choqua profondément notre demoiselle. Tout le monde n’était pas capable d’égorger un homme sans crier gare après tout, n'est-ce pas Dorian?.... Rassurée mais toujours un peu abasourdit par son geste, c’est une nouvelle fois la voix de son ravisseur qui la tira de ses cauchemars, il plongea son regard dans le sien pour lui dire ce qu’elle voulait entendre, à savoir « Ca va aller », ça sonnait faux évidemment, mais tant pis, Goldy voulait y croire, sincèrement. « Oui, d’accord… » C’était facile de dire cela et en même temps, tellement rassurant.

Il fallait quitter les lieux et la belle le savait malgré son état de stresse, elle se laissa donc entrainer par Dorian qui ne pouvait malheureusement pas vraiment courir , seulement marcher vite, ce qui fut suffisant pour s’éloigner de l’habitation et s’engouffrer dans cette épaisse forêt presque effrayante. Pourquoi les lieux de fuite n'étaient jamais de belles plages ensoleillé?.... Toujours un peu anxieuse Gold se mit à observer un peu dans toutes les directions, cherchant un quelconque ennemie invisible tout en laissant son camarade se reposer un peu. Dans d’autre circonstance elle aurait remarqué sa blessure légèrement sanguinolente, cependant, là, tout de suite, son cerveau était un peu en vrac, elle craignait tant les conséquences de son acte qu'elle n'arrivait plus à réfléchir correctement. Et si on l’avait vu ? Si le pacificateur l’avait reconnue ? Tout était possible et tout était incommensurablement effrayant. Heureusement, monsieur grincheux pouvait faire preuve d’un peu de légèreté parfois, assez pour que la Flickerman se détende un peu. Face à ses propos elle laissa échapper un petit rire avant de laisser l’inquiétude s’immiscer en elle, remarquant enfin l’état de son compagnon du jour. « Tu devrais te reposer un peu… » Elle n’avait pas envie qu’ils se fassent prendre, mais elle ne désirait pas non plus le voir mourir sous ses yeux, il était encore trop faible pour se déplacer aussi prestement… "Tu vas avoir des ennuis à cause de ça… c'est ma faute." « J’ai fais un choix… J’ai décidé de… faire ce que j’ai fait… Il y aurait surement eut tout un tas d’autre option… C’est simplement comme ça, toi et moi on y pouvait rien, il fallait agir, je l’ai fait et je ne le regrette pas… Enfin, presque pas… » Ouais, tabasser un homme ne fait quand même pas partie des choses qu’elle aime le plus au monde malgré le petit sourire attendrissant qu’elle afficha. Cela dit, la jeune femme ne mentait pas, elle ne regrettait pas d’avoir sauvé ainsi Dorian, elle ne regrettait pas son geste, elle regrettait simplement le fait qu’elle ait eut besoin d’agir ainsi et ça, personne n’en était réellement responsable, hormis peut-être le Capitole si on devait vraiment trouver un coupable idéal.

"J'ai une dette envers toi." Haha, et il le remarque uniquement maintenant ? Le simple fait de l’avoir enlevé et séquestré dans une cave pouvait donner lieu au paiement d’une quelconque dette… si on compte en plus le fait qu’elle l’ai soigné, nourris et maintenant sauvé d’un pacificateur… la facture s’avère plus salé qu’il n’ose l’admettre. « En réalité, tu m’en dois plus d’une… je t’ai soigné, nourris, sauvé d’un pacificateur… mais je n’aime pas faire ce genre de compte, alors évite simplement de me mettre un couteau sous la gorge et de m’enfermer dans une cave la prochaine fois et on dira qu’on est quitte. » Elle se mit à sourire, amusé et en même temps sérieuse, ne considérant pas vraiment ses actes comme étant assez important pour mériter quoi que ce soit, au contraire… Humble ? Non, en tout cas, ce n’est pas ainsi qu’elle se voyait, mais au fond, peut-être que si… Ce qui reviendrait à dire qu'en réalité elle fait semblant de ne pas être humble pour qu'on remarque son humilité, ce qui serait un tantinet égocentrique, mais bon, ne réfléchissons pas trop à sujet, on s'embourbe. "Je crois que c'est pas une bonne chose qu'on reste ensemble. Ils vont nous chercher. S'ils t’attrapent avec moi ils croiront à une trahison de ta part. Ça n'en vaut pas la peine crois moi." « T’es blessé… Tu tiendras pas sur plusieurs kilomètres comme ça… Ils finiront par t’attraper, alors que si je suis avec toi quand ça arrive, t’aura toujours une porte de sortie en me prenant en otage… et puis… » Elle n’eut pas le temps de terminer sa phrase qu’une voix familière se fit entendre. Surprise, presque choqué, Gold fit volte face avec le nouvel acteur de cette histoire folle, un acteur qu’elle connaissait bien, son cher et tendre grand frère. « Iron.…?… » Voilà tout ce qu’elle put répondre. Iron., en guerrier des sous-bois, ce n’est pas vraiment une chose qu’elle imaginait voir un jour, pire encore, impossible de faire semblant d’être prise en otage maintenant, ça ne serait clairement pas crédible, surtout face à une personne la connaissant autant. « Heu… oui… je vais bien… » Ni une ni deux elle se tourna vers Dorian, l’air dépité. « Je suis désolé, ça sert à rien de faire semblant de me prendre en otage, c'est mon frère et il me connait trop bien, il y croirait pas une seconde… » Elle avait dit cela avec tant d’innocence. Avançant d‘un pas, se retrouvant entre son frère et Dorian, Gold prit la parole, déterminée, prête à faire face à l'homme qu'elle aimait le plus au monde. « Iron., il ne m’a rien fait… Vraiment… Il faut le laisser s’en aller, s’ils l’attrapent… S‘il te plait… Il faut qu‘on l‘aide un peu... » Elle faisait tellement confiance à son frère qu’elle n’imaginait pas une seule seconde qu’il puisse dire non à ses supplications, alors qu’au fond, si il avait un peu de jugeote, il assommerait Gold, l’emmènerait loin d’ici et laisserait Dorian se démerder tout seul… s’il avait un peu de jugeote.



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MessageSujet: Re: DORIAN&GOLD | You want to come with me? ... Not? Well...   DORIAN&GOLD | You want to come with me? ... Not? Well... - Page 2 Icon_minitimeLun 8 Oct - 15:12

Gold, Dorian & Iron
you want to come with me ? ... no ?
well, you have no choice actually.


"J'ai pas vraiment le temps pour ça" souffla-t-il quand elle lui parla de prendre une pause qui était pourtant amplement méritée. Malgré tout, la douleur qui parfois le piquait au vif le contraint à ralentir le pas. S'arrêter maintenant, c'était comme attendre sagement qu'on les attrape ; et si il ne s'inquiétait pas trop pour Gold si on finissait par les retrouver, lui se savait condamné. Il devait à tout pris rejoindre le 13 au plus vite ou au moins partir d'ici, trouver un endroit où on ne le cherchera plus. Il ne la comptait évidemment pas dans le voyage ; tout ça était déjà allé bien trop loin. Pourtant, elle disait ne pas regretter ses décisions, pas toutes tout du moins. Surpris, il la fixa un instant avant de se laisser reposer contre un arbre, feignant l'indifférence avec de plus en plus de mal tant sa blessure le lançait. Cette fille était impressionnante, il ne pouvait pas le nier. Il trouva presque dommage qu'ils doivent se quitter car elle était bien une de rares dont il avait pu supporter la compagnie et ce depuis longtemps. Secoua la tête, il chassa cette idée idiote de son esprit. C'était ridicule, elle devait retourner chez elle au plus vite et oublier tout ça. "Ha ha, ça dépendra de mon humeur !" lui confia-t-il dans un demi sourire ; bien sur qu'il n'allait pas retenter l'expérience, la première tentative avait été un tel fiasco. Il n'était pas fait pour ce genre de chose visiblement, dorénavant il laisserait ce genre de travail aux autres. "Oui oui ça va j'ai compris je t'en dois plus d'une..." souffla-t-il d'un air agacé alors qu'une moue traversa ses lèvres. Il était de toute façon peu probable qu'il puisse un jour régler ses dettes tout comme il n'y avait aucune chance qu'ils se re-croisent un jour.

Dorian n'était pas doué pour les adieux, il n'avait jusque-là jamais eu la chance de pouvoir dire au revoir à ceux qui l'avait quitté. Alors quand il baragouina ce qui ressemblait le plus selon lui à un au-revoir, il en voulu presque à la jeune de ne pas comprendre. Pire, elle insistait pour venir avec lui, prétextant qu'il était blessé. "Gold arrête je ne t’emmènerai pas avec moi..." soupira-t-il. "Et je ne vais pas te prendre en otage !" dit-il en même temps qu'elle, presque découragé de la voir monter des plans aussi grotesques. Elle ne comprenait pas... tout ça n'était pas un jeu, il était hors de question qu'il l'emmène avec lui au 13 ou où que ce soit d'autre. Ce serait aussi dangereux pour elle que pour lui. Quelle fasse la route avec lui, et après ? Elle rentrerait seule perdue à des dizaines de kilomètres de toute civilisation ? Elle viendrait vivre dans les souterrains du 13 comme si de rien n'était ? Complètement dingue... il n'avait que quelques jours de marche pour rejoindre le camp, blessé ou pas il ferait la route seul. Fronçant les sourcils, il plissa les yeux quand elle arrêta son beau discours en plein milieu d'une phrase. Une voix masculine venait de la couper.

En alerte, son corps entier s'immobilisa alors qu'il suivit du regard ce que Gold fixait. L'homme encapuchonné se tenait près deux. C'était qui lui, un pacificateur ? Non il n'en avait pas l'uniforme, il n'en avait pas l'allure non plus. Il les avait suivit ? Comment avaient-ils pu ne pas l'entendre ? Dorian serra la mâchoire, se maudissant de ne pas avoir effacé leurs traces dans la précipitation. Il n'avait pas imaginé qu'on les traquerait aussi vite. Il se serait cru beaucoup plus loin avant que le pacificateur assommé ne reprenne ses esprits. Pestant contre lui même de ne pas avoir fini le travail, il ne quitta pas l'homme des yeux. Il ne voyait pas d'arme, mais cela ne voulait pas dire qu'il n'en avait pas. Par sûreté, il posa ses doigts sur la sienne accrochée à sa ceinture. Une seconde ou deux de silence total où les deux hommes se regardèrent en chiens de faïence venaient de s'écouler mais elles semblèrent durer des siècles. C'est Gold qui y mit fin. Iron ? Ma puce ? Il plissa les yeux, dépité. Visiblement ces deux là se se connaissait. Les regardant un instant, sceptique, il ne lâcha pas mot. Quand l'homme releva sa capuche, il compris. Il avait la même allure qu'elle, le même physique d'un homme n'ayant jamais souffert de la faim. Etait-il du capitol lui aussi ? probablement. Peut-être était-ce un petit ami en pleine crise d'héroïsme ? Non, un frère.

Il jaugea la situation ; il ne semblait pas agressif mais ça n'était pas un gage de sûreté, les hommes impassibles faisaient les meilleurs meurtriers. Et puis il ne faisait pas confiance à grand monde venant du capitole. Gold eu beau vouloir le rassurer, il ne bougea pas sa main de sa ceinture, songeant après coup que si l'homme avait voulu le tuer il serait probablement déjà mort. En réalité il n'avait l'air de ne se soucier que de sa sœur, sans doute ne le percevait-il donc pas comme une menace, c'était une bonne chose au fond. "Mais arrête avec ça je t'ai dis que cette idée d'otage était stupide !" grogna-t-il, énervé, frottant son visage d'une main pour masquer une grimace de douleur. Pourquoi parlait-elle d'une telle chose aussi naturellement devant son frère, elle voulait qu'il se fasse tuer ou quoi ? Tentant de reprendre pieds, il se redressa avant de se tourner vers l'homme, s'adressant à lui d'une voix imperturbable, le visage fermé. "Écoutez, je demande rien. Alors vous allez partir de votre côté, moi du miens, et ça sera bien mieux pour tout le monde ici, d'accord ?" il espérait que l'homme comprenne et qu'il prenne la meilleure décision possible, à savoir tourner les talons et embarquer sa dingue de sœur loin d'ici.

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MessageSujet: Re: DORIAN&GOLD | You want to come with me? ... Not? Well...   DORIAN&GOLD | You want to come with me? ... Not? Well... - Page 2 Icon_minitimeSam 10 Nov - 1:23



❝ automatic i imagine i believe. ❞

In my field of paper flowers, and candy clouds of lullaby, I lie inside myself for hours, and watch my purple sky fly over me. Don't say I'm out of touch, with this rampant chaos, your reality, I know well what lies beyond my sleeping refuge. The nightmare I built my own world to escape.


Iron gardait son regard braqué sur Gold, interrogatif. Inquiet. Méfiant, aussi. Il avait beau ne montrer aucune agressivité envers l’homme en présence de sa chère sœur, il n’en restait pas moins persuadé que tout ceci était de sa faute ; qui ne s’en serait pas douté ? Et il ignorait ce qu’il avait fait à sa sœur, mais ça n’avait pas l’air d’être une histoire d’amour, en tout cas. Ou du moins, pas de son côté à lui. Et vu sa tronche, il n’avait pas l’air d’être le genre de super héros à emmener en cavale avec lui la première princesse éperdument amoureuse de lui qui voulait faire l’aventure en sa compagnie. Le genre de princesse que Gold pourrait très facilement être, son frère en avait bien conscience. Mais là, ça ne semblait pas être le cas. Enfin, pas encore tout du moins. Doucement, le Flickerman leva les yeux vers le jeune homme derrière sa sœur ; un air rebelle, des vêtements en piteux état, et apparemment une blessure non négligeable. Right. Il avait tout l’air d’un rebelle. Et heureusement pour lui, il était tombé sur les deux seuls Flickerman susceptibles de ne pas lui faire la peau pour ça. Mais quelle chance inouïe. Et de toute manière, au fond de lui, Hawks était persuadé que même s’il avait été anti-rebelle purement et foncièrement, il n’aurait pas fait de mal à ce gars. Il n’avait qu’une envie ; prendre Gold, et l’emmener loin de là. La ramener chez eux, la garder auprès de lui. La protéger. Mais non. Elle, tout ce qu’elle avait l’air de vouloir, d’après ce qu’elle était en train de faire, c’était de protéger ce garçon. Qui de toute évidence avait dû lui vouloir du mal un jour, sans quoi une rencontre entre ces deux-là aurait été complètement déplacée. Iron était peut-être le débile de la famille, enfin soi-disant. Mais ce n’était pas pour ça qu’il était stupide, loin de là même. Il était malin, rusé. Il se montrait de garder quoique ce soit, mais ça existait tout de même. Et là, il voyait bien que Gold n’avait… Pas envie de quitter ce gars. Rien que sa manière de se mettre en les deux hommes mettait la puce à l’oreille. Et le fait qu’elle tourne le dos au rebelle, et non à son frère, laissait parfaitement voir que c’était l’autre, et non Iron, qu’elle souhaitait protéger. Elle connaissait son frangin, et celui-ci lui faisait confiance. Mais là, il se posait plus de questions que de nature.

Enfin, sa sœur avoua aller bien. Et immédiatement, elle se tourna vers son « ami », afin de lui fournir quelques petites explications sur la proximité qu’elle pouvait entretenir avec Iron. Hm. Un très léger sourire se dessina sur les lèvres du Flickerman. Pourquoi justifier ce genre de choses ? C’est bien les femmes ça. Mais il laissa faire, faisant bien vite disparaître son sourire. Il n’avait pas envie d’offrir quoique ce soit de provoquant au jeune homme d’en face ; aucune envie de provoquer la moindre bagarre, ou quoique ce soit. Éloignant doucement sa main de son arme à feu, sans pour autant relâcher sa vigilance, Hawksley se détendit très légèrement lorsque sa sœur s’adressa à nouveau à lui, après que l’autre ait un tant soit peu rouspété. Et aussitôt, Gold se mit à implorer son frère. Wowowowo. Keep cool kitty. « Hé, détends-toi. Je n’ai aucune intention d’en faire des grillades, hein, je suis pas venu ici pour lui refaire le portrait. » Ç’aurait d’ailleurs été plutôt étrange. Iron n’avait rien d’un homme violent. Mais bon. Il enchaîna directement. « Ni le livrer à qui que ce soit. Il ne t’a pas fait de mal, le reste, je m’en tape. » Oh, Iron. Tu pourrais pas parler un peu meilleur dans ta vie, quand même ? T’as pas été élevée par des sagouins, quand même. You’re a Flickerman boy. Mais au moins, c’était dit, non ? Il n’avait rien à cacher. L’inquiétude mortelle qui s’était emparée de lui durant ses derniers jours s’estompait enfin maintenant qu’il avait mis la main sur Gold. Il était avec elle, et il allait la ramener en vie. Le reste, il s’en tapait complètement.

Le jeune homme lâcha quelques mots, traduisant ce que le Flickerman pensait tout bas. Ce avec quoi Gold semblait la seule à avoir du mal. Maintenant, ils allaient repartir chacun de leurs côtés. Ils allaient vivre leur vie, et dans le meilleur des cas, ne jamais se recroiser. Aussi, aux mots du jeune homme, Iron ne prit-il même pas la peine d’acquiescer. Il se contenta de l’appuyer, lâchant quelques phrases à l’intention de sa sœur.

« Il a raison. Il vaut mieux qu’on parte chacun de notre côté. Comme ça, personne ne le poursuivra, je dirais que tu étais perdue dans les bois. Et nous, on rentre. Et l’affaire est close. »

Pas un sourire. Ce qui n’était pas anormal, mais pas non plus très rassurant. Iron ne proposait pas grand chose à sa sœur. Ce n’était pas un ordre non plus. Plutôt un conseil extrêmement avisé, qu’il valait mieux qu’elle suive. Ses yeux bleus se plantèrent dans les prunelles de sa cadette, appuyant ses paroles. Il n’avait pas l’intention d’aider matériellement ce jeune homme. Il n’en avait rien à foutre ; il n’était pas venu pour faire la charité, mais bien pour retrouver sa sœur, et la ramener à la maison. Et c’était ce qu’il allait faire.

« Allez. » Il remit ses vêtements correctement sur ses épaules, jetant un dernier regard au jeune homme de qui sa sœur semblait s’être un chouilla entichée quand même. « Bonne route. » C’était un Flickerman vulgaire, d’accord, mais pas impoli. Et voilà, il avait fait sa BA du jour, soit dire bonne route à un type qui avait selon toute probabilité essayé d’enlever sa sœur durant les premiers jours. Mais bon. S’approchant de sa sœur, il lui colla un baiser sur le front, affectueux, avant de lui sourire légèrement, un peu désolé de l’arracher comme ça à son… Kidnappeur ? Sauveur ? À cet instant précis, ça lui importait peu, franchement. « Viens, on rentre. »

S’écartant doucement d’elle, Iron lui servit un nouveau petit sourire. Puis il lui tourna le dos, prenant la direction des sous-bois, lentement, attendant qu’elle lui emboîte le pas. Il ne partirait pas sans elle. Mais ils allaient rentrer. Rassurer tout le monde. Iron ne serait pas mieux traité par sa famille, mais il s’en foutait comme de sa première chaussette. Gold était vivante. Gold allait bien. Ils allaient rentrer, et reprendre leur vie. Même si, au fond, il le savait, et il l’avait senti ; rien ne serait plus jamais pareil.



musique : evanescence — imaginary.
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