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 DORIAN&GOLD | You want to come with me? ... Not? Well...

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DORIAN&GOLD | You want to come with me? ... Not? Well... Vide
MessageSujet: DORIAN&GOLD | You want to come with me? ... Not? Well...   DORIAN&GOLD | You want to come with me? ... Not? Well... Icon_minitimeLun 24 Sep - 21:48


« You want to come with me? ... Not? Well, you have no choice actually. »
Les jeux sont finis. Voilà une phrase que Gold se répétait sans cesse depuis quelques jours, une phrase dont elle avait rêvé et qu’elle espérait ne plus jamais entendre, pas avant longtemps, car au fond elle le savait, tout ça recommencerait un jour ou l’autre. Indéniablement, aussi surement que la lune vient après le soleil. Elle devrait de nouveau habiller des enfants pour qu’ils se retrouvent au milieu de nulle part, à tenter de survivre tout en tuant d’autres enfants innocents, devenant des créatures de l'ombre, des animaux par la force des choses. Un cercle vicieux qu’elle n’acceptait pas, mais qu’elle subissait, pour sa famille, pour vivre sa vie sans contrainte, aussi normalement que possible, elle était lâche, comme tout le Capitole et elle en avait de plus en plus honte. Elle ne s’était pas particulièrement rapproché des tributs dont elle avait eut la charge, malgré tout, elle ne pouvait s’empêcher de se sentir mal, d’avoir cette boule au ventre en pensant à ce qu’ils avaient vécus, d’avoir les larmes aux yeux en imaginant leur peur et leur désespoir, sans parler de celle de leurs familles… Son inaction avait conduit à tous ses mots, c’est ce qu’elle ne cessait de se dire depuis la fin de tout ça, se répétant sans cesse qu’elle aurait pu faire quelque chose, qu’elle aurait DUT dire stop, être la première à lever le poing pour la paix. Gold se donnait sans doute trop d’importance dans tout ça, mais elle ne pouvait s’en empêcher, trop empathique, trop sensible pour le Capitole, et toutes ses horreurs. C'était trop pour elle. Il fallait qu’elle oublie tout ça, qu’elle passe à autre chose ou qu’en tout cas, elle fasse le point sur sa vie, car oui, là, tout de suite, elle n’avait qu’une envie, disparaitre de la surface de cette planète, s’enterrer dans un coin de Panem et ne jamais plus en ressortir, vivre loin de tout ça, le rêve absolue, le rêve de toute personne censé. Malheureusement, quand on est une fille à papa, qu’on a une fratrie omniprésente et une maman tout aussi indispensable à sa vie, on ne peut pas réaliser ce genre de petit rêve, on peut à peine réellement y songer, alors à défaut de jouer les Jane de LaJungle jusqu’à la fin de son existence, la belle décida de se rendre au District 9, histoire d’échanger avec ses personnes qu’elle croisait si souvent et avec qui elle se sentait bien plus elle-même qu’au côté de sa propre famille.

Gold aime sa famille, c’est un fait, elle les aime même plus que tout au monde, mais depuis quelques années ses visites dans les districts se faisaient de plus en plus fréquentes, elle s’était fait un petit nom au sein de ses villes parfois très pauvres. Elle n’arrivait pas ici en tant que capitolienne, habillé richement et avec des couleurs criardes, non, à dire vrai, si elle faisait toujours attention à son apparence, elle faisait surtout tout pour se fondre dans la masse, pour être comme eux et pouvoir les approcher plus facilement. Dit comme ça, on dirait presque que la belle s'apprête à tourner un documentaire animalier et qu'elle essaie de se faire accepter au sein d'une meute de loup sauvage et au fond, c'est pas si loin de la vérité. La belle passait des heures à leur côté, à discuter, à manger , à partager des choses et à rire de façon bien plus naturel qu'avec la majorité des gens qu’elle côtoyait de coutume, c’est ce naturel qu’elle aimait dans ses districts, cette sensation qu’elle ressentait lorsqu’elle était à leur côté, la sensation de ne pas être une Flickerman ou une capitolienne, mais simplement une femme, un être humain comme les autres, particulière pour ce qu’elle est et pas pour ce que sa famille fait ou à cause de l’endroit d’où elle vient. Et tout ça, à cet instant précis, elle en avait envie, même besoin, elle devait à tout prix se sentir à nouveau vivante en côtoyant de vrai personne. Une fois sur place elle ne se fit pas prier, elle se dirigea rapidement vers l’endroit où une bande d’enfant trainait souvent, près de la central, ils se retrouvaient régulièrement là-bas, et même si au début les habitants ne lui faisait pas confiance, aujourd’hui elle pouvait s’y rendre sans craindre des regards en coin… Enfin en théorie, car pour le coups, les regards acerbes , elle les sentait, comme si ils transperçaient sa peau telle des aiguilles, voir des lames un peu trop aiguisé. En ressentant cela elle commença à se dire qu’elle était peut-être revenue un peu trop tôt… Malheureusement, faire demi-tour maintenant serait une mauvaise idée. Elle essaya donc de faire comme si de rien était, un peu mal à l’aise, souriant tout de même aux enfants tout en leur donnant quelques petits trucs à manger, discrètement, discutant de tout et de rien, surtout de rien… Gold ne resta pas bien longtemps entouré, pas autant qu'elle l'aurait souhaité en tout cas, étrangement, la plupart de ses « amis » durent subitement rentrer chez eux, appelé par des parents inquiets, elle vus dans leur regard qu’ils ne la détestaient pas, qu’ils étaient même désolé de rappeler leur progénitures ainsi, toutefois, ils n’avaient pas vraiment d'autre choix, tout le monde n’appréciait pas le capitole à cet instant, alors être vu en compagnie d’un capitolien, ça faisait surement mauvais genre, ça pourrait même s'avérer dangereux. La belle laissa donc faire avec un sourire peiné, avant de hocher la tête en voyant quelques pacificateurs non loin, une façon de leur faire comprendre qu’elle allait s’éloigner un peu et qu’il était inutile de la suivre. Ils n’étaient pas là spécialement pour elle, mais elle savait bien qu’ils garder toujours un œil sur ce qu’elle faisait, elle faisait partie d'une famille importante après tout. La Flickerman s’éloigna, lentement, observant les échoppes de temps en temps, frôlant du bout des doigts quelques objets, l'air pensive et rêveuse, avant de se retrouver à l’arrière de la central, seule, observant le paysage face à elle, les bras croisés, les yeux fermés, prenant une grande inspiration, comme pour se donner du courage…



Dernière édition par Gold A. Flickerman le Mar 25 Sep - 0:52, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: DORIAN&GOLD | You want to come with me? ... Not? Well...   DORIAN&GOLD | You want to come with me? ... Not? Well... Icon_minitimeMar 25 Sep - 0:09

Gold&Dorian
you want to come with me ? ... no ?
well, you have no choice actually.


Ses recherches n'avaient abouti nulle part, attisant chaque jour un peu plus sa colère. Où se cachait-il ? Allait-il un jour le retrouver, lui faire payer son geste ? Celui dont il ne lui restait que quelques vague bribes de souvenir, celui qui avait tué Constance. SA Constance. Frottant ses yeux, il tenta de chasser de son esprit la dernière image qu'il lui restait de la jeune blonde, celle de son corps ensanglanté, celle qui ne le lâchait pas et le tirant chaque nuit de son sommeil. La rage de se savoir si loin de son but ne le rendait que plus acharné encore. Alors il continuait. Chaque nouveau district était une chance de plus de le retrouver, mais celui là ne semblait pas être le bon. Comme punition ultime, il se rappelait d'elle, d'eux, quelques bribes lui revenant parfois au détour d'une pensée. Leur premiers moments, la colère qu'il éprouvait envers ses parents et ceux qui la courtisaient, son regard piqué d'une lueur maligne, la première nuit qu'ils avaient passée ensemble ; tant de souvenirs venant parachever son amertume. Au fil des semaines, dormir était devenu impossible, éreintant, il avait alors décidé de s'y soustraire, préférant la fatigue à ses rêves rabâchés. L'épuisement avait durcit ses traits, creusé ses yeux, le rendant méconnaissable.

Il n'était pas venu au district 9 pour cette jeune femme, elle avait simplement eu le malheur de croiser sa route.

Pensait-elle être un agneau parmi les loups ? Douce ironie venant de l'un de ces tyrans. Elle était là, elle et sa sale petite gueule de jolie Capitolienne, déambulant seule. Assit à une vingtaine de mètre de la jeune femme il l'observait, attentif; voilà trois jours qu'il la guettait. Il toisa du regard sa silhouette élancée, sa chevelure brune, suivant des yeux sa marche. Elle n'avait rien d'une habitante de district, sa démarche, ses gestes, tout en elle trahissait ses origines. Pensait-elle pouvoir passer inaperçu dans un district aussi reculé de sa citadelle dorée ? Croyait-elle pouvoir sortir seule, au nez et à la barbe de tous, et tromper son monde ? Un rictus de dégoût traversa ses lèvres; il ne lui avait pas fallut plus d'un instant pour savoir ce qu'elle était. Quelques rumeurs lui avait permis de mettre un nom sur elle; Flickerman. Elle n'était pas n'importe qui. Étonnant de la part du Capitole que de la laisser vagabonder sans protection rapprochée mais sans doute était-ce mieux pour son "infiltration" après tout. Elle cherchait à se mêler aux gens d'ici, sans doute pour mieux les vendre ensuite. Avec la ferveur récente des jeux de la faim les dissidents du Capitole se faisaient moins réservés, nombreuses étaient les arrestations lors des Hunger Games. Alors en ces temps de révolte, tout moyen était bon à prendre pour dénicher les indociles même dans les zones les plus pauvres et reculées; et qui irait soupçonner une belle jeune femme ? Suivant le même chemin qu'elle, suffisamment loin pour n'éveiller aucun soupçon, il attendait le moment propice.

"Si tu cries, si tu fais le moindre geste, tu es morte" sa voix aussi froide que la lame qu'il pressait dans son dos émergea derrière elle alors qu'il la retenait par le bras sans brutalité. "Maintenant tu vas marcher calmement et personne ne va rien remarquer parce que tu n'es pas assez bête pour tenter quoi que ce soit d'idiot, n'est-ce pas ?" dans un sourire en coin, mimant un geste tendre, il passa son bras autour de ses hanches pour continuer la marche comme si de rien n'était. "Gold c'est ça ?" il lorgna la jeune femme de haut en bas, ses yeux brillant d'animosité. "Papa Flickerman t'as jamais appris qu'il ne valait mieux éviter certains endroits ?"

Leur escapade romantique s'étendit sur plusieurs centaines de mètres de chemin caillouteux. Ils ne s'arrêtèrent qu'une fois arrivés devant une bâtisse dont la robustesse pouvait être soumise à question. Zébrée de noir, elle était partiellement brûlée et visiblement abandonnée depuis longtemps. Sans doute une zone sinistrée, peut-être une ancienne maison de rebelles, il ne s'était pas penché sur la question. L'intérieur était désert si on excluait les meubles poussiéreux rescapés du drame. Il la pressa à l'intérieur, s'écartant un peu d'elle une fois à l'abri des regards, ne lâchant pas la menace de son arme pour autant. Il la conduisit jusqu'à une trappe, l'ouvrant pour l'inviter à y entrer la première. "Tu vas voir c'est coquet tu vas aimer" narquois, un semblant de rire plus semblable à un grognement étouffé s'échappa de ses lèvres. Accompagnant ses mots d'un geste de la tête, il la fit descendre, allumant une lumière qui grésilla quelques instant. En attendant de savoir quoi faire d'elle, cet endroit sera parfait.

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MessageSujet: Re: DORIAN&GOLD | You want to come with me? ... Not? Well...   DORIAN&GOLD | You want to come with me? ... Not? Well... Icon_minitimeMar 25 Sep - 2:29


« You want to come with me? ... Not? Well, you have no choice actually. »
Parfois la vie vous réserve des surprises, des surprises auxquelles vous ne vous attendiez pas le moins du monde, ce qui au fond est un peu le but d’une surprise, mais je veux dire qu’il y a quand même certaines surprises qu’on s’attend a recevoir et d'autre pas. Le jour de son anniversaire par exemple, on ne le dit pas, on fait comme si, mais au fond, on sait qu’il y a une chance pour que des amis s’amusent à organiser une fête surprise… Et puis il y a les surprises (et notez que j’utilise beaucoup ce mot car il n’a aucun synonyme potable) qui nous tombent dessus comme une merde de pigeon au milieu d’une rue, le genre de surprise dont on préférait se passer et justement, comme on s’y attend sinon pourquoi aurais-je fait ce speech ? , la petite Gold vient justement de tomber pile sur ce genre de surprise. Elle était loin d’imaginer que ça pourrait lui arriver, elle savait que les districts n’étaient pas toujours très sécurisé, surtout pas pour elle, mais depuis le temps qu’elle visitait ses lieux, les gens avaient apprit à la connaitre ou en tout cas à savoir qu’elle n’était pas la grande méchante de service, alors on lui foutait la paix. Sans parler que dans certains district elle avait des garde du corps plutôt imposant, comme Astaroth… oui, étrangement quand ce type est à proximité personne ne vient lui parler… malheureusement, le bougre n’était pas là et quelqu’un l’avait bel et bien remarqué. Il lui était tombé dessus exactement comme je l’avais prédit, cet à dire ; telle une merde de pigeon en pleine rue. Elle était perdue dans ses pensées, coincées entre sa joie de vivre naturelle et tout un tas de questions existentielles, puis cette voix rauque et froide c’était élevé et cette pression dans son dos l’avait tiré de ses rêveries, la ramenant brutalement dans le monde réel sans qu’elle ne puisse rien y faire. Trop surprise, aucun son ne sortit d’entre ses lèvres, elle se contenta de se laisser faire, se retrouvant rapidement sous le regard de ce bourreau qui avait loin d’avoir la tronche de l’emploie pour parler vulgairement. Ben oui, il ressemblait plus à un ado en manque d’amour qu’à un psychopathe assassin qui kidnappe de jeunes vierges effarouchés. La surprise était donc double.

"Maintenant tu vas marcher calmement et personne ne va rien remarquer parce que tu n'es pas assez bête pour tenter quoi que ce soit d'idiot, n'est-ce pas ?" Bonne question. « Heu… oui… je crois… » ouais, là, pour le coup elle était plus sur de ses capacités mentales, car mine de rien c’était un peu la première fois qu’on l’enlevait à l’aide d’un couteau… un couteau qui pourrait bien tuer… qui pourrait bien LA tuer… Cette vérité ne lui avait pas sauté aux yeux de prime à bord, évidemment, elle le savait, mais ce n'est pas le genre de chose qu'on se dit facilement, mais en y pensant elle eut un frisson, se demandant si ce type allait la tuer, la torturer, ou faire tout ce qu’on peut faire d’horrible avec un engin pareil, aussi imposant, et je vous laisse imaginer ce qu'il pourrait lui faire avec le couteau!… Vanne pourrit , je plaide coupable. Mais passons. Tout était permis et avec son imagination débordante, tout était possible. La belle était si perdu dans ses pensées qu’elle ne capta que la moitié de la phrase de son kidnappeur, tournant la tête vers lui, un peu agar, avant de répondre, pas vraiment convaincu. « Heu si... heu ... Je… sais pas… » Ok, elle est à fond là. Mais que voulez-vous, c’est une artiste, qui passe son temps à écrire des fictions, alors à cet instant, les films qui se déroulaient dans sa tête était légions et loin d’être vraiment agréable. Elle s’imaginait déjà violé dans une forêt avant d’être dépecé vivante, ou torturé, voir démembrés ou encore dévoré avec une sauce aux haricots, il n’y avait aucune limite à l’imagination de cette jeune fille, ni à sa peur en y pensant.

Ne pouvant pas faire grand-chose, Gold suivit avec calme son agresseur, observant les alentours, essayant de lancer des regards d'alerte à des gens, comme si un simple regard pourrait leur dire « hey, un mec pointe une arme sur moi et est en train de me kidnapper! », si seulement c’était si simple. Elle se laissa donc conduire, croisant en cours de route le regard d’un pacificateur, et étrangement, au lieu d’afficher un air de zombie ou en tout cas de fille pas vraiment dans son assiette parce qu’un psychopatate tente de l’enlever, elle fit un sourire plutôt rassurant, tout en continuant de suivre son bourreau. Pourquoi ? Aucune idée, un réflexe sans aucun doute. Quoi qu’il en soit, rapidement elle se retrouva sur des chemins accidentés, à précéder cet homme dont elle ignorait tout et qui pourtant avait un contrôle total sur sa vie, tant bien présente que futur. Il les conduisit jusqu’à une maison en ruine qui arracha une petite grimace d’effroi à la belle, car oui, ce n’était pas vraiment le genre d’endroit propice à une déclaration d’amour passionnelle, ce qui aurait pu être une possibilité jusqu'ici surtout s'il l’avait emmené près d’une cascade ou d’un lac… mais là, le doute n’était plus permis ; la finalité de tout ça n’était pas « ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfant ». A contre cœur elle continua de le suivre, observant les lieux avec anxiété avant qu’il ne « l’invite » à descendre dans une espèce de sous-sol. "Tu vas voir c'est coquet tu vas aimer" « Je n’en doute pas, je suis sur que vous avez un gout certains pour la déco… » en gros, « vu tes fringues, je crains le pire pour la déco ! », mais elle ne pouvait pas lui lancer ça à la figure, puisqu’il avait une arme, elle avait d'ailleurs dit ça par réflexe, sans vraiment réfléchir en réalité, les mots n'étaient pas passer par la case réflexion avant de sortir. Bref, elle descendit dans cette cave tout en reprenant la parole. « Et qu’est-ce qui va se passer maintenant? Vous compter me tuer? Je suis du Capitole, ça vous apportera plus d’ennuis que de solution… ça n'aidera personne... » Elle avait dit ça avec compassion et non pas avec dédains, à la fois concerné par son sort et par le sien aussi, elle s’en voudrait surement toute sa vie si il venait à être tué par sa faute, peu importe qui il était ou ce qu'il voulait…





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MessageSujet: Re: DORIAN&GOLD | You want to come with me? ... Not? Well...   DORIAN&GOLD | You want to come with me? ... Not? Well... Icon_minitimeMar 25 Sep - 11:49

Gold&Dorian
you want to come with me ? ... no ?
well, you have no choice actually.


Elle n'était pas très loquace, mais avec un couteau pressé dans le creux des reins rares étaient ceux pouvant prétendre à une verbe exceptionnelle. Se retrouver en danger de mort était sans doute une grande première pour elle, peu de Capitoliens osaient s'aventurer "à l'extérieur" et c'était d'autant plus exceptionnel qu'ils se retrouvent dans les ennuis. Sans compté qu'elle était jeune, elle devait bien avoir son âge, peut-être un peu moins. Et si lui avait déjà expérimenté des situations mortelles à plusieurs reprises, il comprenait parfaitement que tous n'y soit pas habitué. Il les enviait même, parfois. Silencieux, ils marchaient lentement, suffisamment pour n'éveiller aucun soupçon chez les rares passant qu'ils croisaient mais assez vite pour arriver avant qu'il ne fasse noir. La nuit tombait lentement sur le district 9, diluant le ciel d'un rouge sanguin. Passant devant un homme en uniforme blanc, une bouffée d'adrénaline emplit ses veines, la respiration haletante, il guettait le moindre signe de complication; il suffisait d'un signe de sa part pour que tout tourne mal, pour elle, pour lui. Mais la jeune femme n'arborait qu'un sourire troublant. Surpris, il la fixa un instant, interdit, cherchant chez elle le moindre signe de tromperie mais il n'en fut étrangement rien. Une fois le danger passé, il détourna les yeux d'elle, pressant le pas jusqu'à ce qu'ils arrivent.

Sans douceur, il noua ses poignets d'une bande de tissu, serrant suffisamment pour qu'elle ne puisse pas les défaire. Le sous sol était sombre, éclairé d'une unique lumière jaunâtre qui crépitait par moment, les murs et le sol en roche rugueuse n'offraient que peu de de confort. Il n'y avait rien ici hormis eux deux. La remarque ironique de la jeune femme n'était donc pas infondée, mais il n'y avait bien qu'au Capitole qu'on pouvait se soucier d'une futilité pareille. "Et qu’est-ce qui va se passer maintenant? Vous compter me tuer?" affairé à attacher ses chevilles, il releva un regard excédé sur elle. Sérieusement, il n'avait pas envie de faire la causette, et il n'avait pas vraiment envie de répondre à une question aussi stupide. Quel intérêt aurait-il à la tuer maintenant, après s'être emmerdé à la trainer à travers tout un district ? il était pourtant évident qu'il cherchait justement à la garder en vie. Elle n'était visiblement pas très futée. "Je suis du Capitole, ça vous apportera plus d’ennuis que de solution… ça n'aidera personne..." son faux ton compatissant lui donnait des envies de meurtre. "La ferme…" grogna-t-il dans un soupire, levant les yeux au ciel, il resserra ses liens d'avantage.

JOUR #1

Quand il rouvrit la trappe le lendemain, les rayons d'un soleil matinal filtrèrent dans l'obscurité de la "prison". Il avait passé la soirée à élaborer leur fuite jusqu'au 13. Par chance, il n'étaient pas dans uns des district les plus éloignés, ils pourraient le rejoindre en quelques jours de marche tout au plus. Mais le trajet promettait d'être difficile, surtout qu'il ne pouvait pas compter sur l'entière coopération de sa détenue. Tant qu'elle pensait sa vie en danger, elle se tiendrait calme, c'est ce qu'il se disait. Mieux valait qu'elle le croit jusqu'au bout. Descendant les quelques marches qui le séparait de la jeune femme, il s'assura qu'elle ne tente rien pour fuir, mais ses pieds et poings liés la clouait sur place. Déposant sans délicatesse un bol d'eau et un morceau de pain devant elle, il s'accroupit à ses côtés. "Je te détache pour que tu manges" plantant un regard dur et fatigué dans celui de la belle, il signifia sans un mot qu'elle ferait mieux de ne pas chercher à compliquer sa situation. Une fois son otage libre de ses mains, il parti s'adosser plus loin, la lorgnant du coin de l’œil, l'air amer. Elle n'était qu'une jeune fille mais il était difficile de nier qu'il la haïssait ardemment. Il détestait tout ce qu'elle représentait elle et sa famille d'arriérés, pourtant elle n'avait pas cet air suffisant qu'il avait pu voir chez d'autres Capitoliens lors de son bref passage dans la ville, elle avait l'air différente d'eux. Détournant les yeux, il mis fin à cette pensée stupide, passant une main sur ses yeux fatigués.

JOUR #2

"Qu'est-ce que tu faisais ici …?" le ton de sa voix ne trahissait en rien la curiosité qui le piquait. Comme la veille, il était venu la retrouver de bon matin, lui apportant de quoi boire et manger, la détachant. Adossé au mur plus loin, il la regardait. "… au 9. Tu cherchais quoi au juste ?" penchant la tête sur le côté, il la sondait du regard, cherchant à découvrir son secret. Il était allé voir les habitants, avait négligemment entamé la discussion au sujet de la jeune femme, elle ne semblait pas être ici pour la raison qu'il avait imaginé. Pire, certain ici ne la craignait pas et osaient même plaider en sa faveur. Il s'était demandé un instant s'ils agissaient par crainte, mais rien ne l'indiquait. Cette jeune femme devenait décidément de plus en plus étrange.

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MessageSujet: Re: DORIAN&GOLD | You want to come with me? ... Not? Well...   DORIAN&GOLD | You want to come with me? ... Not? Well... Icon_minitimeMar 25 Sep - 18:22


« You want to come with me? ... Not? Well, you have no choice actually. »
"La ferme…" le ton de tout ça venait d’être donné, il était évident qu’il n’allait pas la traiter comme une princesse et qu’il ne désirait qu’une chose, se débarrasser d’elle le plus vite possible. Elle voyait bien dans son regard qu’il la haïssait, qu'il méprisait tout ce qu'elle était, le problème c’est qu’elle ignorait pourquoi. Ils ne se connaissaient pas, c’était lui qui venait de la kidnapper sauvagement et qui s'apprêtait à la séquestrer dans une cave, bref, des deux, elle était la seule à avoir des raisons de détester quelqu’un, et pourtant, c’était lui, lui qui bouillonnait de rage et de haine à son encontre, ce qui la laisser perplexe et l’effrayait en même temps. Il l’avait attaché puis laisser là, dans cette cave humide, poussiéreuse et parfois à peine éclairé, elle n’avait pourtant aucunement paniqué, beaucoup moins qu’au début de tout cela en tout cas, surement parce que la solitude était son péché mignon et que se retrouver seul, dans un endroit aussi froid était plus une bénédiction qu’une quelconque scène horrifique, c'était presque réconfortant en un sens. Elle s’allongea même par terre, inspirant profondément avant de fermer les yeux, se perdant dans les méandres de son imagination, pensant à ce qui allait se passer, à ce qu’elle pourrait dire à cet homme qui semblait tant la détester, à ce qu’elle ne devait pas dire, bref, elle anticipait tout, comme d’habitude, trop imaginative pour laisser place à la surprise.

JOUR 1 ;
Gold s’était endormis presque paisiblement jusqu’à ce que les rayons du soleil viennent frapper sa peau, presque violemment, lui arrachant une petite grimace. Les yeux mi-clos, elle mit quelques minutes à pourvoir apercevoir la silhouette de son bourreau qui s’approcha d’elle l’air de rien. Il semblait si calme pour quelqu’un qui venait d’enlever un être humain. Était-il un habitué de la chose ? Si jeune?…. Beaucoup de question la taraudait mais il y avait peu de chance pour qu’elle obtienne un jour des réponses. Tant pis, la jeune femme allait devoir se contenter de son silence glaciale et de ses regards meurtriers. Heureusement, la mort ne siégeait que dans son regard et non dans ses intentions, il voulait la détacher pour qu’elle puisse se nourrir, il ne comptait donc pas la laisser crever dans son coin, c’était plutôt une bonne chose de savoir qu’il désirait la laisser vivre ou qu’en tout cas, son but principal n’était pas de la voir perdre la vie et c’était déjà mieux que rien. Elle hocha la tête silencieusement pour acquiescer à ses dires, plongeant son regard dans le sien, un regard qu’elle ne quitta pas des yeux une seule seconde, même lorsqu’elle avala un morceau de pain, observant ce jeune garçon, essayant de lire en lui, mais la seule chose qu’elle percevait c’était une haine farouche, oui, toujours cette haine incompréhensible. Il avait cette flamme dans les yeux qui laissait supposer qu’il était rongé par quelque chose de fort, de trop fort pour qu’il puisse lutter et vivre avec et c’était surement cette chose qui l’avait conduit ici, face à une capitolienne à moitié ligoté. Gold détourna enfin le regard, buvant un peu d’eau en se laissant aller une nouvelle fois à la rêverie, se demandant ce qui lui était arrivé, ce qui l’avait tant changé , car elle en était persuadée, il n’avait pas toujours été tel qu’il est aujourd’hui, cet homme froid et emplis de haine, c’était impossible. Ou alors vivait-elle dans un monde trop utopique?… Qui sait.

JOUR 2 ;
"Qu'est-ce que tu faisais ici …?... au 9. Tu cherchais quoi au juste ?" En entendant ses mots Gold releva la tête vers cet inconnu, surprise, perplexe, ne comprenant pas très bien ce qu’il voulait dire par là… Il avait l'air presque aussi calme qu'elle, mais étrangement la belle sentait que quelque chose se cachait derrière ses questions, de la curiosité ou simplement de la suspicion, voir les deux, en tout cas, il attendait quelque chose de sa réponse. Elle garda le silence quelques secondes avant de lui répondre enfin, avec autant de sincérité que possible, espérant ne pas décevoir ses attentes. « Heu… je sais pas trop… Y’a pas de raison particulière à ma venue au 9 je crois... Je suis aller dans pas mal de district.... Et un jour je suis venue ici… comme ça, sans raison particulière et j’ai parlé à des gens, on est devenue proche alors je suis revenue… Je leur apporte un peu de nourriture et je leur apprends à faire des vêtements, parce que je suis styliste… mais c’est tout… Je ne peux rien faire d'autre.... » Elle ne lui avait pas lancé un seul regard en disant tout cela, comme perdu dans les méandres son bol d’eau, cherchant surement la bonne réponse, celle qu’il voulait entendre, ou alors cherchait-elle simplement quelque chose qu'elle-même ignoré? Après tout, elle ne s'était jamais vraiment demandé pourquoi elle venait ici, jamais elle ne s'était posé sincèrement la question, car la réponse serait sans aucun doute trop dur à accepter... « Je suis pas un monstre… » Les mots avaient été lâchés comme ça, sans raison, alors qu’elle relevait la tête vers lui, plantant son regard azure dans le sien. « Vous me détestez, je le vois bien… Je me demandais pourquoi au début, puis j’ai comprit que c’est parce que je viens du Capitole… Mais je n’ai pas choisit de naitre là-bas… tout comme vous n’avez pas choisit de naitre dans les districts… Et croyez moi, des deux, ce n’est pas vraiment moi la plus chanceuse contrairement aux apparences…. » Elle avala un peu d’eau ainsi qu’un morceau de pain avant d'enchainer.... « Vous vous attaquez à moi simplement à cause de l’endroit d’où je viens… De la même façon que le Capitole sélectionne des enfants aux hasards dans les districts, les menant à la mort simplement à cause de l’endroit où ils sont nés… Alors, dite moi, c’est quoi la différence entre vous et eux?…. » Sur ses mots elle s’allongea sur le dos , levant les bras, poignet contre poignet, attendant qu’il la ligote de nouveau, la tête tourné vers le mur, les yeux fermés, elle n’avait plus envie de parler, ni même d’écouter, car elle le savait, il avait surement déjà tout un tas de réponse toute faite, prônant la nécessité de son acte et sa légitimité, un discours qui ne ferait que conforter la belle dans sa façon de voir les choses : Ce type ne valait pas mieux que ceux du Capitole.





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MessageSujet: Re: DORIAN&GOLD | You want to come with me? ... Not? Well...   DORIAN&GOLD | You want to come with me? ... Not? Well... Icon_minitimeMar 25 Sep - 22:43

Gold&Dorian
you want to come with me ? ... no ?
well, you have no choice actually.


JOUR #2

L'air frais transformait son souffle en fumée blanchâtre, entourant le paysage d'une brume matinale. Le soleil se levait tout juste quand il quitta le marché noir. La jeune tribut du district 9 était tombée ce matin, marchant à l'écart des zones habitées, Dorian pouvait lire la résignation sur le visage des habitants. C'était là toute l'atrocité des Hunger Games, voir l'un de ses enfants, ami ou proche partir aux jeux et se dire qu'on ne le reverra peut-être jamais plus. Il se demandait à quoi ressemblait cette jeune fille; quel âge avait-elle ? à quoi ressemblait-elle ? comment avait-elle réagit lorsqu'elle avait entendu son nom proclamé haut et fort à la Moisson ? Serrant la mâchoire, il dévia son regard du visage triste d'une femme plus loin. Il préférait ne pas y penser tout compte fait. Rares étaient ceux qui revenaient des jeux, et il avait fait partie de ceux là sans vraiment y gagner quoi que ce soit en retour. Tout le monde se retrouvait perdant aux Hunger Games. Cachant son visage dans son col, tant pour se protéger du froid que des regards indiscrets de certains passants, il emprunta le chemin de la cache.

Il plissa légèrement les yeux pour mieux y voir dans la pénombre de l'endroit, refermant la trappe derrière lui. Elle n'avait pas bougé et ne bronchait pas. C'était presque étrange à voir. N'avait-elle aucun instinct de conservation qui la poussait à se battre pour survivre ? N'avait-elle pas envisagé de se révolté d'une manière ou d'une autre ? non, elle restait calme et docile. Il ne pu s'empêcher de s'imaginer à sa place, cherchant à fuir par tous les moyens. Peut-être mettait-elle en place une technique pour l'amadouer et lui faire baisser sa garde, il devait rester vigilant. "Menteuse", songea-t-il alors qu'elle lui déballait un discours stupide sur la manière dont elle aidait les gens ici. Une héroïne Capitolienne du peuple, on aura tout vu. Levant les yeux au plafond, un sourire narquois étira ses lèvres, une "styliste"... tiens donc. D'une manière ou d'une autre elle participait aux jeux alors. Les Stylistes étaient sans doute de loin ceux qu'il détestait le plus dans cette vaste mascarade. Ceux là même qui affublaient ces pauvres gosses de costumes ridicules, pour plaire à d'autres tarés dans leur genre, pour le spectacle. Gerbant. A cette pensée, ses lèvres se déformèrent d'un léger rictus, se confortant d'avantage dans l'idée qu'il ne s'était pas trompé à son sujet. Quand elle brisa à nouveau le silence qui s'était installé entre eux depuis quelques secondes, c'était comme pour contredire cette pensée. " Je suis pas un monstre…" voilà une idée qui lui arracha un rire mesquin alors qu'il posait un regard moqueur sur elle. "Tu cherches à m'en convaincre ? pourquoi ?" Qu'elle prétende être ce qu'elle veut, ce n'est pas ce qui allait plaider en sa faveur. Elle n'était pas ici pour ces raisons là, mais uniquement parce qu'elle représentait un atout pour la rébellion. "Ce que je pense de toi n'a rien à voir dans tout ça." Sa voix restait calme, il ne cherchait pas à lui faire peur, après tout il lui avait montré jusque là une certaine volonté de la garder en bonne santé.

Elle n'avait pas tord, il la détestait sans la connaître, elle n'avait probablement pas choisi de naître là bas mais de là à prétendre qu'elle pourrait être la plus malchanceuse d'eux deux il y avait un gouffre. Il y avait vraiment très peu de chance qu'elle puisse un jour pouvoir se mettre à sa place ou même à celle de n'importe quel habitant de ce district; et la voir tenter de rivaliser de malchance ne faisait que l'énerver d'avantage. N'importe qui ici aurait tout donné pour naître à sa place, grandir sans peur de voir tout son monde s'écrouler du jour au lendemain, ne pas connaître la faim, le froid, la fatigue. Elle était bien culottée de se prétendre malchanceuse. Fronçant les sourcils, il entre-ouvrit les lèvres comme pour parler mais n'en fit rien, interrompu par la jeune femme qui semblait ne pas avoir terminé son speech moralisateur. Son visage se durcit à ses paroles, était-elle sérieuse ? Serrant la mâchoire, il oscillait entre surprise et colère, les yeux fous, fixant la jeune femme qui ne s'arrêtait pas pour autant. Était-elle vraiment en train de comparer ses actes avec ceux du Capitole ? de l'assimiler à des génération et des génération de meurtres gratuits, d'esclavage et d'injustice dont il avait lui même fait les frais ? "La ferme !!" grogna-t-il, fulminant, passant une main empressée sur son visage "tu ne sais rien ! alors ta gueule !" Refrénant une envie de plus en plus ardente de lui sauter à la gorge et de la faire taire lui même, il referma ses poings jusqu'à ce que les jointures de ses doigts virent au blanc, frappant le mur derrière lui d'un geste violent. S'en était trop pour lui, il n'avait pas à supporter ces conneries plus longtemps. Tournant les talons en silence, il referma brutalement la trappe derrière lui, la laissant seule dans le noir. Qu'elle crève ici.

JOUR #4

Plus d'une journée et demie s'était écoulée quand la trappe s'ouvrit à nouveau. Ignorant la jeune femme, il tituba tant bien que mal jusqu'en bas pour s'affaler contre le mur, une main porté sur son flan droit, grimaçant. Les armes des pacificateurs étaient vraiment de belles saloperies. Observant la plaie au travers du tissu, un rictus traversa ses lèvres. Voilà qui chamboulait ses plans. Impossible de sortir maintenant, ou même de marcher jusqu'au 13 dans cet état, il était bloqué ici. Lorgnant la jeune femme qu'il avait jusque là ignorée, il fini par détourner son regard vers la bande de tissus destinée à lier ses mains qui trônait toujours sur le sol. Tendant la main vers elle, il constata qu'il était bien trop loin pour s'en saisir. Une grimace parcouru ses lèvres, voilà qui était fâcheux. Il grommela, exaspéré par cette situation qui tournait de plus en plus à son désavantage. Et elle ? est-ce qu'elle était satisfaite de le voir ainsi ? Elle devait sans doute trouver ça ironique. "Apporte moi cette bande" dit-il sans douceur, grognant presque, trop orgueilleux pour demander humblement. Il la fixa d'un air morne. "Je t'ai ramené de quoi manger." murmura-t-il d'une voix enrouée, poussant le sac vers elle.



Dernière édition par Dorian de Massari le Mer 26 Sep - 7:34, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: DORIAN&GOLD | You want to come with me? ... Not? Well...   DORIAN&GOLD | You want to come with me? ... Not? Well... Icon_minitimeMer 26 Sep - 0:54


« You want to come with me? ... Not? Well, you have no choice actually. »
JOUR 2 ;
Il souriait, riait face à ses propos pourtant sérieux… Qu’avait-il de si drôle au fait qu’elle visite les districts dans le but d’aider ? Pourquoi semblait-il si peu enclin à la croire, comme si elle n’était qu’un monstre sanguinaire incapable de ressentir la moindre empathie ?… Était-ce vraiment ça l’image qu’elle renvoyait ? Était-ce vraiment ce que pensaient les gens lorsqu’ils la voyaient, lorsqu’ils découvraient qu’elle était une capitolienne ? Le monde d’où l’ont vient forge-t-il vraiment notre destiné dans le marbre sans possibilité d’en changer aucun détail ? Toutes ses questions fusèrent dans son esprit lorsqu’elle remarqua les rictus et les moqueries de son vis-à-vis, nullement haineuse ou toucher dans son orgueil simplement interloqué et blessé par tant de méchanceté gratuite, elle qui avait répondu avec tant de sincérité. Gold en avait assez, assez que le monde ne voit en elle qu’un membre du Capitole, qu’une Flickerman, elle ne voulait pas être ça, elle voulait être plus, mais elle aimait simplement trop sa famille pour partir, pour disparaitre du jour au lendemain et aider son monde, alors qu’elle en rêvait depuis enfant. Combien de fois avait-elle imaginé un monde sans Hunger Games, un monde qu’elle aurait changé à la force de ses petits bras d’enfant, un monde dans lequel elle serait un héros assoiffé de justice… Un monde imaginaire, utopiste, qu’elle essayait de rendre un peu réelle grâce à ses insignifiantes actions mais qui, malheureusement, restait du domaine de la fiction pour l’instant et la façon dont réagissait cet homme ne lui donnait pas vraiment envie d’aller plus loin dans cette envie d’utopie.

"Tu cherches à m'en convaincre ? pourquoi ?... " Voilà qu’il devenait presque parano, comme si Gold tentait de lui retourner le cerveau dans l’espoir de le convaincre de quelque chose… « Je… Je n’essaie de vous convaincre de rien du tout… Vous m’avez posez une question, j’ai répondu c’est tout. » Parfois, la simplicité était la seule réponse possible, mais de toute évidence dans la tête de ce type, rien n’était simple, surtout pas à cet instant. "Ce que je pense de toi n'a rien à voir dans tout ça." Cette phrase rassura un peu Gold même si elle ne le montra pas, au moins, elle comprit que ce n’était pas tellement elle qui haïssait, mais plutôt ce qu’elle représentait, ce n’était pas franchement plus agréable au fond, mais en même temps, c’était toujours mieux que se dire qu’il la haïssait juste parce que sa gueule lui revenait pas. Toutefois, si jusqu’ici son camarade s’était montré souriant et mesquin, à présent, il semblait indéniablement en colère, presque en furie face au propos de la belle qui pour le coup, regretta d’avoir dit de telle chose. Elle n’avait pas réfléchit, elle les avait dit ainsi, sans vraiment se demander si ils n’étaient pas maladroits voir indécents quand on y pense, mais il était trop tard pour retirer ses mots, elle se contenta donc de le regarder perdre pied et partir sans un geste de plus, il la laissa même les mains libres. Gold resta plusieurs minutes assise à observer la trappe, attendant qu’il revienne avec une hache ou tout autre instrument dangereux, mais il n’en fut rien, elle se mit donc à cogiter, encore et toujours, allonger sur le sol froid, à retourner ce qui c’était passé dans sa tête, pour trouver ce qu’elle avait fait de mal, car oui, c’était fou, cependant, malgré la situation, elle ne pouvait s’empêcher de se sentir mal de l’avoir traité ainsi et mit tant en colère. Syndrome de Stockholm ? Non, juste une empathie un peu trop développer et qui la perdra sans doute un jour.

JOUR 4 ;
La Flickerman avait peut-être les mains et les pieds libre désormais, mais son esprit semblait emprisonné dans une sphère infernal emplis de questions et de raisonnements chaotiques qui l’avaient presque empêché de dormir. Elle était pourtant la victime dans tout ça, la victime d’un odieux kidnapping, toutefois, elle ne pouvait s’empêcher de ressentir une espèce de culpabilité à cause des propos qu’elle avait tenue. Quelle ironie quand on y pense. Et justement, l’ironie ne semblait pas vouloir s'arrêter en si bon chemin, puisque tout d’un coup, après plus de vingt-quatre heures de silence, son bourreau refit son apparition, blessé, titubant à travers la pièce en l’ignorant totalement. La belle l’observa, surprise, presque inquiète car au vu des goutes de sangs qui jonchait son chemin, il n’avait pas qu’une petite indigestion. Elle resta statique quelques minutes, attendant un geste ou une parole qui finirent par arriver, même si on put voir sur le visage du blessé le manque de motivation et d’envie de lui adresser la parole. En tout cas elle s’exécuta, attrapant le bandage entre ses mains pour finalement le tendre à cet idiot borné, un idiot qu’elle décida de combattre à sa manière, devenant bien plus assuré que de coutume, comme à chaque fois qu’un problème grave se présentait à elle, comme si quelqu'un d'autre prenait subitement le contrôle de son esprit. « Ecoute, tu ne m’aime pas, mais tu es blessé, je te demande pas de me faire confiance ou même de me laisser partir, mais ne soit pas aussi stupide et laisse moi te soigner, j’ai un peu de connaissance niveau soin… Je ne suis pas ton ennemie contrairement à ce que tu crois… Tu pourras m’attacher ou m’enterrer si ça te chante après, mais je vais t’aider maintenant, que tu le veuille ou non en fait. » Sur ses mots elle attrapa le sac, sortant une gourde remplis d’eau, elle en versa un peu sur le bandage avant de soulever sans ménagement le haut de son bourreau, apercevant plus facilement l’entaille sur son flan. Gold avait apprit tout un tas de chose dans des livres de médecines ou sur les plantes médicinales, elle adorait soigner les petits bobos de ses amis ou de ses animaux et dans certains districts elle avait même assisté des médecins, une ou deux fois, rien de grave, mais quand même, elle se sentait à l’aise dans ce job. Cela dit, là, l’entaille était profonde et pour être honnête, sur le coup, elle fut un peu rebuté, faisait une petite grimace avant de lâcher, l’air de rien. « Ca va c’est… pas si grave… Je peux le faire… » son ton trahissait son angoisse mais elle inspira tout de même avant de nettoyer la plaie à l’aide du bout de tissu imbibé d’eau, se montrant aussi douce que possible et lâchant des « désolé, désolé, pardon » à tort et à travers à chaque fois que son ravisseur laissait entendre sa douleur… Se stoppant momentanément, elle regarda autour d’elle, cherchant quelque chose capable de faire office de bandage, mais elle ne trouva rien, hormis sa chemise blanchâtre qui était plutôt longue , le hic, c’est que si dans les films les gens arrive à déchirer un vêtement avec une facilité déconcertante, dans la vrai vie, c’est un peu différent. Elle tenta de tirer dessus, la salissant un peu au passage, mais rien … « Dans ma tête, ça fonctionnait mieux que ça… » ouais, dans ta tête…





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MessageSujet: Re: DORIAN&GOLD | You want to come with me? ... Not? Well...   DORIAN&GOLD | You want to come with me? ... Not? Well... Icon_minitimeMer 26 Sep - 16:20

Gold&Dorian
you want to come with me ? ... no ?
well, you have no choice actually.


JOUR #2

Elle n'avait pas tord. Dans cette histoire, il ne pouvait pas prétendre avoir le beau rôle ni se flatter d'agir pour le bien, car ses actes étaient purement personnels et revanchards. Peut-être que c'était lui le monstre, que ce qu'il avait vécu ne justifiait en rien ses gestes, peut-être qu'il avait simplement besoin d'exorciser tout ça. Au fond il n'en savait rien. La vérité, c'est qu'il l'envoyait au 13 sans se préoccuper de ce qu'elle pourrait devenir, ni entre quelles mains elle pourrait tomber. La seule chose qui l'importait était sa valeur "marchande", ou comment la rébellion pourrait l'utiliser à ses fins. En ce sens, il n'était pas différent du Capitole, c'était vrai, il n'était pas sans failles ni d'une bontés exceptionnelle, il ne faisait pas parti de ceux qui pouvaient voir le bien partout. Il allait même jusqu'à errer des semaines entières pour une simple revanche qu'il savait inutile car elle ne lui ramènerait ni Constance ni sa vie d'autrefois. Tout ça lui semblait bien futile maintenant. Et la voir déballer comme une évidence toutes ces choses qu'il s'évertuait à taire l'avait rendu fou de rage, sans doute qu'il n'était pas en total désaccord avec ce qu'elle avait dépeint. Mais il n'avait pas envie qu'on le lui dise, simplement. Il n'avait pas envie qu'on le fourre dans le même panier que ceux qui étaient responsables de la déchéance d'un monde tout entier. Il n'avait jamais cherché à faire le mal avant qu'on l'y pousse par la force des choses. Il aurait de loin préféré garder sa vie au 2, travailler dans les carrières jusqu'à la fin de ses jours et vivre paisiblement. En l'arrachant à tout ça, il avait changé, sans doute pas dans le bon sens. On ne lui avait pas vraiment laissé le choix.

JOUR #4

Son sang maculait ses mains, rendant ses doigts poisseux alors qu'il pressait sur sa plaie pour empêcher l'hémorragie. Du peu qu'il savait, tant qu'il retenait le sang et que la plaie ne s'infectait pas elle n'était pas mortelle. Ses nombreux allés et venue à l'hôpital du 13 lui avait permis d'observer quelques gestes qu'il pensait pouvoir reproduire, enfin il pouvait toujours essayer. Serrant des dents, il retint un grognement de douleur tant bien que mal, saisissant la bande que la jeune femme lui tendait. Ce n'était pas très beau à voir, il regrettait d'avoir laissée Hedenn sans prévenir, elle aurait su quoi faire pour l'aider. Maintenant il était salement amoché dans une cave poussiéreuse, c'était typiquement le genre de situation bancale dans lesquels il se fourrait toujours. Dépliant le morceau de tissus il n'arrivait à contrôler ses gestes qu'à moitié, les mains tremblantes. A bout, il ferma les yeux un moment, se laissant reposer contre la pierre froide, las. Jamais rien ne se passait jamais comme il l'aurait voulu, tout finissait toujours par tourner en sa défaveur… il était tellement épuisé de tout ça.

La voix de la jeune femme lui fit ré-ouvrir les yeux après quelques secondes. Il l'observa un long moment, interdit, cherchant le piège. Elle lui proposait son aide ? Pourquoi ? il l'avait emmenée ici en la menaçant de mort, ne devrait-elle pas plutôt vouloir qu'il se vide de son sang ? Pourquoi ne saisissait-elle pas cette chance inestimable qui lui était donné de pouvoir partir d'ici ? Silencieux, il détourna ses yeux d'elle, regardant une nouvelle fois sa blessure, avant de lâcher prise. "D'accord." souffla-t-il doucement, baissant les yeux au sol. Faire confiance ? c'était devenu chose impossible pour lui, l'expérience lui avait appris qu'il ne pouvait croire en personne. Mais il n'avait pas vraiment d'autre choix en cet instant que de s'en remettre à elle, il pouvait toujours crever ici autrement. L'observant faire, il avait abandonné l'idée d'essayer de comprendre son geste, il était peut-être tout simplement monté à l'envers ou trop aveuglé par sa propre colère pour réaliser que ce n'était pas pour tout le monde pareil. Elle savait vraiment ce qu'elle faisait ? il était sceptique, elle avait plutôt l'air de trouver cette blessure effrayante. La regardant faire, il serra la mâchoire pour retenir un cri de protestation lorsque qu'elle nettoyait sa plaie. Fronçant les sourcils d'un air furibond, il fit les gros yeux à la jeune femme d'un air de "mais ça fait mal !!" avant de se calmer dans une moue résignée. S'excusant sans cesse, sa façon de faire lui arracha un rire léger qui se mua en un grognement de douleur. "C'est rien ne t'excuse pas…" Elle était drôle à voir comme ça, presque touchante à vrai dire. Souriant légèrement, troublé, il la regarda un moment sans rien dire.

"Tiens" il chercha à sa ceinture pour en extraire le coutelas qui y était accroché, lui tendant. "Ca sera plus facile avec ça." C'était probablement une mauvaise idée que de donner une arme à celle qu'il avait enlevée et séquestrée ces derniers jours, mais au point où il en était de toute façon ça pouvait difficilement être pire. Il se dit que si elle avait voulu partir elle l'aurait déjà fait depuis longtemps. C'était déjà étrange qu'elle soit toujours là. Il s'était sans doute trompé sur son compte, elle était vraiment bienveillante; impressionnant. Son amour propre et son arrogance était piqués au vif par cette jeune femme étrange. "Merci" murmura-t-il doucement, la voix rauque. Merci d'être resté là et de m'aider, voilà ce qu'il aurait pu dire sans cette sale fierté qui ne le lâchait pas. "Je trouverais ça normal que tu veuilles partir." avoua-t-il dans un souffle, reposant sa tête en arrière. Elle n'avait pas à faire tout ça pour lui.

JOUR #5

Il émergea brusquement, tiré de son sommeil, se redressant d'un bon avant que la douleur ne lui arrache une grimace et ne le ramène à la réalité. Merde, c'est vrai le sous-sol. Haletant, il se laissa retomber doucement, les yeux encore troubles, cherchant à tassons le bandage à sa hanche. Ce n'est qu'après quelques instant qu'il discerna la jeune femme dans la semi pénombre. Impassible, sa voix résonna jusqu'à elle. "Tu sais… c'est vraiment difficile pour moi de comprendre pourquoi tu es toujours là après ce que j'ai fais." un demi sourire étira ses lèvres alors qu'il la fixait sans ciller.

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MessageSujet: Re: DORIAN&GOLD | You want to come with me? ... Not? Well...   DORIAN&GOLD | You want to come with me? ... Not? Well... Icon_minitimeJeu 27 Sep - 15:54


« You want to come with me? ... Not? Well, you have no choice actually. »
JOUR 4 ;
Sainte Marie Mère de dieu, il ne l’avait pas rejeté, mieux, il n’avait pas pointé une quelconque arme sur elle ou tenté de la poignarder violemment tout ça parce qu’elle voulait s’occuper de lui, car oui, pour le coup, Goldy c’était préparé à recevoir une gifle ou quelque chose comme ça, mais non, il abdiqua devant sa témérité, la laissant prendre le contrôle de la situation en quelque sorte. Évidemment, il le fit à contrecœur et ça, elle le vit bien dans son regard mais je crois que d’une certaine façon elle s’était un peu habitué à cette rancœur naturel qu’il avait pour elle, la belle comprenait en un sens qu’il puisse la haïr ou en tout cas ne pas apprécier sa compagnie au vu de qui elle était et d’où elle venait… Elle essayait de se mettre à sa place pour mieux le comprendre et ça marchait plutôt bien. Par exemple, notre médecin en herbe voyait bien que son ravisseur ne comprenait pas son geste, qu’il avait du mal à saisir le pourquoi du comment, comme si il s’attendait toujours au pire de la part des autres, surement à cause d’une blessure passé, quelque chose que lui aurait fait le Capitole et qui aurait bouleversé sans aucun doute sa vie, oui, ça fait très psychologie de comptoir tout ça, mais bon, elle est quand même cultivé la belle et elle lit tout un tas de bouquin sur la psychologie. D’accord, c’est des bouquins sur la psycho des hommes afin de pouvoir mieux les comprendre et trouver l’amour, mais parfois, c’était quand même vachement bien foutu. Bref, il était inutile de tenter de s’expliquer, pour le moment le plus important été de nettoyer sa blessure et de lui faire un bandage digne de se nom. Gold prit son courage à deux mains et commença à nettoyer cette plaie malgré son manque d’assurance certains face à une telle blessure, c’était un peu une première pour elle, alors forcément, elle ne pouvait s’empêcher de grimacer de temps à autre, détournant parfois le regard et lançant à tout bout de chants des « désolé » lorsqu’elle sentait que la douleur pour lui se faisait de plus en plus présente.

D’ailleurs, il lui lança un regard qui voulait clairement dire « ça fait mal hey! » , ce qui lui arracha un petit sourire en même temps qu’un désolé, peut-être était-ce là un moyen de lui faire un petit peu payer le fait qu’il ait enfermé dans une cave telle une boite de haricot en bocal, oui, j'aime aussi mes métaphores. La Flickerman reprit rapidement son « sérieux », cet à dire un air à moitié grimaçant, continuant de s’excuser sans cesse tout en tentant de le soigner, ce qui amusait son camarade apparemment, même si malheureusement, la réalité l’obligea à reprendre bien vite ses esprits. Au moins, il lui parlait sans animosité, presque avec gentillesse, un grand pas vers du mieux, ce qui était déjà pas mal. Autant être honnête, cette situation mettait Gold à son avantage, elle jouait les héros héroïques, déterminée et assurée, aussi courageuse que les personnages qu’elle inventait dans ses petits romans à l’eau de rose, manque de chance, quand on s’appelle Gold, les choses tournent souvent au ridicule. Pour preuve, alors qu’elle s’apprêtait à déchirer habilement un morceau de sa chemise pour faire un bandage à son vis-à-vis…. Hé bien, rien ne se passa. En somme, elle n’avait pas assez de force pour cela, mais elle dira plutôt dans son journal intime, plus tard, que c’était simplement sa chemise qui était de bien trop grande qualité. Elle a son amour propre tout de même. Un moment de solitude qui amusa une nouvelle fois son kidnappeur (dont elle ignorait encore le nom, donc nous allons l’appelez monsieur M, pour plusieurs de facilité) même si cette fois-ci, il décida de l’aider un peu en lui donnant de quoi couper sa chemise plus aisément. Elle hésita un petit instant, comme surprise qu’il lui donne une espèce d’arme mine de rien, cela dit, notre aventurière finit par la prendre, lui offrant un sourire et un petit « Merci… » avant de se remettre à attaquer sa chemise, récupérant un long bout de tissu.

Elle se remit alors à nettoyer la plaie et à soigner Monsieur M, pressant fortement le tissu imbibé d’eau pour finalement commencer à utiliser son morceau de chemise afin de lui faire un vrai pansement, qu’elle enroula autour de sa taille, serrant aussi fort que possible… Et c’est pendant qu’elle s’évertuait à bien faire son « job » qu’il lâcha le mot qu’elle n’aurait jamais crut voir sortir de sa bouche, un merci. Comme quoi, tout arrive. « C’est rien… » Lâcha-t-elle avec un petit sourire bienveillant, continuant de l’écouter tout en terminant ce qu’elle faisait. "Je trouverais ça normal que tu veuilles partir." « Moi, je ne trouverais pas ça normal… » Elle ne rajouta rien de plus, tout était dit à ses yeux.


JOUR 5 ;
Il s’était endormis presque paisiblement après qu’elle eut finis de lui faire son bandage et elle en avait profité pour quitter la cave… Oui, Gold avait besoin de plante, alors elle était sortit, sans trop s’éloigner pour ne croiser personne, essayant de chercher aux alentours ce qui pourrait l’aider à désinfecter la plaie, heureusement elle trouva bien vite ce qu’elle voulait et revint auprès de Mister M pour de nouveau le soigner. Il ne se réveilla pas, surement trop épuisé et vu la délicatesse avec laquelle elle s’y prenait, il y avait peu de chance pour qu’il réagisse. Par la suite elle était même repartie dehors pour récupérer un peu d’eau dans une rivière qu’elle avait aperçu en cherchant les plantes et mine de rien, elle trouva pas mal de petit truc à grignoter, quelques baies et autre fruits sauvages comestibles, heureusement qu’elle avait lu les livres « les milles et une plantes toxiques de la nature » et « survivre dans une forêt pour les nuls » quelques mois auparavant, comme quoi, ça peut être utile les vieux livres poussiéreux. Gold ne resta pas longtemps en dehors de la forêt, un peu beaucoup effrayé par cette dernière, elle avait beau jouer les courageuses, elle ne pouvait s’empêcher de s’imaginer attaqué par une quelconque créature nocturne…. Elle rentra donc bien vite, retournant à la cave, fermant les yeux, tranquillement, pour finalement se voir réveiller par son blessé quelques heures plus tard. Sa voix rauque avait raisonné à travers la cave alors que la belle émergeait lentement, passant une main dans ses cheveux avec un sourire légèrement amusé. "Tu sais… c'est vraiment difficile pour moi de comprendre pourquoi tu es toujours là après ce que j'ai fais." « Tu m’a rien fait de si horrible au fond… Je suis pas blessée, ni à moitié morte… J’avoue qu’on n’est pas franchement partie sur de bonne base, à moins qu’enfermer les gens dans une cave soit une bonne chose… » Elle laissa échapper un petit rire avant d’enchainer. « Mais, je comprends pourquoi tu me déteste tant… Je représente… Quelque chose d’horrible… Je me détesterais aussi à ta place… A dire vrai, je me déteste assez pour ça finalement… » La jeune femme afficha un sourire plus mélancolique que réellement heureux, loin d’apprécier de faire partie du Capitole, mais résigné à y rester jusqu’à la fin de ses jours, par obligation, par peur. Rapidement elle essaya de se reprendre, se rapprochant de Monsieur M afin de lui sortir une poignée de petits fruits récoltés dans la forêt quelques heures plutôt, lui avouant par la même occasion avoir quitter momentanément les lieux et être au final revenue. « J’ai trouvé ça aux alentours, c’est pas du poison, j’ai lu plein de bouquins sur les plantes et les trucs qu'on trouve dans une forêt… donc je sais ce que je fais... » Elle mangea l’un des petits fruits, comme pour prouver la véracité de ses propos. « Voilà, je ne suis pas morte… Et il faut que tu retrouve des forces pour cicatriser plus vite, alors mange… et bois aussi… » C’est qu’elle devenait presque autoritaire dit donc…





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MessageSujet: Re: DORIAN&GOLD | You want to come with me? ... Not? Well...   DORIAN&GOLD | You want to come with me? ... Not? Well... Icon_minitimeJeu 27 Sep - 20:19

Gold&Dorian
you want to come with me ? ... no ?
well, you have no choice actually.


JOUR #4

Aussi loin qu'il se souvienne dans les quelques bribes de souvenir qu'il possédait encore, il n'avait pas toujours été ainsi. Il fut un temps où il croyait encore en les autres, en tout ça, quand il vivait encore une vie normale au 2. Certains souvenirs de ces temps là lui permettait de ne pas perdre pied dans les moments difficiles. Ses moments passé avec Delilah quand ils étaient enfants, la manière dont il crachait sur la porte des Windsor chaque matin en allant aux carrières, ses parents dont il n'avait pas eu de nouvelles depuis ses jeux, la joie de vie simple qui régnait chez eux. Se raccrocher désespérément à ces moments perdu était bien tout ce qui lui restait. C'était une erreur de penser qu'il ne croyait plus en la gentillesse naturelle ou en la nature humaine. Et même s'il ne subsistait en lui qu'une profonde colère, les quatre années qu'il avait passé au 13 l'avait convaincu qu'il restait encore un espoir pour Panem. Que rien n'était encore perdu et qu'un jour les choses pourraient aller mieux, que les population des district pourraient un jour vivre dans autre chose que la peur ou la rage et qu'un équilibre salutaire pourrait régner à nouveau. Sa rage venait d'ailleurs; du tournant fatal et destructif qu'avait pris sa vie depuis ces dernières années; de l'adversité constante contre laquelle il devait se battre sans en avoir envie. Il lui était depuis impossible d'assimiler le Capitole à quelque chose de positif. Du moins jusqu'à maintenant.

Elle n'avait pas l'air méchante, il ne l'avait d'ailleurs jamais perçue comme une menace, mais elle représentait ce qu'il détestait le plus : ceux qui regardaient avec amusement la tragédie des jeux de la faim. Ceux qui participaient à cette atrocité dans se salir les mains, ceux qui poussaient la cruauté toujours plus loin par perversité. Est-ce que cette fille qui à présent le soignait l'avait regardé mourir dans l'arène ? Possible, c'était même probable; il préférait cependant ne pas savoir si elle avait aimé ce spectacle grotesque ou non. Il préféra se persuader que non, rassuré de voir qu'elle ne l'avait pas reconnu. "C'est rien", elle avait tord. Il n'était pas du tout certain qu'il aurait fait la même chose pour elle dans le cas contraire alors de toute évidence ça n'était pas rien. Lui l'aurait sûrement laissée mourir ici, elle non, car ce qui semblait normal à ses yeux ne l'était pas pour elle. Il demeura interdit jusqu'à ce qu'elle ait terminé.

JOUR #5

Il n'avait pas dormi depuis longtemps, pas comme ça tout du moins. A peine avait-elle finit qu'il s'était écroulé de fatigue, épuisé de ces derniers jours et par tout le sang qu'il avait perdu. Impossible de savoir combien de temps il était resté inconscient, car on ne voyait rien de l'extérieur là où ils étaient, il se dit qu'il avait dû dormir plusieurs heures au moins car son pansement avait changé depuis. Cette fille était terrifiante, certes dans le bon sens mais terrifiante quand même. Quelle genre de personne prenaient la peine de s'occuper de son ravisseur ? de rester pour le soigner plutôt que de fuir loin et le dénoncer proprement ? Elle n'avait donc aucune rancune pour les menaces de mort, la séquestration dans une cave glauque et les mots doux qu'il lui avait soufflé avec amour ? Elle pouvait le trouver bizarre, méfiant et un brin paranoïaque, il n'empêche que tout ça n'avait rien de rationnel. Quelle jeune fille bizarre... terrifiante c'était le bon mot. Quand il lui demanda la raison pour laquelle elle n'était, contre toute attente, pas partie, sa réponse le laissa perplexe. "Enfin j'avais quand même prévu de te trainer au 13 pour t'y vendre. J'appelle pas ça de la bonté naturelle non plus." dit-il une moue aux lèvres, passant une main sur ses yeux cernés, ne réalisant pas qu'il venait de parler au passé. Elle avait raison sur ce point, il détestait ses origines plus qu'elle même en réalité, mais elle avait le droit de ne pas en être fière elle aussi, à vrai dire il n'y avait pas vraiment réfléchis. "Pourquoi tu participes aux jeux alors, si tu trouves le Capitole si horrible comme tu dis ?" il la fixa pour observer sa réaction, bien qu'il ne puisse pas vraiment la voir de là où il était. Il ne saurait pas dire s'il la détestait vraiment, pas après ce qu'elle avait fait en tout cas, quel genre d'homme aurait-il été pour continuer à la haïr malgré cela ? Il aurait aimé lui dire, d'autant plus qu'elle semblait triste, mais il se dit que sa compassion ne devait pas l'intéresser beaucoup.

Plongeant un regard sceptique dans celui de Gold, il fonça légèrement les sourcils à la vue de ce qu'elle lui présentait. Comment savoir si c'était bien des baies comestibles et pas quelque chose qui allait le tuer d'un coup ? "Ca ira merci mais j'ai pas vraiment f...." il stoppa sa phrase quand elle en pris une pour la manger, comme pour lui prouver sa bonne fois. Lisait-elle dans sa tête ? impossible, pensa-t-il, rien que l'idée lui faisait froid dans le dos. Elle semblait l'avoir déjà bien cerné. "D'accord d'accord...!" souffla-t-il dans un demi sourire, en prenant quelques-unes dans sa main, en mangeant une distraitement. "Alors comme ça tu es sortie..." conclue-t-il d'un air ennuyé. "Tu as vu des pacificateurs ou non ? je ne tiens pas à rester ici pour le restant de mes jours..." il ignorait encore s'il pouvait se lever et marcher aisément, mais il n'aimait pas l'idée de se sentir cloîtré ici non plus. S'il pouvait partir, le plus tôt serait le mieux. "Hedenn va me tuer..." marmonna-t-il pour lui même avant de gober le reste des baie qu'il avait dans la main.

"Dorian." Il lui tendit la gourde après en avoir bu une gorgée. "je sais pas si ça t'intéresse vraiment, mais c'est comme ça que je m'appelle en tout cas." Assis côtes à côtes l'observant en coin, il la trouva plutôt jolie. Elle avait ce petit air ingénu et candide qu'il aimait bien. "J'imagine qu'ils doivent être nombreux à te chercher maintenant... après tout, une "Flickerman" c'est pas n'importe qui." inconsciemment, son ton devenait dédaigneux lorsqu'il prononçait ce nom. Il serra les dents alors qu'un rictus traversa ses lèvres. "S'il me trouve je suis mort." conclue-t-il le plus calmement du monde, réaliste. Il était vraiment dans de sale draps, pour changer.

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MessageSujet: Re: DORIAN&GOLD | You want to come with me? ... Not? Well...   DORIAN&GOLD | You want to come with me? ... Not? Well... Icon_minitimeJeu 27 Sep - 22:14


« You want to come with me? ... Not? Well, you have no choice actually. »
JOUR 5 ;
Pour être honnête, Gold s’attendait à pas mal de chose de sa part, elle s’imaginait qu’il allait la tuer et pendre son cadavre aux yeux de tous ou envoyer des morceaux de son corps petit à petit à sa famille, histoire de bien emmerder le Capitole, elle avait donc penser à tout un tas de chose assez glauque et en général mortel pour elle, toutefois, jamais elle n’aurait pu envisager qu’il ait dans l’idée de la vendre. Elle se figea donc à l’annonce de cette vérité, pas choqué ou terrifié, voir offusqué, non, juste carrément surprise voir assez curieuse, se demandant combien elle valait pour le district 13 …. Et surtout, combien le Capitole aurait été prêt à donné pour la récupérer. Mais peu importe, le principal dans tout ça c’est qu’il ait parlé de cette vente au passé, donc elle n’était plus d’actualité, une bonne chose et une preuve que finalement, il commençait un peu à l’apprécier ou en tout cas, à supporter sa divine présence. Elle eut un sourire à cette pensée et en répondant « Oui mais, la seule chose que je préfère voir c’est que je ne suis ni au 13, ni vendus, c’est le plus important et c’est tout ce qui compte. » Elle était un peu amusé par cette révélation, mais elle perdit bien vite cette petite joie lorsqu’il lui posa THE question piège. "Pourquoi tu participes aux jeux alors, si tu trouves le Capitole si horrible comme tu dis ?" Il n’avait pas franchement tort et je dirais même qu’il venait de toucher une corde sensible, très sensible. La belle détestait les jeux, elle n’en avait regardé qu’un seul lorsqu’elle était enfant, puis plus jamais elle n’avait voulu s’y intéresser, en règle général elle regardait quelques minutes les présentations, les moments où les tributs étaient affublés de diverses tenues, car la mode l’intéressait, mais c’est tout, elle se refusait à observer ses enfants se faire tuer ou simplement répondre aux questions de son oncle. Pourtant, elle avait décidé d’y participer cette année… Enfin, décidé, sa mère la poussait dans cette direction depuis son adolescence, lui répétant qu’elle deviendrait la meilleure styliste des jeux, comme elle jadis, alors en réalité, ça n’avait pas franchement été une option. Quoi qu’il en soit, elle avait détesté sa participation et rien que d’y penser, elle s’en rendait malade, réellement malade. Son visage se ferma, elle fixa alors un point invisible avant de se ressaisir et de répondre d’un ton presque désespéré, accablé. « Mon père était un haut juge, ma grand sœur est un haut juge, mon frère est l’hôte le plus apprécier du Capitole, ma mère était l’une des Stylistes les plus réputé de son époque… Je ne peux pas dire non aux jeux… Je suis comme toutes les petites filles de bonne famille du Capitole, j‘obéis à maman et je suis ses traces pour devenir comme elle, que je le veuille ou non… C‘est comme ça, peu importe si ça me rends malade de participer aux jeux, ça n‘a d‘importance pour personne. » On sentait toute la résignation dans sa voix, mais aussi cette colère latente sur quelques intonations, une colère contre elle-même, car elle s’en voulait de ne pas avoir le courage de dire non, de ne pas avoir le courage de s’élever contre tout ce qui la répugnait, elle se détestait d’être lâche au point de n’être qu’une spectatrice indigné face à de tels horreurs.

Goldy se reprit aussi vite qu’elle put, refusant de laisser sa tristesse au vu de tous, elle afficha donc un petit sourire, comme si de rien n’était, devenue maitre dans l’art d’enfouir au fond de son âme tout ce qui la faisait souffrir pour ne montrer que ce qui allait bien. Elle se rapprocha donc de lui, l’air presque joyeuse, ou en tout cas, loin de laisser paraitre un quelconque malheur et c’est tout naturellement qu’elle l’obligea presque à se nourrir, dévorant aussi une baie pour lui prouver que ce n’était pas mortel. Elle se doutait bien qu’il se méfiait d’elle, alors bon, mieux valait prévenir que guérir. Il finit par céder, évidemment, acceptant de se nourrir tout en prenant la parole. « Oui, je suis sortie, mais je suis pas aller très loin et non, j’ai vu personne, surtout pas des Pacificateurs… Mais de toute façon, tu dois encore te reposer, au moins vingt-quatre heures avant de marcher, il faut que tu reste assis ou allonger pour l’instant… » Docteur Gold femme médecin, le retour. La belle ne fit par contre aucun commentaire sur cette Hedenn, ce disant simplement qu’il devait s’agir de la petite-amie de Monsieur M, ou même de SON petit ami, car Hedenn pouvait être un mec, qui peut savoir… Et vus sa carrure, ça ne serait qu’à moitié surprenant si il était homosexuel ce petit gars, mais passons sur cette réflexion intense et philosophique. Et justement, en parlant de Monsieur M, enfin notre aventurière allait pouvoir mettre un VRAI nom sur ce visage. Dorian. Il s’appelait Dorian, c’est un garçon pas comme les autres, mais moi je l‘aime c‘est pas de ma fooooooOOOOte… ♫♪. Quoi ? Vous ne connaissez pas cette chanson des années 80? Inculte. Bref. Elle attrapa la gourde, buvant une gorgée d’eau tout en hochant la tête légèrement, intéressé par cette révélation qui prouvait de nouveau qu'il commençait réellement à s’habituer à sa présence et à ne pas uniquement la haïr. D’ici peu ils iraient surement faire du shopping ensemble, pour essayer des robes… « Dorian… Moi c’est Gold, mais tu le sais déjà… Enchantée, même si j’aurais préféré qu’on se rencontre dans… d’autre circonstance… A moins que ce soit une tactique made in toi, tu aborde peut-être toujours les filles avec un couteau avant de les emmener dans une cave, qui sait!» Elle avait dit ça avec un sourire amusé, posant la gourde à côté d’elle tout en continuant d’écouter les dires de son vis-à-vis.

Il n’avait pas tort, si les Pacificateurs venaient à les retrouver, ils ne s’embarrasseraient pas de formalité et l’élimineraient sans sourciller…. L’idée qu’il meurt par sa faute ne lui plaisait pas vraiment, elle perdit d’ailleurs son sourire, quand même un peu surprise qu’il soit si calme. Elle se mit alors à réfléchir pendant quelques minutes, chercher une solution, le moyen pour qu'il ne soit pas blesser ou pire et c'est d’un coup qu'elle émergea de sa réflexion, sautant presque sur place et donnant un coup dans l’épaule de Dorian, oubliant sa blessure. « Ho désolé ! » Gold et son énergie débordante. « Il y a un moyen de pas te faire tuer et de te sortir de tout ça… Chez moi, tout le monde sait que je peux être très maladroite… Je pourrais dire que je suis allé dans la forêt, chercher des plantes ou juste visiter et que je me suis carrément paumé… Et là, tu m’as trouvé et tu m’as sauvé la vie…. Tu passerais pour un héros et tu pourrais même avoir quelques récompenses… Ou alors, on dit juste que je me suis perdu et que j’ai finalement retrouvé mon chemin, sans même te faire participer, ça t’éviterait pas mal d’ennuis au moins! » Elle était fière de son idée, telle une enfant qui viendrait de comprendre le fonctionnement du micro-onde sans l’aide de sa maman. Encore une fois, applaudissons mes métaphores.





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MessageSujet: Re: DORIAN&GOLD | You want to come with me? ... Not? Well...   DORIAN&GOLD | You want to come with me? ... Not? Well... Icon_minitimeVen 28 Sep - 14:53

Gold&Dorian
you want to come with me ? ... no ?
well, you have no choice actually.


JOUR #5

Quel intérêt aurait-il eu à la tuer ? mis à part la satisfaction de pouvoir faire souffrir une poignée de Capitoliens dont il n'avait franchement rien à faire. C'aurait été du gâchis dans bien des domaines d'une certaine façon. De toute façon il n'entrait pas dans la catégorie de ceux pouvant tuer de sang froid une personne sans défenses, il n'en ferait sans doute jamais partie. Mais utiliser intelligemment des prisonniers était plus dans ses cordes. Ce que valait Gold pour le 13 ? probablement beaucoup, il ignorait ce que le Capitole ou même la famille Flickerman aurait pu donner pour elle, mais il les savait fortunés et haut placés. Ils avaient sans doute des informations intéressantes à échanger contre leur petite fille chérie. C'était triste à dire et elle ne méritait sans doute pas ça, mais en temps de guerre la compassion et les remords n'avaient pas leurs place. "Oui mais, la seule chose que je préfère voir c’est que je ne suis ni au 13, ni vendus... -Pas encore, tout du moins." susurra-t-il comme réponse dans un sourire étrange; il avait bien envie de l'effrayer encore un peu, juste pour le fun, même si au fond il avait déjà renoncé à ses plans. Les raisons de ce changement de programme étaient simples : d'une, il devenait bien trop dangereux de se balader dans son état en compagnie d'une Capitolienne, surtout après avoir été repéré; de deux, cette fille devait être l'une des rares de sa famille à avoir un semblant d'humanité. Il n'avait pas envie de la retourner contre la rébellion et qu'elle se mette à les haïr comme les autres. Elle avait fait preuve d'une rare bienveillance à son égard qu'il n'avait pas envie de tuer.

Muet, il l'écouta expliquer les raisons qui la poussait à participer à la mascarade des Hunger Games. Une moue traversa ses lèvres, il avait déjà entendu ce genre de discours. Il ne fut pas surpris de la savoir embringuée malgré elle dans cette histoire de jeux de la faim. Elle n'avait pas le profil des stylistes qu'il avait pu voir par lui même il y a 4 ans tout juste. "J'ai connu une fille qui te ressemblait." dit-il, feignant l'indifférence non sans difficulté. Il se rappela de Constance, de ses parents qui la poussait à côtoyer des Capitoliens, qui envisageaient de la marier avec l'un d'entre eux contre son gré, qui chaque jour lui répétait un discours endoctrinant sur la grandeur de la grande ville. Il se souvient que tout comme Gold il la détestait au début, qu'il l'avait regardé avec le même regard dégouté qui au fil des mois s'était lentement mué en œillades embrasée. Car elle était différente d'eux, elle n'avait pas choisi de naitre parmi eux et de subir ça. Il se demanda un instant quel genre de personne il serait devenu s'il était né là bas. Peut-être aurait-il hérité de la même tignasse bleue que le Flickerman des jeux, mais cette idée lui arracha une grimace de dégout. Il était bien content d'être né là où il était, malgré la pauvreté et la peur des jeux, au moins il avait toujours bénéficié d'une certaine liberté, illusoire peut-être, mais d'une liberté quand même. "Pourquoi tu ne t'en vas pas simplement ?" cette fois ci, ce n'est pas de cet endroit qu'il parlait, mais de sa vie en général et du carcan du Capitole tout particulièrement. C'était sans doute utopiste de penser comme il le faisait, mais rien ne l'obligeait à devoir supporter tout ça, elle pouvait décider de tout quitter pour vivre comme elle l'entendait, non ? Peut-être avait-elle peur de quitter son cocon doré ou de décevoir ses parents, il ne pouvait pas vraiment savoir.

Elle revint vers lui dans un sourire, chose qu'il trouva impressionnante quoi qu'un peu étrange. Une joie factice ? elle n'en avait pas besoin ici, elle n'avait pas à porter un masque de jeune fille parfaite elle n'était ni au capitole ni en représentation, cet endroit était sans doute l'un des seuls ou elle pouvait être elle-même. Il grogna quand elle lui annonça qu'il devait rester encore 1 jours de plus sans bouger, lui lança un regard irrité. Chaque minutes qu'il passait ici était du temps perdu dans ses recherches, il enrageait intérieurement d'avoir été si imprudent en s'aventurant dehors. Il avait probablement pris trop confiance en lui, délaissant ses règles de base, et ça aurait pu lui être fatal s'il n'avait pas eu de chance. Il lui faudrait à présent redoubler de vigilance pour quitter le 9, maintenant qu'on l'avait repéré. "Je peux me lever c'est bon, pas la peine d'attendre." bougonna-t-il, soupirant, avant de tenter de se lever. Il grimaça un peu lorsque sa blessure le rappela à l'ordre, se laissant retomber sans précipitation. Vexé, il se renferma un peu, n'aimant pas se savoir aussi vulnérable, c'était limite humiliant. Il mit d'ailleurs quelques instant à se calmer, conservant malgré tout cet air renfrogné qui ne le lâchait pas.

La vie de cette fille devait être sacrément triste pour qu'elle s'accroche ainsi au type qui l'avait détenue. Ou alors elle faisait partie de ces filles bizarres qui s'accrochent à leurs ravisseurs. L'un ou l'autre c'était pas vraiment réjouissant. Dans d'autre circonstances ? il n'arrivaient pas bien à s'imaginer ayant eu une autre réaction que celle qu'il avait eu face à une Capitolienne. Ils auraient pu se rencontrer plus jeunes aux jeux, c'est vrai, mais rien de tout ça n'aurait fini bien selon lui. Ils venaient d'univers trop antagonistes et conflictuels pour imaginer leur rencontre sous de meilleurs auspices. "Ça a marché une fois !" répondit-il en feignant un air sérieux, amusé, histoire de rentrer dans son jeux. C'était pas tout à fait vrai parce bien qu'étant un ours mal léché il n'était pas vraiment un adepte des grottes, quoi qu'on puisse comparer les sous-sol du 13 avec cette cave sans que foncièrement ça ne choque. Et puis de toute façon ça n'était pas vraiment le genre de Dorian d'aller courir la donzelle, il avait d'autres chats à fouetter ces temps ci. Comme trouver le moyen de partir d'ici sans casse par exemple ce qui allait sans doute poser problème. Quitter les lieux avec elle était du suicide, surtout parce qu'une partie de ses vêtements étaient toujours maculés d'un sang qui a présent avait séché. Si on la prenait avec elle, il y avait des chances pour qu'on ne réfléchisse pas à deux fois pour l'embarquer. Elle semblait extatique à planifier son "évasion" - qui n'en était plus une à proprement parlé - à la manière d'une jeune fille cherchant un alibi à raconter à ses parents pour passer la soirée dehors. Il fronça légèrement les sourcils à ce que la jeune femme disait, secouant la tête. "C'est pas une bonne idée, le capitole n'aime pas vraiment revoir des anciennes connaissances se balader dans la nature." dit-il dans un léger rire, passant une mains sur ses lèvres, réfléchissant. "Surtout quand elles ne devraient plus être là, ça fait tâche." Déjà que le Capitole était au courant de la résurrection miraculeuse de certains de ses tributs morts aux jeux, pas sûr qu'ils apprécient de les voir roder dans les district et kidnapper des jeunes filles en fleur. Depuis le temps, beaucoup de gens avaient oublié les visages des jeunes des 72th Hunger Games, certains autres non, c'était ceux là qu'il craignait le plus. Gold, elle, devait être trop jeune à cette époque pour avoir été réellement marquée, en tout cas elle ne semblait pas l'avoir reconnu. C'était tant mieux au fond, il n'avait pas envie de la mêler à cette histoire, tout ça était bien trop risqué pour elle. "Je partirais demain soir" conclu-t-il l'air résigné, attrapant la gourde à ses côtés pour jouer avec, la passant d'une main à l'autre. "Tu seras libre de faire ce que tu veux après ça alors tu pourras bien leur raconter ce qui te chante."

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MessageSujet: Re: DORIAN&GOLD | You want to come with me? ... Not? Well...   DORIAN&GOLD | You want to come with me? ... Not? Well... Icon_minitimeDim 30 Sep - 4:11


« You want to come with me? ... Not? Well, you have no choice actually. »
JOUR 5 ;
Gold n’aimait pas vraiment parler d’elle-même, elle n’aimait pas raconter ses petits malheurs ou pleurer devant les gens, elle préférait écouter les leurs et être l’épaule sur laquelle ils versaient quelques larmes, alors lancer tout ça, comme ça, à un mec qu’elle connaissait depuis cinq minutes, enfin cinq jours, c’était particulier et pour être honnête ça avait été dit avec autant de naturel que de gêne. Un paradoxe certes, mais elle était ainsi, toujours tiraillée entre la gauche et la droite, entre le bien et le mal , entre la peur et le courage, entre la tristesse et la joie… Elle était une sorte de paradoxe vivant et apparemment, Dorian connaissait une autre jeune femme paradoxale, ou en tout cas, une demoiselle suivant les préceptes de ses parents avec soumission malgré la haine qu’elle leur portait. La belle se sentait un peu moins seule en sachant cela et il venait de la conforter dans l’idée que les parents, en règle général, avait tous un problème psychologique plutôt grave. Pousser sa progéniture à faire des choses qu’elles n’aiment pas par orgueil personnel, c’est quand même la preuve qu’on a une araignée au plafond ou qu’on n’aime pas vraiment ses gosses, mais cette seconde possibilité lui était insupportable, Gold ne pouvait se résigner à penser que ses parents ne l’aimaient pas, qu’ils la poussaient pour leur propre gloire sans se soucier qu’elle soit heureuse ou non. Elle aimait trop ses géniteurs pour imaginer un tel scénario, alors les croire fou étaient encore la meilleure chose à faire. Enfin, elle fit un sourire légèrement amusé avant de répondre. « Ça me rassure de ne pas être la seule à jouer les pantins contrôlé par ses parents… Il faudrait que je rencontre ton amie, on aura surement tout un tas de choses à se dire. » Mettre les pieds dans le plat, c’est un peu la spécialité de Goldy, mais que voulez-vous, elle ne pouvait pas vraiment savoir que la fille dont il parlait était morte depuis belle lurette.

Pourquoi ne partait-elle pas ? Ha quelle bonne question, décidément, il était doué pour poser les questions qui font mal, les questions qui vous mettent dans une situation pas franchement agréable, comme si il ne se rendait pas compte de la complexité de ce qu’il demandait. C’était donc si facile pour lui de tout quitter et d’avancer sans n’avoir aucun point de chute ? Pour Gold, ça ne marchait pas comme ça, rien ne marchait simplement dans sa vie, tout était plus compliqué, infiniment plus compliqué ou alors était-ce elle qui s’évertuait à rendre les choses difficiles pour avoir moins de décisions réelles à prendre?…. Qui sait. « Vu ta façon de dire ça on dirait que c’est simple de tout quitter du jour au lendemain… Mais pas pour moi, j’aime ma famille, même si je n’aime pas toujours ce qu’ils font ou même ce qu’ils sont, ils restent ma famille, j’ai grandit avec eux, ils m’ont donné de l’amour et de l’affection, moins pour mes parents peut-être, mais mon frère est l’homme le plus génial que je connaisse et ma sœur… Elle est parfaite tu sais, même si elle fait des choses… que je n’approuve pas, je l’aime… Et puis, j’irais où ? Avec quoi ? … Non, je ne peux pas tout plaquer, même si parfois j’en ai envie…  comme tout le monde... » Il était inutile d’aller plus loin dans le racontage de vie, maintenant elle voulait surtout faire comme si de rien n’était, comme si tout allait bien et c’est pour ça qu’elle afficha aussi vite que possible un sourire histoire de passer à autre chose, habitué à porter un masque de toute façon.

Malgré ses sourires, le bougre ne semblait pas franchement ravis de devoir rester tranquille durant au moins une journée tout ça au côté de la belle, Gold voyait bien dans ses yeux qu’il n’appréciait pas d’être faible, qu’il n’aimait pas se sentir dans une telle position de soumission, blessé et vulnérable en quelque sorte. Il était en somme comme tout les hommes, incapable d’accepter la douleur, essayant sans cesse de la combattre tout ça pour passer pour une espèce de héros, fort et virile. Ridicule, mais c’était toujours mieux qu’un mec qui pleure toutes les cinq minutes, si seulement le juste milieu existait… Bref, comprenant bien vite ce qu’il ressentait, elle décida de ne pas insister, de le laisser essayer de se lever, de le laisser retomber et de ne surtout faire aucun commentaire sur son échec, se contentant de regarder ailleurs, l’air de rien, pendant qu’il reprenait sans doute son calme.

Heureusement, il ne mit pas tant de temps que ça à se reprendre, il décida même d’entrer dans le jeu de la belle, ce qui lui arracha un sourire amusé, elle était de plus en plus ravis qu’il ne la déteste finalement pas, ou en tout cas, moins qu’au début de tout ça. En parlant de tout ça, il faut admettre qu’il avait tout de même fichu une sacré pagaille en l’enlevant, tout du moins elle imaginait que dehors ça devait être l’effervescence , surtout au Capitole. Une Flickerman qui disparait, tout ça alors que les jeux ne sont pas complètement finis… D’ailleurs, sa famille se faisait-elle vraiment beaucoup de soucis pour elle ou pas du tout ? C’est la question qui lui vint à l’esprit, furtivement, rapidement, tel un éclair, si vite qu’elle ne prit pas le temps de trouver une quelconque réponse, écoutant attentivement celle de son vis-à-vis alors qu’elle venait de lui balancer, presque surexcité, son idée pour échapper à tout problème et pour être honnête, elle ne comprit pas vraiment la réponse qu'il lui donna. « Revoir d’ancienne connaissance?…. Tu as vécus au Capitole ? » Oui, elle ne l’avait pas du tout reconnue, surement parce qu’elle ne regardait les jeux qu’à moitié, se concentrant plus sur les vêtements qu’ils portent durant les interviews et présentations que sur les tributs en particulier, histoire de ne pas voir leur visage venir la hanté une fois les jeux finis. La belle était sensible à ce point, elle ne supportait pas de voir la souffrance des autres, ça la heurtait profondément, d’autant plus lorsqu’elle était plus jeune, alors observer des enfants s’entretuer, ce n’était franchement pas ce qu’elle aimait le plus faire à l’époque, encore moins aujourd’hui. Quoi qu’il en soit, Dorian semblait presque résigné à la laisser partir, il comptait s’en aller, disparaitre de sa vie aussi vite qu’il décida d’y rentrer. « … Heu… D’accord… Mais je leur parlerais pas de toi, alors…. évite de parler de moi, je voudrais pas avoir des ennuies parce que tu auras eut l’envie de te vanter d’avoir capturé une pauvre petite capitolienne… » Avouez que ce serait ballot si au final il se vendait tout seul alors qu'elle aurait tout fait pour qu'il ne soit pas réellement mêlé à tout ça! D'ailleurs, tout ça, c'était quoi exactement? Se battait-il réellement contre le Capitole et ses dérives ou cherchait-il à se venger de quelque chose? C'est la question qui lui vint à l'esprit à cet instant, elle fut d'ailleurs pensive durant quelques courtes minutes avant de se lancer, sérieuse, sincère comme toujours, presque innocente. « Tu te bas vraiment contre le Capitole? Je veux dire... Est-ce que tu pense vraiment que les choses peuvent changer?... »





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MessageSujet: Re: DORIAN&GOLD | You want to come with me? ... Not? Well...   DORIAN&GOLD | You want to come with me? ... Not? Well... Icon_minitimeDim 30 Sep - 20:59

Gold&Dorian
you want to come with me ? ... no ?
well, you have no choice actually.


Des "pantins". Rares étaient ceux qui à Panem pouvaient prétendre être libres, ni au Capitole ni dans les district, et pas même au 13. Ceux qui pensaient l'être se dérobaient souvent à une réalité tout autre; lui même qui pourtant n'avait plus vraiment d'attache ici avait finit par s’enchaîner à quelque chose : une cause. Il était peut-être lui aussi un pantin, qui sait ? "Ça risque d'être difficile" dit-il la voix grave, baissant les yeux vers le sol d'un air las. Quand l'image du corps sans vie de Constance le frappa à nouveau, il passa ses mains sur son visage comme pour la chasser de ses souvenirs, frustré de voir que son cerveau refusait de lui envoyer d'autres images d'elle après tout ce temps. "Elle est décédée." Il n'y avait pas de détour à prendre avec la mort alors il préféra être franc, de toute façon il n'avait rien à cacher à ce sujet. Levant les yeux vers le mur qui leur faisait face un peu plus loin, son regard se perdit un peu, absent. Elle lui aurait probablement tenu le même discours que lui; elle lui aurait sûrement dit de ne pas se laisser faire, de prendre en main sa vie, de quitter tout ça comme elle l'avait fait elle. Partir. Sa question n'avait pas été posée pour la choquer ou la provoquer, mais simplement parce qu'il lui était difficile de comprendre pourquoi elle acceptait de subir tout ça. Le monde chamboulé, il était facile de tout quitter pour repartir de zéro. C'était comme une table raz offerte sur un plateau d'argent. Il n'était plus le jeune Dorian tailleur de pierres envoyé aux jeux trop tôt. Cette révolution lui avait permis de devenir quelqu'un d'autre. Changer, c'est ce qu'il avait fait malgré lui en atterrissant au 13. Bien sur il regrettait son ancienne vie, ses parents, sa sœur et l'innocence de ces années là; quand elle avoua ne pas partir à cause de ces raisons là, une grimace imperceptible traversa ses lèvres. Insinuait-elle qu'il avait tout quitté "simplement" ?

"Tu as raison. C'est pas vraiment à moi de donner ce genre de conseils de toute façon, je suis blessé dans une cave, alors..." entre ses lèvres, ça sonnait comme une évidence, il ne faisait que rarement les bons choix. Elle prenait certainement la bonne décision en restant parmi les siens, même si cela représentait un sacrifice pour elle, il ne pouvait pas se vanter d'avoir fait preuve d'autant d'abnégation. Malgré tout, il ne pu s'empêcher d'être en colère contre elle, de participer à tout ça parce qu'elle n'avait pas le courage de dire non tout simplement. Quelle lâcheté. "Non je n'y suis passé qu'une fois." articula-t-il dans un rire. Avait-il vraiment la gueule d'un type ayant vécut là bas ? Cette demoiselle n'était décidément pas très perspicace mais ça l'arrangeait au fond. "A l'époque je crois bien que la mode chez les femmes était d'être violettes de la tête aux pieds. On aurait dit un défilé de prunes géantes." cette anecdotes ne l'avait pas vraiment fait sourire à cette époque là quand l'ombre d'une mort imminente planait encore au dessus de sa tête. Aujourd'hui il regrettait presque de ne pas s'être trouvé face à une Gold version Olive fourrée. Son passage au Capitole avait été court. Il se souvint avoir été, comme tous les autres jeunes trop peu habitués au luxe fasciné par cet endroit. La différence entre la grande ville et les District était telle qu'on se serait cru ailleurs, très loin de tout ça. Malheureusement l'émerveillement ne durait jamais trop car on était bien vite rappelé à la réalité des jeux. Gold, elle, avait pu y grandir en excluant cette peur, il l'envia un peu l'espace d'un instant.

"Je vois pas pourquoi je ferais quelque chose d'aussi stupide" grogna-t-il d'un air sévère. Elle le prenait pour qui ? Il risquait gros même auprès des siens si on apprenait qu'il avait laissé filé une aubaine pareille alors pourquoi irait-il se vanter d'un tel échec ? D'ailleurs, il était déjà assez en colère contre lui même de s'être laissé attendrir par elle, il abandonnait là une chance inouïe pour la résistance et pour lui même. Qui sait qu'elles informations il aurait pu dégoter grâce à cette fille ? Peut-être aurait-il pu obtenir le nom de ce pacificateur, celui qu'il traquait depuis des semaines sans succès ? Il avait renoncé à tout ça parce qu'elle l'avait aidé, connement, comme il s'était fait avoir de la même manière aux jeux avant que tout cela ne se retourne contre lui. Fronçant les sourcils, il tendit la main vers elle, le regard froid. "Rends moi mon couteau, tu l'as toujours or il est à moi."

La tension retombée, il se contenta de rester stoïque et silencieux, réfléchissant. Avait-il eu raison de laisser tomber ses plans ? Ne devrait-il pas, au contraire, profiter du fait qu'elle se pense tirée d'affaire ? Il l'ignorait et chercher une réponse à tout ça n’engrangeait en lui que plus de questions encore. Est-ce la ressemblance entre cette jeune fille et Constance qui l'avait fait changer d'avis ? Comment avait-elle réussi à balayer aussi vite sa détermination ? "Est-ce que tu pense vraiment que les choses peuvent changer ?" elle le sortit de ses pensée par cette question dont il trouvait la réponse évidente. "Je pense qu'elles doivent changer." souffla-t-il. Ça n'était pas une question de possibilité mais de nécessité. Les Districts souffraient depuis trop longtemps pour une révolte dont plus personne ici n'était responsable. Le capitole pouvait se réfugier sous cette excuse, culpabiliser le peuple d'être le responsable de la mort de leurs enfants dans les jeux, pour "payer" un crime vieux de plus d'un demi siècle. Si la peur avait maintenu l'ordre et endiguée la révolte depuis près de 76 ans, le peuple avait fini par se soulever. Tout se jouait maintenant.

JOUR #6

Quand il ouvrit l’œil le lendemain, elle n'était plus là. Sans doute partie chercher à boire ou je ne sais quoi, songea-t-il, ou bien elle s'en était allée définitivement. Se relevant, il jugea que le moment était bon pour quitter les lieux. Même si l'effort lui arracha une plainte douloureuse qu'il étouffa entre ses dents, il parvint à rester debout sans mal. Alors il attrapa son sac, observa un instant les restes de la chemise déchirée de la jeune femme qui trônaient encore sur le sol, et tourna les talons. C'était mieux comme ça, qu'ils partent chacun de leur côté et laissent tout cette histoire derrière eux, un souvenir désagréable qui finira par être oublié après les années. Grimpant les marches en bois qui le séparait de la sortie, une lumière aveuglante lui brûla les yeux alors que la trappe s'ouvrit face à lui. Elle rentrait déjà, la barbe, pensa-t-il. Seulement ça n'était pas la jeune femme qui lui fit face, mais un homme en uniforme. Un uniforme blanc, il dégaina son arme. "Et merde."

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DORIAN&GOLD | You want to come with me? ... Not? Well... Vide
MessageSujet: Re: DORIAN&GOLD | You want to come with me? ... Not? Well...   DORIAN&GOLD | You want to come with me? ... Not? Well... Icon_minitimeLun 1 Oct - 0:50


« You want to come with me? ... Not? Well, you have no choice actually. »
JOUR 5 ;
Et la palme d’or de la meilleure gaffeuse de l’année revient à…. Gold Arya Flickerman, sans réelle surprise. Oui, mettre les pieds dans le plat c’était un peu sa spécialité et elle méritait bien une médaille pour sa stupidité par moment, c’est en tout cas la pensée qui lui traversa l’esprit alors qu’il venait de lui annoncer que la fille qui lui ressemblait était… morte, dead, kaputte. Autant dire que ça jeta un froid à leur discussion. La belle ne sut, du coup, pas trop quoi faire. Devait-elle s’excuser platement et supplier son camarade de lui pardonner ? Devait-elle faire une petite blaguounette pour détendre l’atmosphère ? Ou alors simplement se taire ? Elle opta pour cette option-ci, comprenant bien vite qu’il n’aimait pas parler de cette personne et au vu de son expression, penser à elle le faisait souffrir. Surement était-elle morte récemment, peut-être même aux jeux ? Qui pouvait savoir… En tout cas, elle décida de ne rien dire, n’osant même pas articuler un désolé, se contentant de changer de sujet, discrètement, histoire de ne pas retourner le couteau dans la plaie. Cela étant, si elle venait de mettre les pieds dans le plat, Dorian, lui, semblait aimer soulever les problèmes existentiels de la belle. Partir ou rester, tel était la question, une question à laquelle elle avait trouver une réponse il y a longtemps finalement, une réponse négative qui lui allait plutôt bien mine de rien, car si elle détestait le Capitole et les jeux, il y avait toujours sa famille et surtout ses frères et sœurs pour lui rappeler que son monde n’était pas fait que de mauvaises choses. Elle décida tout de même de ne pas continuer sur le sujet, se contentant d’un sourire amusé face à la remarque de son vis-à-vis, une remarque pertinente, car il était vrai qu’au vu de la situation actuelle, il ne devait pas être doué pour prendre les bonnes décisions lui non plus. Ça leur faisait une espèce de point en commun si on y pense.

Puis vint le sujet du Capitole et de l’idée de génie qu’avait eut la belle pour sortir Dorianleprécoce de tout ça… Le bel âtre avait apparemment déjà séjourné au côté des capitoliens, ce qui avait beaucoup surpris la belle, elle ne l’imaginait pas vivre là-bas même si elle lui avait posé la question, juste pour être sur, après tout, l’habit ne fait pas de moines. Toutefois, comme elle s’en doutait, il n’avait été que de passage dans la capitale, ce qui restait tout de même surprenant, étant donné qu’en général, c’était surtout les tributs participant aux jeux qui passait par la ville aussi furtivement qu’il le sous-entendait… Était-il un ancien gagnant ? Sa tête ne lui disait pourtant rien, alors certes, elle ne s’intéressait pas aux jeux et les fuyait depuis longtemps, mais elle ne pouvait échapper aux visages des gagnants en règle général et pourtant, le sien ne lui disait rien, vraiment rien. Pensive, elle rétorqua. « Alors tu as été au Capitole il y a 4 ans?… A cette époque la teinte violette était à la mode, cela dit, ce n’était pas vraiment du Prune, non, le Prune a été à la mode pour la dernière fois il y a plus de vingt-cinq ans… Il y a quatre ans c’était les couleurs Glycine et Héliotrope qui étaient très en vogue, ce sont des teintes violettes certes, mais plutôt clair, presque roses, mais pas du Prune… » Là elle se rendit compte que son discours avait carrément viré de bords… Faut dire que la mode, c’est son truc… alors la lancer sur le sujet, c’était prendre le risque de la voir débiter des noms de couleurs extraordinaires tout ça avec des petites étoiles dans les yeux. Elle se reprit tout de même bien vite, histoire de pas passer pour une obsédée des couleurs antipathique. « Heu… Désolé… Donc, ouais tu as du venir il y a quatre ans mais… Est-ce que… Tu es un gagnant des jeux?… » Elle ne voyait pas d’autre explication à sa venue au Capitole, surtout en étant un membre des districts pauvres, car oui, elle le voyait bien, il ne venait pas des districts les plus aisés ou en tout cas, il n’avait surement pas eut une vie des plus faciles, donc peu de chance qu'il ait eut accès aux personnes assez haut gradés pour le faire rentrer au Capitole.

Quel susceptible ce Dorian…. Évidemment qu’elle se doutait qu’il n’allait pas crier sur tout les toits leur histoire, mais elle avait dit ça avec une pointe d’humour qu’il ne semblait pas vraiment capter, il était surement trop sur les dents pour ça. Tant pis, elle se contenta de lever les yeux au ciel en laissant échapper un petit soupire presque amusé. « Ok, ok, excuse-moi … » Il semblait réellement énervé, agacé, presque exaspéré, mais elle ignorait par quoi. Était-ce par elle ? Par son comportement ? Ou par lui-même ? Par ce qu’il venait de laisser tomber en la laissant s’en aller ? Personne ne pouvait vraiment le savoir hormis lui. En tout cas, il n’était plus d’aussi bonne humeur que tout à l’heure, déjà qu’à la base il semblait faire continuellement la gueule… M’enfin, elle attrapa le sac dans lequel prônait encore un petit bout de pain, avant de le lui donner sans ménagement. « Le voilà ton couteau, je l’ai mis dedans monsieur le grincheux… » Gold se montrait toujours aussi souriante malgré son caractère de chien, elle était ainsi et ne changerait surement pas avant un sacré bout de temps, pour ne pas dire jamais.

"Je pense qu'elles doivent changer." La Flickerman lui avait posé la question comme ça, sans réellement réfléchir, juste parce qu’elle sentait que c’était le moment… Et cette réponse lui fit presque froid dans le dos. Il avait raison, les choses devaient changer, c’était une nécessité, non une possibilité… Et pourtant, elle ne l’avait jamais vu de cette façon là et pour le coup, la belle prenait presque conscience de l’importance de cette révolte, elle prenait aussi conscience du fait qu’elle n’avait peut-être pas la force de mener un tel combat, ni la force de servir à quoi que ce soit, hormis être la fille qu’on enlève au coin d’une rue, l'otage plus ou moins utile mais pas si indispensable au final… Gold était faible et inutile, c’est la conclusion à laquelle elle arriva suite à cette réponse, une réponse qu’elle décida de ne pas argumenter, bien trop perdu dans les méandres de ses pensées…

JOUR 6 ;
Cet idiot avait réussit à l’empêcher de dormir une bonne partie de la nuit… Non pas qu’il ronfle ou une connerie du genre, non, c’est simplement les mots qu’ils avaient prononcé avant de sombrer qui avait maintenue la belle éveillé cette nuit-là. « Je pense qu’elles doivent changer. » des petits mots lourds de sens et de conséquences pour Gold. Elle y avait pensé, encore et encore, heure après heure, se demandant si elle était capable de faire quoi que ce soit pour tout ça, si elle DEVAIT faire quelque chose ou laisser les vrais héros s’en charger… Devait-elle être lâche ou courageuse ? Devait-elle risquer sa vie ? En avait-elle seulement le cran ? Elle en doutait fortement, c’est ce qu’elle se répétait alors qu’elle se retrouvait seule, dans la forêt à chercher des baies comestibles pour son « patient » du jour. La jeune femme était perdu dans ses pensées, marmonnant dans sa barbe des mots incompréhensibles jusqu’à ce qu’une horde d’oiseau la tire de ses rêveries. Ils s’étaient envolés d’un bloc, effrayés par quelque chose et c’est en les voyant partir qu’elle se rappela les avoir vu aux abords de la maison en ruine où l’attendait Dorian… Était-il sortit ? Ou quelqu’un l’avait-il trouvé ? Aucune idée, quoi qu’il en soit Gold avait un mauvais pressentiment, c’est pour cela qu’elle se mit à courir à travers la forêt en direction de cette maison. Dehors elle ne vit personne, ce qui ne la rassura pas pour autant, elle s’avança alors d’un pas prudent, se retrouvant à quelques mètres d’un Pacificateurs armé près de la trappe menant à la cave, ce dernier se préparant sans aucun doute possible à tirer sur Dorian… Ce qui s'est passé par la suite ? C’est une bonne question. Gold eut l’impression de s’être endormit quelques secondes et lorsqu’elle émergea, la belle tomba nez à nez avec le corps inanimé (mais vivant) d’un pacificateur et elle remarqua alors une espèce de buche de bois entre ses mains. Elle la lâcha d’un coup, reculant d’un pas, totalement abasourdit parce qu’elle venait de faire, cet à dire, frapper un homme par derrière, une chose peu habituelle pour la capitolienne, c’était même une première fois et pour une personne aussi innocente et douce qu’elle, ce n’était évidemment pas facile à digérer. La pauvre semblait tremblante, observant ce pacificateurs au sol , la bouche entre-ouverte, lâchant à plusieurs reprises , presque en chuchotant. « Je l’ai tué… Je l’ai tué… » Ouais, pour le coup, elle imaginait l’avoir tué, après tout il ne bougeait plus alors le doute était permis, surtout pour une novice tel qu’elle…




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