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 come take my hand i won't let you go (robin)

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MessageSujet: come take my hand i won't let you go (robin)   come take my hand i won't let you go (robin) Icon_minitimeMer 5 Aoû - 17:50

Come take my hand i won't let you go
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Gaëlle ✧ Robin

La mission est corsée. Pas sûre qu’elle y vienne à bout. Mais elle y croit. Parce que Gaëlle, elle a toujours eu un don pour trouver les mots justes. Les mots qui apaisent. Les mots qui font chaud au cœur. Des patients récalcitrants, des condamnés refusant les soins, elle en a déjà rencontré depuis qu’elle a commencé sa formation de soigneuse. Et ils ne lui font pas peur. Au pire, ils refusent la prise en charge, ils la mettent dehors. Mais au moins, Gaëlle, elle aura tout tenté. Elle aura rien à regretter. Et puis qui sait, ils changeront peut-être d’avis, ils reviendront peut-être vers elle. Ce n’est jamais un refus définitif. Gaëlle, elle persévère, elle baisse jamais les bras. Et elle retente toujours sa chance. Juste au cas où. Soigner les autres, leur venir en aide, leur tendre une main charitable. Ça s’est imposé à elle comme une évidence. Si Gaëlle a toujours été poussée vers cette voie, elle n’avait cependant jamais eu l’occasion de commencer une quelconque formation. Parce que ce n’est pas rémunérée, d’observer un autre soigneur. Et parce qu’elle manquait cruellement d’argent, à l’époque. Comme tout le District, d’ailleurs, enfin bref. Non, Gaëlle, elle a pu commencer sa formation quand elle est allée au District Treize. Une véritable passion. Voir les sourires sur les visages douloureux, entendre la reconnaissance de ses patients. Il n’y a rien de plus gratifiant. Gaëlle, elle n’a qu’un seul regret : de ne pas avoir eu accès aux connaissances médicales avant. Si seulement elle avait su les médicaments nécessaires pour soigner son petit frère, il serait encore aujourd’hui de ce monde… Mais Gaëlle, elle chasse cette pensée. C’est trop douloureux, de vivre dans les regrets.

Gaëlle a quitté le quartier des vainqueurs pour se fondre dans la foule des habitants du Douze. C’est la fin de journée, tous les travailleurs rentrent chez eux. Gaëlle est passée chez un de ses collègues soigneur, lui demandant si elle pouvait faire quelque chose. Depuis son départ du Treize, il y a de ça un an, elle a la désagréable sensation d’être inutile. Noa est malade, son état stagnant. Et s’il ne guérissait pas ? L’atmosphère dans leur maison est lourde, suffocante, et il n’est pas rare que l’un des deux décide d’aller prendre l’air. Depuis que Noa a gagné les Jeux, et qu’ils ont décidé de se fiancer, Gaëlle a la belle vie. L’abondance de la nourriture, des médicaments. D’à peu près tout, en fait. Un changement qu’encore aujourd’hui elle a du mal à réaliser. Et les regards lourds et envieux de certains habitants n’améliorent pas les choses. Elle sait qu’elle est privilégiée, qu’elle est à l’abri à présent, tandis que beaucoup meurent de faim dans le District. Mais que peut-elle y faire, Gaëlle ? Distribuer de la nourriture sera mal vu par le Capitole. Et après l’acte de rébellion de Noa et leur fuite au Treize, elle a tout intérêt à ne plus attirer l’attention. Alors Gaëlle, elle baisse la tête, et elle accélère le rythme. Devenir soigneuse, c’est aussi une opportunité pour renouer avec les habitants du Douze. Pour leur montrer qu’elle n’est pas différente d’avant, qu’elle est toujours avec eux, prête à leur venir en aide.

Elle pousse un profond soupire, tandis qu’elle arrive devant une des maisons du Douze. Sa destination. Elle ne connait pas la personne qui y loge, mais se doute d’avoir déjà du croiser son regard. Tout le monde se connait, à défaut de se côtoyer. Gaëlle patiente quelques minutes devant la porte, réfléchissant à ce qu’elle pourrait dire, à ce qu’elle pourrait faire. L’autre soigneur qui lui a dit d’y aller l’a prévenu que c’était un patient difficile, qu’il refusait les soins la plupart du temps, et qu’il ne serait pas étonnant qu’il ne lui ouvre même pas la porte. Intérieurement, Gaëlle appréhende. Mais elle se force à rester calme, et à ne rien laisser paraitre. C’est toujours blessant, de se voir jeter à la porte quand on a comme seule vocation d’aider son prochain. Mais c’est comme ça, il faut prendre sur soi et faire avec. Se décidant à y aller, Gaëlle frappe à la porte. Elle attend quelques secondes, écoutant s’il y a du bruit à l’intérieur. « Monsieur Bates ? » qu’elle hasarde d’une voix forte. Elle sait qu’il est à l’intérieur, et pourtant elle n’entend rien à travers la porte. Il doit se faire discret. Gaëlle réitère les coups. « Monsieur Bates, je sais que vous êtes là ! » qu’elle affirme d’un ton qui se veut ferme. Qu’il comprenne qu’elle ne va pas s’en aller avant qu’il ouvre la porte… Elle est déterminée à le rencontrer, Gaëlle. Et à lui faire accepter les soins qu’il s’entête à refuser. « Je suis Gaëlle, une soigneuse. J’aimerais vous parler. » qu’elle tente de négocier, son ton se radoucissant.

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Robin D. Bates
DISTRICT 12
Robin D. Bates
△ correspondances : 139
△ points : 2
△ multicomptes : Adonis Nightsprings et Félix J. Kennedy
△ à Panem depuis le : 02/01/2014
△ humeur : En colère.
△ âge du personnage : 37 ans
△ occupation : Travail dans la manutention.



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MessageSujet: Re: come take my hand i won't let you go (robin)   come take my hand i won't let you go (robin) Icon_minitimeJeu 6 Aoû - 15:08

    " - Monsieur Bates ? ".

    Dos contre la porte d'entrée, il se refusait à bouger. Le souffle court, il sentait qu'une crise n'était pas loin d'éclater. Elle finirait par l'entendre tousser et il serait révélé. Mais il n'en avait pas la force, ni l'envie d'ailleurs. C'était trop tôt. Il pencha la tête en arrière et son crâne heurta faiblement le bois de la porte alors qu'il essayait tant bien que mal de reprendre son souffle sans un bruit. Ses yeux se plissèrent pour se fermer ensuite, complètement.Affronter le monde extérieur devenait de plus en plus difficile. Et dire qu'avant sa maladie, il aurait été prêt à changer le monde. Il aurait voulu le changer. Mais plus maintenant. Ce n'était pas possible. Son frère avait sûrement raison, au final : il était devenu lâche. Il l'avait vu à la sortie de la mine alors qu'il vérifiait le matériel. Son frère. Son petit frère. Bien plus grand et bien plus fort que lui, dans tous les sens du terme. Il était plus mature, plus fiable sur bien des points et il avait cette rage qu'il avait fût un temps. Cette rage de vouloir faire bouger les choses. La mort de Snow avait donné le sourire aux habitants du District 12 malgré le fait que Panem soit en deuil. C'était le début d'une Révolution. Les rouages se mettaient enfin en place : les pacificateurs avaient perdu certains de leurs pouvoirs, il n'y avait pas eu de Moisson cette année-là et de nouvelles élections auraient bientôt lieu. Une nouvelle ère était sur le point de commencer. Était... Après l'annonce du nouveau Président, peu de personnes avaient compris. Pourquoi ? Les Districts ne méritaient pas eux aussi un peu de repos et des festivités ? Ils n'en avaient donc pas le droit ? C'était ça qui les attendait ? Une mort lente, travaillant comme des forcenés pour l'éternité, pour le Capitole ? Robin en avait eu froid dans le dos. Il eut surtout envie de vomir lorsqu'à la sortie des mines, son frère se rua sur lui pour l'attraper par le col et le soulever :

    " - Comment tu peux laisser faire ça, hein ?! Merde ! On travaille pas assez dur ! On est pas assez nombreux ! On gagne pas assez de fric ! Ils veulent renvoyer papa dans les mines ! ".

    Ses pieds ne touchaient plus le sol et il commençait à suffoquer. Il avait attrapé le poing de son frère pour tenter de lui faire lâcher prise mais rien n'y faisait : il était vraiment beaucoup plus fort que lui. Une chance qu'ils n'étaient pas seuls. Pour la première fois de sa vie, Robin crut que son frère allait vraiment le tuer. Des collègues vinrent les séparer de force et, furieux, son frère s'en alla en jurant. Une main se posa sur l'épaule de Robin, il pouvait deviner la question qu'on allait lui poser. Il remua l'épaule pour se dégager de la main et partit à son tour, se massant le gorge. Oui, il était égoïste. Oui, il était lâche. C'était si dégueulasse que ça de ne plus vouloir redescendre dans cet enfer ? C'était si dégueulasse de vouloir vivre en fait ? A croire que oui. Il avait pressé le pas sur les derniers mètres et s'était enfermé à double-tour chez lui.

    Il aurait préféré de plus y penser mais le regard de son petit frère restait imprimé dans son crâne. Il sursauta en entendant à nouveau la voix de la jeune femme. Il l'avait presque oubliée. Il se décolla de la porte et posa main sur la poignée, sans la tourner. Sa voix ne lui était pas familière mais son prénom et sa profession lui parlait vaguement, jusqu'à ce que finalement, il se souvienne. Il ne la connaissait pas, pas personnellement du moins, mais il savait qui elle était. Les rumeurs se propageaient vite. En l'espace de quelques jours, tout le monde était au courant qu'il avait quitté son travail à la mine. Même ceux qu'il ne connaissait pas le savaient. Alors pour une personne comme elle... Robin fronça les sourcils. Elle était la personnification même de tout ce qu'il détestait : l'abondance. Sa main serra plus fort la poignée et la tourna finalement, ouvrant en grand la porte dans un énorme fracas :

    " - Je n'ai besoin de rien ni de personne, okay ?! Va vendre tes médoc' à quelqu'un d'autre ! ".

    Tout de même, il s'était mordu la langue pour ne pas l'insulter. Il savait ce qu'elle avait fait. Il savait d'où elle revenait. Et elle était toujours en vie. Combien en avait eu ce privilège ? Sa voix grondait et se voulait intimidante :

    " - Allez, dégage, bordel ! On veut pas de toi ici ! ".


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MessageSujet: Re: come take my hand i won't let you go (robin)   come take my hand i won't let you go (robin) Icon_minitimeVen 7 Aoû - 12:28

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Gaëlle ✧ Robin

Pendant un long moment, y’a que le silence qui lui répond. Et Gaëlle, elle regarde autour d’elle. Elle attend, aux aguets. Elle sait plus trop quoi dire et quoi faire pour qu’il veuille bien lui ouvrir. L’autre soigneur doit surement avoir raison, ce mec là, c’est un patient désespéré. Juste un mec qui en a marre de la vie, de sa médiocrité, et qui souhaite juste en finir pour être libéré. Qu’on le laisse tranquille, qu’on le laisse crever. Gaëlle, au départ, elle était contre cette idée que l’on puisse abandonner quelqu’un qui souffre et qui a besoin d’aide, même s’il n’ose pas l’avouer. Par fierté, peut-être. Mais s’il ne veut pas lui ouvrir, s’il ne veut pas la laisser entrer ou même dialoguer avec elle, que peut-elle faire d’autre ? Elle décide de frapper une nouvelle fois. Elle s’obstine. Elle lâche pas prise. L’appel de la dernière chance. Le bon côté, c’est que ça marche. Parce que finalement, elle entend une voix juste derrière la porte. Le mauvais, c’est que la voix, elle est irritée, et en colère. Gaëlle, d’instinct, elle recule de quelques pas devant tant d’agressivité. Elle l’écoute parler, elle analyse les mots qui sortent abruptement de sa bouche. Qui a dit qu’elle voulait les lui vendre, ses médicaments ? Alors qu’elle veut lui faire part de sa remarque, l’homme reprend son dialogue vénéneux, l’agressant à présent personnellement.

Il sait qui elle est, et ce qu’elle représente. Et sa présence n’est clairement pas la bienvenue. Gaëlle est touchée par ses paroles, bien plus qu’elle ne l’aurait imaginé ou qu’elle le laisse croire. Si d’apparence la jeune fille reste stoïque, elle est blessée en son fort intérieure. Blessée qu’il la rejette, blessée qu’il insinue que tous ne veulent pas d’elle au Douze. Un soupçon qu’elle avait pressenti depuis son retour du Treize. Personne n’est dupe, dans le District. Tous savent où elle a fui, et pourquoi elle est revenue. Et surtout dans quelles conditions. Étiquetée comme rebelle, et pourtant retrouvant sa vie d’antan. La belle vie de privilégiée au village des vainqueurs. Cerise sur le gâteau, Gaëlle n’a rien fait de particulier pour l’obtenir. Elle a juste choisi le bon meilleur ami. C’est Noa qui est parti dans l’arène, Noa qui est revenu complètement brisé. Elle, elle a juste attendu, et profité de la faiblesse de son ami pour se fiancer avec lui afin d’acquérir les privilèges de la victoire. C’est surement ce que pensent les habitants du Douze. Surement ce que pense l’homme derrière la porte. Parce qu’ils n’y connaissent rien, parce qu’ils se font rapidement un jugement sur les gens et sur les événements. Ils savent que Gaëlle et Noa ne s’aiment que devant les caméras, et que leurs pseudos fiançailles n’étaient que de la poudre aux yeux pour le Capitole afin d’entrer dans leurs petits papiers. Mais en réalité, c’est bien plus complexe que ça. Et ils se fourvoient lourdement, ceux qui pensent que Gaëlle a la belle vie.

Malgré le ton intimidant de l’homme, Gaëlle reste devant la porte. Elle reste un instant silencieuse, digérant plus ou moins facilement son refus, avant de prendre une lourde inspiration et de refaire les quelques pas la menant sur le perron de la maison. « Je veux juste vous parler. Votre état de santé est jugé inquiétant, et je peux vous aider à aller mieux. » qu’elle répond d’une voix douce et chaleureuse. Gaëlle n’est pas rancunière, elle ne lui en veut pas pour ses paroles lourdes de ressentiments. Elle sait qu’il ne va pas bien, qu’il est gravement malade, et qu’il est seul. Répondre de manière agressive ne fait que révéler un profond mal-être. Répondre sur le même ton ne ferait qu’empirer les choses, et mettrait certainement fin à la conversation. Donc Gaëlle préfère rester calme et avenante. À continuer à lui tendre sa main, même si jusque là il semble plus vouloir lui mordre qu’autre chose. Qui sait, à force de persévérance, il baissera peut-être les armes et rangera ses griffes… « S’il vous plait, laissez-moi entrer. Je ne vous dérangerais pas longtemps. » qu’elle lui promet.

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Robin D. Bates
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Robin D. Bates
△ correspondances : 139
△ points : 2
△ multicomptes : Adonis Nightsprings et Félix J. Kennedy
△ à Panem depuis le : 02/01/2014
△ humeur : En colère.
△ âge du personnage : 37 ans
△ occupation : Travail dans la manutention.



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MessageSujet: Re: come take my hand i won't let you go (robin)   come take my hand i won't let you go (robin) Icon_minitimeMar 11 Aoû - 14:42

    Il était un monstre de colère : ses joues rougies par l'énervement, ses pupilles bien noires et surtout dilatées, ses poings et sa mâchoires serrés. Il ne voulait pas d'aide. Il ne voulait plus voir personne. Les gens étaient monstrueux. Les gens et les mots le rendaient monstrueux. Que tout cela s'arrête enfin, pour de bon. Elle avait reculé. Avait-elle eu peur ? Il faisait vraiment peur, alors, quand il s'énervait ? Il se souvenait qu'une fois, sa sœur avait éclaté en sanglots en l'entendant hurler contre son frère et son père. L'espace d'un instant, dans le regard de Gaëlle, il crut distinguer une petite part de sa sœur. Une toute petite, infime. Mais elle avait été là, juste assez longtemps pour qu'il comprenne la gravité de ses mots et de ses actes. Ce n'était pas de lui. Il ne devait pas s'énerver. Déjà, parce que ça le fatiguait. Et puis, ce n'était pas une réaction saine. Pas après ce qu'elle essayait de faire pour lui, cette gamine. Oh, ce n'était pas pour autant qu'il dirait " oui " ou qu'il lui pardonnait d'être rentrée au district. Pardonner... Il ne la connaissait même pas et pourtant, il avait envie de la détester. C'était un peu comme Asha, dans le fond. Suivrait-il Gaëlle, lui aussi, jusque chez elle, ivre mort, en l'insultant de tout, en la menaçant et en la violentant ? En serait-il capable pour une si jeune fille ? Il l'avait bien fait pour Asha, il pouvait le faire pour Gaëlle. Robin secoua la tête avant de se passer une main sur le visage, éreinté. Elle revint. Elle s'avança, fit un pas vers lui. Il y avait dans les gestes de la jeune femme une image passée, des gravures de madones oubliées, prêtes à tendre la main, à pardonner et aider.

    Lui, était-il prêt à pardonner ? C'était trop lui demander. Ses yeux foncés la fixaient, prêt à bondir comme un animal assoiffé de sang. Après tout, on disait bien souvent que les animaux blessés étaient les plus dangereux... Il restait aux aguets, à l'affût d'un moindre mouvement, d'un moindre mot. Elle avançait et lui reculait. Ils dansaient presque. Son menton se releva et tenta de reprendre un minimum de contenance, un minimum de crédibilité. Elle voulait réellement l'aider mais lui, il en avait juste rien à faire. Son état était jugé inquiétant depuis des mois, comme tout celui du District 12 mais cela, ce n'était pas nouveau. Le District se mourrait, Robin se mourrait à petit feu et il y avait les personnes comme Gaëlle, comme Noa, qui vivaient dans leur tour d'ivoire, recouverts d'or et d'argent avec de la nourriture et des médicaments à ne plus savoir qu'en faire. Aucun gagnant, jamais, n'avait distribué quoi que ce soit au petit peuple. Les gagnants gardaient tout pour eux. De quoi avaient-ils peur ? Du Capitole et de ses représailles ? Ils feraient mieux d'avoir peur du petit peuple qui un jour, comme Robin, en aurait juste marre de tout ça. Marre de crever comme un chien dans son coin. Il fit un pas en avant, puis deux et se retrouva face à elle, très proche. Elle sentait bon. Du parfum ? Du savon ? Et lui, il était là, avec sa crasse et sa peau noircie par la dure journée qu'il venait de passer :

    " - Tu me déranges déjà. ".

    Sa voix était encore plus rauque, il sentait la quinte de toux revenir. Il leva sa main, comme une menace puis la laissa retomber. Oui, il pourrait la frapper, la bousculer juste assez pour lui faire peur et qu'elle s'en aille. Mais encore une fois, il était trop lâche, hein ? A nouveau, il secoua la tête et recula avant de lui tourner le dos, se tenant à l'encadrement de la porte :

    " - Je vais te le dire encore une fois : je n'ai besoin de rien ni de personne. Remballe ta bonne foi, tes médoc' et tout le reste... ".

    Sa voix était plus calme, plus douce, plus fatiguée. Presque un murmure. Ses ongles s'enfoncèrent dans le bois, le souffle court. Elle ne pouvait rien faire pour lui. Il était déjà perdu :

    " - Va aider quelqu'un d'au... ".

    Robin se tint la gorge. Ce n'était pas le moment de perdre sa voix, encore moins le moment de montrer qu'il était vulnérable. Mais c'était déjà trop tard ; il se cambra en avant, toussant de tout son soûle, se tenant la poitrine d'une main et cherchant son mouchoir de l'autre. Ce n'était pas du tout le moment de lui prouver qu'elle avait raison.


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