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 II,2. défilé - impressions tributs

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Caesar Flickerman
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MessageSujet: II,2. défilé - impressions tributs   II,2. défilé - impressions tributs Icon_minitimeSam 23 Juin - 17:58

impressions des tributs

Le défilé a eu lieu, et pour ne pas perdre de temps dans la suite des évènements, nous préférons que vous postiez un rp résumant les impressions des tributs. Faites court, long, comme vous voulez, mais privilégiez les autres rps qui arriveront très très rapidement. I love you
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II,2. défilé - impressions tributs Vide
MessageSujet: Re: II,2. défilé - impressions tributs   II,2. défilé - impressions tributs Icon_minitimeSam 23 Juin - 21:43


II,2. défilé - impressions tributs Tumblr_m560f6CzaA1rq663a
d o p p l e g ä n g e r

Je n'ai jamais vécu de trac. Du moins, pas aussi fort que celui-ci. Avant, ce n'était que les jours de Moisson, où je pouvais peut-être me rendre en Enfer et braver la mort. Aujourd'hui, c'est mon destin tout entier qui se décidera. Mes mains sont moites, j'ai l'étrange sensation que du feu brûle dans mes paumes. Que tous mes os sont creux. Je cherche à calmer le tremblement incessant de mes genoux. Je n'ai pas desserré les dents depuis hier. Au moins, elles ne claquent pas. Je tâche de garder mon sang-froid. Je prend de grandes respirations, histoire de ne pas hyper-ventiler. À vrai dire, je suis terrorisée. Mais je n'ai pas le droit de le montrer. Je dois avoir l'air d'une future vainqueur.

Remarque, ce ne sera pas vraiment ardu. Meeka a fait un travail incroyable. Je contemple mon costume pour la millième fois, émerveillée. Cet homme est peut-être plutôt inquiétant, dans le sens excentrique à l'extrême, mais c'est un génie. Ma tunique bleu clair, vaporeuse, s'envole sous le moindre courant d'air et rappelle à la fois la mer et le ciel de tempête. Mes cheveux sont relâchés vers l'arrière, et sont traversés d'une couronne de corail épineuse. J'ai l'air d'une gagnante. D'une conquérante.

Je jette un regard aux autres tributs. La plupart ont l'air aussi nerveux que moi. Certains plus. D'autres nous regardent, hautains, nous jugeant par notre taille, notre maigreur. Je remarque avec horreur que je suis la plus petite cette année. Les carrières se rendent bien compte qu'Aloysius et moi ne sont pas de la même trempe qu'eux.

Nous ne nous sommes plus reparlé depuis notre engueulade dans le train. Je m'en veux un peu, mais je ne peux pas vraiment corriger mes erreurs pour le moment. J'aurai amplement le temps une fois dans le Centre d'Entraînement. Pour l'heure, une sorte de froid s'est installée entre nous, et nous évitons chacun le regard de l'autre le plus que l'on peut.

Soudain, Meeka arrive en trombe, deux paquets de taille plutôt impressionnante sous le bras, ses grands yeux trop joyeux rivés sur nous. Il se pose droit devant moi et me fourre l'un des paquets dans les bras, avant de se rendre vers Aloysius et de faire la même chose.

- Essayez de ne pas trop trembler, dit-il en souriant de toutes ses dents.

Puis, il retourne de là où il vient, nous laissant penauds avec un paquet lourd et encombrant entre les mains. Je grommelle en notant que tous les autres tributs ou presque sont accompagnés de leurs stylistes et que les nôtres sont probablement en train de faire je ne sais quoi, devant une télévision où ils observeront leurs tributs se présenter devant le pays. Mon cousin et moi nous regardons un instant sans trop comprendre que faire, et puis, finalement, je lâche:

- Autant l'ouvrir, peut-être qu'il y a un truc important dedans.

Nous déchirons le papier d'emballage en même temps, et je suis estomaquée par ce qu'il renferme. Un superbe, magnifique trident, finement ciselé et orné de gravures. Fait dans une pierre bleutée, une ondulation s'émane du corps de l'objet. Probablement un gaz incolore. Si jamais je gagne ces Jeux, je m'en ferai faire un identique. C'est une véritable oeuvre d'art. Je lève les yeux vers mon cousin, soudain confiante, un sourire en coin dessiné sur mes lèvres.

- J'aime.

Soudain, je suis coupée par Jubilee qui arrive en trombe et nous annonce fièrement que le défilé va commencer. Je m'installe du côté droit du chariot, encore tremblante, mais me colle une expression de défi, de détermination. De ma main gauche, je me tiens du mieux que je peux, de l'autre, je dresse mon trident. Je remarque qu'Aloysius semble un peu mal à l'aise.

- Tout ira bien, je souffle, me voulant rassurante. Je ne peux pas m'imaginer affronter cette épreuve sans son soutient. Je souhaiterais réparer mes fautes.

Je n'entends pas la réponse d'Aloysius, s'il me répond. Sa voix est enterrée par l'hymne de Panem qui retentit. Les immenses portes de fer forgé s'ouvrent sur le Grand Cirque, et je suis illuminée par les projecteurs. Ma main gauche serre assez fort la rambarde pour me donner des ampoules, mais je darde l'horizon comme l'image que nous devons projeter. Celle de conquérants. Du moins, j'essaie, malgré le tremblement de mes jambes que j'essaie d'attribuer à la fraîcheur du crépuscule et de camoufler du mieux que je peux.

Le chariot du Un s'élance. Ils sont beaux. Très beaux. Les cheveux roux de la fille semblent s'enflammer dans le vent, alors que sa tenue brille de mille feux. Le District Un fabrique des objets de luxe pour le Capitole, et ses tributs le montrent bien. Vient ensuite le Deux. Comme des statues guerrières, ils jaugent l'assemblée comme s'ils étaient du pain de viande, arrachant des cris d'euphorie dans la foule. Et bien, il faut croire qu'au Capitole, se faire menacer de mort est en vogue. Le Trois les suit aussitôt, dans des combinaisons luminescentes.

Je manque lâcher un cri lorsque notre chariot commence son avancée. Je me reprends aussitôt, tâchant d'avoir l'air la plus solide possible. Le vent souffle dans mes cheveux noirs, et aussitôt, ma tunique légère devient vagues. Je jette un regard de défi à tous ceux qui croisent mon regard. Je veux qu'ils voient que je compte gagner ces Jeux. Revenir à la maison.

Je remarque qu'un nombre intéressant de personnes scandent nos noms. Que nous ne sommes peut-être pas les meilleurs, mais loin d'être les moins aimés. Je lâche un sourire, un petit rire. Soulagée. Je suis soulagée. Je lève mon trident vers le ciel, comme un trophée.

Finalement, nous arrivons en face du Centre d'Entraînement. Notre petit moment de gloire est terminé. Dans l'écran géant, alors que l'hymne se termine, je peux voir les costumes des autres tributs plus en profondeur. Ceux du Dix sont magnifiques. Ceux du Neuf et du Douze sont tristement pathétiques. Heureusement, la majorité des stylistes ont bien fait leur boulot. Bien que j'aie une sérieuse préférence pour notre costume, au Quatre.

Puis, il apparaît. Je le vois, en haut de l'estrade qui nous surplombe. À une distance de tir, là où je pourrais le tuer si j'étais armée, se trouve l'homme qui contrôle notre monde. Celui qui a détruit ma vie. Et qui s'apprête à voler celle de vingt-trois jeunes sans aucun problème. J'écume de rage. Je ne me suis jamais sentie aussi près d'un but et aussi impuissante. Je me ferme à tout alors qu'il entame son discours éternel relatant les Jours Sombres et les raisons des Hunger Games. Je ne sais pas si je garderais mon calme en écoutant ses provocations, et il n'est clairement pas le temps de faire quoi que ce soit de dangereux.

- Joyeux Hunger Games, et puisse le sort vous être favorable!

La dernière phrase que prononce le président me transperce l'esprit comme un fer de lance. Je relève les yeux en sa direction, celui-ci analysant les vingt-quatre adolescents parés de costumes, sûrement choisissant déjà ses préférés. Une fille lui lance une rose avant d'exécuter une révérence. Vendue, je pense, hostile. Cet homme... J'aurais voulu le défier du regard, me montrer fière et forte en sa présence, lui montrer que nous ne sommes pas ses pions comme à la Tournée du Vainqueur, mais je ne peux relever la tête. Je ne peux pas affronter celui qui fait de ma vie un enfer.

Je me défile de cette joute mentale et l'imite, jaugeant les vingt-deux autres tributs que mon cousin et moi. Les carrières ont l'air forts, très, très forts. Le garçon du Deux me dit quelque chose, mais sous son allure de statue grecque, je n'arrive pas à mettre le doigt dessus. Soudain, nos regards se croisent. Le garçon du Onze. Ses yeux bleus, très bleus, brillent sous la lumière des projecteurs. Il est très grand, probablement le plus grand de cette édition, et bien bâti. Quelque chose me souffle qu'être son alliée me serait plus utile que son ennemie. Ses cheveux blonds cendrés voltigent avec la brise du soir, et il me rappelle alors les jeunes du Marais. Il me rappelle Zoé. Mais ce n'est pas cela qui me trouble. Quelque chose se produit en moi, une sorte de mélange entre la peur et la hâte, un sentiment indéterminable. Je baisse aussitôt les yeux, et fixe mes mains de neige jusqu'à notre retour à l'intérieur.


Dernière édition par Sagitta S. Chase le Lun 25 Juin - 6:55, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: II,2. défilé - impressions tributs   II,2. défilé - impressions tributs Icon_minitimeSam 23 Juin - 23:14

Je ne voyais pas quoi dire. Vraiment. Ca se passait de commentaires. Quelqu'un pourrait-il m'expliquer comment ca se faisait-il que le district douze récupérait toujours les pires équipes ? Non sérieusement, c'est quoi cette tenue ? C'est quoi cette vieille salopette tâchée et ce casque ? Quel boulot de merde ! Quel styliste de merde ! Vraiment. J'étais énervée. Énervée car je avais déjà ce qui allait se passer. Nous allions arriver sur notre stupide char en portant ces … choses, et après ça, nous serons la risée des tributs, et peut-être même de tout Panem. Malheureusement, il était trop tard pour grogner, le char allait bientôt partir. Enfilant la tenue en grognant, je regardais Iugo, lui lançant un regard pleins de désespoir auquel il ne répondit pas. Soupirant, je montais dans le char et m’entraîna à sourire, car même si porter cette chose me donnait plus envie de me jeter sous les roues du char, il fallait que je tienne cette gimmick, il fallait convaincre le peuple Panemien que nous valions le coup. Il fallait vraiment qu'Iugo et moi transformions cette image du District 12. Il le fallait, c'était littéralement une question de vie ou de mort.

Je n'avais pas le trac, je n'avais même pas peur, j'avais … honte. Oui, c'était ça, j'avais honte sur mon chariot noir, à saluer la foule dans cette tenue, à faire semblant d'être confiante alors que j'avais envie de pleurer, de sauter sur le sol et de m'enfuir en courant. Mais il fallait que je sois forte, alors tandis que nous passions en dernier et que les applaudissements se calmèrent à notre passage, je décidais qu'il était temps de prendre mon destin en main et de montrer que ce n'était pas parce que je venais du douze que je n''étais qu'une petite mineuse insignifiante. Alors, dans un excès de confiance, je m'arrêtais de sourire et de lever les bras en l'air pour détacher les bretelles et les accrocher autour de ma taille. Retirant mon t-shirt, dévoilant ainsi à Panem mon soutiens-gorge noir comme le charbon, je pliais ce dernier pour m'en faire un bandeau que j'accrochais autour de mon front. Oui bon, ce n'était pas grand-chose, mais c'était toujours ça de pris j'avais envie de dire. Après tout, je n'avais rien fait d'autre que de retirer mon t-shirt, rien de bien exceptionnel quand on savait que parfois, les tributs se présentaient entièrement nus lors du défilé, mais pourtant, j'avais la vague sensation que j'étais en train de faire n'importe quoi et que la situation m'échappait complètement. Je n'arrivais pas à me rendre compte sur le public appréciait ou non. Oh et puis, de toutes façons, que ca fasse un bide ou pas, je voulaient juste qu'ils me remarquent, juste qu'ils me remarquent, rien de plus.

Arrivés derniers devant le centre d’entraînement, j'observais les tributs, tout en lançant des regards noirs à ceux qui avaient le malheur de me regarder d'un mauvais œil. Levant la tête pour observer Snow s’avancer, je frissona quand il prononça ces mots : « Joyeux Hunger Games, et puisse le sort vous être favorable ! »
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II,2. défilé - impressions tributs Vide
MessageSujet: Re: II,2. défilé - impressions tributs   II,2. défilé - impressions tributs Icon_minitimeDim 24 Juin - 17:28

II,2. défilé - impressions tributs Tumblr_m64po7J0wQ1rr3ttw Je n'avais aucune envie de faire d'efforts. J'étais démoralisé. C'était déjà fini, alors pourquoi prendre le temps de faire durer le suspens et le supplice ? De toute façon, je faisais confiance à nos stylistes pour nous enfoncer encore plus.

Autant dire qu'en enfilant le costume qu'on avait dessiné pour moi, je ne me faisais pas d'illusions. Passant après le district Un et le Deux, et ce malgré son statut de district Carrière, le Quatre n'allait probablement pas bénéficier d'applaudissements aussi nourris que les autres. J'en étais persuadé. Pourtant, quand en arrivant dans le Grand Cirque, ou du moins dans la pièce où les tributs et les chars attendaient, j'ai vu Sagitta, je me suis dit qu'elle au moins, elle allait avoir une chance. J'étais jaloux. Purement et simplement jaloux. Elle avait une sacrée allure, vêtue d'une tunique vaporeuse rappelant tantôt la mer, tantôt la tempête à chaque de ses mouvements. Je mis un moment à comprendre que j'avais moi aussi la même tenue. La styliste qui s'occupait de moi passa dans mon dos et enfonça une couronne sur mon crâne. Elle déposa la même sur les cheveux de Sagitta, une couronne en corail magnifique. Pour finir, son frère - Meeka, je crois - arriva vers nous et nous tendit un paquet. On se regarda pendant un bon moment, Sagitta et moi, un peu perdus dans la masse de tributs. On finit par l'ouvrir, dévoilant un magnifique trident, sans doute la chose la plus ouvragée que je n'avais jamais vu. Chaque détail était précisé avec une délicatesse et une main de maître. Ce genre d'objets devait coûter plus que le manoir que mon père avait acheté à ma mère lorsqu'ils se sont mariés, et Dieu savait que c'était une belle bâtisse. Nous sommes montés sur notre char, et chacun de notre côté, on a empoigné le trident. Je ne savais pas quoi dire, pas quoi faire. Sagitta et moi nous étions disputés, et elle ne m'avait pas adressé la parole depuis. En ce moment précis, je ne voulais qu'une seule chose : retrouver ma cousine. Celle avec qui je chassais, celle avec qui j'allais vendre des prises au marché noir. Pas une co-tribut qui ne m'adressait pas un mot et qui regardait au loin plutôt que de me sourire pour me dire que tout allait bien se passer. Je voulais retrouver ma cousine, mais je savais pertinemment que c'était impossible vu les évènements.

De plus, je ne savais pas vraiment quelle attitude adopter. On m'avait conseillé d'être moi-même, mais comment pouvais-je montrer qui j'étais ? Et puis, c'était la pire chose à faire. Si j'étais moi-même, je fixerais le sol, évitant tout contact avec le public. Et même si je savais d'avance que j'étais mort, je devais faire bonne figure. Ne pas faire honte à Eryk, peu importe où il était. Ne pas faire honte à May. Ne pas faire honte à ma soeur et à mon frère. Je ne pouvais pas me permettre de les laisser avec un goût amer dans la bouche. Le goût amer de savoir que je m'étais laissé couler.

Quand le char s'ébranla et que les chevaux se mirent à trotter, j'ai eu une montée d'adrénaline, et je me suis cramponné au manche du trident. Les choses sérieuses débutaient maintenant. Je dus me forcer à reprendre plusieurs fois mon souffle, qui se coupa malgré lui quand j'ai vu notre image, à Sagitta et à moi, sur un panneau géant. Nous ressemblions à un couple de dieux. Conquérants, vainqueurs, puissants. Nos tuniques flottaient, mimant des vagues, et nous donnaient l'impression de sortir de la mer. Le trident d'aigue-marine entre nos mains symbolisait la force du district Quatre. J'entendais les gens scander nos noms comme des sons étouffés. Rien d'autre ne raisonnait dans mon crâne qu'une seule phrase. Nous avions une chance. Non. J'avais une chance. Je pouvais m'en sortir, avec un peu de bonne fortune. Je pouvais. Peut-être pas grâce à une force quelconque ou à mes pièges, mais j'avais une chance non négligeable. J'avais fait mauvaise impression à la Moisson, mais je pouvais toujours me rattraper. Ca ne dépendait que de moi. Que de moi et de ma volonté à survivre. J'avais une chance.

Le reste du défilé passa comme une seconde. Du discours de Snow, je ne retins qu'une seule chose : si j'arrivais à tenir le coup, je pouvais gagner et retourner à la maison.
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Gemma K. Mubstin
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II,2. défilé - impressions tributs Vide
MessageSujet: Re: II,2. défilé - impressions tributs   II,2. défilé - impressions tributs Icon_minitimeDim 24 Juin - 20:19



Les premiers chars s'en vont et elle se redresse sur le sien en se tordant les mains. Elles sont moites. Son cœur bat à toute allure. Elle a peur, mais d'une manière inédite. Le trac a remplacé son angoisse de mourir. Celle-ci couve encore sous la surface, il ne faut pas se méprendre, mais l'importance de l'événement alliée aux sentiments confus qui étreignent sa poitrine en ce moment lui fait perdre toute logique.
Elle a envie d'essuyer ses mains sur sa tenue, pour la centième fois depuis une heure. Et cette fois encore, elle se retrouve obligée de s'arrêter en plein élan, se rappelant de quoi est faite sa robe. De métal. De fermetures Éclair. C'est... dingue. Dans le bon sens comme dans le mauvais. Gemma ne s'est pas encore décidé. Quand la styliste leur a détaillé leurs tenues, à elle et Fenugreek, elle a sérieusement douté de la santé mentale de la jeune femme. Puis on est passé aux essayages et les préparateurs l'ont menée face aux miroirs. L'image que lui renvoyaient ces glaces était véritablement... extraordinaire. Elle s'était mise à espérer, sur le coup.

Les chevaux piaffent, le char s'ébranle. Et les voilà qui déboulent au milieu de la foule.
Elle n'a pas regardé les autres tributs. Elle ne regardera pas ceux qui passeront après. Non. Elle s'en fout complètement.
La masse de capitoliens qui les acclame capte toute son attention. Ses oreilles résonnent de leurs applaudissements. « Gemma ! Gemma ! » entend-elle scander dans tout le Grand cirque. Au choc succède la félicité. Un sourire immense se dessine sur son visage. Elle oublie tout. Sa famille au district six. Ses amis, Finan, Luna. Sa mort prochaine. Ses ennemis. Dans son esprit ne subsiste plus que la sensation de bonheur, de gloire, de puissance. Un rire vient lui chatouiller les lèvres, elle le laisse s'exprimer. Sa robe se soulève alors qu'elle se penche en avant. Sa robe. Soudain, elle se rappelle le mécanisme. Comment a-t-elle pu oublier ça ?

Dans un geste qu'elle tente de faire paraître naturel, elle lève la main gauche à hauteur de l'oreille et appuie sur le bijoux tout simple qui y est accroché. Elle fait ensuite de même avec la main droite. Quelque chose se met alors à vibrer sous ses cheveux, lesquels se mettent à chauffer. La panique la reprend, mais elle essaie de la camoufler du mieux qu'elle peut en parcourant la foule du regard. Puis enfin, les trains émergent dans son cou. Elle ne peut retenir un frisson. La sensation est si inattendue. Les wagons miniatures commencent à lui tourner autour du cou en prenant de la vitesse. Gemma doit se retenir de ne pas leur jeter un coup d’œil comme son instinct l'y pousse. Cette chose va t'étrangler, te découper la peau, puis exploser. Des pensées charmantes remontent peu à peu à la surface. Mais elle ne doit pas y prêter attention.
Pour s'en convaincre, elle fixe au hasard une personne dans la foule. Cette personne crie, applaudit, rit. Si elle apprécie le spectacle, c'est qu'il en vaut la peine. Le Capitole ne s'amuse pas à amener en son sein des jeunes gens de chaque district pour les assassiner lors du Défilé. Non, sa styliste ne peut pas prendre le moindre risque avec elle. Les Jeux sont trop importants pour être ainsi gâchés. Leur fonction est essentielle : garantir la stabilité du pays. S'ils sont stables, la société l'est aussi.

Son char amorce le dernier tournant quand cette révélation la frappe de plein fouet. Les Jeux ne sont pas qu'une mise à mort. Ce sont les outils employés par le gouvernement pour garder l'équilibre de Panem. A la fois distraire et effrayer. Montrer le pouvoir du Capitole et dissuader ces fous qui se font appeler rebelles.
Les Hunger Games sont nécessaires à la société. Elle l'a toujours dit, toujours affirmé avec force. Pourtant, depuis son tirage au sort, c'est comme si tous ses principes étaient passés au second plan. Elle n'a fait que penser à elle. Et pas une seconde à la nécessité de tout cela.

Ils atteignent enfin le bout du circuit. Les ovations se poursuivent. Aucun nom n'est discernable parmi cette cacophonie. Tous ces hurlements prennent un sens nouveau. C'est comme s'ils exprimaient un amour au système dans sa totalité, et plus aux individus qui paradent devant eux avant d'être envoyés à la mort. Les tributs ne sont qu'un symbole. Mais un symbole immense, extraordinaire. Le symbole du sacrifice pour la pérennité de Panem.

Gemma se redresse tandis que le président Snow entame son discours. Les trains auront bientôt atteint le bas de la robe. Robe qui s'est transformée tout au long du trajet en char. De courte et entièrement métallique, elle est devenue longue et d'un noir étincelant.
Les mots du président bercent le cœur de la jeune fille. Elle est heureuse, rayonnante. Machinalement, sa main vient se poser sur son cœur. Toute sa peur l'a quittée. Enfin, elle se sent à sa place. Au centre du Capitole, entourée des puissants de ce monde.

Les trains repartent en sens inverse, refermant les fermetures pour rendre à la robe sa forme initiale.
La fin du discours approche. Gemma soupire de regret. Si seulement le temps pouvait se figer, là, maintenant... Mais ce n'est pas possible. Et c'est faire preuve d'égoïsme que de le souhaiter. Car en ce monde subsistent encore des gens qui ignorent tout de la magie du Capitole. Des gens qui ont besoin d'y voir plus clair, de profiter de la lumière divine que la capitale est prête à apporter à tous ses concitoyens.
Il reste un long chemin à parcourir. Il reste des tâches à accomplir. Éradiquer toute menace rebelle, détruire la moindre opinion négative envers le système. Les Hunger Games se trouvent au cœur de celui-ci. Et au cœur des Hunger Games, il y a les tributs. Et elle. Oui, elle va peut-être mourir au cours de ces Jeux. Mais ce sera pour la bonne cause.
Même dans la mort, elle aura un devoir. Celui d'offrir le plus beau spectacle possible à tous les habitants de Panem.

« Joyeux Hunger Games, et puisse le sort vous être favorable ! »

Gemma laisse retomber sa main et lâche un long soupir pour calmer ses émotions. Maintenant, elle a conscience qu'elle n'a plus rien à perdre. Soit elle gagne et tout est bien qui finit bien, soit elle meurt en sacrifice pour un monde juste.
Un sourire plus déterminé que jamais illumine son visage alors qu'ils quittent le Grand cirque.


Gemma ❖ You can't forget but you can move on
 


To know more about my life...*

Spoiler:
 




Dernière édition par Gemma K. Mubstin le Lun 25 Juin - 11:21, édité 1 fois
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II,2. défilé - impressions tributs Vide
MessageSujet: Re: II,2. défilé - impressions tributs   II,2. défilé - impressions tributs Icon_minitimeDim 24 Juin - 23:11

II,2. défilé - impressions tributs Tumblr_m33xnpPwpZ1ruh2sbo2_250

Le voilà, c'était le grand jour, ce grand jour où nous, les tributs de la 76th édition des Hunger Games, allons ouvrir le bal avec les chars. Ce moment que l'on voit à la télé, que les enfants ne comprenant pas le principe des jeux rêvent de vivre, les gamins du capitole bien sûr ! Je n'avais pas vue mon visage, mais je savais que Taylor avait fait du bon boulot, malgré son air de prétentieuse. Je lui faisais confiance, et j'espère qu'elle n'allait pas me décevoir. Pour l'instant je ne faisais que suivre les instructions. Quand j'aperçus Denahi près de nos cheveux magnifiques, je vis son crâne rasé sur le côté lui donnant un air de cannibale, mes yeux s'écarquillèrent alors, comme lui en me voyant. Il donnait l'air si puissant, si fort que rien ne pourrait lui résister, je l'admirais. Pas que je bave devant lui, mais j'admirais ce que son styliste du nom de Wael avait fait. Quand je vis Taylor, celle-ci me fit un grand signe et je me sentis pleine de honte devant tout le monde. Je marchais alors la tête haute. « Bon vous êtes près à vous dévoiler au grand jour ? » sortit-elle en tapant dans ses mains comme une folle. On lui aurait fait des couettes sur le côté elle aurait eu l'air d'une gamine de deux ans je suppose, vue sa réaction. Je regarde alors de plus près, la tenue de Denahi, lui aussi il ne s'était pas vue alors. Il était tellement beau, tellement fort, tellement puissant que je ne pouvais fixer mes yeux sur sa magnifique tenue de guerrier. Quand je relève la tête, je le vois, il me sourit. Le bruit du verre nous firent tourner sur nous-mêmes, et voir la glace. Soudain je me vois, je vois plutôt ma mère, non!Ma soeur... Eglenver.

Mes yeux sont maquillés telle une déesse, mes cheveux blonds bouclés comme une princesse accrochée dans un chignon en cascade avec des branches d'arbres faisant une couronne autour du petit chignon dans mes cheveux. J'admire ensuite ma robe, élégante, donnant l'idée de protection, de bonté et de survie en même temps, quelques atouts d'un gagnant. Mais quand je fixe les autres, je me dis que je ne suis pas faites pour gagner en fait ... Puis je tourne mon regard et je vois la chose qui me pousse à me jeter dans la foule, Castiel ... Je croise son regard et je sens le visage de Swaiin, des dimanches midis quand on se chamaille et qu'il me donne toujours raison. Je vois ces samedis soir, à essayer de jeter la pierre le plus loin possible dans le lac de son district. Je me vois lui faire des câlins comme une petite, je me vois me recroqueviller dans ses bras, le jour de la moisson d'Eglenver, le jour de sa mort, le jour où je crois l'avoir connue. Oui je le vois, ce garçon si mature, si fort, il va bien devoir m'affronter.
« ça va ? » Je me retourne et voie Jen, mon mentor. Je sursaute et soupir un peu, a t-elle deviner que je connaissais ce tribut?Que j'étais une rebelle et qu'elle allait me dénoncer au capitole?Je me sens bête, puisqu'elle aussi est une rebelle ... Enfin je l'espère. « Oui, c'est juste que les tenues sont ... belles .. » que dire d'autre?Quand on ne sait pas quoi dire, on se tait. Je regarde alors le regard bleuté d'une rouquine, la tribut du district un. Elle me regarde, mais méchamment. Qu'est-ce que j'ai bien pu lui faire, à moins que ce soit Jen qu'elle fixe, mais celle-ci fait comme ci elle n'avait rien vue, je me mets alors à sourire bêtement, essayant de cacher le maximum de stress.« Tu sais ce que tu as à faire ? » Cette question me déstabilisait, mais je devais lutter. « Je dois sourire bêtement, offrir la gentillesse et la protection d'une déesse guerrière un truc dans le genre ... » Citais-je d'une voix lasse, Taylor m'avait répété cette phrase pendant tout mon pré-parage.

Quand je vis les portes s'ouvrir, tout le monde acclame son tribut préféré. Suis-je une favorite? je ne sais pas, mais ils vont croire que le fantôme de ma soeur est revenu, et puis mes frères et soeurs me regarderont sûrement!Je fixe entendant chaque acclamation jusqu'à ce que je rentre dans l'arène. Je sens mes poignées se serrer sur le char. Je tremble, le regard dévisageant des gens me perturbe. Je tourne la tête pour apercevoir mon co-tribut jusqu'à ce que mes yeux se fixent sur mon grand visage, projeté. Je me sens forte, courageuse, remplis de haine envers ce gars dans son petit bureaux en train de se la couler douce. Je sentis mes joues rougir, mais surtout se pousser pour laisser place à mon sourire, le sourire que je fais souvent, le sourire naturel. Je pose le bout de mes doigts délicatement peints et lance des baiser au public. Je me fiche de ce que Denahi fait, moi je commence à jouer dès que je reçois la première carte de la partie!Je lance plusieurs baisers et reçoit des fleurs que je ramasse délicatement et que je lance doucement aux autres tributs, du six et du huit, puisqu'il nous entoure. Puis je me sens à une distance proche, je lance la rose rouge vers le président, faisant une petite révérence, de façon à me faire encore plus remarquer, et encore plus aimer. Je flatte le président, je suis vivante, c'est sûrement comme ça que ça marche ...


Dernière édition par R. Cybéline Blackheart le Mar 26 Juin - 8:10, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: II,2. défilé - impressions tributs   II,2. défilé - impressions tributs Icon_minitimeLun 25 Juin - 20:01



De l'agitation, des bijoux, des voix qui tremblent. Puis, soudain, le silence et l'obscurité m'entourent. Le temps d'une fraction de seconde. Le temps que nous franchissions l'antichambre qui nous mène vers le Grand Cirque et vers la gloire – un nouveau pallier vers la mort, mais un pallier nécessaire. Après avoir exercé une pression amicale sur la main tiède de ma styliste, je lâche ses doigts. Je sens dans les vibrations de ses phalanges qu'elle doit être au paroxysme de l'excitation. A mon côté, Viha reste stoïque. Quand la lumière aveuglante des projecteurs envahit notre champ de vision, nous ne daignons pas sourire, ni même saluer les visages réjouis qui doivent s'animer dans les gradins qui nous entourent. Nous nous contentons de regarder face à nous, impassibles. Le message est clair : nous sommes forts, nous vous l'avons prouvé l'an passé. Désormais, nous n'avons plus besoin de vous charmer. Vous connaissez la puissance du District Onze. Hope a d'ailleurs suivi cette logique dans la confection de nos tenues. Aucune fioriture ne nous pare, sinon ces quelques brins d'osier tressés dans nos chevelures. A vrai dire, cela n'est pas d'une grande utilité me concernant : mes cheveux d'un blond cendré ne contrastent pas avec la couleur de l'osier. En revanche, cela met grandement en valeur la chevelure d'ébène de Viha.

Les chevaux qui nous tractent s'ébrouent cependant que nous progressons dans le Grand Cirque. Devant nous, le char du District Dix est grandiloquent. Leurs tenues sont magnifiques, mais me paraissent trop perfectionnées. Les tributs ont l'air minuscules, dans tout cet entrelacs de matières et de couleurs. Au contraire, Viha et moi paraissons plus libres et légers que jamais. Il faut dire que le simple pantalon de latex beige et serré que je porte n'est pas vraiment imposant. Je suis persuadé que quiconque m'apercevrait au loin croirait que je suis totalement nu. Viha possède le même vêtement, mais son abdomen et sa poitrine sont couverts d'un bustier finement ouvragé, et tout d'osier tissé. C'est simple, mais très joli. Nous pourrions paraître fades aux yeux du Capitole si nos yeux n'étaient pas maquillés intensément. Plusieurs traits de crayon noir lourds soulignent notre regard et nous font paraître forts. Oui, nous respirons la force. Tout est fait pour cela ; la corne d'abondance que tient Viha au creux de son bras gauche, mais aussi mon torse nu, dont la musculature est accentuée par une épilation que je trouve personnellement grotesque. Cette nudité presque totale ne me met pas mal à l'aise. Je n'ai jamais été réellement pudique. Et si ça peut impressionner les gens du Capitole, alors je m'en accommode parfaitement.

Soudain, Viha esquisse un geste qui attire mon regard. Je l'interroge d'un froncement de sourcils, et elle me tend une pomme qu'elle vient d'extirper de sa corne d'abondance. Je souris alors, comprenant ce qu'elle veut que nous fassions. Et pour une fois, j'adhère totalement à sa mutinerie. Sans réfléchir d'avantage, je croque dans la pomme rouge que Viha mord au même instant. Nos lèvres se frôlent le temps que nous arrachions deux bouchées du fruit dont la saveur acide irrite mon palais. Nous sommes en train de sceller un pacte ultime, et personne ne peut s'y tromper. Mon sourire s'accentue cependant que je me retire lentement, passant ma langue sur ma lèvre inférieure pour y recueillir les quelques gouttes de jus de pomme s'y étant égarées. Le regard que Viha et moi échangeons brûle de défi. Autour de nous, le brouhaha des spectateurs s'intensifie encore, et des roses pleuvent.

Je me détourne enfin, et sans réfléchir, je vole la pomme de Viha pour l'envoyer choir dans le sable du Grand Cirque d'un petit mouvement délibéré et impassible. Ma co-tribut suit mon idée et laisse se déverser le reste du contenu de sa corne d'abondance entre nos deux corps. Les fruits et légumes roulent sur le char cependant que l'adrénaline roule dans mes veines. J'ai le temps d'apercevoir nos visages triomphants et hautains sur un écran géant avant que notre char se stoppe. Est-ce déjà fini ? Je n'ai même pas eu le temps de profiter ! Je laisse glisser à mes pieds le panier d'osier que Hope avait accroché dans mon dos, et croise les bras d'un air légèrement blasé. J'observe pour la première fois le Grand Cirque et toute la foule massée dans les gradins. On ne nous a pas menti sur la beauté des lieux. J'essaie de deviner les noms que scandent les habitants du Capitole, mais dans tout ce bruit, cela m'est impossible. J'abandonne, et mon regard se dirige de lui-même sur la tribune présidentielle qu'un homme vient de pénétrer. Je le reconnais aussitôt ; car il est l'individu que j'abhorre le plus au monde : Coriolanus Snow. Il semble si près de nous, ce dictateur qui a détruit ma vie ! C'est agaçant. Je serre la mâchoire pour m'éviter un juron, et autour de moi, le silence se fait.

La rose blanche que Snow porte à la boutonnière frémit, et le président commence son sempiternel discours. Las, je laisse mon attention divaguer sur les autres chars. Certains tributs sont mis en valeur par leurs tenues, d'autres moins. La plupart prennent un air victorieux, mais on sent à leurs frémissements que ce n'est que pour les caméras. De toute manière, ils seront tous morts dans deux semaines. Sauf un. Peut-être moi ? Car oui, tous ces adolescents vont être mes adversaires dans l'arène. Ce garçon efféminé du district Neuf, cette fillette du Sept, cet affreux gaillard du Deux et même cette fille aux allures angéliques du District Quatre. La tenue étrange qu'elle porte me laisse quelques secondes pantois. C'est comme si le tissu dans lequel sa robe est tissée était agité par des vagues. Le district de la pêche. C'est cohérent - ils ont hérité d'un styliste de talent ! Sentant peut-être mon regard charbonneux brûler sa peau diaphane, la jeune tribut se retourne et croise mes prunelles. Nous nous fixons un instant, sans ciller, pendant que Snow poursuit son discours soporifique. Je ne l'avais jamais encore aperçue, et même si elle se trouve à quelques chars de moi, son aura m'entoure en un instant. Cette jeune femme n'est pas une froussarde. Elle maintient mon regard, imperturbable, et je me surprends à trouver que son outrecuidance a quelque chose de séduisant. Quelque chose que ses traits fins ne réfutent pas. Oui, elle aussi, je vais devoir la tuer.

L'hymne de Panem retentit soudain, me forçant à m'arracher au regard de la jeune fille du Quatre. Notre char nous mène aussitôt jusqu'à un haut bâtiment que Viha et moi observons sans grande envie. Autour de nous, la clameur du Capitole rugit, incessante.
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Jackson-Blutch Hopkins
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MessageSujet: Re: II,2. défilé - impressions tributs   II,2. défilé - impressions tributs Icon_minitimeLun 25 Juin - 21:07


Pourquoi moi ? Mais pourquoi moi ? Qu'est-ce que j'ai pu faire pour mériter un tel sort ? Je veux dire, j'ai toujours été un gentil garçon, et mes parents m'avaient assurés que seuls les enfants pas sages étaient choisis pour aller aux Jeux. Et ceux qui se portaient volontaire, c'est qu'ils avaient été particulièrement vilains. Mais moi... Moi, j'ai toujours été sage, j'ai toujours écouté les plus grands que moi, je faisais bien mes devoirs, je rangeais toujours ma chambre... Alors... Je ne comprenais toujours pas. Enfin si, je pensais avoir deviné la raison pour laquelle on avait décidé de me punir. Quelques jours avant la Moisson, j'étais descendu dans la cuisine pour reprendre du dessert. Sans demander à mes parents, bien sûr. Le lendemain, quand ma mère s'en est aperçue, elle m'a sermonné, en me disant que c'était ce genre d'attitude qui conduisait les enfants aux Jeux. Je me suis excusé naturellement, et c'est tout penaud que je suis retourné dans ma chambre pour faire mes devoirs de vacances. Sur le coup, j'ai eu un peu peur, je vous l'avoue. J'ai vraiment cru ma mère, mais mon ami Kevin m'a assuré que je ne risquais rien. Il m'a dit que je n'avais que cinq chances d'y aller. J'ai jamais vraiment compris ces histoires de chances d'être tirés au sort. En fait, je ne vois pas à quoi ça rime, cette mise en scène tous les ans. Je sais de sources sûres que les adultes se réunissent une fois par an, pour nommer l'enfant le moins sage du district. Il faut croire que cette part de gâteau en trop, n'a pas plu à mes parents. Enfin, tout ça pour dire qu'aujourd'hui, je me retrouve au Capitole, et que je dois défiler devant les habitants. Je suis pas mannequin, je sais pas vraiment quoi faire, ni comment le faire. En plus, on m'a dit que je serai le premier à passer. Avec Glamoria, la fille de mon district, qui est venue avec moi. Elle s'est portée volontaire, elle a vraiment du faire quelque chose de grave pour en venir à demander à partir là-bas. En fait, elle me fait peur cette fille. Elle a une tête de voyou des rues, si vous voyez ce que je veux dire. Dès que j'essaie de lui parler, elle me crie dessus, ou essaie de me taper. Une fois, elle a même voulu me tirer les cheveux. Une vraie sauvage ! Dans le train, on a regardé des films bizarres. C'étaient des enfants qui se battaient. Y avait du sang, de la terre. J'ai eu envie de vomir. Alors c'était à ça que ça ressemblait les jeux ? Oui parce que j'ai jamais regardé une seule édition. Mes parents voulaient pas que je vois ça, ils disaient que ça risquait de perturber mon équilibre, que c'était pas un programme pour les enfants. Et quand j'entendais les copains en parler, ils décrivaient des trucs affreux. Du coup, je regardais pas. Mais quand on nous a montré les films pendant le voyage, j'ai failli m'évanouir en voyant les éclaboussures rouges. J'ai du avouer ensuite, que je ne supportais pas la vue du sang. Je vous jure, une fois, je me suis coupé le doigt avec un papier, et j'ai tourné de l'oeil ! En plus, ça faisait un mal de chien !

Nos stylistes - des gens aux noms bizarres, quelque chose comme Owl-Inn et Silayan, trop étrange quoi - avaient décidé de nous peindre en couleur argent. Je suis sûr et certain que c'est plein de produits chimiques ça. Je vais me retrouver avec plein de boutons sur ma peau délicate, ça va être une vraie horreur. Mais le pire de tout, le PIRE c'est qu'ils en on foutu sur mes cheveux. Je me suis mis à pleurer toutes les larmes de mon corps quand ils ont appliqué cette peinture sur ma chevelure. J'ai du me moucher sur l'écharpe d'un des préparateurs. Il est parti en maugréant des trucs incompréhensibles et trop bizarres. Ensuite, ils nous ont collé des pierres précieuses sur la peau. Ca gratte trop ces machins là, c'est trop trop chiant quoi. Et puis, ils nous ont dit des trucs du genre "soyez souriants, regardez le public et tout ira bien". J'ai commencé à marcher vers la sortie quand ils m'ont rattrapés pour m'emmener vers un chariot. Un chariot avec des chevaux. C'est immense ces bêtes là, trop terrifiant quoi. Je suis monté d'un pas mal assuré, bientôt rejoint par Glamoria. Je lui ai souris, et elle m'a fusillé du regard. J'ai alors baissé les yeux, et je me suis mis à ronger mes ongles. Je suis anxieux, je sais pas ce qu'il m'attend. On a entendu le bruit de la foule, puis les grandes portes se sont ouvertes. Quand les chevaux ont commencé à avancer, j'ai manqué de tomber du chariot, mais je me suis rattrapé de justesse à ma partenaire, que j'ai bien vite lâché. L'endroit était énorme, les gens criaient, sifflaient, nous acclamaient. J'ai vu mon image dans un écran géant, c'est trop bizarre. J'ai commencé à lever la main, pour leur faire des petits coucous, ça a eu l'air de leur faire plaisir. Je commençais à me sentir mal. Genre, pareil que quand je faisais du bateau sur le lac, chez moi. J'ai le mal de chariot, je crois.


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M. Denahi Sorensen
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MessageSujet: Re: II,2. défilé - impressions tributs   II,2. défilé - impressions tributs Icon_minitimeMar 26 Juin - 18:32


J'avais les mains qui tremblaient, malgré ma promesse à Wael et ma promesse à moi-même de faire mon possible pour sembler 'menaçant' j'avais les mains qui tremblaient. Comme à chaque fois qu'il m'était impossible de raser les murs afin de me fondre dans la masse sans me faire remarquer je sentais l'appréhension m'envahir, ma gorge était sèche et j'avais la sensation que mon coeur était sur le point de quitter ma poitrine pour aller se cacher dans un coin. Pourtant je tentais de faire bonne figure, aidé par le fait qu'être affublé d'un tel costume me donnait l'impression de pouvoir me cacher derrière et d'oublier provisoirement que c'était sur moi que les yeux se braqueraient quand viendrait mon tour ; Ils admireraient le costume, c'était ce que je devait me répéter. Il faut dire que Wael avait fait un travail remarquable et que lorsqu'il m'avait enfin autorisé à me regarder dans un miroir j'étais resté plusieurs secondes la bouche ouverte, reconnaissant à peine le reflet que j'étais en train de fixer. Mon styliste n'avait pas menti, les vêtements, le maquillage, la coiffure ... tout était pensé pour supprimer l'air candide en permanence attaché à mon visage et pour me faire paraître plus dur. Je ne pensais pas avoir l'air menaçant cela dit, parce que derrière ce tissu et cette peinture le mental ne suivait pas forcément, mais le plus important était que cela ne soit pas visible aux yeux des autres.

L'attente avant le début du défilé donnait lieu à la succession hétéroclite de tributs aux costumes parfois somptueux, parfois originaux, souvent étranges. C'était la toute première fois que nous pouvions nous découvrir les uns les autres, autrement qu'en visionnant les rediffusions des différentes moissons durant notre voyant en train. Les quatre plus hautains étaient sans aucun doute possible les carrières, et leurs costumes respectifs n'aidaient pas à les humaniser, bien au contraire ... j'avais furtivement croisé le regard d'une rouquine que je me rappelais être celle du district un ; Elle avait un regard carnassier, une façon de fixer les autres qui la faisait ressembler bien plus à un prédateur qu'à une adolescente. Je ne savais pas vraiment si c'était le fait qu'elle dirige un tel regard contre moi qui me mettait mal à l'aise, ou bien simplement l'idée qu'une gamine puisse avoir ce genre de regard. Quoi qu'il en soit j'avais rapidement préféré détourner mon regard pour me retrouvé hypnotisé par les tenues de ce que je pensais être le district trois ... Leurs stylistes avaient fait preuve d'ingéniosité et le résultat vous laissait bouche bée ; J'avais eut le même genre de réaction en découvrant celle du district cinq, bien que leur tenue soit un peu moins spectaculaire. Que dire en revanche de ce pauvre district douze ? La petite blonde semblait nager dans une salopette trop grande, et le casque posé sur sa tête la rendait encore plus frêle qu'elle ne l'était sans doute en réalité.
Incapable de me concentrer longtemps sur la même chose j'avais cependant rapidement lâché des yeux toutes ces histoires de tenues et avait reporté mon attention sur Cybéline. Nous n'avions pas réellement pris le temps de discuter ou d'apprendre à nous connaitre, c'était sans doute mieux ainsi et même si je doutais de réussir à la tuer de sang froid si je me retrouvais face à elle, je savais aussi qu'aucune alliance ne naîtrait entre nous et que nous irions chacun de notre côté ... C'était sans doute mieux. J'avais à peine jeté un coup d'oeil à sa tenue en réalisant qu'elle complétait la mienne, en revanche j'avais remarqué dès le départ que le maquillage et la coiffure la vieillissaient et lui donnaient un air moins enfantin ; Sa styliste avait décidé de ne pas prendre le risque de la faire passer pour fragile, mais ainsi elle avait aussi empêché aux capitoliens de s'attendrir devant sa frimousse. C'était un choix à pile ou face, tout comme l'était le fait de vouloir me faire passer pour un garçon battant alors que tous auraient le loisir de découvrir qu'il n'en était rien une fois l'arène ouverte.

L'hymne de Panem nous sortit tous de notre rêverie, et si les premiers tributs s'élançaient déjà il était temps pour les autres de se mettre en place pour ne pas louper le départ. Ecouant d'une oreille distraite les dernières recommandations de Jen, nous rappelant à l'un puis à l'autre de ne pas chercher à faire autre chose que ce que nos stylistes nous avaient recommandés de faire, à savoir entrer dans le rôle de notre tenue et sourire comme si nous étions heureux d'être là prêts à être jetés dans la gueule du loup. Pas de risque que j'agisse autrement, mon instinct de survie ne me mènerait peut-être pas assez loin, mais il était assez développé pour savoir que les stylistes connaissaient mieux leur boulot que nous ... et puis, nous n'avions pas si mauvaise allure au final, non ? Prenant place à côté de Cybéline dans notre char je me remémorais une dernière fois les conseils de Wael, et me tenant bien droit, les épaules baissées et le menton fièrement levé. A l'intérieur je ne faisais pas le fier, mais extérieurement je semblais faire preuve de beaucoup plus d'assurance que je n'en avais réellement.
Enfin nous avions fait notre entrée dans le grand cirque à la suite des deux tributs du six, l'opposition entre leurs tenues et les nôtres ne pouvant par définition pas passée inaperçue. Furtivement j'avais vu, comme pour les tributs qui m'avait précédé mon visage s'afficher sur un des écrans ; Mes yeux ressemblaient à ceux d'un félin, et les tatouages parsemant mon torse nu donnaient l'impression que je sortais tout droit de la jungle ... ou plutôt de la forêt, puisque c'était de là que je venais. Regardant à nouveau droit devant moi, le regard fuyant comme pour montrer mon détachement alors que j'essayais simplement de dompter mon stress, j'avais finalement attendu que nous arrivions au bout pour lever les yeux vers la tribune du président, cherchant sa silhouette avec curiosité et appréhension ; Voilà donc à quoi il ressemblait en vrai. Bien que moins menaçant qu'il ne l'était à travers un écran de télévision, nul ne pouvait ignorer que c'était par sa volonté que nous étions ici et que nous allions perdre la vie ; Un bras de fer dans un gant de soie, c'était l'expression la plus appropriée pour le Président Snow.



« i was in the wrong place at the wrong moment. »
SORENSEN ▬ one day, soon I'll hold you like the sun holds the moon, and we will hear those planes overhead, and we won't have to be scared, 'cause we won't have to be scared
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Dernière édition par M. Denahi Sorensen le Mer 27 Juin - 10:32, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: II,2. défilé - impressions tributs   II,2. défilé - impressions tributs Icon_minitimeMer 27 Juin - 3:52


Oh non… non… non non non ! Putain je ressemblais franchement à un… à un … à un épouvantail merde ! J’étais habillé en épouvantail ! En temps normal, ça ne m’aurait pas du tout déplu. J’adorais me déguiser, avoir l’air ridicule et faire rire les gens, mais quelque chose comme le défilé des tributs… c’était tout de même important, quoi ! Les autres étaient tellement beaux dans leurs costumes, que moi, finalement, j’avais presque honte. Même Silka était plus jolie que moi, avec cette… euh très délicate peinture marron sur le visage, et ces pétales brillants qui lui encadraient les joues et les cheveux ! On aurait dit qu’elle était barbouillée de boue, mais au moins l’idée était cool ! Elle ressemblait à une poupée. Moi, j’étais plutôt l’espèce de gnome qu’on avait juste envie d’enterrer dans son jardin. Personne ne voudrait me regarder si j’entrais dans l’allée comme ça ! Rah cette Kana ! Ma styliste était sacrément belle, et dotée d’une généreuse paire de seins, mais question mental elle pouvait repasser !


Je jetai un coup d’œil autour de moi, faisant déjà mes repérages. La fille du un,(une rousse comme ma Silka), était loin d’être aussi belle que ma partenaire, mais le garçon, un petit brun rigolo me semblait assez sympathique. Le pauvre, on aurait dit qu’il allait se vomir dessus tellement il était vert. J’étouffai un petit rire nerveux. Je décidai, en regardant tous ses gens, que j’aimais bien la fille du 3 (miam miam), le tribut du 4 même s’il avait l’air aigri comme une vache sans herbe, et le garçon du 6 (mais celui-là je l’avais déjà repéré depuis les rediffusions de la moisson ; je l’avais tout de suite trouvé attachant). Ce jour-là, enrobé dans ses petits trains, il avait simplement l’air d’un gros plouc. Quant à la fille à côté de lui ! Elle n’était tout de même pas pire que ceux du onze. De tout le défilé, c’était certainement eux qui avaient le costume le plus moche… des fruits ! Ah non, en fait, c’était moi le plus moche, j’avais déjà oublié que je portais un chapeau de paille.


Gling. Gliiiing. La cloche sonna le début du défilé, le départ du premier char. Bon, encore ces péteux du district un, déguisé comme des dieux… NON, ce n’étais pas de la jalousie qui m’animait, je ne les aimais vraiment pas. Des bisous par-là, et que je t’en donne encore, grrr… j’avais déjà envie de les égorger vifs, même si tout au fond de moi, je savais très bien que j’étais incapable de tuer qui que ce soit. Le deuxième char s’élança, puis le troisième, le quatrième, le cinquième, le sixième, le…oooohh ! elle était toute petite. Tellement petite que je ne l’avais pas remarqué. Le huitième, enfin… c’était notre tour.

J’attrapai la main de Silka pour la serrer fort dans la mienne. Vu ma réaction lors de la moisson, tout le monde savait déjà que j’étais prêt à tout pour elle. Selon mes mentors, stylistes, et préparateurs, j’étais déjà la risée de Panem. Ils me prenaient pour un fou. Un sourire implacable s’afficha sur mes lèvres. « c’est à nous ma poule » et puisque un évènement comme celui-là ne serait pas pareil sans notre petit jeu, elle me regarda avec ce même sourire diabolique qu’elle avait à chaque fois, et murmura lentement « c’est à nous, mon loup. Lève-toi et hurle de toutes tes forces que t’es un chimpanzé plein de cellulite quand on sera au milieu de l’allée ; cap ? » Oh oui, cap. « Mets tes mains sur tes seins pendant toute la durée du défilé en envoyant des baisers et des regards sensuels », dis-je alors que notre char s’avançait dans l’allée. Bien sûr, elle s’exécuta, et tout ce qui m’entourait semblait désormais bien moins important que cette vision d’elle faisant le remake d’un film pornographique. (Sergei m’en avait montré un, quand je m’entrainais chez lui, c’est de là que me venait l’idée.) Finalement, détachant mes yeux de sa poitrine parfaite, je regardai le public. Ooooooh ! Un cri de surprise ne put s’empêcher de s’échapper de mon organisme. Tous ces gens… ils étaient si beaux ! Enfin non, ils étaient moches ! mais tellement beaux ! Comment es-ce qu’ils arrivaient à être aussi moches, mais aussi beau ? Mon cerveau se reconnecta à la réalité. Merde c’était quoi déjà, le gage ? Ah oui.

« JE SUIS UN CHIMPANZÉ PLEIN DE CELLULIIIIIIITEEEEEEEEEEE » hurlai-je alors qu’on arrivait à mi-chemin. Comme elle me l’avait demandé, je m’étais mis debout, mais je m’aperçus rapidement que ce foutu chariot n’était pas stable, j’étais en train de tombé. A une seconde près, je disais bonjour aux milliers de grains de sables par terre ; mais avec chance, Silka m’avait rattrapé au dernier moment, me rabattant brutalement à ma place. Je rigolais de toutes mes forces, essayant de stopper les battements de mon cœur qui défiait les mille par minute. Puis, reprenant un souffle normal, je continuai à envoyer des bisous partout, à tout le monde, même à ceux qui me détestaient déjà, parce que c’est ce que je savais faire de mieux : me faire détester.

Derrière moi, d’autres tributs commençaient un petit jeu pour se faire aussi remarquer. Le onze se mit à balancer des pommes partout, ce qui me donna faim, et la fille du douze se retrouva les seins à l’air – ce qui me donna faim aussi. Quittant les autres tributs du regard, je m’attardai dans le public. Une dame, aux cheveux bleus et vêtue d’une robe longue de trois kilomètres balançait une pancarte gigantesque, où l’on pouvait distinctement voir écrit « SOUTENEZ LE 09 PARCE QUE LES FOUS DEBILES C’EST NOTRE PASSION » hm ? Chouette, cette dame me plaisait bien. Mais en regardant mieux, d’autres personnes, je m’aperçus que ce n’était pas mon nom qui revenait le plus souvent. Sur la majorité des affiches supportrices, c’était Titus. Bastard. Il venait de devenir ma cible numéro 1.


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MessageSujet: Re: II,2. défilé - impressions tributs   II,2. défilé - impressions tributs Icon_minitimeMer 27 Juin - 11:07

@heartbarbaraCette fois-ci, on sera réellement exposés. Pire qu'à la sortie des trains, pas autant que le soir des interviews, mais pour la première fois, on sera devant ce public. Ces gens qui n'ont rien d'autre à faire que de regarder des adolescents mourir sur leur télévision, alors que d'autres meurent de faim dans les districts. Zadig avait raison, ceux du Capitole n'y connaissent rien. Ils ne voient que leur jouissance personnelle, que leurs propres intérêts et loisirs.

Nos stylistes avaient fait une telle prouesse ... que jamais je n'aurais cru possible avant aujourd'hui. Peut-être que d'autres ont porté ce genre de chose à la capitale, mais pas chez nous. Même dans le Trois, les accoutrements les moins ordinaires restent ceux des Pacificateurs. On est des premiers districts, mais on n'est pas les plus riches. À vrai dire, le Trois est très souvent oublié, passé sous silence, mis de côté. Alors autant dire que je ne m'attends à aucun cadeaux de sponsors. Et si les gens ne me trouvaient pas assez bonne pour le rôle ? S'ils me trouvaient carrément détestable au point de forcer les juges à m'évincer d'un quelconque moyen que ce soit ? De toute façon, survivre plus de cinq minutes là-dedans sera un exploit : ils n'auront sûrement pas besoin de lâcher les bêtes pour moi. Le styliste qui s'occupait de moi me signala alors qu'il avait fini de me préparer, c'est qu'il était pointilleux et pas très aimable. Je lui souris néanmoins et regarde Félix, qui se trouvait à deux pas de moi. Techniquement, on devait être pareils. Alors pourquoi est-ce que j'avais peur du résultat ? J'étais tellement stressée à cet instant que je ne pus me retenir de rire : un fou rire, un rire nerveux, ce que vous voulez. Avec cette combinaison noire, il avait l'air d'un ... d'un ... je n'arrivais même pas à mettre un nom sur la créature dont il avait l'air ! « T'es splendide dans cette tenue moulante ... » lui lançai-je tout en ne cessant de sourire. Puis, sans savoir comment le styliste avait fait, les lumières scintillèrent sur son corps, suivaient des chemins tout le long de ses jambes et autres membres. Je voyais le même phénomène se produire sur mes bras, j'en conclus donc que je devais avoir la même allure. J'étais bouche bée ; à présent, il avait l'air magnifique.

Ce passage m'avait détendue. Le coiffeur-maquilleur s'arrangea pour que mon visage aille de paire avec nos costumes. Du noir, des brillants, et de la technologie comme on l'aimait au Trois. Le premier char avait déjà commencé à s'avancer dans le Grand Cirque et les cris les plus vigoureux qui soient retentirent. Décidément, il fallait mettre le paquet pour espérer rivaliser avec le Un ; mais cela ne datait pas d'aujourd'hui. Le Deux s'apprêtait lui aussi à faire son entrée. Je sentais que ça s'approchait. Et plus les secondes passèrent, plus cette boule dans mon ventre grossissait, plus mon coeur s'accélérait. On nous aida à monter sur notre char, aussi haut que je l'imaginais.

Puis les chevaux se mirent à trotter. Dans un réflexe, j'agrippai la main de mon co-tribut et je n'avais aucunement envie de la lui lâcher. Je me souviens encore des derniers mots de nos stylistes : souriez bien, et saluez le Capitole comme il se doit. Plus facile à dire qu'à faire ! J'étais bien trop terrorisée à l'idée de pouvoir tomber de ce truc en marche pour penser une seule seconde à regarder autre chose que mes pieds ! Au bout de quelques pas de chevaux, je me sentis plus à l'aise et décidai de les écouter. Avec un sourire peu rassuré mais tout de même présent, je levai mon bras en direction de la foule et l'agitai souplement. Je vis parmi le public des mines réjouies, splendides et toujours très colorées. J’agrandis alors mon sourire, comme en réponse à ces applaudissements certains : nos costumes y étaient pour beaucoup. Nos têtes s'affichèrent successivement sur les panneaux suspendus on-ne-sait-où.

Nous arrivâmes alors au centre de la piste, attendant les autres chars qui se faisaient appeler après nous. Je remarquai que nos costumes n'étaient pas les seuls étonnants et acclamés. Les couronnes du Quatre étaient magnifiques, tout comme le tournesol et l’épouvantail du district Neuf qui firent rire un bon nombre de gens dans le Cirque, y compris les tributs. Ces tributs savaient se faire remarquer, quitte à gueuler un bon coup ... Euh, ouais non, je ne pense pas que ce soit la meilleure des façons pour se faire remarquer. Quoique, ça pourrait marcher. Enfin, on les prend déjà pour des fous. J'ai hâte de voir ce qui se passera par la suite ; espérons juste qu'ils soient complètement timbrés, mais pas méchants.



Dernière édition par K. Blue Daell le Lun 16 Juil - 14:47, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: II,2. défilé - impressions tributs   II,2. défilé - impressions tributs Icon_minitimeJeu 28 Juin - 16:42


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Tandis qu’une main lui maquille les yeux, Katell finit de se réciter mentalement l’alphabet à l’envers. C’était une manière comme une autre de calmer son stress lorsqu’elle était gamine et, apparemment, cela lui est revenu tout comme on n’oublie pas le vélo. …D C B A. Son équipe de préparation a beau être adorable -si l’on ne tient pas compte de son enthousiasme agaçant et son extravagance digne de vrais capitoliens- Katell n’arrive pas à leur parler, à s’ouvrir à eux. Goitae, une jeune femme toute frêle à la peau plus orange que le fruit lui-même, lui sourit. « Ne fais pas cette tête là ! Regarde-moi cette beauté ?! J’aurais donné n’importe quoi pour porter cette robe ! » « Je te cède ma place volontiers… » Sa maquilleuse penche la tête pour essayer de l’attendrir, lui prend le visage entre ses mains. « Ne dis pas ça… T’as une chance énorme ! J’ai eu des échos et, les autres costumes ne sont pas à la hauteur des vôtres cette année, crois-moi ! » C’est ça, comme si cela pouvait lui remonter le moral… Goitae a un de ces accents qui vous font sourire, qui vous poussent à rêver d’exotisme. En la voyant s’éloigner, Katell se surprend même à se demander si elle ne vient pas d’une autre planète. Derrière ses airs du capitol, elle ne parait pas comme les autres mais… la jeune fille a appris à se méfier des apparences. Elle préfère garder ses distances, ne pas s’attacher à ceux qui la préparent à l’abattoir. « Allez viens ! Maël et les autres nous attendent. » « J’arrive, je vous rejoins... » Non, elle ne s’aventura pas à ressentir des sentiments amicaux envers ceux qui se réjouissent pour son statut de jeune tribut.

Près de la porte, un fauteuil. Katell prend un des coussins dessus et se met à crier à travers de toutes ses forces. Etouffé de cette manière, le stress qu’elle extériorise ne semble pas vouloir s’en aller. Elle a pourtant tout essayé ; faire le vide, réciter l’alphabet à l’envers, crier à n’en plus finir… Oui, elle a tout essayé mais, parfois tout n’est pas suffisant.

Une tête passe l’entrouverture de la porte, Goitae la regarde d’un air ahuri. Prise par surprise, Katell éloigne son visage du coussin et tourne la tête vers elle d’un air détaché. « Arrête donc ça ma chériiie ! » La maquilleuse a fini par céder à la tentation et rentrer dans la pièce. « Tu vas gâcher tout le boulot ! » Katell baisse les yeux, complètement blasée. « Regarde-moi ça ! » Elle touche le maquillage du bout des doigts et s’affaire aussitôt pour trouver ses outils. Il faut absolument qu’elle retravaille le fond de teint que Katell vient d’enlever. « Est-ce vraiment important… ? Après tout, on sera 24, personne ne fera attention à mon maquillage puis… » Elle vient de vexer Goitae mais, ne se rend compte que trop tard. Les yeux écarquillés, le visage tendu, sa maquilleuse repose le pinceau qu’elle venait de trouver et sors sans dire un mot. « Goitae attends ! » Pff, qu’est-ce qu’ils peuvent être susceptibles… Katell la suit et sors enfin de la salle de préparation. Dehors, tout le monde s’affaire. Plein de gamins déguisés discutent et, dans la pagaille, elle cherche désespérément des visages connus. Goitae a disparu de la circulation mais, après un tour sur elle-même, Katell trouve son char et son équipe au complet un peu plus loin. Goitae est là, elle semble déjà avoir oublié leur différent puisqu’elle lui fait signe d’approcher…

Avant de saluer tout le monde, Katell se dirige sans réfléchir vers les chevaux qui traineront le char. Ils s'agitent à la vue de sa coiffure. « Oh oh, doucement… » Elle pose une main sur le front de l’un d’eux et tente de le rassurer. Ou est-ce l’inverse… ? « Tu sais que t’es beau toi... ? » Elle avait de suite reconnu les chevaux du dix, ceux dont la famille de Mirage s’occupait pour le capitol. Un pincement au cœur, elle déposa un baiser sur le pelage de l’animal, ce qui entraina des grimaces de dégout parmi son équipe de préparation. Goiate, un rouge à lèvres à la main et un gloss dans l’autre, l’attend déjà pour réparer son erreur… Elle se laisse faire, lançant un regard plein de compassion à Maël. Mise à part Izaiah, il était le seul à qui elle pouvait parler librement, avec qui elle se sentait plus ou moins bien. Il était du même district qu’elle, il pouvait la comprendre. Le prenant à part, elle lui prit les mains. « Ca va ? » Question idiote ! « Je n’aurais pas cru qu’ils t’imposent la même coiffure. » Elle ne pu s’empêcher de rire nerveusement. « Cela te va plutôt bien, je te rassure. T’as vu les autres ? Certains costumes sont impressionnants… » Oui, elle est impressionnée, par tout ce monde, tout ce boulot fourni et… pourquoi faire ? Pour que des gamins se fassent aimer de ceux qui l’ont mis à mort. Elle montre le bas de sa robe. « T’as vu, là, en bas ? Apparemment, il y aura du rouge sang pendant la parade, pour représenter les abattoirs du dix… » Elle vit leur hôtesse approcher au loin. « …moi, cela me fait surtout penser au bain de sang qu’il y aura dans l’arène. » « Vous venez les enfants ? C’est bientôt l’heure… Et ne faites pas ces têtes d’enterrement, bon sang ! Faites nous rêver, faites vous aimer du public, souriez ! »

Tout alla très vite par la suite. Katell n’eu pas le temps de dire ouf que c’était déjà leur tour de rentrer dans le grand cirque. Un dernier regard vers Izaiah et leurs chevaux se mirent à marcher puis, trotter au même rythme que les autres. Comme dans un grand huit que l’on n’a jamais fait, Katell ferma les yeux pendant les premières secondes. Un petit vent lui fouetta le visage et, l’espace d’un instant, elle se cru à la maison, trottant sur le cheval que lui a offert cet ancien gagnant dont elle ne se souvient volontairement plus le nom. Un sourire sincère gagne son visage juste avant qu’elle ne se décide à ouvrir les yeux. Sa main avait frôlée celle de son co-tribut et, sans se rendre compte, Katell la lui avait prit pour se rassurer. « Ensemble ? » Son sourire est maladroit, pas vraiment convainquant mais, au moins, il est loyal. Sans attendre de réponse, elle se rapproche du jeune homme et met une main derrière son dos. Droite et fière, elle ne suit cependant pas les conseils de son hôtesse. Non, elle ne sourit pas, plus maintenant. Elle se contente de regarder son image et celle de Maël dans les écrans géants. Ils ne sont pas des ennemis, pas encore. Ils sont là pour représenter leur district et, c’est ce qu’elle compte faire. Unis, ils ne se laisseront pas faire et, les cris de la foule ne lui font pas peur, bien au contraire.

Devant elle, le neuf se fait remarquer. L’espèce d’épouvantail se met à crier comme un âne -ou plutôt un chimpanzé- et malgré elle, Katell se met à rire de bon coeur. Envolée, son envie de paraitre distante et froide. Son visage fermé laisse place à un sourire radieux, juste avant que les chars ne s’arrêtent les uns après les autres. Alors que tout le monde lève les yeux vers le président, Katell applique le comportement qu’elle avait prévu pour ce moment. Baissant la tête, elle ignore symboliquement le discours du vieux fou et arbore fièrement les cornes sur sa tête. Elle n’est pas là pour lui ni pour le capitol de toutes manières. Elle est là pour représenter au mieux son district et, c’est ce qu’elle fait…

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