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 IV,2. défilé - Impressions des tributs

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Caesar Flickerman
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MessageSujet: IV,2. défilé - Impressions des tributs   IV,2. défilé - Impressions des tributs Icon_minitimeSam 7 Juin - 14:37

impressions des tributs

Le défilé a eu lieu, et pour ne pas perdre de temps dans la suite des événements, nous préférons que vous postiez un rp résumant les impressions des tributs. Faites court, long, comme vous voulez, mais privilégiez les autres rps qui arriveront très très rapidement. I love you
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Yorell T. Moon
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MessageSujet: Re: IV,2. défilé - Impressions des tributs   IV,2. défilé - Impressions des tributs Icon_minitimeLun 9 Juin - 19:48

Défilé

J'ouvris les yeux. La maquilleuse venait de finir de poser les pétales d'arabesques sur mes cils postérieurs, après un épais trait d'eyeliner sur ma paupière. Autour de moi s'affairait Diana, ma mère, qui donnait les directives à ses employés. Je plongeais mon regard sur mon reflet dans le miroir. J'étais comme métamorphosé. Je n'arrivais pas à croire que c'était moi, dans cette tenue si bien travaillée. Ma mère s'approcha et réajusta la choucroute de voile de mariée sur mon épaule, caressant ensuite ma joue du bout de ses ongles vernis. La maquilleuse accrocha la dernière mèche bleutée dans mes cheveux teints en noir pour l'occasion, ramenant ensuite ma frange sur mon visage pour dessiner ma coupe habituelle. Je clignai des yeux rapidement, tendant mes bras sur les côtés pour que mes manches soient ajustées par tout le petit monde. Il fallait se dépêcher, le défilé n'allait pas attendre. Une fois prêt, la salle se vida et juste ma mère resta à mes côtés, pour les derniers petits détails. « Tête haute, dos droit, et surtout le sourire, fils ! » déclara fièrement Diana Moon avant que nous sortions de la salle de préparation. Nous marchions d'un pas rapide. Elle me faisait presser le pas, sa main délicatement déposée entre mes omoplates dénudées par le dos de ma chemise nu. Je pouvais apercevoir quelques autres tributs avec leurs stylistes. Le temps des premiers regards, de savoir qui serait vulnérable au premier abord. Je plissais mes yeux, tamponnant mes pétales d'arabesques sur ses cils inférieurs. Puis, je pénétrai dans le grand hall où les chars attendaient patiemment leurs propriétaires. Ma mère me guida vers celui du district huit où j'aperçus Yseult, l'associée de Diana, et Brooke, ma co-tribut. Diana esquissa un large sourire et offrit une accolade généreuse aux filles, s'excusant pour notre retard. Je restais en retrait, les yeux discrètement rivés sur l'agitation autour de nous. J'avais accordé une légère attention à la rouquine qui m'accompagnait dans cette curieuse aventure. Sa tenue concordait avec la mienne. Normal. Je m’attardai sur les autres malheureux des hunger games. Les carrières étaient largement plus à l'aise que nous autres pauvres inespérés. Je plaignais les chars qui allaient suivre le nôtre. Ils n'étaient pas réputés pour leur grande richesse, tout comme mon district. J'essayais de croiser le regard des autres tributs, pour cerner leur peur flagrante ou leur joie intense de découvrir ce nouveau monde. Découvrir ce qu'ils n'auraient jamais sauf s'ils se battaient pour survivre dans cette arène.

« Allez allez, on s'installe ! Et n'oubliez pas de sourire. C'est le plus important ! » Diana tapa plusieurs fois dans ses mains et aida Brooke à monter sur le char. Je grimpai à sa suite, m'installant sur la gauche, pour suivre la tradition du défilé au grand cirque. Je serrai mes mains contre la rambarde, pour m'y tenir une fois que nos chevaux allaient s'élancer sur la piste. Je pouvais entendre le brouhaha à l'extérieur. Tous les capitoliens étaient aux aguets, trépignant d'impatience de rencontrer les nouvelles coqueluches de ces jeux représentant leurs origines. Les stylistes quittèrent ensuite le hall. Nous étions donc livrés à nous-mêmes. Je jetai un œil à Brooke, debout à mes côtés. Que pouvait-elle bien penser en ce moment même ? Je n'osais pas lui parler. Je n'en avais même pas envie à vrai dire. Je devais me concentrer sur ce défilé, pendant ces quelques minutes où nous étions sublimés pour la première fois. Enfin, les portes s'ouvrirent et le premier char s'élança dans le grand cirque. J'attendis que nos chevaux suivent le pas pour me dresser, menton relevé, suivant les indications de notre équipe de préparation. A un seul détail près: pas de sourire. C'était plus fort que moi ! Sourire ne faisait pas partie de mes principes, je n'arrivais pas à étirer mes lèvres. Et hors de question de faire des petits signes. Tendre la main pour que le président nous bouffe le bras, non merci. Mes mains restèrent collées à la rambarde tout le long. Lorsque notre char arriva à la vue de la foule, je ne savais plus où regarder. Trop de monde. Trop de couleurs. Trop de bruits. J'étais décontenancé. J'en oubliais même Brooke et ses gestes. Je fronçai mes sourcils, agacé par la joie qui régnait dans ce cirque. Ils trouvaient ça si intéressants que ça ? De nous voir sublimés avant d'emprunter le couloir de la mort ? C'était vraiment ça, leur passion dévorante ? Vivre pour voir des enfants mourir dans l'arène ? Répugnant. Mon regard se fit d'autant plus dur. Je me moquais de plaire ou non à tous ces superficiels. J'étais d'un naturel froid, distant, avec ma part de mystère que j'aimais partager. Ils devaient se faire une évidence: s'ils voulaient m'aimer, alors ils allaient devoir aimer mon visage neutre à la limite de l'insolence.

J'avais conscience que l'équipe qui nous briefait Brooke et moi allait m'incendier. Me faire remarquer mon caractère distant. Ce n'était pas comme ça que j'allais m'attirer des sponsors. J'avais besoin d'eux néanmoins. Je m'en rendis compte lorsque je vis mon visage passer une, voire deux secondes en gros plan alors que toutes les caméras alternaient entre les vingt-quatre tributs. L'image que je renvoyais était...mauvaise ? Ouais, c'était le mot. Même si je ne comptais pas changer radicalement de caractère pour les beaux yeux de Snow et ses sous-fifres, je pouvais me permettre de m'égayer. Légèrement. A la limite du raisonnable. Parce que je n'étais pas un petit toutou. La caméra se pointa de nouveau sur moi. Je rivai mes yeux sur l'écran, avant d'esquisser très légèrement les lèvres pour sourire. Mon dieu, je détestais ça. Mais je devais faire des efforts. Faire des efforts pour permettre à mes mentors de récolter de l'argent qui servirait plus tard à sauver l'honneur du district huit. Mais toute cette comédie était bientôt terminée, lorsque les chars se réunirent sur la place qui faisait face au président Snow, lui-même debout fièrement devant son micro. L'hymne de Panem retentit, le discours élogieux de cette enflure fut prononcé, et moi j'avais envie de partir. Prendre un cheval et faire demi-tour. Mais je restais néanmoins calme, n'écoutant même pas les paroles empoisonnées du chef du pays. Après que la foule nous eusse tous acclamés, les chars disparurent un par un jusqu'au hall où les équipes nous attendaient, donc Yseult, Diana et Iris. C'était enfin terminé. Je poussai un soupir de soulagement. Une fois le char arrêté à son emplacement, je descendis le premier pour ensuite aider Brooke à faire de même, sans lui accorder de regard. Iris sautillait de joie, satisfaite du travail exemplaire de ma mère pour nos tenues de défilé. Chacun avait fait son petit effet lors de cette parade, et j'osais espérer que mon impression ne fut pas si mauvaise que cela. Je me permis d'observer une dernière fois les autres tributs, pour scruter leurs regards et leurs réactions. De quoi se préparer aux entraînements à venir. Toute l'équipe rebroussa ensuite chemin pour rejoindre les appartements et retrouver un confort que nous n'avions jamais connu. Un confort dont il nous fallait profiter, avant que la mort nous prenne tout. Nous prenne nous, martyrs de jeux qui n'auraient jamais eu lieu d'être.






« 2295 - 2313 »
I learned a long time ago that some people would rather die than forgive. It's a strange truth, but forgiveness is a painful and difficult process. It's not something that happens overnight. It's an evolution of the heart. ©️ .bizzle
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MessageSujet: Re: IV,2. défilé - Impressions des tributs   IV,2. défilé - Impressions des tributs Icon_minitimeMar 10 Juin - 1:15

J'étais maintenant à coté de mon char, habillée, maquillée et surtout prête pour une opération séduction envers le Capitole, si je présentais bien, j'allais pouvoir peu être m'attirer quelques sponsors ce qui serait plutôt utile, alors que je prenais place sur le char, Levi arrivait et se joint à moi sur le char, nous avions fière allure dans nos tenus de défilé, je n'avais pas le courage de parler à Levi car j'étais rongée par plein de sentiments étranges, j'avais peur, peur de l'inconnu peur de ne pas plaire peur de mal faire et surtout peur des autre tributs, nous avions tous fière allure même si certaines tenues étaient décevantes sans doute pour les tributs.. En même temps j'étais excitée, j'allais avoir un moment les yeux du monde braqué sur moi, je serais le centre de tous les regards au moins un court instant, et j'avouais trouver cela plutôt sympathique. Enfin, j'étais heureuse, heureuse d'avoir Levi à mes cotés, une valeur sure, quelqu'un de fiable sur qui compter, enfin de compte j'étais presque contente de partager ce moment avec lui, même si cela signifiait que j'allais devoir plus tard l'affronter. J'étais heureuse de mes mentors, ils avaient sans doute déjà commencé à travailler pour nous, ils étaient toujours de bon conseil et malgré les apparences, je savais pertinemment que je pouvais avoir une confiance aveugle en eux, et pour finir j'étais heureuse de voir que je n'étais pas la seule perdus dans ses nouveautés, nous, tributs nous étions tous pareil, des enfants, pas assez grand et pourtant nous devions agir comme des adultes...

L'hymne commençait à résonner et les portes s'ouvraient, nous allions commencer le défilé, les chars commencèrent à avancer, le un en premier donc nous étions les cinquièmes, le milieu, noyé dans la masse des chars certes mais ni trop loin des premiers pour être ignoré ni trop loin des derniers pour quoi malheureusement les stylistes n'étaient pas les plus imaginatifs, donc nous sortions un peu du lot quand même, notre char entrait dans le Cirque, Je ne tremblais pas, je saluais la foule, souriante, il me fallait séduire, il me fallait attirer l'attention des gens fortunées, alors je glissais des baisés dans toute les directions, j'entendais les gens hurler d'ivresse sur le passage des chars et soudain, je reconnu une voix, Payne, elle chantait, il fallait bien le reconnaître, elle mettait son cœur pour nous soutenir, rapidement mon regard se posa sur elle et j'esquissais un sourire, elle m'amusait avec ces cycles de bonheur et de tristesse, elle était à part et je l'appréciais pour cela. Puis je vis mon image flottant sur des drapeaux, j'étais belle, la styliste avait raison, j'étais presque sonnée par mon image, mes cheveux n'avaient jamais été aussi beau, mes épaules brillaient comme deux phares avec ces paillettes qui les couvrait, j'étais contente de résultat, j'avais peu être mes chances d'attirer une ou deux personnes à me sponsoriser qui sait..

Nous étions au trois quart du cirque lorsque je pris la main de Levi et leva nos mains unis vers le ciel, c'était un moyen de dire que nous étions deux amis, deux personnes et nous allions affronter le capitole ensemble, avec ce contact avec la main de Levi, toutes mes peurs partait, j'étais rassurée, comme un enfant avec son doudou, j'étais donc, prête à affronter la fin du défilé, lorsque nous arrivions devant l'estrade du président, je baissais ma main ainsi que celle de Levi, il était temps maintenant de faire "honneur" au président et d'écouter ses paroles comme chaque année. Après quelques minutes,nous retournions dans les coulisses, ainsi, j'avais survécu à cette épreuve, alors que les chevaux s’arrêtaient, je descendais du char, j'étais soulagée, une chose de passée, maintenant, je devais penser aux entraînements qui allaient commencer dés demain. J'avais déjà une petite idée, me concentrer sur la survie, car je n'avais jamais pratiquer aucun entrainement de ce genre, le reste viendrait après.. Au fond de moi je me disais que ma grand mère devait être fière, je n'avais pas trahie le cinq et je ne le ferais pas pendant ces jeux...
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MessageSujet: Re: IV,2. défilé - Impressions des tributs   IV,2. défilé - Impressions des tributs Icon_minitimeMar 10 Juin - 20:39

Et voilà. On avait enfin fini de me préparer.

Je m'étais dis qu'il fallait que je garde la surprise jusqu'au bout, qu'à la fin de ma préparation, j'ouvrirai les yeux devant un grand miroir, et je me contemplerais, ravie de porter une sublime tenue, que j'avais vu tant de fois sur l'écran de télévision dans notre salon. Le travail des stylistes que j'avais toujours admiré, leur originalité étant à l'honneur, leurs tenues à la hauteur de mes espérances figuraient toujours dans mes rêves les plus fous, de toutes les collections, j'avais souvent rêvé de porter et même créer celle des tributs, de la parade, puis de l'interview.
Je m'étais dit que le travail de l'équipe qui s'occupait de moi-différente de celle que j'avais rencontré dans le train, mais sympathique tout de même- serait remarquable. Ma styliste était une femme aux cheveux bruns et d'âge mûr. Elle avait une tête à avoir tout vécu et connu, un air blasé de Capitolienne fatiguée par le temps.
Elle fumait. Elle tenait dans une main sa cigarette, anormalement longue, et dans l'autre un morceau de tissu qu'elle s'empressait d'ajouter ou de comparer à ce que je portait.
Elle ne parlait pas. J'entendais sa voix que lorsqu'elle me demandait, avec ses assistants, si ma tenue me serrait ou pas, si c'était correctement ajusté ou non.
Sa voix était assez rocailleuse.

J'étais donc devant le miroir, les yeux clos. Quand j'entendis l'équipe dire que c'était bon, j'ouvrais les yeux.

Au début, je me dis que ce n'était pas possible. Que c'était un malentendu.
Je m'imaginais déjà ce que j'aurais fait, les tissus et motifs que j'aurais utilisé. Mais je n'avais jamais pensé à cela. Surtout pas à cela.
J'étais tellement surprise que je n'avais pas réagi.
J'étais un tournesol géant.
Des pétales jaunes immenses entouraient ma tête. Mon visage était entièrement marron.
Je me retournais, et l'équipe me fixait, en souriant. Impossible. Ce n'était pas possible.
Je tournais la tête, vers Nathael, prêt avant moi. Un épouvantail.
Il flottait dans sa chemise à carreaux et avait l'air mal à l'aise.
Je rejoignit le char, forcée et poussée.
Je me retourne vers l'équipe qui s'est occupée de moi. Ils ont fait tellement d'efforts. Ils ont l'air si fiers. Et puis, il faut l'avouer, ma styliste est fort intimidante.
Je me tais et prends donc place aux côtés de Nathael.
Lorsque nous nous révélons à la lumière du jour, et aux yeux de tout le Capitole, installé dans des gradins, et poussant des exclamations, je ressens l'envie immédiate de repartir à l'ombre où on ne nous voyait pas.
Mon cœur qui bat à toute allure est illustré par les cris de surprise des Capitoliens.
Je regarde les autres tributs, en face de moi. C'est la première fois que je les vois en vrai, même si certains sont assez loin.
Il y a des tenues vraiment époustouflantes, des tenues serties de joyaux, de paillettes, de fil d'or, de pierre précieuse. Des tenues qui brilles, qui illuminent tout le reste.
De fabuleuses tenues.
Je garde un fisage calme, un regard droit.
Je regarde les autres chars s'avancer lentement, les chevaux qui trottinent.
Je jettes un rapide coup d'œil à Nathael.
Puis je resserre un peu plus la barre en métal posée à l'horizontale devant nous, en me rapprochant légèrement de lui lorsque les cheveaux accélèrent légèrement leur pas, rythmé par la cadence des faibles tremblements de notre support.
Lorsque le tour est enfin terminé, que nous sommes revenus devant notre hôte et Elyas, nous assistons à la colère d'Iron. Et nous restons figés, à l'écouter.

« Retirez-moi ça ! Vous n’avez donc aucune estime ? »

Je file vers mon équipe, et lorsque je passe devant Elyas, je lui adresse en chuchotant :
"C'était horrible."

Je passe au moins une bonne dizaine de minutes pour m'enlever ce brun foncé fait de quelques reliefs encore plus bruns du visage, puis j'enlève les pétales affreux posés autour de ma tête.
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Zeena A. Kenway
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MessageSujet: Re: IV,2. défilé - Impressions des tributs   IV,2. défilé - Impressions des tributs Icon_minitimeMer 11 Juin - 18:50



THE PARADE.



Des larmes, des larmes et encore un peu plus de larmes. Je les ai désespérés pendant la préparation, j’en ai bien conscience, mais j’étais incapable de me maitriser. Ils m’ont fait mal. Ils disaient que c’est pour mon bien, me rendre jolie, pour que j’impressionne les capitoliens et remportent des sponsors, mais ça n’a pas suffit à me consoler. J’aurai aimé que Delysia soit à nouveau à mes côtés pour me tenir la main et sécher mes larmes, mais elle n’était visible nul part. Un des membres de l’équipe m’a expliqué qu’elle devait se préparer elle-même et que le voyage l’avait fatiguée et moi, je me suis juste sentie trahie. Abandonnée.  
Le pire moment a été celui où ils ont voulu toucher à mes cheveux. Les cheveux que papa a lui-même tressés amoureusement avant que je rejoigne la Grand Place, avant que mon sort soit scellé… Je ne voulais pas qu’ils y touchent et pour la première fois, je n’ai pas hésité à me défendre et à essayer de leur résister physiquement. Ca n’a pas été tellement concluant. Un Pacificateur est vite intervenu et m’a secouée sans ménagement pour que je me calme. Il s’est fait disputer par l’équipe de préparation quand ils ont remarqué la marque de sa main imprimée sur mon bras. Je crois qu’ils étaient plus contrariés par la marque en elle-même que par la manière dont il m’avait traitée d’ailleurs.
Après ça, j’ai été un peu plus docile, même si j’ai continué à pleurer sans discontinuer. La dame chargée du maquillage m’a fait boire un verre contenant un sirop sucré et après je me suis sentie un peu mieux, un peu plus…apaisée. J’ai même rigolé sas trop savoir pourquoi pendant un moment.
Quand ils en ont enfin eu terminé avec moi et m’ont confié aux mains du styliste de mon district, Monsieur Owain Starkweather, je n’avais plus aucune larme à verser et j’étais sur un petit nuage. Je ne me souviens même pas trop de l’instant où j’ai découvert ma tenue… Tout ce que je sais, c’est que j’ai poussé une petite exclamation d’excitation, avant de me murer dans un silence admiratif. Tout ça pour moi ? Pour vrai ? J’avais envie de pleurer de joie et, voyant mes yeux commencer à rougir, la personne chargée du maquillage s’est empressée de détourner mon attention pour que je ne ruine pas son travail…

Tout s’est passé très vite. On m’a passé la robe, deux ou trois retouchent ont été apportées, on m’a complimentée, on m’a conseillé de me tenir droite, de ne pas pleurer (bien entendu) de sourires au caméras, d’exécuter une petite révérence une fois devant le President Snow et blablabla. J’avais du mal à tout suivre. Mon cœur battait follement dans ma poitrine et tout ce que j’avais envie de faire, c’était m’admirer dans ma tenue. Ce qu’il ne m’a pas été permis de faire. Peut-être qu’ils avaient peur que je recommence à pleurer…
Quand j’ai voulu aller caresser les chevaux, on m’en a également empêché et on m'a hissée sur le char où j’ai patienté pendant une éternité (ou quelques secondes), en compagnie de Leevy qui refuse toujours de m’adresser la parole. Delysia est arrivée près de nous après un moment, pour nous donner encore quelques conseilles et nous encourager. Et puis elle a disparu et on m’a demandé de me tenir prête.
« J’ai envie de faire pipi… »
« Retiens-toi ! »
Je me suis donc concentrée sur ma vessie et lui ai ordonné de tenir bon jusqu’à la fin du défilé qui n’a pas tardé à débuter.

Quand le char s’est tout à coup mis en branle, j’ai poussé un petit cri de surprise et me suis raccrochée à la main de Leevy qui m’a écartée comme si j’étais un vulgaire insecte venu lui bourdonner dessus. Il n’est pas très gentil Leevy… Mais peut-être que c’est parce qu’il a peur ou qu’il est triste. Parfois, mes frères ne sont pas tellement gentils parce qu’ils sont contrariés, mais ça ne veut pas dire qu’ils ne m’aiment plus ou sont méchants.  
Il ne m’a pas fallut bien longtemps pour trouver mon équilibre et parvenir à rester droite sur la plateforme. Droite et fière. Penser courage. Ne pas pleurer, ne pas flancher. Surtout ne pas tomber… Sourire ! Ne pas se faire pipi dessus. Saluer la foule de la main. Il me faut un moment interminable pour y parvenir, tant je suis scotchée (pour ne pas dire terrifiée) par la vision que m’offre la foule en délire qui nous entour. Je ne distingue pas vraiment les visages, juste des tâches colorées à perte de vue, qui contraste avec le gris des bâtiments immenses et s’agitent en tout sens.
Et puis tout à coup, je vois mon propre visage apparaître sur un des écrans encadrant le passage…

Citation :
« Inspirées par la déesse grecque de l'agriculture, Déméter, les tenues des deux tributs du onze font honneur à la spécialité de leur district. La jeune Zeena se tient fièrement dans une robe longue, fluide et virevoltante lui donnant une impression de légèreté, le vert amande du tissu dégradant depuis la moitié des mollets et jusqu'au bas du tissu vers un jaune ocre rappelant la terre. Le drapé du tissu lui cache une des épaules et les manches, bien qu'assez longues pour atteindre les genoux, sont fendues sur toute leur longueur pour laisser apparaître les bras de la demoiselles. Autour de son bras gauche s'enroule d'ailleurs une liane plus vraie que nature, bien que sertie d'émeraudes destinées, par leur brillance, à attirer l’œil du spectateur. Dans les cheveux de la demoiselle, noués en un chignon défait dont quelques mèches retombent sur son visage et sa nuque, quelques fleurs des champs mauves côtoient un épi de blé, le tout retenu par une fine tresse partant d'une oreille et entourant le chignon jusqu'à l'autre. Elle est chaussée de spartiates dont les lanières de cuir remontent jusqu'à mi-mollets et apparaissent dès que la vitesse du char permet de faire suffisamment virevolter les pans de la robe. »

Dès que j’arrive en vue du President Snow (enfin je présume que c’est lui), j’adresse un sourire dans sa direction et penche légèrement la tête en m’abaissant, tenant ma robe d’une main fébrile comme la dame me l’a montré. Je ne sais pas trop ce que ça a donné et je ne suis pas sûre de vouloir y penser trop longtemps. J’espère juste qu’il ne m’a pas trouvé totalement ridicule… J’ai envie qu’il me trouve jolie. J’ai envie que tout le monde me trouve jolie et je veux avoir l’air forte. Je veux que Papa et les garçons soient fiers de moi. S’ils me regardent, je veux qu’ils soient impressionnés par mon calme, mon courage et ma beauté. Papa m’a toujours dit que je suis jolie, comme Maman, mais aujourd’hui, s’il me le disait, je pense que je le croirai…

Avant d’avoir pu réellement réaliser ce qui vient de se produire, le char fait déjà demi-tour pour nous ramener vers le grand hangar d’où nous sommes partis il y a une seconde, ou bien une éternité. J’ai toujours du mal à me rendre compte. On m’aide à descendre de la plateforme et on m’entraine déjà autre part, avant que j’ai pu réellement saluer les autres tributs qui m’ont pourtant entourée tout ce temps. Je n’ai même pas le temps de dire au revoir aux chevaux…
Tout va trop vite ici. Et c’est seulement dans l’ascenseur que je commence à le réaliser et à m’angoisser de nouveau. Je ne veux pas que les derniers moments qu’il me reste à vivre passent aussi rapidement. Je veux avoir du temps. Ce n’est pas trop demander un peu de temps… si ?

(c) about today.


"There is a time for everything
a time to be born and a time to die, a time to plant and a time to uproot, a time to kill and a time to heal, a time to weep and a time to laugh, a time to mourn and a time to dance, a time to search and a time to give up, a time to tear and a time to mend, a time to be silent and a time to speak, a time to love and a time to hate, a time for war and a time for peace."


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Dernière édition par Zeena A. Kenway le Jeu 31 Juil - 10:44, édité 1 fois
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IV,2. défilé - Impressions des tributs Vide
MessageSujet: Re: IV,2. défilé - Impressions des tributs   IV,2. défilé - Impressions des tributs Icon_minitimeMer 11 Juin - 21:58

Je suis fin prêt, pas forcément beau, pas forcément remarquable par des gens aussi difficiles que les habitants du Capitole, mais je sais ce que je vaux, et ça ne se définit assurément pas sur ma prestation pendant un stupide défilé. Une fois sorti de la salle de préparation, après avoir réussi à garder mes cheveux intacts, ou presque, puisqu'on les a tout de même un peu lavés et enroulés de sorte à ce qu'ils forment des espèces de cornes, Ina, notre hôtesse m'accompagne jusqu'à notre char où Hailee m'attend déjà. Normalement, j'aurais dû l'attendre, puisque ce sont toujours les filles qui mettent le plus de temps à se préparer, c'est bien connu, sauf que j'ai perdu du temps à convaincre de ridicules marionnettes du Capitole de ne pas toucher à mes cheveux. À présent, nous pouvons monter sur notre char. J'entends encore Ina nous donner des conseils, comme sourire, se tenir droit, répondre aux signes de la foule, si seulement ils daignent nous accorder la moindre attention. Nous avons le même costume que l'année dernière, et celle d'encore avant, nos stylistes ne se sont pas trop foulés pour nous trouver de nouvelles tenues, mais peu importe. Au moins, on n'a pas trop l'air ridicule, c'est le principal. S'ils avaient trouvé une nouvelle idée cette année, peut-être que nous aurions droit à quelque chose de pire que ça, alors autant s'en contenter et ne pas se plaindre. Je suis bien mieux là-dedans que dans ce que portent certains, hm. Je crois que le district douze à sérieusement besoin d'un nouveau styliste, un bon, parce que comme nous, leurs costumes n'ont pas beaucoup évolué, et ce, depuis peut-être dix ans. Mais en même temps, qu'est-ce qu'on peut bien inventer comme costume en rapport avec le charbon ? Je me le demande. Avant aujourd'hui, je ne m'étais jamais posé la question, et je ne me la reposerais sans doute jamais.

Les premiers chars se mettent en route. Je crois qu'Hailee tremble à côté de moi, je ne comprends pas bien pourquoi, mais je ne vais certainement pas le lui demander. Et voilà qu'elle me regarde maintenant. Elle a l'air de vouloir me dire quelque chose, mais je n'ai aucune envie de parler, surtout pas maintenant, alors je fixe un point imaginaire sur mon côté gauche pour ne plus la voir, même du coin de l'œil. Au bout d'un moment, c'est enfin à nous de nous mettre en marche. Les chevaux comment à avancer lentement, puis accélèrent de plus en plus. Leur allure n'est ni trop lente, ni trop rapide, parfait pour une petite promenade, un petit tour de piste. Le char ne me rassure tout de même pas trop, et je resserre un peu la barre à laquelle je me tiens, éloignant bien ma main de celle de ma co-tribut. Je regarde devant moi sans trop rien voir. Ou plutôt si, je vois des silhouettes colorées et flous qui s'agitent dans tous les sens. J'ai la drôle d'impression d'être saoul, ça m'est déjà arrivé, ou drogué. Comme si mes yeux ne pouvaient plus rien distingué. Pourtant, quand je relève les yeux, les posant sur un écran géant, j'aperçois mon visage pendant quelques secondes. J'ai les traits durs derrière mon maquillage, l'air déterminé et menaçant. En réalité, j'ai un peu peur, et j'ai pitié des gens du Capitole, encore une fois. Je suis aussi un peu stressé, parce qu'on pourrait facilement tomber du char, non ? Et puis, ces gens me dégoûtent, m'horrifient, avec leur drôle de mode, leurs perruques, leurs peaux teintes. Sont-ils au moins vraiment humains ? Ou ne sont-ils que des créations du Capitole lui-même ? C'est la question qui me vient à l'esprit quand une demi-douzaine d'entre eux nous envoie des baisers, que je ne leur renvoie pas. Pourquoi le ferais-je ? Aucune idée. Entre les cris de la foule, il me semble distinguer l'hymne de Panem. Puis, nous rejoignons rapidement le bâtiment d'où nous sommes partis et nous descendons du char. J'aimerais bien réussir à conserver une image positive de cet instant, à me rendre compte de la chance que j'ai d'avoir été vu par le pays entier défilant dans ce magnifique char tiré par ces splendides chevaux, mais ma tête est encore encombrée par les cris de la foule, puis par le bruit des conversations des autres tributs et de leurs équipes. Je suis la mienne jusque dans l'ascenseur où j'essaye d'analyser tout ce qu'il vient de se passer s'en y parvenir. Mieux vaut ne plus y penser, de toute manière.
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MessageSujet: Re: IV,2. défilé - Impressions des tributs   IV,2. défilé - Impressions des tributs Icon_minitimeJeu 12 Juin - 19:32

    Tu étais prêt, pour le défilé. Le fameux cirque. Celui où tout Panem te regardera, traverser l'estrade à l'aide de chevaux et affublés d'un costume. Tu avais eu de la chance. D'autres tributs s'en étaient moins bien sortis, comme par exemple ? Un garçon déguisé en épouvantail. Il était ridicule, tellement que tu eus pitié. Un mince sourire s'étala sur tes lèvres. Sa co-tribute, un tournesol, paraissait désespérée, mais tentait de tenir le choc. C'était là que tout allait se jouer, tu le savais. Tu n'avais pas le droit de fléchir, tu devais jouer sur ton charisme, ta séduction. Sans ça, tu étais mort d'avance, il ne resterait plus qu'à creuser ta tombe. L'assurance. Le physique . Gagner les Jeux, ce n'était pas qu'une question de muscles . C'était aussi savoir se mettre en avant.

    Tu monte sur le char. Maya est à côté de toi, c'est à peine si elle te regarde, pour changer. Toutefois, elle avait l'air sortie de sa léthargie, fort heureusement. Tu te tiens à la barre de fer comme si ta vie en dépendait. Cette balade te fit penser aux tourniquets que tu faisais petit, enfant, dans la fête foraine du 03. Mais tu ne tournais pas sur toi même, tu faisais une ligne droite. Quand tu étais gamin, tu levais les bras en l'air, tout sourire, la mine réjouie. Ce souvenir monta en toi comme une vague de nostalgie et tu décida de le reproduire. La tête haute. Visage détendu, heureux, joyeux. Comme si tu étais ravi de te rendre aux Jeux et que tu allais à une grosse fête foraine, manger de la barbe à papa... Comme si ta vie ne reposait pas uniquement entre tes mains. Tu lève le poing, fait signe à la foule en délire, tu envoie même un baiser. Mais une secousse te force à rester concentré et tu faillis perdre l'équilibre. Ton cœur manqua un battement et une vague de panique t'envahit mais tu réussis à te remettre droit sans que ça se voie.

    Dans le fond, tu ne faisais pas vraiment semblant d'apprécier d'être ici. Tu aimais te montrer, fort, puissant. Tu avais toujours su d'instinct que les Jeux allaient être un passage obligatoire dans ta vie, raison pour laquelle tu avais fait ton paris. Et maintenant que tu étais là, face au Capitole entier, à te vendre tel un beau produit, tu savais que tu as fait le bon choix. Même si tu as été tiré au sort. Cas échéant, tu te serais proposé . Et pour tout l'or du monde tu n'aurais jamais raté le spectacle qui s'offrait à toi.
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MessageSujet: Re: IV,2. défilé - Impressions des tributs   IV,2. défilé - Impressions des tributs Icon_minitimeVen 13 Juin - 13:06

    L’attention toute particulière qu’on lui avait porté ces derniers jours était nouvelle, pour Levi. Habituellement, il avait l’attention de sa mère, et de ces quelques amis. C’était à peu près tout. Là, on s’affairait sur lui, et même s’il n’était qu’un sur vingt-quatre autres gamins, il avait l’impression d’être un roi. On l’apprêtait prenait soin de lui pour le rendre le plus beau possible. Et malgré l’enfer qui l’attendait, il se surprenait à oublier sa situation, et sourire à son équipe de préparation avec une profonde sincérité. Cette facette là des jeux étaient sûrement la seule qui était agréable. Autant en profiter. Et c’était ce qu’il avait fait. Se pavanant sous les yeux édulcorés de son équipe de préparation, jouant avec son costume brillant de mille-feux, littéralement.


    Puis il fut installé dans son char, suivit de près par Ellyn, qui était assortie à lui. Il lui adressa un sourire timide, toujours partagé entre le soulagement de l’avoir à ses côtés… Et la peur, de l’avoir à ses côtés dans une pareille situation qui ne finirait de toute manière pas bien. De toutes manières, il n’avait pas le temps de se triturer l’esprit une énième fois sur cela, puisque ce fut le tour des tributs du Cinq de sortir et de se présenter aux Capitoliens surexcité. Le cœur de Levi battait la chamade, et il devait bien l’avouer, il avait le trac. Le char s’avança presque trop rapidement pour le jeune garçon et quelques secondes plus tard, ils furent à la vue de tous. C’était leur instant de gloire. Leur premier. Leur dernier.


    Levi fut impressionné par les regards rivés sur lui, par les cris et les encouragements. Il eut un moment d’absence, avant de se mettre en vie et de sourire largement à son public, relevant la tête fièrement. Il était beau, il était regardé de tous, il savourait enfin toute l’attention du monde. Cet instant serait court, il le savait. Alors il en profita un maximum, agitant gracieusement sa main en l’air, comme pour saluer d’un air un peu pompeux la foule. Sa deuxième main se souleva également, mais ce ne fut pas un geste de sa part. Ellyn. Ellyn serrait sa main dans la sienne, et la dressait aux yeux de tous. Elle dressait bien plus que deux mains enlacés : elle montrait leur amitié. Levi se sentait un peu déstabilisé par ce geste, un peu craintif comme à son habitude. Puis la confiance apportée par son costume le gagna de nouveau, et il serra encore plus fort la main de la rouquine contre la sienne, abordant un immense sourire.


    Au final, sa tête lui tournait un peu à cause des cris et du mouvement du char. Mais lorsqu’il aperçut la silhouette singulière de Sage parmi la multitude d’individu, il se concentra sur cette dernière pour se donner une dose ultime de courage, et il releva la tête, n’adressant presque aucune attention à ce vieux Snow. Puis, au final, tout fut terminé, et il quitta enfin son char à l’abri des regards, d’un pas chancelant. Il avait presque l’impression d’être ivre. Tout ce qui venait de se passer sonnait presque comme un rêve, dont il oubliait déjà les détails alors que son esprit redevenait lucide. C’était terminé. Une nouvelle étape de franchie en direction des jeux.
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MessageSujet: Re: IV,2. défilé - Impressions des tributs   IV,2. défilé - Impressions des tributs Icon_minitimeDim 15 Juin - 17:28

    Je savais ce qui allait se passer. C'était généralement la même chose, tous les ans, pour le District 12 : on avait l'air encore plus stupide qu'on ne l'était déjà. District arriéré, district de mineur, district sale, district pauvre. Les préparateurs et les préparatrices passaient leur temps à me tirer les joues, comme si j'étais un petit chaton que l'on venait d'adopter. J'eus des " qu'il est mignon ! ", " le pauvre, tu as vu, il n'a qu'un bras, c'est drôle ! ", " regarde-moi ce bout de chou comme il est à croquer ! ", " il n'est pas très grand pour son âge ! " tout le long de la préparation. Les dents serrées, les sourcils froncés et les joues gonflées, j'avais réellement l'air d'une sorte de petit chiot en colère, fatigué et blasé. Le pire dans tout cela ? Je ne pouvais même pas croiser les bras. On pouvait dire qu'ils ne se foulaient pas trop ; j'avais le droit à de la poussière noire sur tout le corps et ensuite une combinaison, bien trop grande et trop large pour moi. De plus, avec mon bras manquant, cela n'avait rien de pratique et d'encore moins esthétique. J'avais du mal à me déplacer avec et mon casque, une fois déposé sur ma tête, m'empêchait de tout voir. Sur le char, je devais m'accrocher à Sky pour ne pas trébucher. Je levais les yeux vers elle, du mieux que je le pouvais, et l'observer. La façon dont nous étions habillés et " maquillés ", personne ne pouvait réellement dire que de nous deux était le garçon ou la fille. Je restais bien agrippé à elle, la suppliant du regard de ne pas me jarter. Le reste, bah...Ce ne serait que du gâteau. Ce serait toujours mieux que ça.
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Leevy Stonefield
DISTRICT 11
△ correspondances : 83
△ points : 0
△ multicomptes : ah, psh, hbc
△ à Panem depuis le : 13/10/2012
△ humeur : mortelle
△ âge du personnage : dix-huit ans


can you save me?
statut: célibataire
relationships:


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MessageSujet: Re: IV,2. défilé - Impressions des tributs   IV,2. défilé - Impressions des tributs Icon_minitimeDim 15 Juin - 23:23

Il regarde son reflet dans le miroir une dernière fois et laisse échapper un sourire. La seule chose qui lui vient à l’esprit est : pourquoi ? Pourquoi Owain – il a finalement appris son prénom – lui inflige ça ? Il se doute bien que la tenue était prête avant qu’ils ne se rencontrent et que Leevy lui fasse une mauvaise impression, mais tout de même, pourquoi ? Et ça se prétend styliste, sérieusement ? Il s’attarde quelques secondes sur cette tenue qu’il se réjouit déjà d’ôter. Le pantalon lui donne l’impression d’étouffer tant il est serré. C’est censé mettre en valeur les muscles de sa cuisse, et pas autre chose… à croire qu’il ne s’était pas trompé sur le cas de son styliste, c’est réellement un vieux pervers. Et que dire des chaussures qui lui montent presque jusqu’aux genoux. D’habitude, ce genre est réservé aux demoiselles, pas un homme.  Mais si c’était la seule chose qui pouvait faire du mal à sa fierté de mâle… non, il a fallu qu’Owain enfonce le clou. Le voilà donc exhibant son torse, et couvert de peintures émeraude. En plus d’être moche, c’est particulièrement désagréable. Il ferme les yeux un court instant, espérant que ceci n’est qu’un mauvais rêve et qu’il se réveillera dans une vraie tenue qui le mettra vraiment en valeur, mais lorsqu’il les rouvre, ce n’est pas le cas. Il pousse un nouveau soupire. Il y a plus qu’à espérer qu’il y ait des adolescents pré pubères qui mouilleront leurs culottes en voyant un tribut torse nu, histoire de convaincre leurs pères de sponsoriser ledit tribut. Enfin, si aucun autre styliste n’a pensé à faire le même coup à son tribut.

Il se concentre une nouvelle fois sur son reflet et se souvient de ce que lui a dit Owain. Il doit garder son regard carnassier pour plus tard, et se contenter de sourire lors du défilé. Il essaie péniblement d’afficher un rictus forcé sur son visage, observant son reflet. Il a plus l’air d’un psychopathe s’apprêtant à arracher la carotide de sa victime avec les dents. Il reste une bonne dizaine de minutes ainsi, à faire sa gymnastique faciale pour suivre les ordres d’Owain. Si ça ne tenait qu’à lui, il tirerait la tronche comme d’habitude, mais effectivement, ça peut faire mauvais genre pour les sponsors. Et Leevy n’est pas stupide, il sait pertinemment qu’il en aura besoin, une fois dans l’arène. Il s’arrête finalement de jouer au clown devant les miroirs, ses joues devenant douloureuses. Pour le grand sourire, on repassera, il se contentera d’un petit rictus. Il lui suffit d’imaginer quelque chose d’agréable, comme la misère dans laquelle vit sa famille à présent ou sa future entrée dans l’arène.

Il se rend finalement jusqu’au char, accompagné de toute son équipe, et croise enfin le chemin de Zeena. Il espérait la retrouver dans un déguisement tout aussi ridicule que le sien, mais force de constater qu’elle… qu’elle est plutôt à son avantage, si on oublie le fait qu’elle a à peine douze ans. Et comme par hasard, la quasi-totalité de son corps est recouvert. Certes, c’est une gamine, mais ça confirme encore une fois ce que Leevy pense depuis le début, Owain n’est qu’un pervers. Il prend finalement place sur le char, sans se soucier de Zeena, quelqu’un va bien s’occuper d’elle, et se prépare pour le fameux défilé. Tournant légèrement la tête pour que personne ne l’observe, il retente quelques sourires, qui paraissent bien évidemment peu naturels. « Putain. » Qu’il souffle. Il n’a pas envie de faire peur à ceux qui pourraient éventuellement le sauver. Il lui suffit de repenser à sa moisson quelques instants, et le voilà affichant un maigre sourire. Ça suffira, et tant pis pour Owain.

Quand le char se met en route, Zeena tente de se raccrocher à sa main, mais il s’en débarrasse rapidement. Si elle n’est même pas foutue de tenir debout… Depuis qu’il l’a observée un court instant pour détailler sa tenue, il ne lui a plus offert la moindre attention et il ne compte pas lui en offrir à nouveau. Non, il préfère se concentre sur la foule qu’il commence à distinguer. Et cette fois, plus besoin de penser à la moisson. Il lui suffit de s’imaginer à leur place dans un an, acclamant les nouveaux tributs tandis qu’il profitera de son statut de vainqueur. Car c’est bien pour cela qu’il s’est proposé comme volontaire, pour saisir la chance de vivre dans le luxe. Il les envie, les gens du Capitole. Et même s’il n’adhère pas à leurs tenues, cela se voit qu’elles coûtent bien plus cher que toutes les infrastructures du onze réunies. La foule les exclame, et pour une fois dans sa vie, Leevy se sent important, même si ce n’est pas pour les bonnes raisons. Le défilé passe à une vitesse folle, presque trop vite. Lui qui ne s’en réjouissait guère, le voilà ravi d’être là, allant même jusqu’à en oublier sa tenue des plus ridicules. Il lève la tête, se tient droit et affiche un sourire franc. Il n’y a que lui ici, Zeena et tous les autres n’existent plus. Finalement, tous les chars se positionnent devant le Président Snow. Il est impressionné par cet homme qui, jusqu’ici, n’était qu’une légende. Peut-être que bientôt, s’il gagne, il sera dans ses petits papiers. Peut-être qu’il sera dans les petits papiers de tout le monde. Mais à peine a-t-il le temps d’admirer le Président que le char fait demi-tour, regagnant les coulisses rapidement, le laissant sur sa faim. Il est presque déçu, cela a été bien trop rapide. Il voulait s’imprégner du Capitole, de ses acclamations, de ceux qui bientôt, seront ses voisins, il l’espère.  
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MessageSujet: Re: IV,2. défilé - Impressions des tributs   IV,2. défilé - Impressions des tributs Icon_minitimeLun 16 Juin - 8:29

Sourire et faire grande impression : c'était le plus important, Brooke le comprit très vite. Ça ne semblait pas si compliqué et pourtant … depuis combien de temps la rouquine n'avait-elle pas sourit ? Elle n'en avait simplement pas l'habitude, mais la mère de Yorell l'avait prévenue : c'était le plus important. Brooke retient un soupire, pas vraiment désireuse de se faire remarquer pour ses mauvaises habitudes. Diana l'aida à grimper sur le char et rapidement, Brooke agrippa la rambarde. Elle n'avait pas l'intention de tomber dès le début … elle n'avait pas l'intention de tomber tout court. Brooke était une battante – tout du moins, elle l'espérait fortement – et avait un tempérament tout feu tout flamme. La rousse voulait croire qu'elle avait ses chances, peut être autant que d'autres. Autant le montrer dès le départ.

Elle se redressa, présentant une allure fière sans être présomptueuse, au moment ou le char s'élança. Un sourire qu'elle tenta de faire paraître comme sincère étira ses lèvres et très vite, Brooke ne sut plus ou donner de la tête. Que lui arrivait-il ? Ou était-elle ? D'où venait tout ce bruit, tous ces … cris ? Le Capitole entier était là, les dévorant ses yeux, elle et les autres tributs. Elle senti son cœur s'emballer. Oublié, la peur. L'inquiétude. La terreur qui l'avait saisi au moment ou Iris avait prononcé son prénom lors de la moisson. Restait simplement une excitation que Brooke n'aurait pas du ressentir, elle le savait. Une curiosité monstre la saisissait, la même que celle qui l'avait toujours porté depuis son plus jeune âge. Les yeux grands ouverts, la rouquine dévorait à toute allure tout ce qui lui était donné de voir. Les autres tributs, leurs tenues, les gens autour, l'architecture … tout était incroyablement différent tout ce qu'elle avait connu et Brooke s'obligea à tout inscrire dans un coin de son esprit. Son bras se leva sans même qu'elle ne s'en aperçoive et presque malgré elle, malgré ce curieux mélange de curiosité, d'excitation et de dégoût qui s’imprégnait d'elle, Brooke salua la foule, souriant sans même se forcer, à présent. Elle passa devant le président Snow, baissa doucement la tête, consciente qu'elle devait agir de la sorte. L'hymne de Panem retenti et Snow commença un discours que les tributs connaissaient par cœur – le même chaque année.

Le défilé cessa en un rien de temps et tout à coup, la luminosité perdu en intensité. Brooke cligna des yeux, une fois, deux fois. Elle laissa Yorell l'aider à descendre, sursautant à ce contact inattendu. S'étaient-ils parlé une seule fois, depuis le début de cette aventure ? Non. Elle ne savait même pas de quelle façon le garçon s'était comporté durant le défilé. Un instant, la demoiselle le dévisagea, se promettant d'aller le voir un petit peu plus tard. Après tout, ils venaient du même endroit … Elle hocha doucement la tête avant de suivre leur équipe de préparation, sans un regard pour les autres tributs. Elle aurait tout le temps de les observer plus tard … ou pas.
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MessageSujet: Re: IV,2. défilé - Impressions des tributs   IV,2. défilé - Impressions des tributs Icon_minitime

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