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 innocence & madness — Bambi & Bloom

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Bloom Rajaël
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Bloom Rajaël
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MessageSujet: innocence & madness — Bambi & Bloom   innocence & madness — Bambi & Bloom Icon_minitimeVen 14 Aoû - 14:55

innocence & madness

   
Et je passe ma vie à me rassurer. À me mentir. Me dire que je vaux quelque chose. Que je mérite ma place sur Terre. Eminem.

   
Mes doigts partent à sa recherche. Ce petit sachet de poudre que je traine sans cesse dans la poche de mon costard. Enfin, je le touche. Et cette saleté d'allégresse vient m'enivrer. Et je m'éloigne. M'isole. M'enferme toujours un peu plus. Je me dirige vers les toilettes, et plonge dans une cabine. Comme je m'enfoncerais dans l'antre du diable. Scrutant la poudre, la dévorant du regard comme s'il s'agissait d'une créature divinement succulente, charnelle, j'en saisis une part, et l'admire. L'aspire. Mes narines frémissent à son passage. Et je me sens bien. Je sors, plus détendu. Drogué jusqu'au sang. Je regagne la foule grandissante. Et je me faufile entre cette masse compacte et étouffante. J'atteins le bar. J'en suis à mon quatrième verre. Et déjà mon regard ne suit plus mes mouvements.
Mais j'ai besoin, j'en ai tant besoin. Pour rester serein, vivant. Pour me permettre d'écarter la folie de mon corps. Le temps d'une soirée. Pour me permettre de ne pas égorger quelqu'un aujourd'hui. Juste parce qu'il m'a touché. Ou dévisagé un peu trop longtemps à mon goût. Pour me permettre de prendre mes distances avec mes idées noires. De ne pas me planter moi-même un couteau dans le dos. Ma mère pense déjà que l'on parle suffisamment de moi dans les rues mondaines du Capitole.
Et c'est vrai. Tout est vrai. Je suis là depuis une heure, à peine. Je n'ai pas quitté le bar. Sauf trois fois. Pour aller m'enfermer aux toilettes. Prendre ma dose nécessaire pour survivre. Et une pauvre femme enlaidie par un maquillage piètre m'a tout de même approché. Et elle me faisait peur. Vraiment.

— Comment se porte Ange ? Se plait-il de son voyage ? m'a-t-elle susurré d'un ton âcre.

Son souffle dans mon oreille me parvenait comme la caresse d'une lame acérée sur ma peau. Le gras de son visage m'a hanté. Pétrifié. Et entendre le nom de mon frère m'a rendu dingue. Alors, je me suis levé de mon siège. Et je suis parti en la poussant sur mon passage. Agressif. Indigné. Sans lui abandonner un quelconque mot, sans la moindre explication. Et je suis resté enfermé dans les toilettes. À pleurer. Alors j'ai repris une dose. Et je suis retourner prendre un verre. Et quand j'ai enfin aperçu mon reflet dans une vitre lumineuse, j'ai pleuré encore un peu plus. Mes yeux me brûlent. M'appellent à l'aide. Rougis. Gonflés. Étincelants de larmes cheminant le long de mes joues. Si un charme se trouvait enfoui derrière la terreur noire que je suis, je viens de l'anéantir. Ma peau halée a pris un teint pâle, morbide. Mon costume élégant, rouge et fleuri n'est plus qu'un torchon froissé, depuis que j'y ai renversé ma coupe de champagne. Et je ris. Je trouve ça vraiment drôle. Parce que dans le fond, je ne suis qu'un gamin attardé de vingt-trois ans, dirigé à la laisse par ses émotions colériques.
Je dépose ma paume sur la vitre. Elle est froide. Et soudain, tout devient plus sombre autour de moi. Pourquoi ? Je tourne la tête. La retourne. Incessamment. Mais personne ne semble apeuré. Personne n'est effrayé. Personne ne crie. Alors je comprends. C'est l'heure du feu d'artifice. Le temps pour moi de m'éclipser. Je ne peux pas rester ici. J'en suis incapable. En si peu de temps, je me suis réduit à un déchet. Même le vieillard alcoolique en retrait a mille fois plus d'allure que moi.
Je l'avais repéré. En arrivant. C'est le premier que j'avais vu. Tous les autres se ressemblent. Comme une armée de clones. Mais lui, il me rappelle moi. Il me rappelle que tout le monde n'est pas heureux au Capitole. Et que l'argent ne peut rien y changer. Et qu'il fait encore moins le bonheur. C'est de la poudre aux yeux. Du bluff. Un piège attirant, attrayant. Qui permet simplement aux plus pauvres d'entre nous de se dire qu'un jour ça ira mieux. Car un jour ils deviendront riches, car un jour la roulette russe tournera en leur faveur.
Mais on ne bluffe pas avec moi. Jamais. Parce que je me méfie bien trop souvent du monde qui m'entoure. Alors, plutôt que de partir, je préfère prendre le risque de rester. Encore un peu. Et de boire. Encore un peu plus. De toute façon, tout le monde aura tout oublié demain. Mes doigts se resserrent, et mes ongles cherchent en vain à se planter dans la vitre. Impénétrable. Et l'autre main, le poing ardemment serré, vient la battre de plein fouet. Mais rien ne se produit. Le choc retentit dans tout mon corps comme un gong. Et je fais quelque pas en arrière. Comme si je m'avouais vaincu face à une simple vitre décorative. Et je m'éloigne. Bousculant quelques gens. Une foule déchaînée. Émerveillée par ce splendide feu d'artifice qui m'intéresse autant qu'un rat mort dans les égouts du Capitole. Et je continue mon chemin. Je sais où mes pas me mènent. Vers cet homme. Ce vieillard. Ivre. Le seul pour qui je n'éprouve aucune pitié. Et je m'assois à même le sol. Face à lui. Il me regarde. Et je le regarde. Pendant un moment, j'ai l'impression que nous allons nous battre. Comme deux charognards se défieraient pour un morceau de viande. La situation est étrange.

— Je vous paye un verre ? je lui lance, moins sereinement que je l'aurais désiré.

Il me regarde. Mais je ne parviens pas à déceler ce qu'il ressent, dans ses yeux luisants. Ses yeux ridés. Qui se plissent. Il ouvre la bouche. Et se met à rire. Un vrai rire. Un fou rire. Incontrôlable. Et je le dévisage. Mais je reste neutre. Je ne ressens rien. Rien du tout. Je suis vidé. Et incapable de me relever de moi-même. Mais le vieillard se calme. Et se lève aussi souplement que son âge le lui permet. Et il me tend une main curieusement vigoureuse. Mais je ne peux pas la prendre. Je reste alors là, à la regarder. Alors, il m'attrape par le col. Et je panique. Me débats. Mais il ignore mes coups donnés dans le vide. Et il me relève comme si je n'étais rien de plus qu'une vulgaire poupée de chiffon. Il s'approche. Soudain, il redevient sérieux.

— Mon gaillard, ressaisis-toi ! Me crie-t-il, un son à peine audible parmi le brouhaha de la foule applaudissant le spectacle achevé. Et au lieu de perdre ton temps avec un vieux comme moi, invite plutôt cette jeune fille là-bas à prendre un verre !

J'ai la sensation qu'il m'est apparu comme un ange gardien. Tombé du ciel. Il avale le reste de son verre avant de le jeter négligemment au sol. Il attrape mon visage entre ses doigts frêles et usés, et le tourne de force vers un autre ange, tombé du ciel. Ma vision est floue. À cause de l'alcool, la drogue. Mais je distingue parfaitement ses longs cheveux ondulants.

— Elle s'appelle Bambi Poezyn. C'est une violoniste. explique-t-il.

Poezyn. Ma mère m'en a déjà parlé. Des amis à elle, j'imagine. Mais je n'écoute jamais vraiment ce qu'elle me dit. Surtout lorsqu'il s'agit de gens du Capitole. Mais je dois quand même faire bonne figure. Et qui sait ce qu'il adviendra de moi si je ne suis pas la consigne du vieillard. Il lâche mon visage. Mais je reste là. Les épaules affaissées. Incapable de bouger. Incapable de marcher, ni même de tourner la tête. Alors, il me pousse en avant. Et je manque de tomber.

— Qu'est-ce que tu fais encore planté là, gamin ?

Il hurle, à présent. Et je me doute que je dois y aller. Maintenant. Je n'ai pas le choix. Je passe mes mains sur mes yeux. Me frotte le visage. Essaye de paraître un peu plus humain. Ou vivant. Je me redresse. Mais rien ne pourra masquer mes yeux de camé, ni ma mine d'alcoolique. Mais une force nouvelle m'envahit. M'enivre. Et je l'observe à nouveau. Elle est comme une fleur parmi tous ces gens. Perdue et fragile. Innocente. Je reboutonne ma veste, pour cacher la tâche de champagne. Et j'attrape deux coupes sur un plateau qui passe sous mon nez. Mais l'une d'elle fuit sous mes doigts tremblants et chute au sol. Alors, je me dirige vers elle avec une seule coupe. Mais, tandis que je m'arrête à un mètre de son visage enfantin, sans le vouloir réellement, je lui lance :

— J'espère que vous ne vouliez pas que je vous offre un verre parce que j'en ai bien besoin !

Puis d'une traite, je vide le verre. Et je m'effondre à ses pieds, totalement ivre.
 

 
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DES VERRES DE VIN QUI ME DONNAIENT L'AIR DE VAINCRE. ALORS QUE JE PERDAIS MES MOYENS FACE A TON REGARD DIVIN. — GEORGIO.
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MessageSujet: Re: innocence & madness — Bambi & Bloom   innocence & madness — Bambi & Bloom Icon_minitimeLun 24 Aoû - 20:12

« Mon ange, pose ton violon, tu vas finir par nous mettre en retard. Et on ne peut décemment pas être en retard à cette réception tu comprends ? » Bambi hoche la tête, termine le morceau entamé, diffusant dans la belle maison des Poezyn la douce mélodie de Jeff Buckley, chuchotant les paroles, qu’elle connaît désormais par cœur, de Hallelujah. Puis, lorsque la dernière note vient lentement se poser sur le violon,   elle dépose ce dernier et son archet dans leur boîte. Elle entend les pas de sa mère dans la maison, ses allées et venues dans les couloirs, sans doute à la recherche d’un collier, d’une boucle d’oreille qui lui est impossible de retrouver, mais sans laquelle pourtant elle ne pourra pas se rendre à la réception, car elle est indispensable à sa tenue. « Quelle robe dois-je porter ? » Sa mère apparaît dans l’embrasure de la porte. « Je ne sais pas mon ange, tu sais ce n’est pas une grande réception, mais nous devons tout de même faire une brève apparition. Mets la bleue, par exemple ? » Hochement de tête, à nouveau. Elle mettra la bleue, pour faire plaisir à sa mère, car l’apparence, au Capitole, c’est important, surtout pour une famille comme la leur. On les regardera, on les prendra en photo, on leur parlera d’une manière hypocrite pour prendre de leurs nouvelles, même si cela n’a aucune importance. Et puis chacun rentrera chez soi, retrouvera ses petites habitudes, jusqu’à la prochaine fête du Capitole.
C’est donc avec une petite robe bleue à fleurs, qui lui tombe délicieusement dans le dos, que Bambi suit sa mère et son père hors de la maison. C’est donc sans dire un mot qu’elle passe le portique, ce portique qui l’a toujours effrayée, et à travers lequel elle n’a réussi à passer qu’à ses seize ans. Avant, il n’y avait que le vide. Elle ne connaissait que sa seule maison, malgré l’absence de sa sœur. Malgré la tentation ; la tentation de la rejoindre, la tentation inavouée d’être tellement plus courageuse. Mais elle n’est pas courageuse, Bambi. Elle est timide, frêle, cardiaque. Elle est douce, calme, innocente. Elle est incapable de rejoindre la rébellion, suivant des instincts inconnus. Car sa sœur et elle sont aux antipodes l’une de l’autre. Elles sont trop différentes pour se ressembler, plus que physiquement du moins. Alors que Ruby jamais ne serait allée à cette soirée, Bambi suit sagement ses parents dans les splendides rues décorées et flambantes neuves du Capitole. Tout est beau, ici. Tout semble sorti d’un monde de merveilles et de beauté. Tout est parfait, ici. Contrairement aux districts qui parfois font peur, sont sinistres et emplis de gens violents.
Il y a du monde, ce soir. La pièce est remplie. Là, sur le côté, il y a cette vieille dame assise sur une chaise, celle que Bambi a déjà plusieurs fois croisée, mais avec qui jamais encore elle n’a eu le courage de parler ou de tenter la conversation. Parce qu’elle est comme ça Bambi, elle est incapable d’entamer elle-même une conversation. A droite de cette vieille dame, près du buffet, un groupe de jeunes hommes semble regarder chaque personne présente, cherchant une nouvelle proie pour la soirée. Bambi se tourne, trop timide pour ne serait-ce qu’oser les regarder. Puis, il y a les Capitoliens, les Vainqueurs présents pour la soirée, qui sont de passage au Capitole. Il y a toutes les couleurs de cheveux, de peau, de robes et même de costumes. Au milieu de tout ce cirque la petite Poezyn est comme la fleur qui vient de bourgeonner, n’ayant qu’une améthyste incrustée au niveau du cou. Mais elle n’a pas les cheveux violets, ni la peau bleue, elle n’a pas de robe excentrique ou un rire qui ferait parler les foules. Elle est trop simple dans ce monde, Bambi, et ça lui fait peur. Après tout, qu’est-ce qui ne lui fait pas peur si ce n’est sa sœur ? Celle-ci même a le don de la faire trembler certains soirs, lorsque Bambi l’imagine venir tuer et dévaster ville et habitants, clamant les idées de la rébellion. Elle sait que jamais Ruby ne pourrait lui faire du mal, mais l’inquiétude demeure. Elle est là, tapie au fond du cœur de Bambi. Elle attend de bondir.
Tout s’est passé trop vite. Le verre est tombé, la voix a résonné, est parvenue jusqu’aux oreilles de Bambi avec un peu de mal. « J'espère que vous ne vouliez pas que je vous offre un verre parce que j'en ai bien besoin ! » Elle s’est retenue de hurler, en voyant cet homme s’écrouler à ses pieds. Elle a serré les poings et les dents, calmant sa peur en respirant, comme elle l’a appris. Puis ses yeux d’une traite ont parcouru la salle du regard, comme pour voir si quelqu’un avait remarqué quoi que ce soit. Et si quelqu’un allait se jeter vers Bambi pour la protéger, ou pire, lui faire du mal. Mais il ne se passe rien et personne ne semble avoir remarqué quelque chose ; il faut dire qu’au Capitole les gens qui tombent sur le sol parce qu’ils ont trop abusé de la boisson sont monnaie courante. Chacun boit trop, que ce soit pour oublier ou pour espérer, que ce soit en signe du passé ou par lâcheté du futur. Alors elle s’est donc baissée, a regardé un instant le jeune homme dans l’espoir de reconnaître un visage. Mais ses cheveux devant ses yeux empêchaient Bambi de bien distinguer ses traits. Impossible de savoir qui il était. Avec un aplomb qui ne lui ressemble pas, elle a fait signe à deux Pacificateurs non loin de s’approcher. En ces temps troubles de rébellion, ils sont partout. D’autant plus lors d’une telle réception, où de grands noms seront présents. « Pourriez-vous m’aider à raccompagner mon ami dans une salle plus calme, s’il vous plaît ? », dit-elle en leur tendant un billet. « Bien évidemment, mademoiselle. » Et déjà ils ont empoigné le jeune homme par les épaules, car elle est trop faible Bambi, elle n’a aucune force, elle ne pourrait pas faire cela sans défaillir et tomber, elle aussi. C’est donc quelques minutes plus tard qu’elle se retrouve seule, avec cet homme saoul, dans une pièce vide de la maison où se passe la réception.
Et elle a peur, Bambi. Elle a peur parce qu’elle vient d’entrevoir le visage du jeune homme et qu’il ne lui est pas inconnu. Elle le connaît même trop bien, le visage de celui dont parlent les journaux. Celui dont le frère a disparu. Et elle a peur, Bambi. Elle a peur parce qu’elle est persuadée qu’il a tué son frère, cet homme-là. Alors avec prudence, elle se recule en espérant sortir de la pièce au plus vite, mais c’est déjà trop tard. Trop tard parce qu’il tousse et que ses yeux doucement s’ouvrent. Elle n’aura pas le temps de fuir. Et elle a peur, Bambi.



Dernière édition par Bambi Poezyn le Dim 13 Déc - 17:41, édité 1 fois
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Bloom Rajaël
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MessageSujet: Re: innocence & madness — Bambi & Bloom   innocence & madness — Bambi & Bloom Icon_minitimeMer 26 Aoû - 15:22

innocence & madness

Et je passe ma vie à me rassurer. À me mentir. Me dire que je vaux quelque chose. Que je mérite ma place sur Terre. Eminem.
Je vole. Je flotte. Je rêve. Je divague. Je cauchemarde. Je meurs. Je vis. Je respire. Je plane. Je marche. Je mange. Je bois. Je dors. Je vois.
Tout est sombre autour de moi. Noir. Vide. Je suis arrivé au paradis. C'est beau. Le paradis est beau. Alors, pourquoi ? Pourquoi le paradis veut de moi ? C'est ça le vrai problème. Le véritable questionnement. La source de tout ce qui me fonde. Me fait. Me permet de vivre ou de mourrir. Pourquoi ça m'arrive, à moi ? Alors que je n'existe que pour le mal, le mépris, les blessures, la haine, la colère, la douleur, ou cette foutue éternelle et harassante tristesse. J'ai la sensation d'être à ma place, pourtant. Peut-être que je me juge. Mal, bien, trop, ou pas suffisamment. Je ne sais pas. Je ne sais plus. Je ne sais rien. Je sens pourtant mon cœur battre. Mon cœur désenchanté. Mon cœur qui me permet le bénéfice du doute. Je ne suis pas mort. Je suis loin d'être mort. Peut-être ma punition est-elle de vivre, au final. Vivre éternellement. Avec ce qui est gravé à l'encre indélébile dans l'histoire. Dans ma conscience. Avec l'âme néfaste que je suis. L'âme néfaste qui n'est là que pour s'autodétruire. Je ne suis pas mort. Je dors, tout au plus. Parce que la réalité me rattrape. Je flotte sur un immense océan. Un océan protecteur. Un nid. Les vagues sont douces. Caressent mon visage enfantin. Ne se méfient pas. N'ont pas peur de ce que je suis. Pas comme tous les autres. Et elles me couvent. Me recouvrent. M'apporte cette sérénité que je n'ai jamais vraiment connue. Mais je les sens venir. Ils hurlent. Happent. Ils viennent des profondeurs de l'océan. Et ils avancent vite. Ils m'appellent. Me crient qu'il est temps. Que je ne mérite pas cette sérénité découverte. Neuve, pure. Ce paradis du sommeil. Et ils hurlent. Encore et encore. Plus fort. Incessamment. Ils me font croire que tout ceci n'est rien. Rien de plus qu'un rêve. Ce n'est pas vrai. Mais je veux le croire. Je veux vivre ici, à présent. Abandonner mon corps à cet océan tranquille. Mais ils approchent toujours. Et je ne peux pas lutter. Jamais. Ils saisissent mes chevilles, mes jambes. D'abord peu nombreux. Je les sens maintenant par centaines. Par milliers. Ils attrapent chaque membre de mon corps pétrifié. Et me tirent. M'attirent vers les profondeurs. Ils sont trop lourds. Trop nombreux. Trop forts. Et invincibles. Je ne peux pas lutter. Alors, j'abandonne sans même tenter. Et je plonge. Progressivement. Jusqu'à ce que mon crâne disparaissent totalement dans les profondeurs marines.
Et je sens mes paupières frémir. Mon nez aspirer, puis expirer une air sans odeur. Mes lèvres gercées. Mes oreilles sifflotent. S'adaptent au brouhaha du monde réel. Et entend au loin une foule riant de bon cœur. Mes yeux ne sont pourtant pas décidés à s'ouvrir. Et pourtant je sens encore l'eau sur mon corps. J'ai atteint le fond de l'océan. Alors, pourquoi ? On ne respire pas sous l'eau. Pourquoi je respire ? L'air me paraît soudain empoisonnée. Acide. Absente. Par logique, je ne dois pas respirer. Je retiens ma respiration. Et j'ai la sensation que l'eau occupe ma bouche, mon nez, ma gorge, mes poumons. Je m'étouffe. Peut-être dans ma propre salive. Et je tousse. Je redresse la tête. Comme pour recracher une gorgée d'eau. Et mes paupières s'ouvrent enfin. Malgré elles. Je rejaillis. Je renais. Je vis.

Elle est là. Face à moi. Elle se tient près d'une porte. Et je comprends ce qui m'arrive. Excès d'alcool. De drogue. De folie. Mon esprit dérangé s'apaise peu à peu. Renoue avec le réel. Éloigne l'irréel. Et je tente de me relever. Mon corps entier s'appuie sur mes mains, mes bras. Épuisés. Alors, je m'assois juste. Tout va très bien. Tout va bien. Je replis mes jambes. Pose mon menton sur mes genoux. Je baisse le regard. Je suis au sol. Dans une pièce étroite. Vide de monde. Vide de meuble. Vide des artifices d'une fête que j'ai abandonnée pour mon rêve de paradis. Et il n'y a que moi. Et elle. Elle et moi. Moi et elle. Je ne sais pas où je suis. Et je suis à son entière merci. Incapable de me relever. De me battre. Ou même de comprendre ce qu'il m'arrive.
Et je comprends tout. Elle qui paraît si innocente. Moi qui semble si normal. Les apparences nous mentent. Je suis fou. Elle est dangereuse. Et il est peut-être trop tard. Elle a ce qu'elle veut. Je ne sais pas. Il y a tant de causes pour m'en vouloir. Même moi. Je m'en veux moi-même. Je me cracherais dessus. Mais je ne peux pas réfléchir. Alors, je m'aide de mes bras. Et je recule, en me traînant. Toujours au sol. Toujours incapable de me relever. Je recule. Encore. Et ma tête vient cogner le mur qui me fait dos. Alors, je ne peux plus reculer. Je lève le regard. Cerné. Au piège. Dans une cage. Pourquoi je me surprends à craindre une gamine. Elle est frêle. Comme je l'étais avant de vouloir rejoindre les pacificateurs. Avant de bouger. Avant de me battre. Avant de courir après le courage qu'il me fallait à l'époque. Et si j'étais devenu un pacificateur. J'aurais eu peur d'elle ? De son corps faible ? J'aurais eu peur ? Vraiment ? Je pense à ma mère. À mon père pacificateur inconnu. Même à mon frère Ange. Aucun de ces trois-là n'auraient peur d'elle. Je dois me lever. Me jeter à son cou. La tuer. S'il le faut. Ce serait un bon plan. Une bonne idée. Agir comme une personne normale.
Mais au lieu de ça, je hurle. Un cri qui ne veut pas venir. Un cri voilé. Sourd. Rauque. Douloureux. Comme un miaulement. Et quand je me tais, je sais. Je sais que je n'ai pas peur. En fait, je trouve ça amusant. Comme un test. Combien de temps me faudra-t-il pour la tuer. Alors, je sens une force nouvelle m'envahir. Et je me lève. Persuadé que cette gamine est le diable en personne. Je ris. Et je m'avance. Les bras reposant le long de mes hanches. Les poings dans les poches de mon costume amoché. Et je ris. Je secoue la tête. Je reste cependant à plus d'un mètre d'elle.

Mais en un instant, mon regard croise le sien. Et je comprends une toute autre vérité. Je vois la créature fragile qui se terre dans ce corps. Apeurée. Alors, je serre les dents, tourne la tête.

— Laisses-moi, je lui chuchote. Laisses-moi. je répète, toujours en murmures, un calme qui me fait pourtant davantage frémir qu'un rugissement. Tout va très bien. Et vous avez le bonjour de ma mère, toi et ta famille. Je suppose que tu vois qui elle est.

Je dois être responsable. Je dois être fort, brave, sympathique, amusant. Je dois être le styliste exemplaire des prochains jeux. Adoré. Réclamé. Je dois me prouver qu'une certaine bonté m'habite toujours. Je dois. Non, je ne peux pas lui faire de mal. Non. Je ne dois pas.

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