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 (IV.2) " Que vous sert, courtisane imparfaite, de n'avoir pas connu ce que pleurent les morts ? "

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Silk Preston
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Silk Preston
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MessageSujet: (IV.2) " Que vous sert, courtisane imparfaite, de n'avoir pas connu ce que pleurent les morts ? "   (IV.2)  " Que vous sert, courtisane imparfaite, de n'avoir pas connu ce que pleurent les morts ? " Icon_minitimeLun 16 Juin - 23:53

Ce n’était pas du spectacle, mais un génocide qui ne dit pas son nom. Il n’y avait rien de distrayant dans les jeux, rien qu’un entrelacement morbides de scènes d’une violence inouïe. Des cris et des pleurs, de la souffrance en rediffusion constante. Cela plaisait au Capitol, et qu’importe les circonstances, le Capitol sortait toujours gagnant.  Le gosse à l’écran était mort depuis longtemps, un coup de hache lui fendrait le crâne en deux au troisième jour. Silk connaissait ces jeux, elle les connaissait tous. La lumière bleutée de l’écran de télévision emplissait la pièce. Aucun son ne sortait de l’appareil. Silk n’avait pas besoin d’entendre les commentaires de Claudius, les images étaient bien assez parlantes. Elle se souvenait des visages, elle appelait les tributs par leur numéro de district. Se souvenir de presque cinq-cents prénoms sur 77 éditions était bien trop contraignant. Ils étaient bien ainsi, anonyme, des chiffres perdus dans la masse. Avec un numéro, ils n’étaient pas tout à fait  humains, avec un numéro, il était plus facile de les voir se faire massacrer en oubliant qu’ils n’étaient que des enfants. Comme Yorell et Brooke l’étaient aussi. L’entrainement avait commencé, et la journée, Silk tentait de séduire les sponsors tant bien que mal. Le défilé avait eut son petit effet, les costumes avaient marqués les esprits. C’était une bonne chose, ils étaient tous les deux assez attirant pour capter l’œil des connaisseurs. Ils voyaient en eux ce qu’ils avaient vu en Silk, et cela lui donnait la nausée. Pourtant, c’était peut-être là leur seule chance de survit, alors elle souriait et acquiesçait la mâchoire serrée. Ils étaient si mignons après tout.

Jove était à l’une de ces soirées qu’il affectionnait tant. Silk avait reçu une invitation qu’elle n’avait même pas pris la peine de décliner. Wyoming était certainement dans sa chambre dans son pyjama en pilou ou quelque chose du même acabit. Wyoming était une fille bien, Silk ne pouvait pas le lui enlever, même avec tous les sarcasmes du monde. Adonis était … dieu seul le sait. Après tout, voir le Capitol avait toujours été son rêve. Peut-être finirait il par se rendre compte que la nation qu’il avait tant vénéré n’était rien d’autre qu’un temple aux fondations putrides, une illusion maintenu par un pansement appelé Hunger Games. Les jeux qui passait en boucle sur une chaine dédié, 24h sur 24, la décadence sans interruption.
A l’écran, une page de publicité pour une nouvelle méthode de coloration pour la peau. Elle soupira et se décida à remédier à la situation de son verre presque vide qui trainait sur la table basse et se leva. Elle s’étira légèrement en marchant, ses pieds nus progressant silencieusement sur le parquet de l’appartement. C’est là qu’elle le vit, debout dans la pénombre du couloir. Elle s’arrêta quelques instants, levant légèrement un sourcil pour lui signifier sa désapprobation à le savoir debout à une heure aussi avancée de la nuit. Elle n’insista cependant pas et se dirigea vers le bar, prenant la bouteille entamé sur le comptoir. Elle observa le contenu à la lumière et sembla assez satisfaite pour l’emporter avec elle, délaissant le verre. «  Tu devrais dormir Yorell, les cernes sous les yeux n’attirent pas de sponsors et puis, je suis la seule à pouvoir assumer le look cadavre ambulant. »


Dernière édition par Silk Preston le Mer 18 Juin - 2:24, édité 3 fois
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Yorell T. Moon
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Yorell T. Moon
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MessageSujet: Re: (IV.2) " Que vous sert, courtisane imparfaite, de n'avoir pas connu ce que pleurent les morts ? "   (IV.2)  " Que vous sert, courtisane imparfaite, de n'avoir pas connu ce que pleurent les morts ? " Icon_minitimeMar 17 Juin - 1:04

Que vous sert, courtisane imparfaite, de n'avoir pas connu ce que pleurent les morts ?

J'ouvris mes yeux et fixai le plafond où l'heure était rétroéclairée légèrement. C'était le milieu de la nuit et je venais de me réveiller. J'avais le sommeil léger ce soir, je devais l'avouer. Je passai un bras sur mon front, soupirant de lassitude, avant de me redresser, me retrouvant assis au milieu de mon lit. A l'aise dans la pénombre grâce à ma nyctalopie, je pus facilement distinguer les meubles dans la pièce plongée dans le noir. Les rideaux étaient tirés pour empêcher que les néons du centre-ville perturbent mon sommeil. Ils étaient inutiles en fait. J'en avais assez de tourner et retourner dans mon lit, massacrant le moelleux de mon oreiller. Je sortis de mes draps, et à petits pas assurés je me dirigeai vers la chaise où était déposé mon gilet que j'aimais particulièrement porter quand le froid me gagnait. J'avais besoin de me rafraîchir. Ma gorge était sèche et j'avais envie de cracher mes poumons. Je passai mon chandail sur mes épaules avant d'ouvrir discrètement la porte, ne comptant pas sur les lumières de l'appartement pour ne pas réveiller tout le petit monde. Je faisais confiance en mes yeux habitués au noir. J'avais pris mes marques ici maintenant, je savais où et comment me diriger jusqu'à la cuisine où la précieuse eau m'attendait. Je m'enfonçai dans le long couloir qui séparait les chambres de l'immense salon. Au fur et à mesure que j'atteignais le cœur de l'appartement, de la lumière me parvenait. Quelqu'un était donc levé à cette heure de la nuit. Je m'attendais à tous les coups de croiser Brooke, ma co-tribut. Elle était dans la même situation que moi, à ressentir encore plus la peur que moi. Je me rendis compte que je n'avais jamais vraiment cherché à connaître la rouquine, ou plutôt à savoir ce qui se passait dans sa tête. Était-elle paniquée ? Ou ravalait-elle sa fierté ? Je ne voulais pas sympathiser avec ma partenaire. Je ne voulais pas m'attacher à elle. Car seul l'un d'entre nous sortirait en vie de cette arène. Il n'y avait jamais deux vainqueurs dans les hunger games.

Je marchai silencieusement, caché dans la pénombre. Mes pieds nus se suivaient pas à pas, jusqu'à découvrir le salon uniquement éclairé par l'immense télévision allumée qui faisait face au large canapé, la table basse séparant les deux meubles. Le visage de Silk Preston m'apparut ensuite. Je fronçai les sourcils avant de dériver mes yeux sur l'écran. Ma mentor était en train de repasser en boucle les précédentes éditions de ces jeux pourris. Malheureusement pour moi, j'étais arrivé à la 74ème édition. Celle où ma sœur aînée Keira avait perdu la vie. Lamentablement. Misérablement. Parce qu'elle avait osé faire confiance. Ma sœur avait toujours eu un caractère gentil. Une jeune femme pleine d'affection, qui ne pensait qu'au bien des autres. Si seulement elle avait pensé à elle en premier plutôt qu'aux autres tributs, peut-être qu'elle serait encore là aujourd'hui, victorieuse. Comme Wyoming et Silk. Je regardai les images de la belle asiatique s'enchaîner. Les dernières captures de ma Keira adorée vivante. Mon cœur se serrait. Et je restais bouche-bée, les yeux au bord des larmes, à profiter des ultimes sourires de la première fille de la famille Moon. Lorsque la télévision projeta la page de publicité reflétant bien l'excentricité du Capitole, je passai vivement mes doigts sous mes yeux fatigués et rouges de larmes. Je m'accordai quelques secondes de répit, à ravaler mes souvenirs déchirants avec Keira, avant de retrouver mon visage inexpressif, à la limite de l'insolence.  Au même moment, je vis Silk quitter le confort de son canapé pour aller se servir au bar, près du buffet. Silk Preston et l'alcool, c'était une grande histoire d'amour. Au cours de nos précédentes discussions, depuis que mon nom avait été tiré au sort par la maudite main d'Iris, la jeune femme ne quittait jamais son verre d'alcool. Ça devait la soulager et l'aider à surmonter sa tortueuse vie de vainqueur. Je ne la jugeais pas. Elle avait survécu. C'était tout à son honneur.

Elle prenait toujours un malin plaisir à me recadrer. A sa manière. Et je préférais la méthode de Silk à celle non sans violence de Wyoming. Ma joue se rappelait mémorablement bien de la superbe gifle que je m'étais pris la veille, alors que j'avais dépassé les limites du respect que j'avais pour la jeune blonde. Je haussai machinalement les épaules à la déclaration de mon aînée. Elle avait raison, je ne pouvais pas le nier. Je sortis ensuite de la pénombre dans laquelle je m'étais tapi pour rester caché, inaperçu, suivant les pas de ma mentor par la suite. « Je n'arrive pas à dormir. » répondis-je naturellement, croisant nonchalamment les bras. Je restai debout, près du canapé, avant de faire un mouvement du menton en direction de la télévision. « Je ne peux pas dormir en sachant que vous vous faites du mal à regarder ça. Surtout quand il s'agit de ma soeur. » Je retroussai mes lèvres pour les humidifier de ma langue, me décidant ensuite à m’asseoir aux côtés de Silk. Je cessais progressivement de me crisper, esquissant un petit sourire mélancolique. « Comment était Keira pendant ses jeux ? » Je tendis ma main pour la poser sur la sienne qui tenait la bouteille d'alcool. « Vous n'avez pas besoin de ça... S'il vous plait. »






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MessageSujet: Re: (IV.2) " Que vous sert, courtisane imparfaite, de n'avoir pas connu ce que pleurent les morts ? "   (IV.2)  " Que vous sert, courtisane imparfaite, de n'avoir pas connu ce que pleurent les morts ? " Icon_minitimeMer 18 Juin - 2:15

L’homme, contrairement à ce que la sagesse populaire essaie de nous faire croire, n’apprend jamais de ses erreurs. Nous reproduisons sans cesse les mêmes schémas destructeurs depuis la nuit des temps. Il ressent toujours le besoin s’assoir sa dominance. Et pour cela, les hommes s’entretuent, c’est dans leur nature certainement. Ils ne sont que des animaux après tout, la survie du plus fort. Les jeux sont en quelque sorte, un microcosme de la sélection naturelle. Sauf que les dés sont pipés, que des enfants de 12 ans qui n’ont jamais connu autre chose que du pain sec et de l’eau se retrouvent confrontés à des tributs de carrières entrainés à tuer. Le calcul est vite fait, celui qui ne mange pas finit par être mangé. On pourrait alors penser que les perdants sont inutiles, qu’ils ne sont là que pour nous rappeler d’être fort, de nous battre, d’essayer d’atteindre leur piédestal pour les en chasser. Les perdants ne valent rien, les morts sont oubliés et les seuls noms qui restent dans les annales sont ceux des gagnants. L’histoire est toujours écrite par les survivants après tout, les morts n’ont plus de langue pour parler. Ils n’ont plus d’histoires à raconter, ils en font simplement partie. Victime collatérale d’une guerre qui n’en finit jamais. « Bien sûr que tu n’arrives pas à dormir. Tu es quasi-certain de finir en viande hachée d’ici moins d’une semaine, je serais plus inquiète si tu dormais comme un bébé. » Elle s’assit lourdement sur le canapé et sans plus de cérémonie étendit ses jambes sur la table basse. Elle soupira et se concentra sur l’écran. Elle savait bien de quels jeux ils s’agissaient, il n’y avait pas de hasard. Le Capitol adorait les histoires tragiques. Elle jeta un coup d’œil transversal au jeune tribut, fier et droit, un masque d’indifférence feinte sur son visage. Elle soupira et se tourna vers l’écran, portant le goulot à ses lèvres.« Pas besoin de t’inquiéter, pour moi tu sais. J’ai déjà une baby-sitter, mais quand le chat n’est pas là les souris dansent. » Jove n’était pas exactement sa nourrice (bien que l’idée la fasse sourire), mais c’était ce qui s’en approchait le plus. Quand il n’était pas bourré ou dieu sais où à magouiller dieu sais quoi. Elle haussa les épaules et se tourna vers l’écran, continuant sans le regarder. « De toutes les choses que je fais quand je suis au Capitol, c’est certainement l’une des plus inoffensives, crois-moi. » Elle se raidit légèrement lorsqu’elle sentit le canapé s’affaisser à côté d’elle. « Je suis désolée pour ta sœur. Tu ne devrais pas regarder çà. Je peux changer de chaîne si tu veux. » Elle se saisit de la télécommande, mais ne fit rien d’autre que se tourner vers Yorell pour l’observer. « C’était une gentille fille, adorable. Elle plaisait beaucoup aux sponsors. Mais si tu veux la vérité, c’était une tribut horrible. Trop gentille, trop pleine de compassion. Terrifiée à l’idée de tuer, terrifiée à l’idée de mourir, incapable de s’imaginer avec une couronne de laurier sur la tête. Exactement le genre de trucs qui se terminent par un joli saut de l’ange sans parachute et par un corps désarticulé au pied d’une falaise. » Elle esquissa un geste désinvolte pour boire une nouvelle fois, mais sursauta légèrement au contact de la main de Yorell sur la sienne. Elle hésita quelques instants avant de capituler, déposant la bouteille sur la table basse. Elle renifla légèrement et se tourna à nouveau vers l’écran. Le silence n’était pas désagréable, mais elle le brisa au bout de quelques minutes.« Elle n’avait pas les épaules, ta sœur, pour l’après. » Elle hésita quelques instants avant de continuer. « Le Capitol aurait fini par la consumer totalement. La briser jusqu'à ce qu'il ne reste rien de Keira. La mort, c’était la meilleure chose qu’il pouvait lui arriver dans ces circonstances. » Elle se tourna alors vers Yorell et le regarda intensément, le jaugeant du regard, comme si elle le voyait pour la première fois. « Tu n’as pas souri, au défilé. Pourquoi ? Je suppose que ta chère mère et notre bien-aimé Wyoming ont dû te bassiner avec l’importance d’avoir l’air sympathique. »
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Yorell T. Moon
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MessageSujet: Re: (IV.2) " Que vous sert, courtisane imparfaite, de n'avoir pas connu ce que pleurent les morts ? "   (IV.2)  " Que vous sert, courtisane imparfaite, de n'avoir pas connu ce que pleurent les morts ? " Icon_minitimeMer 18 Juin - 22:44

Que vous sert, courtisane imparfaite, de n'avoir pas connu ce que pleurent les morts ?

C'était ce que je m'étais toujours dit. Keira était faible. Et c'était ce qui l'avait tuée. Au départ je ne voulais pas l'accepter. Je refusais d'y croire. Ma sœur aînée avait toujours été mon modèle. Elle avait été comme une deuxième mère pour moi, nous éduquant Kallista et moi en l'absence bien remarquée de Diana. Alors quand son nom fut tiré au sort, quatre ans auparavant, j'avais osé croire qu'elle reviendrait. La réalité avait été tout autre. Et Silk venait de confirmer tout ce que j'avais pensé depuis que le caméra avait fait un gros plan sur sa chute fatale. Je ne savais pas quoi dire. Il n'y avait rien à dire de toute façon. Le silence, ce que j'affectionnais par-dessus tout, était devenu roi dans ce salon, alors que les images défilaient à la télévision. Je ne voulais pas regarder davantage. Ma mentor, elle, continuait. J'avais le cœur plus léger, étrangement. Car le voile avait été levé sur Keira. Ce n'était plus la peine de l'embêter, désormais. Elle aurait dû reposer en paix depuis le début. Mais faire mon deuil n'avait jamais été aussi difficile. Ce soir, je pouvais avancer. Je ne voulais pas finir comme ma sœur. Je n'étais pas faible. J'étais égoïste. Une chose que mon aînée n'avait jamais eu. Une chose qui aurait pu lui servir dans l'arène. Oui, je n'avais pas honte de dire que Keira avait été faible et stupide. Trop gentille. Mourir avait été la meilleure solution possible pour elle. Elle n'avait pas la carrure d'un vainqueur. Et elle ne l'aurait jamais.

« Tu n’as pas souri, au défilé. Pourquoi ? » Je sortis de ma rêverie. Oh non. Je n'allais pas parler de ça avec Silk. Je m'étais fait suffisamment disputer ces derniers jours, autant par ma mère que par Wyoming. Iris m'avait même tiré les joues pour essayer de me faire sourire, mais tout ce qu'elle se récolta fut un regard charbonneux, à la limite de la menace. Cependant, quelque chose me disait que Silk n'allait pas me réprimander. A l'inverse des autres, elle voulait connaître les raisons de mon comportement. Avoir l'air sympathique. Justement tout ce que je voulais éviter. Pour ne pas changer. Non, je n'avais pas peur de mourir. C'était une fin irrémédiable, tout le monde y passait un jour. Moi, j'avais peur de mourir changé, aliéné, gangrené par le Capitole. N'était-ce pas là une raison valable pour ne pas décrocher un sourire, ni même tendre la main pour saluer l'insouciance du public coloré ? « Je ne veux pas avoir l'air sympathique pour des gens qui ne le sont pas avec nous, à nous envoyer dans l'arène pour nous entretuer. Pour leur bon plaisir. » Je me tus quelques secondes, glissant mes doigts sous mes yeux cernés par la fatigue et l'instant de faiblesse dont j'avais fait preuve après avoir découvert les images de ma soeur à la télévision. « Je n'appelle pas ça être sympathique. »

Je lorgnai du coin de l’œil la bouteille d'alcool que Silk avait délaissé après lui avoir demandé d'arrêter, ne serait-ce qu'un seul instant, le temps que j'étais là à ses côtés. Après, je me lèverais, je boirais mon verre d'eau et je retournerais me coucher. Là alors, mademoiselle Preston pourrait boire de tout son saoul et visionner les précédentes éditions des jeux avec plus ou moins de plaisir. Non. Ça ne lui plaisait pas de regarder ça. Je le voyais dans son regard. Allait-elle me rejeter ? Ou alors me réprimander pour mon comportement désinvolte lors de la parade ? Je ne voulais pas jouer le jeu du Capitole, et j'osais espérer qu'elle l'avait compris et accepté. « Bah... Je me rattraperai aux évaluations. Je ne suis pas dénué de potentiel. » fis-je avant de rire légèrement, détournant mon regard de la bouteille d'alcool. J'avais bien envie de me bourrer la gueule avec Silk, pour oublier un instant la gravité de ma situation. Que dans quelques jours, j'allais probablement mourir. Mourir parce que c'était ce que voulait voir Snow. Tomber dans l'oubli. Rejoindre la très éteinte classe des sacrifiés. Parce que c'était ce que nous étions: des sacrifiés. Des martyrs.






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