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 have i told you i ache ? + (PYRRHAE)

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have i told you i ache ? + (PYRRHAE) Vide
MessageSujet: have i told you i ache ? + (PYRRHAE)   have i told you i ache ? + (PYRRHAE) Icon_minitimeMer 15 Mai - 22:46



C’est difficile, de vivre de la sorte. C’était une simple phrase, que chaque jour l’on était capable de prononcer, le plus naturellement du monde. Qui donc aurait été pleinement satisfait de sa vie, au point de n’en avoir plus ni rêves, ni désirs, ni envies d’aventures, ou bien même envies de se poser ? Tout est toujours plus beau chez le voisin. Voilà comment ce monde fonctionnait, brutal et sans pitié. Pourtant, la maison du voisin était fermée à clé. Son jardin était clôturé, le grillage surmonté de barbelés, et des chiens voraces et féroces patrouillaient autour de ce trésor que l’on regardait, assis derrière notre fenêtre, en songeant que jamais on ne pourrait le posséder. C’était psychologique. C’était une question d’envie, de désir. Se dire que la vie n’est pas idéale, sans même avoir quoi que ce soit d’un pessimiste. C’est une fatalité, une triste réalité. Il y en avait cependant qui se plaignaient plus que les autres. Et face à eux, ceux qui avaient plus à plaindre. Ils n’étaient pas souvent confondus. La plupart de ceux qui avaient réellement de quoi geindre s’étaient habitués à leurs mauvaises conditions de vie. Il n’est que le plus heureux pour se plaindre de toutes les richesses qu’il possède, et que tout le monde rêverait d’avoir. La pauvreté était répandue, dans Panem, elle était même monnaie courante dans la plupart des districts, malgré ce triste jeu de mots. Vivre de faibles moyens n’était plus quelque chose d’extraordinaire, et cela faisait même partie d’un quotidien que les habitants acceptaient pour la plupart sans rechigner. Le district cinq n’était pas à plaindre, et ne l’avait jamais été. Sa richesse était relativement correcte, sans pour autant atteindre des plafonds. Les pauvres restaient cependant pauvres, et les plus aisés n’atteignaient jamais une fortune extravagante, mais cela faisait également partie de toute société inégalitaire. En existait-il seulement une seule qui place réellement tout le monde sur le même pied d’égalité ? La question n’est pas là. Mais elle était intéressante à poser, vous en conviendrez.

C’est difficile, de vivre comme ça. Un enfant dans les bras. Il n’a pas un an, et pourtant, il est déjà seul. Plus de parents, plus aucune attache familiale. Son frère aîné a été frappé à la tête alors qu’il tentait d’empêcher des hommes de s’en prendre à son père. Le coup aurait assommé n’importe quel adulte ; mais dans le cas d’un gamin de trois ans, ç’avait été fatal. Ni plus ni moins. Un père, emmené loin de sa femme, espérant être torturé et pouvoir avoué, ayant simplement été exécuté sur la grande place du district, avec les autres. Une femme qui hurle, qui laisse son bébé quelques instants, qui essaie d’intervenir. On l’abat. Volontairement ou pas ; plus personne n’en a cure. La folie s’est emparée des cœurs tout autant que des raisons, et plus personne ne semble se rendre compte qu’il existe un principe dénommé la rationalité. On n’écoute plus rien d’autre que son instinct, censé nous aidé à survivre, mais nous poussant inexorablement à mourir. Et c’est ainsi que les choses se passent, quelques jours plus tard. On amène cet enfant à l’orphelinat. Parce que la guerre ne nous laisse pas le loisir de nous reposer, ni de prendre d’autres enfants à charge. On sait que le type qui gère tout ça est un gars bien. Après tout, il est toujours là pour donner les médicaments, ou même des simples indications sur la manière dont combiner les herbes pour obtenir certains remèdes. Il aide toujours tout le monde, ce gars. Ses cheveux blonds ébouriffés, lui donnant l’air d’un chiot tout juste réveillé, ses grands yeux bleutés souvent rieurs, ce sourire juste maladroit et débordant d’humilité, ces petites mimiques donnant aux enfants qui le côtoient l’envie de lui tirer les joues. On sait qu’avec cet homme au grand cœur, le petit sera en sécurité, et choyé, au moins pour quelques temps. Voire quelques années, puisqu’il n’a plus de famille. On amène l’enfant ; l’homme vous sert un sourire triste, et tend les bras. Le bébé vient s’y lover naturellement, comme si sa place s’y était toujours trouvée. Il pleure un peu, lorsqu’il se réveille. Mais se rendort, finalement. Apaisé par la chaleur de bras confortables. Des bouilles curieuses d’enfants se pencheront au-dessus de lui pour le regarder, peut-être sans qu’il ne s’en rende compte : mais cela lui est égal. Ce n’est qu’un enfant. Ce n’est qu’un bébé. Dix mois à peine. Il ne sait pas marcher. Il émet parfois des babillements, sans être capable de s’exprimer davantage. Il est incapable de subvenir à ses propres besoins. Seul, il serait mort. Comme tant d’autres.

« Shhht … » Le murmure, mêlé à un petit souffle apaisant, s’était échappé d’entre les lèvres de Luke, alors qu’il amenait sa main à envelopper le crâne de l’enfant. Celui-ci pleurnichait encore, perturbé. Âme secouée malgré son très jeune âge. Il était orphelin. N’avait rien pour lui, si ce n’était ce père de substitution, qui allait l’élever avec toute sa tendresse et tout son amour. Il n’en avait jamais eu d’aussi jeunes. Jamais. Il se souvenait de la période où il était lui-même à l’orphelinat ; il y avait eu Lili. Il y en avait eu quelques autres. Mais depuis que lui avait pris la grande maison en main, il n’en avait pas eus. Jusqu’à la Purge. C’était comme cela qu’on avait appelé la chose, et le terme lui allait à merveille. L’éradication des rebelles. On les massacrait, on les torturait. Les traquait, les tuait. Sans aucune pitié ; ils n’en avaient pas eu envers le Capitole, celui-ci ne faisait que rendre la pareille, sans chercher à comprendre. C’était une guerre, un combat qui perdurerait encore et encore. Le temps passerait, une nouvelle rébellion éclaterait, et ce sans que le Capitole ne puisse cette fois la réprimer. Ou alors il y parviendrait. Et ce serait la suivante, qui en viendrait à bout. Un jour, ou l’autre, ils tomberaient. Ce n’était qu’une question de temps. Une question de sacrifices. Une question de morts. Cette simple pensée faisait frissonner Franklin. Il n’aimait pas la violence. Comment aurait-il pu approuver la guerre ? La purge l’avait secoué, au plus profond de ses entrailles. Depuis quelques jours, les exécutions semblaient s’être calmées, mais la peur était toujours aussi présente, au creux du ventre de n’importe lequel des habitants. La terreur de se faire attraper, la terreur d’être considérés comme rebelles pour ceux qui ne l’étaient pas, ou de se faire attraper pour ceux qui l’étaient. Ræ, lui, n’avait pas été dénoncé. Ne dénoncerait pas. Il avait été interrogé, et s’en était honorablement tiré. On le gardait à l’œil, mais on ne l’enfermerait pas impunément. Pas pour le moment. Pas sans preuves.

Il renifle doucement, bouge sa tête, alors que les petits gémissements de l’enfant s’estompaient, s’espaçaient. Doucement, ses lèvres effleurèrent le front du petit, alors que celui-ci s’accrochait à son t-shirt. Réveillé d’un cauchemar, probablement ; il avait mangé il y avait peu, il aurait été illogique que ce soit la faim. Et, depuis que Ræ l’avait pris dans ses bras, il s’était calmé. Au fur et à mesure, il s’était apaisé. Lentement, notre rebelle cala sa tête contre celle de l’enfant, sans un mot. Il était obligé de le faire dormir chez lui, afin de pouvoir s’en occuper convenablement, et de répondre à tous ses besoins. Il vivait avec le petit, depuis qu’on l’avait déposé devant sa porte. Il vivait avec Pyrrha, aussi. Depuis qu’elle était venue, le plus naturellement au monde. On disait que Mans était mort. Il savait que c’était le cas. Et que la venue de sa sœur devait être en rapport avec cette funeste nouvelle. Mais il n’avait osé poser les questions. Tout viendrait en temps et en heure. Il avait confiance. Elle parlerait. Un jour, ou l’autre. La porte de la petite maison s’ouvrit alors, cédant la place à une jeune fille aux longs cheveux blonds. Lorsqu’on parle du loup, on en voit le bout de la queue, comme se serait plu à dire un vieux proverbe. Il tourna la tête vers elle. Un sourire se dessina sur ses lèvres fines, alors que, dans ses bras, le bébé s’accrochait de plus belle à lui, calant sa tête contre son épaule. Il était tard. Il ne voulait même pas savoir ce qu’elle avait fait, dehors. Alors que la nuit était tombée. Que les rues n’étaient certes plus aussi dangereuses, mais qu’on ne pouvait toujours faire confiance à personne. Il s’était inquiété, un peu. Mais maintenant, elle était là. Le dernier enfant était rentré.

Il posa sur elle son regard bleuté et affectueux. Protecteur. Les morts sortirent naturellement, alors que son début de sourire se figeait sur ses lèvres. « Je commençais à me demander s’il ne t’était pas arrivé quelque chose. » Une voix douce, velouté, un accent propre, une intonation spécifique. Il ne voulait pas inquiéter le petit dans ses bras. Pas alors que celui-ci commençait tout juste à se calmer. Il ne voulait pas brusquer Pyrrha ; pas plus qu’il ne voulait la blesser. Tout en délicatesse. Père, frère, ami. Tant de rôles qu’il pouvait jouer. Amour ; le seul qu’il ne pourrait jamais remplir, et qui ne lui venait même pas à l’idée.

Ses prunelles détaillèrent encore quelques instants la silhouette de la jeune fille. Son sourire s’élargit encore un peu, calme et posé. Il essayait de garder ses fantômes loin de tout cela. Loin de lui. Loin d’eux.

C’était déjà suffisamment difficile, de vivre comme cela.
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