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 MOONVY ☾ Cause I know my weakness.

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Moonshine I. Park
DISTRICT 1
Moonshine I. Park
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△ humeur : ۞ idéaliste
△ âge du personnage : ۞ vingt-quatre ans
△ occupation : ۞ vendeuse de bijoux


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MessageSujet: MOONVY ☾ Cause I know my weakness.   MOONVY ☾ Cause I know my weakness. Icon_minitimeMar 2 Oct - 18:04


«'Cause I know my weakness, know my voice, and I'll believe in grace and choice and I know perhaps my heart is fast, but I'll be born without a mask. Like the city that nurtured my greed and my pride I stretched my arms into the sky. » © belladone.
Moonshine & Envy


Elle détestait se retrouver plus d’une heure devant la même feuille blanche, vierge. Elle détestait quand elle avait ce besoin d’écrire, de dessiner, mais que pourtant, malgré toute la détermination qu’elle avait, toute l’inspiration qui l’habitait, elle n’arrivait pas à concrétiser ses idées. Ou était-ce le fait que tout était chaotique en ce moment dans sa tête. Il y avait des nuits comme ça, se disait-elle, pour être positive, ce qui ne l’aida en rien. Sa longue nuit d’insomnie ne faisait que commencer et si elle n’écrivait pas ou ne dessinait pas, elle ne savait pas ce qu’elle allait bien pouvoir faire d’autre de sa soirée. Moonshine se trouvait au Bar de Joe, celui où elle se rendait toujours en temps d’insomnie profonde, assise à sa table habituelle, celle que le propriétaire de l’endroit gardait spécialement pour la jeune femme. Bien qu’étant silencieuse et non consommatrice d’alcools et bières en tout genre, elle était d’agréable compagnie et faisait partit des habitués du bar. Faisant un rapide tour du regard de la grande pièce, elle observa chaque personne attentivement : au bar se trouvaient les fervents d’alcools forts, ceux qui partaient toujours avec une gueule de bois, près d’eux, un petit groupe de jeunes hommes fêtant elle ne savait quoi, et, un peu éloigné des autres, près de la porte d’entré, deux pacificateurs discutant autour d’une bonne bière bien méritée. Elle soupira après ces quelques moments de répits et posa bruyamment son crayon de plomb sur la table en bois, agacée par son manque d’inspiration. Et dire qu’elle avait des dizaines d’idées exploitables grâce à son petit cerveau cogitant depuis le début e la journée. Il fallait croire que, ce soir, elle ne pouvait exprimer ce qu’elle ressentait, qu’elle n’avait pas trouvé la technique ou le procédé artistique capable de la pousser à vivre son côté créatif. Accotant son coude sur la table, elle posa sa tête sur son poing fermé et elle jeta un regard vers le barman avant de lui demander gentiment un verre d’eau. Quelques regards amusés vinrent se poser sur elle et la brunette baissa les yeux sur sa feuille, faisant comme si de rien était. On pu malgré tout voir un petit sourire fendre son visage. Les gens trouvaient toujours cela très particulier de ne pas commander une boisson contenant de l’alcool lors de sorties au bar, mais qui avait-il de mal là-dedans? Moon n’avait, de toute façon, jamais vraiment bu d’alcool et n’avait pas l’envie d’en boire. Tout ce qu’elle voulait en ce moment était de remplir cette page blanche de mots, de dessins, de croquis. Pour faire un peu d’espace dans sa tête, pour permettre de mettre ses idées en place. Le barman arriva, quelques secondes plus tard, un grand verre d’eau dans les mains. Lui souriant, elle lui prit des mains et le porta à ses lèvres pour en boire rapidement le contenu. Le liquide froid coula dans sa gorge et la rafraîchit aussitôt. Reposant ensuite le verre sur la table en bois, elle regroupa ses longs cheveux ondulés en une haute queue de cheval et prit son élastique au poignet pour nouer le tout. Une fois son visage dégagé, elle prit une bonne inspiration et tendit sa main vers le crayon qu’elle avait déposé. Le prenant dans ses petites mains enfantines, elle plaqua la mine contre la feuille vierge et se mit à esquisser un trait, puis deux, trois. Elle ne savait pas trop ce qu’elle dessinait, elle laissait plutôt son poignet décider à sa place. Plus les minutes passaient, plus le dessin prit vie. Tout semblait indiqué qu’elle dessinait un oiseau. Un corbeau, pour être plus précise. Quelque chose pendait de son bec acéré, quelque chose d’humain ou d’animal : un œil. Fronçant les sourcils, elle arrêta un moment de dessiner et se demanda pourquoi elle dessinait quelque chose d’aussi lugubre. L’art avait toujours été un moyen d’extérioriser ses sentiments, tristes ou joyeux. D’où pouvait provenir ce côté lugubre d’elle, puisqu’elle n’avait jamais vraiment ressentit de désirs sombres? Peut-être était-ce simplement une fascination morbide, comme toute personne avait à un moment dans sa vie. Faisant tournoyer son crayon entre ses fins doigts, elle observa attentivement les proportions de son oiseau avant d’hocher la tête en signe de satisfaction. Le corbeau avait l’air réel, pour son plus grand plaisir. Posant à nouveau son crayon sur la table, elle prit encore une fois son verre et en bu le contenu. Son regard se promena à travers la pièce et elle vit la porte s’ouvrir, dévoilant un homme bien connu par la jeune femme.

Un sourire se dessina sur son visage de porcelaine et elle ne pu détacher son regard de lui. Près d’elle se tenait Envy, un bon ami de la famille et un homme qu’elle considérait comme un grand frère. Elle l’observa saluer d’autres pacificateurs, peut-être des connaissances, avant qu’il ne l’aperçoive et qu’il vienne vers elle. Elle lui sourit et le salua de la main avant de se lever et d’allez le serrer dans ses bras une fois qu’il fut près d’elle. «Salut Envy !» Elle le serra encore quelques secondes avant de s’écarter et de le laisser respirer. L’air de rien, elle avait toujours fait de longues et grandes étreintes aux gens qu’elle appréciait alors que certains s’attendaient à de faibles câlins. Elle s’assied à nouveau sur la chaise en bois et observa le pacificateur, un sourire aux lèvres. «Qu'est-ce que tu fais au District 1 ?» La question se posait, puisqu’il était normalement dans le District 2 et pas ici. Attendant sa réponse, elle se mit à jouer avec son crayon, le faisant tournoyer entre ses mains d’enfant.





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MessageSujet: Re: MOONVY ☾ Cause I know my weakness.   MOONVY ☾ Cause I know my weakness. Icon_minitimeVen 5 Oct - 20:19


«'Cause I know my weakness, know my voice, and I'll believe in grace and choice and I know perhaps my heart is fast, but I'll be born without a mask.  Like the city that nurtured my greed and my pride I stretched my arms into the sky.   » © belladone.
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Quoi de mieux que de ne rien faire vous me direz ? Eh bien beaucoup de choses. Quoi que ce soit à vrai dire est mieux que de ne rien faire, même si tout dépend de la personne que l’on est. Car rien ne laisse plus place à l’imagination et à la réflexion que l’ennui. Et des fois, selon ce que la vie nous a servi, on préfère ne pas avoir ce genre de temps où on se torture allègrement sans même le vouloir - déjà que sans t’ennuyer t’es fort pour te torturer... En tant que chef des Pacificateurs du Deux - surtout en cette période - tu n’es que rarement inoccupé. Mais ça t’arrive. Et là justement bah... Voilà quoi vous avez compris. Assis sur une chaise passablement inconfortable, accoudé à la table de la cuisine, tu regardes les rainures du bois avec fascination, les suivant du doigt comme un gamin. Mais bien évidemment au contraire d’un gamin, ton esprit n’est pas concentré sur les motifs. Il divague autre part. Où ? Je n’en ai aucune idée, le diable va trop vite pour qu’on le suive où que ce soit, toi-même as du mal à comprendre où il veut t’emmener. C’est con comme truc non ? On est d’accord. Ton regard glisse vers les immenses couteaux fichés dans le bois de leur support à dont on ne voit que la base de la lame qui suffit à refléter la lumière blafarde de l’ampoule murale. Tu as envie d’en saisir les manches - ne vous faites pas de films sur cette partie-là, je vous rappelle qu’on parle de couteaux, ça ferait mal - pour peser les objets et jouer un peu avec. Mais tu n’as personne à torturer de toute façon alors tu restes assis. Planté à côté de la chaise comme un garde silencieux, Sicare qui est presque adulte à présent te fixe de ses grands yeux silencieux, semblable à une espèce de loup triste. Il ne fait pas un bruit, ne bouge pas un poil mais garde ses pupilles humides braquées sur toi tristement, presque en un reproche muet. Tu soupires et lui rends son regard, un peu en mode ‘RLY ? U.U’ - faites-moi penser à m’enterrer quelque part après cette remarque d’une finesse innommable. Dans cette bataille acharnée d’yeux, tu finis par détourner la tête et abandonner avec un nouveau soupir. Lorsque tu te lèves, il fait de même et commence à remuer frénétiquement la queue, langue pendante avant de venir se coller dans tes jambes comme ont également l’art de le faire les chats qui souhaitent leur pitance le matin. Versant des croquettes probablement sans aucun goût dans la gamelle, tu t’essuies les mains après avoir posé la nourriture de la bête au sol. Tu jettes un coup d’oeil et te dis que Siska ne viendra pas, du moins pas avant longtemps. Ces derniers temps tu ne la vois qu’en coup de vent. En un sens ça te fait rire parce que tu te doutes bien de ce que ça signifie. Pourtant tu ne pensais pas qu’elle était une rebelle jusque là. Tu pourrais l’arrêter et la torturer mais tu ne sais guère quoi faire. Tu devrais mettre en sécurité tous les gens auxquels tu tiens mais à part Zelda... Puis un éclair traverse ta tête, comme une illumination. Moonshine. Roooh le district un... Tu ne l’aime pas ce district en plus... Mais tu ne peux pas laisser cette presque soeur comme ça sans au moins essayer d’aller la prévenir. Pris d’une énergie soudaine, tu montes dans la chambre entasser quelques vêtements dans un sac et t’habilles pour sortir avant de te raviser. Prenant un bout de papier et un stylo, tu griffonnes à la va-vite un mot pour Siska. Tu ne lui dis pas de ne pas s’inquiéter - qu’est-ce qu’elle en a à foutre ? - mais qu’il faudra au moins qu’elle nourrisse Sicare et Kafka. Puis tu retournes dans l’entrée, glisses ton automatique dans ta ceinture et passes enfin la porte.

~

Putain quel district de meeeerde... Tu ne l’as jamais aimé sans vraiment avoir d’explication rationnelle. Arrivé en fin de journée, tu n’as pu que déposer tes sacs dans cette chambre attribuée aux Pacificateurs en voyage avant de jeter un regard par la fenêtre pour te décourager un peu plus de sortir. La nuit tombe sans même que le ciel se pare de couleurs agréables et une espèce de grisaille mortellement déprimante couvre chaque coin qui pourrait encore être bleu, doré ou que sais-je encore. Par-dessus tout un rideau de pluie fouette les carreaux mal isolés de la piaule miteuse. Tu serres le poing et crispes la mâchoire en essayant de t’auto-motiver. Brace Yourself. Pourtant vu l’heure qu’il est tu n’as pas envie de déranger Moony. Et en même temps si tu ne fais rien tu vas devenir fou. Portant tes doigts à tes lèvres pour te mordiller les phalanges, tu pèses le pour et le contre. Finalement c’est le compromis qui gagne la bataille acharnée pour le contrôle de tes mouvements. Sortir d'accord. Aller voir Moonshine non. En fait t'es con. Tu vas te prendre une saucée pour rien au final. Mais je ne conteste pas. Oh bah moi je m'en fous tu sais bien que je n'ai pas de corps enfin ! La pluie ça me passe au-dessus de la tête, sans mauvais jeu de mot. Grommelant, tu rabats ta capuche sur ton visage et tes cheveux et t'engouffres dans la tourmente - nom plutôt classé mais exagéré par rapport à cette simple averse on est d'accord. Soufflant, tu avances rapidement, guidé par la lumière mise à épreuve des lampadaires qui peinent à éclairer cette nuit agitée. Ton but : un bar dont le nom t'échappe mais auquel tu es déjà allé et qui ne se trouve pas trop loin. Tu lèves de temps en temps les yeux pour t'assurer que tu ne te trompes pas de route. Et c'est là que tu la vois. Le Messie au beau milieu de la tempête, le papillon au creux de la tornade, le navire sur l'océan, littéralement la lumière surgissant de la nuit. L'enseigne du Bar de Joe. Ah Joe, mon vieux Joe, mon cher Joe, béni sois-tu Joe... Tu accélères le mouvement et te précipites dans le bâtiment, causant comme dans les films un tourbillon de mauvais temps à l'ouverture de la porte. Tu balaies du regard l'endroit, adressant un salut au barman, un signe de la main à deux trois Pacificateurs et continues ton inspection. Quand tout à coup...

MOTHER OF GOD. But zis is Moonshine. En chair et en os en plus. Que diable fout-elle dans un bar ? Hfkdjofn une explication s'il vous plaît merci. M'enfin... Tu as fait d'une pierre deux coups ce qui est plutôt cool en fait. Tu te diriges vers elle et elle te saute au cou sans prévenir pour un câlin - c'est meugnoooon - à la longueur plutôt inhabituelle et presque gênante. Du Moony tout craché ça. « Salut Envy ! » Oui, salut Moonshine, ça m'avait pas manqué tes embrassades ! Tu ne le dis pas. J'aimerais bien que tu le fasses pourtant, ce serait drôle. Elle se rassied à la table et après lui avoir rendu son salut tu t'attribues d'office la chaise d'en face. Tu jettes un regard en coin au dessin - probablement exécuté par sa main - qui est posé sur la table et retiens in extremis un sifflement d'admiration. « Eh ben on peut dire que t'as un bon coup de crayon ! C'est la représentation de ce qu'il restera du corps d'un quelconque inconnu quand Zelda réalisera qu'elle a trente ans ? » Tu affiches un sourire en coin, n'empêche que c'est glauque pour une gamine de son âge de dessiner ce genre de trucs. « Qu'est-ce que tu fais au District 1 ? » Ah bah justement, c'est un peu plus important que la crise de la trentaine de ta demi-sœur ça. Tu reprends ton sérieux et te penche un peu vers la jeune fille avec un air de conspirateur. « À vrai dire je suis venu te voir. » Tu lances un regard suspicieux aux alentours, un peu parano, vérifiant que personne ne vous observe ou ne vous écoute. Tu aurais préféré parler à ton amie chez elle mais vu l'orage qu'il y a à l'extérieur il vaut mieux attendre. « C'est assez important. Tu es sûre qu'on peut parler en toute sécurité ici ? »


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MessageSujet: Re: MOONVY ☾ Cause I know my weakness.   MOONVY ☾ Cause I know my weakness. Icon_minitimeMer 24 Oct - 6:54


«'Cause I know my weakness, know my voice, and I'll believe in grace and choice and I know perhaps my heart is fast, but I'll be born without a mask. Like the city that nurtured my greed and my pride I stretched my arms into the sky. » © belladone.
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Un district de merde, le D1? Ah ça oui! Aux yeux de Moonshine, cet endroit était si ennuyant et si monotone qu’elle rêvait secrètement de partir d’ici. C’était bien beau d’avoir eu une belle vie, de ne jamais avoir manqué de nourriture dans sa jeunesse, d’avoir vécu dans l’abondance et dans le luxe, mais elle ne s’était jamais vraiment amusé ici. Elle trouvait les gens trop blasés, trop portés sur l’apparence, sur la richesse constante des autres. Ils étaient tous superficiels et elle détestait cela, même si elle ne le laissait pas paraître. Car il fallait qu’elle soit la perfection des Park, celle qui aurait un bon mari, une situation financière encore plus favorable que celle de ses parents, un bon métier ainsi qu’un entourage pro-capitole haut-placé dans la hiérarchie. But it wasn’t her, ces buts étaient ceux de ses parents, pas les siens. Si elle était heureuse, elle considérait qu’elle avait une belle vie. Peut importe la somme d’argent qu’elle possédait, peut importe le travail qu’elle exerçait, peut importe si elle allait se marier ou rester célibataire pour le restant de ses jours. L’important était qu’elle se sente bien. Et elle se sentait plutôt bien, en ce moment, en présence d’Envy, qui lui avait drôlement manqué. Il était rare qu’il vienne au district un et, quelques fois, il ne prenait même pas le temps de venir la voir. Why, you’re so mean, Envy! Elle ne lui en avait jamais tenu rigueur, puisqu’elle savait qu’il fallait être très patient pour traîner avec elle. La jeune Moon avait de l’énergie à revendre et le pacificateur n’avait pas que ça à faire, de traîner avec une gamine comme elle. Elle comprenait parfaitement, elle ne lui en voulait pas, même si, quelques fois, elle avait peur de lui tomber royalement sur le système. Se mordillant la lèvre, elle déposa le crayon de plomb taillé dans un bois pâle sur la table, elle aussi faite de bois, avant de plonger son regard dans celui de l’homme qu’elle s’amusait à appeler ‘’papa’’. À cet instant, elle perçut une once de questionnement dans le regard de cet homme. Il devait probablement se demander ce qu’elle faisait dans un bar. Que fais-tu, Moonshine la prude, dans un bar à une heure pareille? Un demi-sourire suspendu à ses lèvres, la brunette passa ses petits doigts sur ses cernes avant d’étirer le coin de ses paupières, comme si c’était le truc infaillible pour ne pas s’endormir. La vérité, c’est qu’elle n’avait pas encore sommeil. Comme d’habitude, pensait-elle.

Quelques secondes passèrent et elle réalisa qu’Envy avait porté son attention sur le fameux dessin d’oiseau qu’elle avait créé un instant plus tôt. Glauque, papounet, je sais. « Eh ben on peut dire que t'as un bon coup de crayon ! C'est la représentation de ce qu'il restera du corps d'un quelconque inconnu quand Zelda réalisera qu'elle a trente ans ? » Un sourire fendit son visage alors qu’elle analysait rapidement les paroles du pacificateur. La touche d’humour du jeune homme réussissait à faire rayonner le visage de la gamine, surtout quand il était question de Zelda. Ah, comme elle s’ennuyait de cette femme, ce modèle. Rigolant à la suite des paroles humoristiques de son ami, la jeune femme ne pu que le remercier de ce compliment. «Merci! Et, je crois que lorsque Zelda réalisera qu’elle a trente ans, ce sera beaucoup plus sanglant, tu ne crois pas?». Elle lui offrit un charmant sourire et baissa son regard sur le corbeau, sur l’œil pendant du bec pointu de cette bête sombre, réalisant qu’elle devrait ajouter un peu d’ombrage à quelques endroits. What? C’est pas le temps, Moony, de penser à ton dessin. Oui, c’était vrai. Elle ne devait pas trop se concentrer sur son illustration, puisqu’elle savait que si elle était trop dans la lune, elle n’entendrait que d’une oreille l’explication d’Envy sur le pourquoi de sa présence ici. Prenant une feuille de papier blanche entre ses petits doigts enfantins, elle recouvra sa feuille utilisée, ce qui l’empêcherait de porter plus son attention sur l’oiseau. Fronçant les sourcils, elle l’observa se pencher vers elle, un air conspirateur au visage, avant de décider de l’imiter, pour être sûre de bien l’entendre. « À vrai dire je suis venu te voir. » Really? Elle fut étonnée de savoir qu’elle était le facteur premier de sa visite du district un. Reste que la jeune vendeuse fut quelque peu touchée par ce geste, qui était quand même assez significatif quant à son importance dans la vie du pacificateur. Le regard toujours braqué sur lui, la jeune adulte fut d’abord amusée de le voir observer d’un côté et de l’autre, pour voir si quelqu’un tendait l’oreille, mais elle réalisa que s’il faisait cela, ce n’était pas pour une raison idiote. Et voilà qu'il confirmait ses soupçons. « C'est assez important. Tu es sûre qu'on peut parler en toute sécurité ici ? » Houla, il lui posait une colle là. Était-elle sûre? Pas à cent pour cent, malgré tout, elle savait qu’à cette heure-ci, les quelques gens présents n’étaient pas là pour épier les conversations des autres, mais bien pour décompresser, relaxer ou tout simplement se noyer dans l’alcool. Mordillant sa lèvre inférieure qui commençait lentement à se fendre à nouveau, elle réfléchit un petit moment avant de secouer lentement la tête de gauche à droite en signe de négation. «Oui, on peut parler ici, il n’y a rien à craindre.» Moonshine jeta quand même quelques regards furtifs aux alentours pour s’assurer de ce qu’elle venait de dire et c’est satisfaite qu’elle reporta son entière attention sur son ami. «Tu peux déballer ton sac, je suis toute ouïe.» Pour confirmer ses dires, elle alla même jusqu’à mettre en retrait sur le coin de la petite table ses babioles d’artiste. S’il avait fait tout ce chemin, c’est qu’il avait une bonne raison. Et cette raison, il avait lui en faire part dans les prochaines secondes, alors, elle avait intérêt à écouter et à porter toute son attention sur lui. But, n’était-ce pas tout simplement une marque de respect? Oui. Et Envy méritait le respect, surtout après la longue journée qu’il avait du avoir.





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MessageSujet: Re: MOONVY ☾ Cause I know my weakness.   MOONVY ☾ Cause I know my weakness. Icon_minitimeMar 30 Oct - 23:38


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Moonshine & Envy


Certes, trouver la jeune fille dans ce bar t’étonne et pas qu’un peu mais c’est bien utile. Du coup ça t’évitera de retourner la voir chez elle demain et donc d’écourter ton séjour. Donc tu n’auras pas à rester dans ce district de merde. C’est dingue de se dire que c’est un des plus réputés, des plus riches et des plus proches du Capitole mais que c’est celui que tu détestes le plus. C’est viscéral je suppose. Les bijoux ne t’ont jamais intéressé, c’est probablement pour ça. Enfin, possiblement pour ça. Tu regardes ton amie. On dirait une adolescente encore, c’est assez troublant. Elle a toujours cet air joyeux... Enfin pas toujours non, tu l’as déjà vue autrement évidemment mais ce que je veux dire c’est que même dans les pires situations on a l’impression qu’elle pourrait sourire, d’un vrai sourire. Un don rare à privilégier. Ta remarque sur le dessin - extrêmement bien réalisé - la fait rire.  « Merci ! Et, je crois que lorsque Zelda réalisera qu’elle a trente ans, ce sera beaucoup plus sanglant, tu ne crois pas ? » Tu ris toi aussi. Et c'est clair que connaissant ta chère sœur, sa trentaine risque de ressembler bien plus à Hiroshima que cela. Il ne restera plus que des cendres et des corps atrocement mutilés. Même les corbeaux n'oseront pas s'approcher de la seule, car ces oiseaux ne sont pas fous ! Peut-être que tu ne seras pas victime de ce passage dangereux. Je l'espère pour toi, ne compte pas sur une aide matérielle de ma part si ce n'est pas le cas, face à Zelda c'est chacun sa peau. Malheureusement tu es là pour des choses sérieuses, c'est rare quand il s'agit de Moony. Lorsque tu lui annonces qu'elle est la raison de ta présence dans cet endroit, elle semble très surprise. Genre très très surprise. Quoi, elle ne croit pas que tu prendrais la peine de venir la voir sans aucun autre but ? Enfin tu as une arrière pensée - pas ce genre d'arrière pensée bande de pervers ! - et pour l'exprimer il faut que l'endroit soit à l'abri d'oreilles qui traînent. « Oui, on peut parler ici, il n’y a rien à craindre. » Si elle le dit. N'empêche, tu jettes un regard supplémentaire à ton entourage. On ne sait jamais. Les murs ont bien trop souvent des oreilles. Tu fais confiance à Moonshine bien sûr mais elle semble si naïve alors que tu as tendance à voir le mal là où il n'est pas. Il faudrait trouver un équilibre mais on n'a pas le temps de faire une thérapie pour paranoïa. « Tu peux déballer ton sac, je suis toute ouïe. » Déballer ton sac. Déballer ton sac. Nan mais cette expression ! C'est bizarre, on a l'impression que vous êtes des complices dans un vol commis sur une maison et un appartement et qu'elle te demande de lister les biens que vous avez chapardés. C'est assez étrange. D'autant que tu n'as pas besoin de cambrioler les maisons en cachette, tu peux le faire officiellement en passant par la porte de devant, like a sir. Tu hausses un sourcil dubitatif face à son sérieux digne d'une série de mauvaise qualité. Mais pour faire preuve de bonne volonté, elle éloigne quelque peu ses affaires de dessin. Tu croises les doigts sur la table, les rassemblant en un poing uni sur lequel tu poses ton menton. Comment formuler cela ? Tricky, tricky, isn't it ? Tu prends la parole avec prudence, pesant chaque mot. « Tu en as peut-être entendu des rumeurs mais... Les rebelles ont conquis certains districts. » C'est comme avancer sur des charbons ardents. La rébellion est le sujet aussi brûlant qu'épineux. Alors oui, ils ont démonté les Pacificateurs dans certains districts. Mais au un ça ne se ressent pas du tout. Mais alors pas du tout du tout. Les gens - pour la plupart - sont toujours aussi cons et bien plus pète-sec que dans la majorité des autres districts. « Ils progressent vite. Rien ne dit qu'ils atteindront le district un mais rien ne dit qu'ils ne l'atteindront pas non plus. » Voilà un point de vue assez objectif. Tu te prends pour un arbitre de tennis ? Oui de tennis parce que quand il s'agit du foot... Aux chiottes l'arbitre ! Or tu as des choses à faire, tu n'as pas le temps de te rendre au cabinet pour le bon vouloir d'une foule d'attardés. Donc tu ne fais que poser les faits, c'est un commencement. Mais comme diraient les professeurs de français, il faut un développement après l'introduction. Développe donc, Moon et moi sommes toutes ouïe. J'ai hâte de voir comment tu vas te démerder. « Comme tu t'en doutes cela risque d'être assez dangereux... » Je m'attendais à mieux. Sincèrement. Et c'est toi le beau parleur ? Laisse moi rire ! Alors que tu es capable de manipuler des foules, tu n'es pas foutu d'expliquer la rébellion à une gamine ? C'est bien parti... En espérant qu'elle n'a pas un cerveau trop exigeant...



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MessageSujet: Re: MOONVY ☾ Cause I know my weakness.   MOONVY ☾ Cause I know my weakness. Icon_minitimeDim 9 Déc - 2:27


«'Cause I know my weakness, know my voice, and I'll believe in grace and choice and I know perhaps my heart is fast, but I'll be born without a mask. Like the city that nurtured my greed and my pride I stretched my arms into the sky. » © belladone.
Moonshine & Envy


Bien, en fait, cela l’étonnait beaucoup de savoir qu’Envy avait fait tout ce chemin rien que pour la voir. Ce n’était pas comme si quelqu’un allait refaire cela pour elle dans le futur. C’était inattendu, mais charmant. Oui, charmant. Dans le sens où elle trouvait cela mignon. Puisqu’il agissait comme un véritable père aurait agit. Pas dans un autre sens. Voyons! Observant le pacificateur, son sourire toujours aux lèvres, elle fut amusée de le voir observer quand même d’un côté et de l’autre, la méfiance peuplant son regard. Qui allait écouter cette conversation entre deux vieilles connaissances? Les gens présents étaient bien trop occupés à parler d’eux-mêmes pour se soucier d’une autre conversation. Et, franchement, qui croirait que Moonshine Imogen Park, la petite sainte silencieuse, avait quelque chose à cacher, qu’elle complotait? Personne. Ils n’étaient pas dupes, ils savaient qu’elle était inoffensive et sans grand intérêt, alors elle ne comprenait pas pourquoi Envy prenait autant ses gardes. Enfin, elle en vint quand même à se trouver bien naïve. En période de grande tension entre les districts, il était évident que les gens étaient plus sur leurs gardes. Ce qu’elle ne faisait pas, elle. Non. Ce petit rayon de lune préférait garder le silence et croire que rien ne pourrait lui arriver. Elle aimait à penser que, peut-être, rien ne se produirait au D1. Car au fond d’elle, elle avait peur. Pauvre petite fille sans défense, qui ne sait pas se battre, qui ne fait pas de taille contre un homme, aussi maigrelet soit-il. Que son frère lui ai apprit ou pas à lancer le couteau, là n’était pas la question. Moon savait très bien que si elle devait se battre pour sa survie, il y aurait de fortes chances qu’elle ne puisse même pas avoir le courage de blesser quelqu’un. Trop douce. Trop sensible. Trop faible. «Arrête de te sous-estimer», lui dirait sa meilleure amie. Sauf qu’elle ne savait faire que cela. D’ailleurs, parlant de Gold… Cette Capitolienne lui manquait drôlement. Que devenait-elle? Cela faisait si longtemps qu’elle n’avait pas eu de nouvelles de la brunette que pendant une fraction de seconde, l’inquiétude la rongea. Puis, prenant une grande inspiration, elle se permit de penser à autre chose : si cela se trouvait, Gold devait être chez elle, bien en sécurité. Comme Moon au D1. Se mordillant la lèvre, elle jeta un regard suppliant à Envy, comme pour le convaincre d’abandonner la possible idée qu’une tierce personne puisse les écouter, les espionner. Il vit probablement l’imploration dans ses yeux car il stoppa tout regard vers les autres et se focalisa sur elle. Heureuse, Moonshine n’attendait plus qu’il parle, qu’il lui dévoile le pourquoi de cette rencontre importante. Elle voulut jouer la touche de sarcasme en lui disant qu’elle n’avait pas toute la nuit à attendre, mais elle cru bon de se taire. Pour le laisser mijoter ses idées. Elle osa quand même un petit «C’est long.» avant de se mettre à pianoter sur la table en bois, se remémorant silencieusement dans sa tête les sons des différentes notes d’une mélodie qu’elle avait expérimenté sur ce piano que ses parents gardaient, mais qui ne servait qu’à elle. C’est prudemment qu’Envy finit par prendre la parole, ce qui fit stopper l’activité palpitante de la jeune adulte. Ses yeux posés sur l’homme, elle analysa ses paroles. « Tu en as peut-être entendu des rumeurs mais... Les rebelles ont conquis certains districts. » Oh. Oui. Elle en avait entendu parler, quel heureux hasard, ses parents en discutaient justement ce matin lorsqu’elle s’était levée pour aller travailler. Hochant lentement la tête en signe d’affirmation, elle réalisa finalement pourquoi il était si prudent ; La rébellion était un sujet assez tabou et on ne savait jamais qui était vraiment l’ami ou l’ennemi dans ces situations. Malgré tout, ici, au district un, cela ne se ressentait même pas. Comme si les habitants des environs étaient dans un autre univers, où la rébellion n’était qu’une lointaine légende que l’on racontait aux enfants pour créer une certaine crainte, pour qu’ils s’accrochent aux valeurs du Capitole comme on s’accroche à un dernier souffle de vie.

« Ils progressent vite. Rien ne dit qu'ils atteindront le district un mais rien ne dit qu'ils ne l'atteindront pas non plus. » Bon. Il y avait cinquante pourcent des chances qu’ils ne ressentent tout simplement jamais la rébellion et, honnêtement, Moon espérait bien que ce serait ce cinquante pourcent-ci qu’ils obtiendraient. Elle essayait d’être positive, après tout. Ou était-ce simplement par peur de tout perdre qu’elle essayait naïvement de se convaincre? Faisant une moue enfantine, elle leva ses jambes et les recroquevilla sous elle, s’assoyant en tailleur sur la chaise. S’étirant les bras comme un félin, elle prit l’élastique noir qu’elle avait passé autour de son poignet – et qui commençait lentement à couper sa circulation sanguine – et regroupa sa longue chevelure ondulée et brune en un haut chignon avant de la nouer rapidement. Comme si ces gestes si copieux allaient l’aider à décupler ses facultés auditives. Elle reporta ensuite son attention sur Envy, qui avait encore l’air de chercher les mots pour exprimer ce qu’il devait lui dire. Elle avait des doutes, mais le laissait continuer. Après tout, avec ses parents, elle ne s’exprimait que peu sur ce qu’on lui disait. Elle gobait l’information et hochait gentiment la tête, comme une jeune femme sage et obéissante. Son regard habituellement si doux se durcit alors à l’entente de ces paroles: « Comme tu t'en doutes cela risque d'être assez dangereux... » On lui avait fait le même discourt quelques mois plus tôt, en août. Thybalt… Elle n’avait eu que de rares nouvelles de lui et cela l’inquiéta. Comme si tous les gens auquel elle tenait avaient arrêtés de l’informer sur eux. Comme si elle était isolée, seule. Moonshine se mordit la lèvre et analysa encore les paroles du pacificateur. Comme si elle risquait inévitablement de mourir si la rébellion se rendait au district un. Était-elle si faible? Si inutile? Autant elle pouvait se trouver chétive, autant elle n’aimait pas particulièrement qu’on la sous-estime autant. Seul elle pouvait se rabaisser. Le regard plongé dans celui d’Envy, elle ne pu que serrer la mâchoire et se résoudre à abandonner cette dureté qui peuplait ses yeux noisettes. Cela ne lui servait à rien de se froisser pour cela. Si on la prenait pour une faible, c’était sa propre faute. Tel était l’image qu’elle renvoyait.

Soupirant et voyant que son interlocuteur n’ajoutait rien de plus, elle resta quelques secondes la langue nouée avant de finalement trouver quelque chose d’intelligent à répondre. «Oui, je sais, je vais devoir faire attention à moi, il ne faudra pas que je me retrouve dans des situations délicates, car c’est risqué et je ne «sait pas» me battre, je suis donc une cible facile.» Elle avait mimé les guillemets et, si elle n’avait pas voulu que son ton de voix soit agacé au début, elle avait maladroitement manqué son coup. Une lueur de regret teinta le regard de la brunette et elle se sentit bien idiote. Si Envy avait fait tout ce chemin, c’était avant tout pour l’avertir, parce qu’il l’aimait bien, la petite. Un faible «désolé» pu sortir de sa bouche et se faire entendre. Stupid little girl. Une question plus importante traversa alors son esprit et elle se risqua à la poser, à voix basse, elle aussi, s’inquiétant soudainement des gens autour d’eux qui pouvaient d’une minute à l’autre entendre des brides de cette conversation. «Et… Toi, qu’est-ce que tu vas faire? Avec Zelda… Vous allez vous battre…?» Elle en vint à se demander si elle était aussi intelligente qu’on le croyait. Cette question était si mal formulée et au fond d’elle-même, ce qu’elle voulait réellement savoir, c’était si Zelda et Envy se rangeraient du côté des rebelles ou pas. Moon, quant à elle, n’hésiterait pas, si elle avait le choix. Son petit frère soutenait la cause des rebelles, l’homme à qui elle tenait tant, Thybalt, était impliqué dans la rébellion. Si ces facteurs l’avaient influencé? Un peu, mais il était évident que la jeune vendeuse de bijoux avait toujours été secrètement contre les agissements du Capitole, sans pour autant l’exprimer à haute voix. Que ferait-elle réellement le temps venu? Que ferait-elle si la rébellion se rendait jusqu’ici? Serait-elle vraiment capable de se battre, de, peut-être, tuer quelqu’un? Elle n’en savait rien. Elle ne pouvait pas prédire l’avenir, malheureusement pour elle, qui aurait adoré voir ce que le futur lui réservait.






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MOONVY ☾ Cause I know my weakness. Vide
MessageSujet: Re: MOONVY ☾ Cause I know my weakness.   MOONVY ☾ Cause I know my weakness. Icon_minitimeVen 28 Déc - 12:57


«'Cause I know my weakness, know my voice, and I'll believe in grace and choice and I know perhaps my heart is fast, but I'll be born without a mask.  Like the city that nurtured my greed and my pride I stretched my arms into the sky.   » © belladone.
Moonshine & Envy


En fait, explique-moi pourquoi tu es venu. Explique-moi pourquoi tu as dû prendre le train, loger dans une chambre de merde et supporter une pluie torrentielle dans ce district que tu détestes au plus haut point. Allergique au un je crois que tu l’es. Une bonne allergie psychologique qui t’épargne fort heureusement les papules et le nez qui coule mais une allergie néanmoins. On n’y peut rien je crois, c’est viscéral. C’est une bonne chose que l’entraînement des recrues se fasse au district deux parce que tu n’aurais pas apprécié de suivre ta formation dans cet endroit haï. D’où ma question : pourquoi t’es là ? Oui je sais, Moonshine à prévenir et tout mais ça ne justifie pas toutes ces précautions. C’est une gamine du district un. Tu pourrais simplement lui envoyer une lettre. Personnellement ça m’étonnerait qu’ils vérifient le courrier du chef des Pacificateurs du deux vu que ce sont des subalternes qui sont généralement chargés de cela et que des informations pourraient leur être accidentellement divulguées par le biais de ces lettres. Non, moi je te jure que je ne comprends pas toute cette méfiance, toute cette paranoïa... C’est la guerre, les gens ont d’autres sujets d’inquiétude. Genre la rébellion. Je te le redis, je ne comprends pas pourquoi tu as insisté pour te rendre personnellement dans ce district. Certes, tu adores Moony, elle est comme de ta famille, mais en ce moment tu as d’autres responsabilités. Pourquoi t’embêter ? Non, c’est logique, c’était ton choix, mais tout de même. Je suis ta conscience, j’ai le droit de donner mon avis sur ce que je veux. Même sur la fabrication du boudin blanc. Je fais ce que je veux j’ai dit. Et comme je suis dans ta tête, tu dois me supporter. C’est la vie, c’est comme ça t’y peux rien. Moi si, je peux te rendre fou si tu veux. Mais avant que je ne le fasse, parle donc à la gamine, tu t’es fait chier pour venir la voir, je vais pas te faire perdre la tête avant de lui avoir dit ce que tu voulais lui dire. Parle-lui donc de cette magnifique rébellion à l’issue tout à fait incertaine. Montre donc à ton amie à quel point tu ne sais pas quoi faire, à quel point tu es inutile. Informe-là donc de l’avancement des rebelles qui progressent à la vitesse de Sonic. Ou Bip-Bip. Ou Flash. Ou Taz. Vite quoi. Tu plonges tes yeux dans ceux de la jeune fille, y cherchant une quelconque réaction. Elle a l’air de déjà savoir ce que tu lui dis pour l’instant. Tu la regardes s’attacher les cheveux en une espèce de chignon vite fait avec les mèches qui débordent et tout. Sur son poignet reste la marque rouge de l’élastique, enfoncée dans sa peau. Elle semble un peu perdue dans des souvenirs même si elle s’efforce visiblement de t’écouter. Ne serais-tu pas la première personne à l’avoir prévenue de toutes ces péripéties de la rébellion ? Auquel cas tu as vraiment perdu ton temps à te faire chier dans le district de la joaillerie. D’ailleurs, tu peux te barrer. Non, vas-y, lève-toi, passes la porte et barre-toi. Va dormir sur ton matelas de merde dans le logement de fonction et repars demain matin par le premier train disponible. T’emmerdes pas à rester pour lui expliquer à nouveau des choses qu’elle a déjà comprises. D’une voix douce pourtant tu lui redis que tous ces troubles représentent un véritable danger. C’est le cas.

« Oui, je sais, je vais devoir faire attention à moi, il ne faudra pas que je me retrouve dans des situations délicates, car c’est risqué et je ne ‘‘sais pas’’ me battre, je suis donc une cible facile. » Exactement. Bah quoi c’est vrai ? Elle sait pas se battre et elle est visiblement pas faite pour. T’as vu ses petits bras maigrelets ? Son petit visage rond ? Ses yeux innocents ? Tu la mets devant une scène de bataille... Bah elle crève. C’est un peu normal. Mais ce n’est pas une combattante quoi. Cependant son ton est presque agressif et ça fait mal de voir qu’elle prend tes mises en garde comme ça. C’est comme de te faire insulter par ta petite soeur. Enfin non, c’est pas pareil parce qu’effectivement Greed t’insulte assez régulièrement et que ça ne te fait pas grand chose. Enfin, comment dire, tu prends un peu mal le fait qu’elle réagisse de cette manière. Elle semble le sentir d’ailleurs. C’est peut-être pas un soldat mais elle sait lire dans les gens. Elle murmure une petite excuse et tu acquiesces en silence. C’est pas très grave. Il y a des choses plus importantes que cela tout de même. Vous avez une rébellion sur les bras par exemple. « Et… Toi, qu’est-ce que tu vas faire ? Avec Zelda… Vous allez vous battre…? » Ah bah c’est clair que vous allez vous battre. De toute façon Zelda ne manquerait jamais une occasion de casser la gueule à quelqu’un, ça tu le sais. Qui que soit. Se battre, ça l’intéresse absolument toujours. La question c’est : face à qui allez-vous combattre ? Ou plutôt : pour qui allez-vous combattre ? Si vous rejoignez les rebelles, vous éviterez probablement de vous battre sur le front pour avoir une excuse et rejoindre les pacificateurs en cas de défaite. Mais donc elle a posé la question. Sauf que tu ne connais pas la réponse. Vous n’en avez pas encore parlé avec Zelda. Ce qui est stupide, tu aurais dû attendre que vous ayez discuté avant de venir voir Moon. Mais c’est un peu tard. « Oui. Mais pour les rebelles ou pour le Capitole, on ne sait pas encore. » Non, vous ne savez rien. Je le redis, c’est purement débile. Mais on n’en est plus à ça près n’est-ce pas ? Bah oui on parle de Zelda là alors je ne m’étonne plus vraiment. Je devrais ? Je ne crois pas. En fait, je crois que ta demi-soeur jumelle me blase à force. True story. Elle est tellement inattendue que je m’attends à tout. Alors je ne suis jamais ni déçue ni impressionnée maintenant. J’ai pris l’habitude. Elle pourrait descendre d’une soucoupe volante en disant qu’elle s’est mariée avec un éléphant rose avec huit tentacules que je ne ferais qu’hausser mes épaules immatérielles. Bla-sée je te dis. Tu te penches un peu vers la jeune femme et avoues : « On songe sérieusement aux rebelles. Ils semblent être un bon choix à vrai dire. Pas au niveau des idéaux, ça c’est pas important. Mais au niveau stratégique. » Euh, si à la base c’est les idéaux qui sont censés être importants. T’es pas au courant ? je te promets que c’est le cas. Il n’y a que des cons calculateurs et manipulateurs comme vous qui pensent plus aux commodités. Tu vois Moonshine elle, elle a du coeur. Et ça m’étonnerait qu’elle ne se soucie que de la tactique. Je me demande si elle est un peu pour les rebelles ou pas au fond.




Spoiler:
 


Dernière édition par Envy Z. Ducani-Hayne le Lun 11 Fév - 13:58, édité 1 fois
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Moonshine I. Park
DISTRICT 1
Moonshine I. Park
△ correspondances : 2260
△ points : 0
△ à Panem depuis le : 30/05/2012
△ humeur : ۞ idéaliste
△ âge du personnage : ۞ vingt-quatre ans
△ occupation : ۞ vendeuse de bijoux


can you save me?
statut: ۞ mariée à un pacificateur, le coeur appartenant à thybalt
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MOONVY ☾ Cause I know my weakness. Vide
MessageSujet: MOONVY ຕ Cause I know my weakness.   MOONVY ☾ Cause I know my weakness. Icon_minitimeLun 28 Jan - 7:28


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Moonshine & Envy


Elle eu soudainement l’impression qu’il avait perdu son temps à venir la voir. Tout ce qu’il lui avait dit, elle le savait déjà. On lui avait répété maintes fois. Tous lui disaient qu’elle n’était pas de taille à se battre, qu’elle mourrait certainement dans une bataille. Qu’elle serait la première à tomber. Il n’y avait que son petit frère qui avait osé lui apprendre quelques techniques pour manier les couteaux, montrant ainsi à la jeune femme que quelqu’un avait un minimum confiance en ses capacités. Quelques fois, elle se disait qu’elle pourrait très bien s’en sortir dans une bataille, mais, bien vite, la réalité la rattrapait. Tous ces gens qui croyaient qu’elle mourrait, qu’elle n’était rien d’autre qu’une faible petite fille, ils avaient sûrement raison. Gonflant les joues, elle tira une moue boudeuse avant de poser la question fatidique. Allaient-ils se battre n’était pas ce qu’elle voulait réellement savoir. Bien sûr qu’ils allaient se battre. C’était de Zelda et Envy dont on parlait, quoi de plus logique qu’eux se battant? La véritable question, c’était de quel côté allaient-ils se ranger. Moonshine les connaissaient pour être des pro-capitoles, mais elle en savait assez sur eux pour savoir que le choix stratégique comptait plus que tout. Il ne fallait jamais s’attendre à quelque chose avec eux, car ils étaient pleins de surprises. Ils pourraient aisément choisir de rester du côté des pacificateurs et zou! d’un seul coup, ils seraient chez les rebelles. Un plan, ils en avaient toujours un. Ainsi qu’un plan de secours, juste au cas, on est jamais trop prudent avec eux. On pourrait même aller jusqu’à dire qu’un plan c serait bien accueillit. C’était peu dire, ils avaient l’intelligence et amplement le temps de prévoir ce qu’ils allaient faire. Ils étaient pacificateurs, bon Dieu, ils savaient avant tout le monde quand il allait y avoir une attaque rebelle. Comme s’ils avaient des taupes infiltrées. Enfin, c’était une certitude, il y avait des taupes. Malgré tout, il arrivait que les rebelles gagnent en nombre et prennent un district d’assaut, réussissant à le faire passer du côté de Coin. Qu’il y ait des taupes ou pas, Moon s’en foutait, honnêtement. Tout ce qu’elle voulait savoir, c’était de quel côté les Ducani-Hayne allaient-ils être pour un certain moment. Mis à part ses parents et quelques connaissances, les gens auxquels elle tenait étaient rebelles. Son petit frère avait tout récemment commencé à s’impliquer dans l’organisation du D1, et, sans le cacher, elle se faisait du souci pour lui. Un truc de grande sœur trop protectrice, faut croire. Elle était heureuse de savoir qu’un autre Park soutienne la même cause qu’elle, mais de là à l’imaginer se battre, très peu pour elle. Son petit cœur allait faire un raté et elle allait probablement mourir avant même que son frère ne commence à se battre. Bienvenue dans le monde de Moonshine, là où il y règne une peur presque permanente. Peur du sort des personnes auquel elle tient. Peur de son propre sort. Peur de ne jamais être assez gentille, serviable. Peur de déranger à tout moment. Peur d’être en colère. Peur de porter deux bas différents aux pieds. Peur de s’endormir au travail. Un jour, il faudrait que ce petit esprit se calme, avant que ce cerveau surchauffe.

« Oui. Mais pour les rebelles ou pour le Capitole, on ne sait pas encore. » Hochant lentement sa petite tête en signe d’affirmation, la jeune femme fronça les sourcils alors que l’information passait en boucle dans son cerveau ankylosé par une fatigue qui, pourtant, ne pointait pas encore le bout de son nez. Damn it, stupide insomnie. Elle aurait aimé dormir en ce moment, pas que la conversation avec Envy était déplaisante, seulement, elle mettait du temps à assimiler des informations qui auraient, normalement, été analysées en si peu de temps. Donc, les deux pacificateurs n’avaient pas encore choisit de quel côté ils allaient combattre pour le moment? Wow, étrange. Normalement, ils en auraient parlés avant de venir voir la petite Park. Il fallait croire que tout le monde était un peu distrait ou à court de temps, ces dernières semaines. Moon se pencha instinctivement vers le trentenaire après qu’il ait fait la même chose, puis elle écouta sa confession, qui la surprit un peu, mais pas autant qu’elle l’aurait cru : « On songe sérieusement aux rebelles. Ils semblent être un bon choix à vrai dire. Pas au niveau des idéaux, ça c’est pas important. Mais au niveau stratégique. » Et bien, ce qu’elle croyait s’avérait vrai. Le choix était purement stratégique, ce qui ne surprenait même plus la brunette. Elle les connaissait bien, ces faux jumeaux, et était toujours prête mentalement à ce qu’ils lui annonçaient, même si, jamais auparavant, ils avaient eu a lui annoncer quelque chose dans le genre. Les temps changeaient, comme chaque habitant de Panem changeait au fil des jours, petit à petit. Posant ses coudes sur la table en bois brun, elle laissa tomber son menton sur l’un de ses deux poings fermés, observant toujours Envy de ses grands yeux noisette. Elle ne savait pas quoi ajouter de plus, quoi dire. Devait-elle dire qu’elle était pour les rebelles ou pas? En quoi cela pourrait faire avancer la discussion, sauf tourner en rond sur un des sujets majeurs de tout cela : Moonshine, qu’elle soit rebelle ou pas, n’avait tout simplement pas les aptitudes à se battre ou pour affronter la mort. Trop peureuse, elle fuyait. S’il y avait bien quelque chose qui pouvait l’avantager, c’était sa discrétion. Et puis, la petite savait grimper aux arbres, quand il s’agit de partir se cacher en courant, elle savait le faire. Comme si son cerveau avait été programmé pour juger chacune de ses actions, pour se juger elle-même, elle réalisa qu’elle se rabaissait encore. Idiote, arrête un peu de ne penser qu’à toi-même, pense aux autres. C’est vrai, c’est vrai. Elle inspira grandement et fit tourner son cou, le faisant silencieusement craquer. Ne sachant trop quoi dire, elle sentit soudainement le besoin d’informer Envy à propos des agissements de son petit frère. « Kendrick est pour les rebelles», dit-elle à voix basse. « Cela doit faire quelques semaines qu’il participe activement aux regroupements des rebelles du District un. » Moonshine n’espérait pas que le pacificateur ajoute quelque chose à ce qu’elle venait dire. Elle avait lâché cela en coup de vent, poignée de mot qu’il avait du attraper au vol, faute de ne rien avoir pu entendre tellement elle avait chuchotée ces paroles. Elle étira soudainement ses bras jusqu’à ce qu’ils soient complètement plats et elle enfouit son petit visage enfantin entre ceux-ci, comme désespérée. « Je ne sais pas quoi faire, Envy. » Ce n’était pas qu’à propos de la rébellion qu’elle disait cela. C’était un questionnement plus vague, qui englobait plusieurs parties de la vie de la jeune coréenne. Elle ne savait tout simplement plus où donner de la tête et son petit esprit était déboussolé. Il était rare qu’elle admette à haute voix qu’elle ne contrôlait aucunement sa vie et il était encore plus rare de l’entendre se plaindre de la sorte. Elle aurait normalement enfouie cette détresse au plus profond d’elle-même et aurait donné l’impression que tout allait pour le mieux pour la petite Moonshine Imogen Park qu’elle était. La vérité, c’était qu’elle était perdue entre les trop grandes exigences des ses parents et son soudain besoin de liberté. Qu’allait-elle faire de sa vie? Question existentielle qui résumait bien sa vie de petite fourmi sans grande importance. Elle n’était qu’une fourmi parmi des millions d’autres qui s’acharnent pour obtenir ce qu’ils veulent, ce qu’ils désirent. Dévoilant le bout de son nez, elle eu soudainement envie de boire quelque chose. Déplaçant un de ses bras, elle agrippa agilement la manche de la chemise de Joe, le propriétaire du bar, dévoilant au reste du monde ses étonnantes skills de ninja, avant de tourner sa tête, toujours posée sur la table, de sorte à pouvoir observer l’homme, lui offrant un petit sourire. « Joe, tu veux bien me faire une tisane, s’il-te-plais? » Il lui répondit positivement de sa voix forte et s’éloigna de la table, passant derrière le comptoir pour préparer la tisane de Moon. Pas d’alcool pour elle. Elle n’avait jamais goûté et l’envie de tremper ses lèvres dans cette boisson ne s’était jamais fait sentir.

Offrant un sourire piteux à Envy, elle se mit à jouer avec son crayon. La gaieté de cette soirée, qui n’avait pas dépassé le cap du 5% venait probablement de chuter à -150%. La faute à qui? À Moonshine, comme toujours.







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Dernière édition par Moonshine I. Park le Mer 13 Mar - 3:17, édité 2 fois
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MOONVY ☾ Cause I know my weakness. Vide
MessageSujet: Re: MOONVY ☾ Cause I know my weakness.   MOONVY ☾ Cause I know my weakness. Icon_minitimeLun 11 Fév - 15:47


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Moonshine & Envy


Les rebelles. Tu les as toujours méprisés parce qu’ils ne savent pas pourquoi ils se battent. Ils pensent le savoir, ils croient être sur le front pour défendre leurs idéaux et faire chuter ce gouvernement mais ils ne font en vérité que servir les intérêts de quelqu’un de plus intelligent qu’eux, qui veut effectivement détruire le Capitole mais pour ses intérêts personnels, pas pour le bien du peuple. Oui, tu sais que Coin est intelligente, tu peux le dire sans même l’avoir rencontrée. Elle est intelligente au même titre que Snow l’est. Il ne faut pas avoir le cerveau dans les chaussettes pour soulever des peuples entiers, et si Snow à la limite aurait pu se reposer sur les lauriers de ses ancêtres pour diriger d’une main molle le Capitole et laisser ses ministres s’occuper des districts, ce n’est pas le cas de Coin. Oui, oui, elle est d’une intelligence redoutable, et elle veut le pouvoir. C’est pour cela que les rebelles sont stupides. Ils croient qu’ils auront une véritable démocratie et que tout changera mais cela n’aura été qu’une mascarade, un coup d’état qui n’aboutira qu’à un changement de dictateur. Oui, le visage dirigeant aura changé. Et alors ? Les choses, elles, resteront ce qu’elles sont, ceux qui pensent le contraire ne sont que des imbéciles. Si Coin veut renverser Snow, ce n’est que pour asseoir ses augustes fesses dans son trône, être calife à la place du calife. Oui, Coin est Iznogoud, et alors ? Le seul problème là-dedans est que ce cher Coriolanus partage assez peu de traits avec le calife de la bande dessinée. Il a un peu plus de... mordant. Cette guerre n’est pas une guerre du peuple, c’est une guerre personnelle déguisée, un combat entre deux géants qui usent les autres pour ne se salir les mains qu’en dernier recours. Une guerre de serpents, une guerre de requins dans laquelle aucun d’entre vous n’est à sa place, une guerre à laquelle personne ne peut s’opposer, une guerre terriblement cruelle mais inévitable car de telles... créatures n’auraient pu s’ignorer plus longtemps. Une guerre qui ne devrait concerner qu’eux mais qui vous a tous impliqués, vous pauvres petits débris stellaires attirés dans l’orbite de deux planètes. C’est pour ça que tu méprises les rebelles. Ils y croient à leur petite révolte. Ils croient qu’ils s’en sortiront. Personne ne s’en sortira, on peut juste limiter les pots cassés et c’est bien ce que tu comptes faire pour toi et ta famille. T’en sortir à bon compte tant que possible. Tu prends un malin plaisir à déchirer la chair de rebelles naïfs qui croyaient que rien ne leur arriverait alors qu’ils se dressaient contre des forces bien supérieures aux leurs. Ce n’est qu’une leçon méritée, tu ne fais rien de mal. Tu leur apprends. Pourtant toi aussi tu es humain. Toi aussi tu aimes. Toi aussi tu as une famille que tu protègeras comme une lionne protège ses petits. Oui, je dirais bien un lion vu que tu es un homme, le problème c’est que niveau cohérence c’est pas top vu que les lions bouffent leurs propres petits. Puis c’est très honorable une lionne. Plus qu’un lion. Il leur manque juste la crinière. Et quelques autres attributs. On ne va pas chipoter non plus. C’est au nom de cette humanité, au nom de cette famille, que tu es ici dans cet endroit, pour tenter de protéger quelqu’un qui te tient à coeur et qui a, à ton avis, besoin de protection. Peut-être te trompes-tu. Mais on ne peut pas savoir.

Tout ce que tu peux lui dire c’est de faire attention. Tu es venu sans même savoir ce que vous alliez faire, toi et ta soeur. Quelle conscience professionnelle dis-moi ! Ce n’est pas grave tu es là maintenant. Puis il faut bien que tu avoues que tu n’as aucune idée du futur de tout ceci. Oui tu as l’air con, mais en disant ça d’une bonne manière on aura peut-être l’impression que tout cela n’est pas grave et que cela fait partie du plan. Tout. Est. Prévu. No worries. « Ça ne m'étonne pas de vous ! » Qu’est-ce qui ne l’étonne pas de votre part ? Le fait que vous soyez prêts à choisir les rebelles ? Ou le fait que tu dises que vous n’en avez rien à foutre de l’idéologie, que c’est le résultat qui compte ? Probablement le deuxième en fait. Je pense que vous êtes assez prévisibles. Assez sans scrupules quoi. Non mais c’est vrai, comme je l’ai déjà dit, les rebelles sont stupides. Mais si Coin était assez intelligente pour les mener jusqu’à la victoire ? C’est une possibilité à envisager. De toute façon, tu es sûr de toujours pouvoir trouver un moyen de retomber sur tes pieds dans cette histoire. Certes tu joues avec le feu mais ce ne serait pas la première fois. Tu as beaucoup à perdre. Mais beaucoup à gagner. Tu t’autorises un sourire amusé à la remarque de Moonshine. « Tu nous connais bien. »C’est vrai qu’elle vous connaît bien. Suffisamment pour se dire que cette guerre qui se déroule sous votre nez vous laisse plutôt de marbre d’un point de vue humain. Ce n’est qu’une histoire de bénéfices au final. C’est et ça a toujours été comme ça. Pour toutes les guerres. Tu ne considères pas que dans une guerre tout le monde perd au final, oh non, ce n’est pas ton idéologie à toi. Si on sait se servir des évènement comme il le faut, on peut surfer sur la vague des combats et en ressortir puissant. Je sais c’est une étrange métaphore. Du surf pour parler de massacres à armes à feu. Ce n’est pas grave, les comparaisons tirées par les cheveux ne m’ont jamais dérangée. Je fais avec. Je jouis même des liaisons entre des objets pourtant plus qu’éloignés. Comment ça je suis étrange ? C’est faux, je suis juste extrêmement vieille et capable de m’amuser d’à peu près tout à part les blagues pourries. Parce que oui, les blagues pourries je suis désolée mais c’est quelque chose que moi, conscience, je ne tolère pas.

« Kendrick est pour les rebelles. » Kendrick ? On parle bien de Kendrick Ridley Park, fils cadet de la famille Park du district un, petit frère de Moonshine Imogen Park, aînée de la même famille ? Kendrick ? Ce bout de gamin ? Tu lèves un sourcil en signe d’étonnement. Allons bon. « Cela doit faire quelques semaines qu’il participe activement aux regroupements des rebelles du District un. » Eh bah dis donc ! Quoique il a toujours eu l’âme d’un petit diable celui-là, au final ça ne t’étonne pas tant que ça. Mais bon, c’est quand même Kendrick quoi. Tu l’imagines en tant que rebelle. Pas le genre de rebelle soldat du district treize hein, ça ça ne lui irait vraiment pas, non, le rebelle qui se cache, jette des regards noirs aux Pacificateurs qui passent et rêve de changer le monde. Oh oui, oui c’est un rôle qui lui convient parfaitement. Rebelle. Alors finalement il a franchi le pas ? Il a du courage. Lui aussi il y croit. Dommage. Tu ne le croyais pas con. Mais il est jeune, il ne se rend pas compte. Comme ton interlocutrice a baissé la voix - probablement pour protéger le secret de son petit frère des oreilles indiscrètes - tu fais de même. « Dis-lui de ma part de faire attention à ce qu’il fait. » Tu ne peux pas l’empêcher de faire quoi que ce soit, ça tu le sais très bien, alors autant qu’il évite de se faire tuer si possible. Avec des têtes brûlées dans le genre on n’est jamais sûr de rien cependant. Tu soupires. Moon s’allonge presque sur la table, fatiguée ou impuissante, je ne saurais le dire. « Je ne sais pas quoi faire, Envy. » Personne ne sait quoi faire. Mais à propos de quoi pose-t’elle cette question ? A propos de Kendrick ? Des rebelles ? D’un autre sujet qui la tracasse ? De sa vie en général ? Il est vaste le champ des choses dont nous ne savons quoi faire. C’est étrange. Elle paraît si petite. Elle a toujours été petite. Elle est bien marrante de poser cette question. Toi non plus tu ne sais pas quoi faire. Oui, tu as toujours un plan, mais pas pour pallier ce genre de problèmes. Ce n’est pas efficace à tous les coups. Tu mets tes mains autour de ton cou pour te masser les cervicales, un peu fatigué toi aussi. Il est tard. « Moi non plus je ne sais pas Moon. » Voilà. C’est dit. Tu ne sers à rien.

Tu restes silencieux alors que ton amie commande une tisane au barman qu’elle a l’air de connaître. Ce doit être une habituée de l’endroit. Tu restes silencieux en attendant qu’on lui amène la tasse fumante qui répand un doux arôme. Tu émets un bref rire, gêné. « Et sinon, la vie, ça va ? »




Spoiler:
 
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Moonshine I. Park
DISTRICT 1
Moonshine I. Park
△ correspondances : 2260
△ points : 0
△ à Panem depuis le : 30/05/2012
△ humeur : ۞ idéaliste
△ âge du personnage : ۞ vingt-quatre ans
△ occupation : ۞ vendeuse de bijoux


can you save me?
statut: ۞ mariée à un pacificateur, le coeur appartenant à thybalt
relationships:


MOONVY ☾ Cause I know my weakness. Vide
MessageSujet: Re: MOONVY ☾ Cause I know my weakness.   MOONVY ☾ Cause I know my weakness. Icon_minitimeMer 13 Mar - 3:16


«'Cause I know my weakness, know my voice, and I'll believe in grace and choice and I know perhaps my heart is fast, but I'll be born without a mask. Like the city that nurtured my greed and my pride I stretched my arms into the sky. » © belladone.
Moonshine & Envy


Elle les connaissait bien, les Ducani-Hayne. Assez pour ne pas être surprise quand Envy lui avait annoncé qu’ils allaient avant tout faire un choix stratégique. Humainement, la rébellion, toute cette lutte pour un «monde meilleur», ça ne les avait jamais vraiment intéressés. Tant qu’ils pouvaient vivre leur vie rien qu’à eu. Et Moon, pouvait-elle les juger? Non et, d’ailleurs, elle n’oserait jamais. Parce que, à sa façon, elle les comprenait. Qui avait-il de mal à faire des choix stratégiques dans l’histoire, choix qui allaient définir toute leur vie future? Aucun. C’était quelque chose de logique, après tout, de vouloir s’assurer un bon avenir après la révolte. Certaines personnes ne prenaient pas le temps de penser au futur et ils agissaient sans se poser les questions importantes, sans jamais remettre en question leurs agissements. Zelda et Envy l’avaient comprit, mais il était évident qu’ils avaient réalisé cela dès l’instant où ils surent pour les attaques rebelles. Qu’ils finissent par choisir le Capitole ou les rebelles, Moonshine s’en fichait un peu, honnêtement. Tant qu’ils faisaient attention à eux et qu’ils restaient en vie, c’était l’important pour elle. Que tous ceux qu’elle aime puissent lui revenir vivants. Son cœur se serra à cette pensée alors qu’un seul nom lui venait à l’esprit en ce moment : Thybalt. Comment allait-il? Où était-il? Était-il blessé? Ou, au contraire, se portait-il bien? Elle parvenait à écarter le jeune homme de son esprit quelques fois, sans savoir pourquoi, mais il arrivait qu’il surgisse dans ses pensées, comme ça. Lui ou Gold, ou Envy, ou Zelda. Des gens qu’elle aimait et dont elle s’inquiétait, plus particulièrement maintenant que la révolte n’était plus qu’une simple rumeur, mais une réalité. Il y avait son petit frère, Kendrick, qui avait décidé de s’enrôler chez les rebelles. Son petit frère à elle, qui avait décidé que, si bataille il y avait dans le District un, il y prendrait part. Un frisson parcouru le corps de Moon et c’est pourquoi elle sentit le besoin d’informer le pacificateur des agissements de son frère. Elle savait qu’Envy ne pouvait rien faire, il ne pouvait pas aider. Tout ce qui était en son pouvoir, c’était d’assimiler l’information et de souhaiter que Kendrick ne fasse rien d’idiot. « Dis-lui de ma part de faire attention à ce qu’il fait. » Écoutant la réponse de l’homme, Moonshine hocha la tête doucement, poussant un petit soupire. Elle transmettrait le message. De toute façon, elle savait qu’elle allait surveiller son frère, inquiète comme elle était de nature. Elle espérait de tout cœur qu’il ne se mette pas dans des situations fâcheuses. « Je lui dirais. »

Le silence retomba entre eux après ces paroles. Un silence gêné, un silence qui créait un léger malaise chez la jeune femme. Si tout avait été normal, si tout allait pour le mieux, ces silences qui partaient et revenaient dans la conversation n’auraient pas été présents, le ton de la discussion aurait été plus léger, moins bas, moins… silencieux. La vérité, il fallait l’admettre, c’était que rien n’allait vraiment, qu’on en donne l’impression ou pas. Pour Moon, qui essayait de berner les gens en disant que tout allait bien pour, autant que pour une famille pro-capitole qui disait aux gens qu’ils ne s’inquiétaient aucunement du sort de Panem alors qu’en fait, si. C’était dans des moments que ceux-là que les gens changeaient : Changeaient d’avis, de camp, d’amis, de vie. Et Moonshine, qui était prise entre ses parents trop autoritaires et son désir de prendre ses propres décisions, ne savait pas quoi faire, où donner de la tête. C’est pourquoi, étrangement, lorsqu’elle posa sa tête contre la table, elle exprima quelque peu sa détresse au pacificateur. Elle ne savait pas quoi faire, quoi penser, quoi dire. Ce qu’elle venait d’exprimer était tellement vague, tellement peu précis, qu’elle n’en voudrait pas à Envy s’il ne pouvait l’aider. Malgré tout, elle espérait que, peut-être, il lui donne un petit conseil, un truc du genre, qui la ferait sourire. Mais non. Sa réponse, bien qu’elle s’y attende un peu, ne vint pas rassurer la jeune femme. « Moi non plus je ne sais pas Moon. » Relevant lentement sa tête, elle offrit quand même un sourire au jeune homme. « C'est pas si grave... On trouvera bien... » Comme s'il était inévitable qu'ils finissent par se sortir de tout cela. Elle finit par détourner le regard pour demander une tisane à Joe, le propriétaire du bar avant de retrouver ce silence.

Quelques minutes plus tard, l’homme vient déposer une tisane devant elle, tisane qui dégage un doux arôme. Cela eu l’effet d’apaiser la jeune femme, qui remercia Joe avant de le regarder partir. Remuant la cuillère en métal qui avait été laissé dans la tasse, Moon releva la tête quand Envy émit un bref rire, gêné. Lui offrant à nouveau un sourire, elle prit finalement une gorgée de la tisane à la camomille. « Et sinon, la vie, ça va ? » Surprise par cette question, elle déposa lentement la tasse sur la table en bois avant de cligner quelques fois des yeux, essayant de trouver une réponse intelligente à lui offrir. Elle ne pouvait pas dire que sa vie n’allait pas bien, ce serait d’un tel égoïsme envers ceux dont les vies étaient misérables. Elle n’avait pas à se plaindre. Non. Il y avait bien plus de gens qui souffraient en ce moment qu’elle. Alors, comme seule réponse, elle offrit celle dont tous avaient l’habitude d’entendre de sa part : « Bien sûr. Quelques querelles avec mes parents par-ci par-là, mais bon, ça n’a rien d’inhabituel. » Une parcelle de mensonge dans ce qu’elle venait de dire : Si les engueulades avec ses parents étaient habituelles, elles n’étaient que plus fréquentes maintenant. Comment faire sentir Moonshine comme une moins que rien? Demandez à ses parents, ils vous expliqueront le processus. La jeune femme prit une autre gorgée de sa tisane avant d’ajouter « Et toi? » Elle voulait des nouvelles de lui, de Zelda. Des nouvelles, c’était tout ce qu’elle voulait. Elle en aurait voulu de sa meilleure amie, qui ne lui en donnait plus. Elle en aurait voulu de Thybalt, qui était elle ne savait où en ce moment et dont elle s’inquiétait plus que tout. C’était tout ce qu’elle demandait, qu’on la tienne informée un peu. À moins que les gens se disent « mais non, c’est Moonshine, pas besoin de l’informer, ce qu’elle ignore ne peut pas la tuer. » La petite, elle en avait marre de ne jamais avoir de réponses à ses questions. Et elle savait à l’instant que si une personne pouvait bien l’aider à avoir quelques réponses, c’était Envy. Se mordillant la lèvre, elle s’approcha un peu du pacificateur. « Envy? J’aurais quelque chose à te demander… » Il était trop tard pour reculer, elle avait probablement captée son attention et il voudrait peut-être savoir ce qu’elle avait à lui demander. Malgré tout, elle se sentait quelque peu idiote : peut-être n’aurait-il pas les réponses à ses questions. Aller Moon, sois courageuse et demande-lui, il va pas te mordre. Au pire, tu n’auras qu’une réponse négative, c’est pas la fin du monde. Prenant une grande inspiration, elle finit par reprendre la parole. « Je sais que c’est un peu idiot… Tu n’auras probablement aucune réponse, mais… Est-ce que tu aurais entendu parler ces derniers temps d’un certain Thybalt Homens? » Elle n’espérait aucune réponse de sa part, rien. Malgré tout, après lui avoir demandé, elle se sentit soudainement un peu plus légère, comme si un poids avait disparu.






~ you just walked away and i just watched you, what could i say.
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MOONVY ☾ Cause I know my weakness. Vide
MessageSujet: Re: MOONVY ☾ Cause I know my weakness.   MOONVY ☾ Cause I know my weakness. Icon_minitimeSam 27 Avr - 15:54


«'Cause I know my weakness, know my voice, and I'll believe in grace and choice and I know perhaps my heart is fast, but I'll be born without a mask.  Like the city that nurtured my greed and my pride I stretched my arms into the sky.   » © belladone.
Moonshine & Envy


Moonshine. Presque de la famille. Ouais, de la famille. Même district ou pas, les Park et les Ducani-Hayne ça doit bien durer depuis ton grand-père. Ou peut-être tout simplement ton vainqueur de père. On s’en fiche au fond, n’est-ce pas ? Comme si ta famille n’était pas déjà suffisamment grande comme ça, les Park en sont comme qui dirait une extension. Moonshine, presque une petite soeur au même titre que Greed. Ouais, les deux ont le même âge. Ca a été l’année des petites soeurs. Mais elles ne se ressemblent pas du tout. Entre la douce, frêle, enfantine Moonshine et l’exubérante, meurtrière mais étrangement tout aussi enfantine Greed, il y a presque un monde. Deux petites soeurs. Tu as certes plus vu grandir Greed que Moon mais tu n’en aimes pas moins la deuxième pour autant. C’est marrant, autant que tu te souviennes, elle a toujours été un peu comme ça. Un peu détachée. Un peu rêveuse. Un peu innocente. Un peu hors de ce monde. Pas faite pour ici. Tombée d’autre part. Kendrick a toujours été plus aventureux qu’elle. La princesse et le chevalier, les deux rêves d’enfants. Tu sourirais presque à cette pensée. Ils ont grandi. Le chevalier est devenu rebelle et la princesse dessinatrice. T’as une espèce de sensation de culpabilité dans la poitrine. T’es venue la prévenir de faire attention et tu vas repartir. Et au fond, ça sert à quoi tout ça ? Tu voudrais bien la protéger mais que faire de plus que tes simples avertissements ? Elle est adulte, tu n’as plus rien à lui offrir. Que des conseils inutiles et tu repars. Oui, tu te sens un peu coupable de ton utilité. Tu sais pas quoi faire. Tu sais pas quoi faire toi-même, comment pourrais-tu l’assister dans ses choix ? Et puis ce n’est pas ton devoir de le faire. Pas plus que ce n’est ton devoir de surveiller son petit frère, tu en es parfaitement conscient et ne peux faire rien de plus que lui souhaiter de ne jamais se faire attraper. « Je lui dirai. » Tu hoches doucement la tête en guise de remerciement. Elle transmettra le message, reste à voire si Kendrick le saisira et l’écoutera. Bouteille à la mer. Probablement paroles dans l’oreille d’un sourd. Les jeunes rebelles ont tous leur coeur rempli de cette ardeur qui les aveugle. Ils se croient justiciers de ce monde et refusent d’entendre qu’il y a d’autres solutions que le combat pur et simple. Les guerres et le sang ne règlent pas tout. Pourtant tu aimes le sang.

Non réellement, tu ne sais pas quoi faire. Tu as l’impression que tu ne sauras jamais. Toutes ces histoires, c’est une véritable purée de pois. Toi aussi tu avances à l’aveuglette, guidé par rien de plus que le sang de tes victimes et leurs cris. Et la voix de Zelda, quelque part dans le brouillard, toujours si proche que tu as l’impression qu’elle est à côté. Mais elle ne l’est pas, pas vraiment. Et elle ne le sera jamais. Ce sera toujours une étrangère dans ton lit. Tu ne sais pas quoi y faire. Rien. Rien je suppose. Tu t’enfonces dans ton impuissance et ton inutilité. Chef du district deux, mon cul oui. Rien qu’un titre et des responsabilités en plus, et un surplus de paperasse à remplir. Ce genre de choses n’aide pas à savoir quoi faire réellement. « C'est pas si grave... On trouvera bien... » Tu lui adresses un pauvre sourire. A la fin vous trouverez oui. Ou vous mourrez sans savoir. Mais la perspective est rassurante. Vous finirez par y arriver. « J’espère. J’espère qu’on trouvera. » Un jour ou l’autre.

En attendant il n’y a rien de plus à faire que de vivre sa vie, quelque ennuyeuse qu’elle puisse l’être. La tienne l’est en tout cas, sauf les jours de torture, et les jours où tu retrouves Zelda. Plus qu’ennuyeuse. Harassante en vérité. Mais elle, elle, tu espères que sa vie est meilleure que la tienne tout de même. Ce serait triste. « Bien sûr. Quelques querelles avec mes parents par-ci par-là, mais bon, ça n’a rien d’inhabituel. » Ah, les Park. Tu te souviens des parents comme des gens profondément pro-capitoliens, intransigeants et très doués pour réprimander leurs enfants. Douce comme elle est la petite, elle doit mal le vivre des fois. Parce qu’elle est un peu plus intelligente qu’un adorateur de base du Capitole. Elle réfléchit. C’est pas toujours ce qui est recommandé de faire. Tu lui adresses une moue compatissante. Toi t’es débarrassé des reproches de tes parents depuis longtemps. « Et toi ? » Rien de changé. A part que Zelda veut se marier avec un connard sans cervelle et que tu n’es pas du tout d’accord. Et que tu tortures de plus en plus de gens, ce qui n’est pas pour te déplaire bien que tes chemises aient tendance à partir au lavage plus souvent, de cause à effet. « Toujours marié. Rien à signaler. Zelda, Greed et les autres vont bien. Zelda pense à se marier, je suis sûre que si ça se concrétise elle te voudra comme demoiselle d’honneur. » Zelda et Moon, amies depuis bien longtemps. C’est elle qui aurait dû venir, pas toi. Quoique pour donner des conseils elle n’est peut-être pas le meilleur choix. Ta réponse était laconique mais pas sèche. Tu n’avais juste pas de raison d’épiloguer. Pas très intéressant tout ça.

Puis la petite semble désireuse de te demander quelque chose. « Envy ? J’aurais quelque chose à te demander… » Oui, effectivement, c’est dingue. J’ai toujours raison. C’est beau ça. Je devrais faire voyante. Madame Irma, tout ça. Je suis sûre que je pourrais me faire de l’argent. Comment ça ce qu’elle va te demander ? Mais j’en sais foutrement rien, tu me prends pour un devin ou quoi ? Hrm. D’accord. On oublie madame Irma. « Je sais que c’est un peu idiot… Tu n’auras probablement aucune réponse, mais… Est-ce que tu aurais entendu parler ces derniers temps d’un certain Thybalt Homens ? » Thybalt Homens ? Tu te demandes qui il est par rapport à elle. Pour qu’elle demande, il doit être important. Plus qu’elle ne voudrait le laisser paraître, probablement. Et si ta curiosité est piquée, tu veux avant tout l’aider. Thybalt Homens. Non, ça ne te dit rien. Mais peut-être que si tu cherches dans ta mémoire, tu peux trouver un écho à ce nom. Comme une résonance familière. Très peu, mais comme si tu l’avais déjà entendu une fois. Ou lu. Lu. Voilà, c’est ça ! Alleluia. Merci ton cerveau. Ton visage s’éclaire. « Thybalt Homens ? C’est vaguement familier. Je l’ai peut-être lu dans un rapport en provenance d’un autre district il n’y a pas longtemps. Je ne peux rien te garantir, mais il me semble. » Après tout c’est peut-être ta mémoire qui invente, pour pallier le fait que tu ne connaisses pas cet individu mais que tu veuilles tout de même aider Moon. Ca arrive ça, des souvenirs qui sont créés juste pour être pratiques. « Qu’est-ce qui t’intéresse à propos de lui ? » Curiosité. Et puis t’as bien le droit de savoir, puisqu’elle te demande. Non mais oh, c’est donnant donnant tout de même. A moindre mesure pour elle mais quand même.



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