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 II,1. la moisson du district onze

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Caesar Flickerman
MAITRE DU JEU
Caesar Flickerman
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△ occupation : interviewer et personnalité préférée des capitoliens



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MessageSujet: II,1. la moisson du district onze   II,1. la moisson du district onze Icon_minitimeVen 11 Mai - 22:38


La moisson
“ district 11 ”


(c) peacekeepers
« La Moisson approche. La tension dans les districts est à son comble, et chacun fait de son mieux pour paraître détaché. Parmi les plus jeunes, il y a ceux qui sont terrifiés à l'idée d'entendre leur nom appelé, et il y a ceux qui trépignent d'impatience de pouvoir participer à ces Jeux. Les habitants sont invités à rejoindre l'hôtel de ville de leur district. Les préparatifs sont déjà terminés, et l'endroit grouille de Pacificateurs, prêts à intervenir au moindre débordement. D'un côté, les adultes, ceux qui ne sont plus éligibles se rassemblent, anxieux à l'idée de voir leurs enfants partir. De l'autre, il y a les potentiels tributs. Au centre de la grand place, une estrade se tient, prête à accueillir l'hôtesse T. Delysia Winslow. Sont déjà présents, le maire Ywain Blacwell (inventé), ainsi que les mentors J. Phoenix Lewis et Alexiane R. Hawthorne. »

Vous pouvez déjà poster après ce message, des rp courts de préférence. Tous les habitants des districts sont invités à participer. La suite arrivera demain, avec l'annonce des tributs féminins. Soyez patients, et puisse le sort vous être favorable.


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II,1. la moisson du district onze Vide
MessageSujet: Re: II,1. la moisson du district onze   II,1. la moisson du district onze Icon_minitimeSam 12 Mai - 5:01

J’ouvris les yeux, comme tous les matins, après un sommeil sans rêves. La maison était calme, le seul bruit étant celui de la chaise berçante de mon père, qui visiblement, était occupée. Connaissant papa, il avait dû rester éveillé toute la nuit, plus stressé que nous. Il nous aimait trop, ça le tuait à petit feu. Nous étions tout pour lui, depuis le départ de maman Je me retournai dans le lit, remarquant vite que la place d’Io était vide, que les draps étaient refroidis. Il ne devait pas avoir passé une bonne nuit, lui non plus. Je me redressai, balayant rapidement la pièce du regard. Mon père était bien dans sa chaise, mon frère, visiblement assoupi, dans les bras. Io avait bien beau avoir 13 ans, être en âge d’aller tuer d’autres jeunes dans une arène, il agissait toujours comme un enfant. Par la fenêtre, je constatai que le soleil se levait tout juste. Je mis les pieds sur le plancher de bois. Une longue journée s’annonçait, et je devais commencer à me préparer. Je devais être impeccable pour marcher jusqu’à l’abattoir. Lentement, je fis mon chemin jusqu’à mon père, dans la noirceur de notre cabane. « Bonjour papa. » Il ne me répondit pas, se contentant de me regarder. Même si l’endroit était sombre, je pouvais voir que ses yeux étaient humides. La nuit avait bel et bien été difficile pour lui. Je restai à ses côtés quelques minutes, puis je mis de l’eau sur le feu. Dans le district onze, l’électricité tenant de la légende, nous mettions des heures avant d’avoir de quoi prendre un bon bain chaud. Mon frère se réveilla peu de temps après. Nous passâmes l’avant midi à nous préparer, et quand l’heure de partir arriva, nous étions plus que prêts. Je portais une robe de dentelle jaunie, celle que ma mère, à mon âge, portait elle aussi pour assister aux moissons. L’odeur de maman était partie depuis bien longtemps du tissu, mais j’avais tout de même l’impression qu’une partie de son âme y était restée attachée. J’avais noué mes cheveux à l’aide d’un ruban rose, un cadeau que papa m’avait fait, pour mon anniversaire.

Io et moi marchions main dans la main vers l’hôtel de ville. Plus nous étions près de l’arrivée, plus la foule était dense. « Viha? » Il c’était arrêté. « Quoi? » répondis-je énervée. « Je veux juste te dire que peu importe ce qui se passe aujourd’hui, malgré tout ce que j’ai pu te dire dans le passé… t’es ma sœur, tu sais? » Il nous avait vraiment fait nous arrêté pour ça? Il avait une idée à quel point le moment était mal choisit? Les lignes s’embourbaient de plus en plus, chaque seconde perdue équivalait à des années d’attente dans ses lignes. « Oui, Io, je sais. » Je lui prit la main et le tirai en direction de l’hôtel de ville. J’avais l’air d’une grosse brute, mais nous avions déjà perdu suffisamment de temps. Nous nous laissâmes rendus à l’inscription. La ligne, comme je l’avais prédit, était d’une longueur incroyable. Je n’avais qu’une envie, qu’ils me piquent, et qu’on en finisse. Heureusement, mon tour vint rapidement. Je fus identifiée et envoyée avec les autres filles de mon âge. La plus part étaient toutes tremblantes, certaines même avaient déjà les larmes aux yeux. Ce n’était que la moisson, je n’osais même pas les imaginer dans les jeux. Au loin, je pouvais voir Io avec ses camarades de classe. Il avait peur. Je pouvais le sentir de ma place. Il avait peu de chances d’être pigé, que deux bouts de papiers portaient son nom. Il était probablement plus stressé pour moi. J’avais seize noms dans ces boulles, mais surtout une envie folle de me porter volontaire depuis que cette gagnante du huit m’avait invitée à me pendre. Mon petit frère devait l’avoir ressenti; il lisait en moi comme dans un livre ouvert. Sur la scène, les choses commençait à bouger. On s’affairait à tout finaliser avant l’entrée en scène de l’hotesse, du maire, et des mentors. En regardant par-dessus mon épaule, j’aperçu Europe, cette fille avec qui j’avais supposément tant de points commun. Je pouvais aussi voir Ezea, mon allié dans ce monde pourrit, du côté des garçons. toc toc toc on tapait sur le micro. Notre hôtesse était prête à commencer, abordant une coiffure des plus ridicules. Nous eûmes droit au discourt du maire, au traditionnel film venu tout droit du capitole, a la présentation des gagnants précédents… Puis madame coiffure horrible s’approcha de la première balle de verre, celle contenant les noms des filles, celle dans laquelle mon nom était inscrit seize fois. Elle n’avait qu’à en tirer un, qu’un et ma vie serait faite. Un, et je pourrai quitter cette vie. Un seul nom et je pourrai m’envoler, ou me baigner dans l’argent et l’or. Un nom. S’il vous plait, choisissez moi.


Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: II,1. la moisson du district onze   II,1. la moisson du district onze Icon_minitimeSam 12 Mai - 10:13

Le sommeil de Link n'a pas été tourmenté, tu le sais car ton frère occupe le lit juste en face du tiens et que tu as gardé les yeux ouvert toute la nuit, incapable de dormir. Si ton frère dort si bien c'est parce qu'il n'a rien à craindre de ce jour, parce qu'il rentrera chez lui sain et sauf à la fin de la journée, qu'il continuera de vivre comme il l'a toujours fait. On ne peut en dire autant de toi et de ta nuit passée à imaginer ce qui pourrait bien arriver si jamais tu n'est pas tirer au sort aujourd'hui. Tu fermes les yeux sans pour autant réussir à t'endormir, cherchant juste à effleurer des doigts ce bonheur instable que la mort représente pour toi. Mourir, trouver un endroit où rien ne sera plus jamais pareil, où tu n'aura pas à subir les railleries, les regards foudroyants de ta mère, les paroles moqueuses de ton frère, où tout ça aura disparu, à jamais. La rédemption est pour toi le seul moyen de t'en sortir comme un homme et non pas comme le lâche que les autres voient en toi. Mourir pour la vie, pour la liberté. Un maigre sourire s'affiche sur ton visage tandis que tu entends les pas de ta mère qui s'affaire de l'autre côté de la cloison mural, elle ne viendra pas avec toi aujourd'hui, parce que pour elle tu n'existes pas, tu n'est rien d'autre qu'un fantôme de passage dans sa maison. Link émets un ronflement bruyant qui te tire de tes pensées, lui qui n'a rien à craindre de cette journée viendra sûrement se placer du côté des spectateurs, afin de se remémorer la perte de son meilleur ami, de son frère aîné qu'il à toujours respecté, contrairement à toi. Tes pas te mènent à la cuisine où ta mère est en train de boire l'un de ses thés maison dont elle à fait sa spécialité. « Bonjour mère. »Les mots sortent d'eux-mêmes sans que tu n'es à la retenir, c'est un rituel pour toi, une simple phrase afin qu'elle remarque que tu es toujours en vie, que le sommeil ne t'as -malheureusement- pas entraîné dans les limbes d'une éternité obscure. L'absence de nœud au creux de ton ventre indiques que tu n'es pas anxieux à propos de la moisson, après tout tu ne l'a jamais été, toi qui souhaite mourir plus que de vivre. « Bonjour Cassius. » Sa voix te tire de tes pensées, te faisant même trébucher sur le sol de la cuisine. C'est bien la première fois que ta mère t'adresse une parole, un bonjour, et tu ne sais pas comment prendre cet affront si différent de ce qu'elle t'offre d'habitude. C'est con, pour une fois qu'elle te parle tu ne trouves rien à lui dire.

Tu glisses sur ton corps maigre et efféminé les vêtements que Link portait lors de sa quatrième moisson, n'avoir eu que des frères à cet avantage de pouvoir recycler les vêtements et d'épargner de l'argent qui servira pour la nourriture. La chemise est encore un peu grande pour ton corps simple mais tu te contentes de la faire rentrer dans le pantalon de toile qui appartenais jadis à ton frère aîné. Les minutes passent si lentement que tu as cette impression que le temps recul au lieu d'avancer, tu trépignes d'impatience, tu veux connaître le fin mot de l'histoire, tu veux pouvoir monter sur cette estrade et te remettre enfin à respirer comme un être humain et non pas comme un simple fantôme. Dire que ton avenir se joue dans une boule de verre où une main fine du Capitole viendra décider du destin d'une jeune femme et d'un jeune homme. Les pensées se bousculent dans ta tête, tu penses à ce qui pourrait se passer si jamais tu n'étais pas tirer au sort aujourd'hui. Alors que ton frère s'éveille dans un bâillement sonore tu te promets une chose, de mettre fin à cette vie si ton nom ne sort pas de cette boule. C'est une grande décision et tu es un si petit homme, mais telle est la seule chose qui pourra te faire sortir de ce cauchemar éveillé, le seul moyen de t'en sortir et d'arrêter cette mascarade qui te pourri l'existence. L'heure est venue, tu glisses tes chaussures cirées pour l'occasion et te faufile à l’extérieur de la maison sans un regard, sans un mot pour les personnes qui y habitent que tu avait l'habitude d'appeler « famille ». Tout s'arrête ici et maintenant et tu pris pour que ton nom apparaisse sur le petit morceau de papier à mesure que les adolescents prennent place dans les rangs qui leur sont attribués. Du coin de l’œil tu aperçois cette fille qui tue les oiseaux pour gagner sa vie et tu ne peux t'empêcher de penser que, dans une vie, vous auriez pût être amis. L'hôtesse, le maire mais aussi les mentors, dont fait parti Alexiane, se trouvent déjà sur l'estrade. Tu fermes les yeux et pris en silence, tu pris pour ne jamais avoir à revenir ici, tu pris pour mourir.
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II,1. la moisson du district onze Vide
MessageSujet: Re: II,1. la moisson du district onze   II,1. la moisson du district onze Icon_minitimeSam 12 Mai - 17:23

"Non, pas comme ça j'ai dis, de ce côté... Voilà, c'est très bien." Sivane, Sivane, arrête donc de te casser la tête à cause d'une putain de coiffure qui commence à énerver tout le monde. Ça ne sert à rien d'essayer de nouer mes cheveux en un ensemble un peu plus classe. Elle le sait. Ils le savent. Je le sais aussi. Au fond je suis persuadée qu'elle tente juste de cacher les marques que j'ai au cou, à cause d'elle, toujours. Elle ne veut pas qu'on la regarde de travers dans la rue, parce qu'elle frappe sa fille, elle ne veut pas qu'on pense qu'elle est la méchante de l'histoire, c'est pas de sa faute si je suis une incompétente. Chaque année, c'est la même chose. Chaque jour de Moisson. Elle se montre plus attentionnée que d'habitude, même si c'est simplement pour s'occuper de mon paraître, rien de plus. Je pense que tout ce qu'elle espère, c'est que si j'ai le malheur d'être choisie, j'aurai au moins réussi à me montrer présentable pour ma dernière apparition au district. Parce qu'il faut pas croire que je réussirai à me battre, j'ai jamais rien fait de bien. Peut-être qu'elle arriverait même à paraître assez effondrée à mon départ, que les autres la prendront en pitié, leur offrirait un peu à manger, à elle et mon père. C'est certain qu'elle fait ça dans son propre intérêt, en tout cas. S'il ça ne tenait qu'à moi, je me présenterai même en pyjama près de l'hôtel de ville, mais apparemment faut que la tenue soit à l'image de cette journée : fabuleuse. Ouais, surtout emmerdante.

A peine tourne-t-elle le dos au reflet du miroir crasseux de la chambre, que je retire rapidement la pince qui retient mes cheveux en un chignon tout simplement horrible. On a jamais partagé les même goûts, toutes les deux. Je déteste cette robe, ses manches courtes tombant sur mes épaules, le fait qu'elle découvre mes jambes à partir des genoux. Heureusement que j'ai gardé mes bottines plates. D'un côté, j'ai pas vraiment de chaussures accordées à cette tenue. Pourquoi il a fallut qu'elle me refile la rouge en plus ? Elle veut que je me fasse remarquer ? C'est pas rouge rouge, mais ça reste rouge. Je croyais que je devais être aussi discrète que possible - ce qui insinuait que je ne devais pas siffler lorsque l'hôtesse s'avancerait sur la scène, ou scander les noms d'Alexiane, l'ancienne gagnante, au risque de passer pour une dingue et de faire de ma famille la honte du 11. Je sais pas pourquoi tout le monde est si tendu, c'est un jour comme un autre. On en voit crever toutes les semaines, des gosses, c'est juste qu'on y fait pas attention quand c'est à l'ombre d'un arbre ou derrière une cabane pourrie. Là, c'est diffusé à la télé. Ça attire plus le regard, mais ça change rien à la conclusion. On va tous crever, faudrait peut-être commencer à s'y faire.
Sivane me fusille du regard en voyant que j'ai décidé de laisser mes cheveux lâchés, mais ne dis pas un mot de plus. Son bras empoignant le mien un peu trop fortement, elle me tire à l'extérieur de la maison, mon père sur les talons. Il a toujours une tête d'enterrement, quelle que soit les circonstances, ça le change pas. Mais il me regarde quand même, dans les yeux, avant qu'on passe la porte. Il ne tient pas à moi plus que ma mère ne le fait, mais je sais que ça lui ferait de la peine que je parte. Juste parce qu'il aurait plus personne à qui donner des coups de pieds, sa femme se laisserait pas battre. Je lui souris, un de ces sourires qui les énervent tous les deux, parce qu'ils savent que je paie leurs têtes.

Je ne suis lâchée qu'arriver à la hauteur des files d'identification, mon tour vient rapidement, tout s'accélère à ce moment là. Je me retrouve dans le groupe des jeunes filles de dix sept ans, qui ont l'air aussi paumées les unes que les autres. Elles font pitié. Je pousse un soupir et chercher un visage connu dans la foule, n'importe qui, n'importe quoi. Je pourrai même trouver une mouche intéressante tellement l'ambiance est nase. Je croise quelques secondes le regard de Viha, la gamine avec qui il m'arrive de travailler et qui n'a pas l'air de m'apprécier autant qu'à notre rencontre, maintenant qu'elle a remarqué que j'étais pas très investie dans ce que je faisais. Je m'en fiche, je lui fais quand même un signe de la main, découvrant mes dents blanches alors que tout le monde tire la tronche autour de moi. C'est bon, c'est pas la fin du monde. Je me retiens vraiment pour ne pas acclamer l'hôtesse au style bien particulier lorsqu'elle s'adresse à la foule, alors que le silence règne parmi les habitants. Tu m'étonnes que c'est triste comme évènement, s'ils arrêtaient de pleurer ces mioches. J'aime bien cette attente, avant que le nom soit prononcé, ça rend le tout plus passionnant. Qui va donc claquer en direct cette année ? J'ai presque envie de rire en les entendant tous se lamenter près de moi. Comme si ça allait les épargner.
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Caesar Flickerman
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II,1. la moisson du district onze Vide
MessageSujet: Re: II,1. la moisson du district onze   II,1. la moisson du district onze Icon_minitimeSam 12 Mai - 18:00


Premier tirage
tribut féminin



(c) avalon
« La population du District Onze est enfin rassemblée devant l'hôtel de justice, prête à entendre la Moisson. Et le moment que certains redoutent, et d'autres attendent avec impatience débute. L'hôtesse, Delysia Winslow, apparaît et salue la foule. Après quelques banalités d'usage, il laisse place aux écrans géants présentant avec passion et dévouement le Capitole. Cette ville qui épargne chaque année un tribut pour le couvrir de richesse, cette ville qui a sauvé douze districts d'une révolte. Alors que la projection prend fin, le symbole de Panem apparaît et l'hymne retentit. A peine est-il terminé que l'hôtesse déclame la phrase incontournable du début de la Moisson. “ Joyeux Hunger Games ! Et puisse le sort vous être favorable ! ” Et comme le veut la tradition, c'est le tribut féminin qui est choisi en premier. “ Commençons par les dames! ” L'hôtesse s'approche de la bulle de verre, et sort sa main avec un petit papier où se trouve le nom du tout premier tribut de cette nouvelle édition des jeux.

“ Europe Hogeland! ” »


Les personnages voulant se porter volontaire à la place d'Europe (donc uniquement des filles) doivent poster avant samedi prochain pour se déclarer comme indiquer dans l'annonce générale. Postez à la suite tout comme précédemment.


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Alexiane R. Hawthorne
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relationships:


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MessageSujet: Re: II,1. la moisson du district onze   II,1. la moisson du district onze Icon_minitimeSam 12 Mai - 18:21

Des frissons parcourent mon épiderme. Je baisse les yeux face au miroir, incapable d'observer mon reflet. Le silence règne dans la pièce. J'enfile ma robe blanche sans lever les yeux. Elle est trop grande. Je soupire en enfilant des chaussures qui vont parfaitement avec la tenue. Hope a bien fait son travail de styliste. Je serais resplendissante pour l'annonce des tributs qui iront à l'abattoir et n'en reviendront jamais. Je relève doucement la tête et croise enfin mon regard dans le miroir. Je regarde la fille dans le miroir. Un an. Un an qu'elle a été pigée et qu'elle est sortie victorieuse de cette boucherie, contre toutes attentes. Un an qu'elle tente d'effacer les souvenirs qui la hantent. Elle y arrivait, mais la moisson est là pour lui remettre les cauchemars en tête. J'entends Avery qui monte les escaliers, ce qui me fait revenir à moi. J'essuie les quelques larmes qui ont glissé sur mes joues d'un revers de main. Il me demande si je suis prête. J'acquiesce, je n'ai pas réellement le choix de toute évidence. Avery a décidé de rester dans notre nouvelle maison aujourd'hui. Je le comprends. J'ajuste une dernière fois ma robe blanche avant de partir en direction de l'hôtel de ville, la boule au ventre.

Dans quelques semaines, je ne serais plus la principale attraction de Panem. Dans quelques semaines, un nouveau jeune prendra ma place de vainqueur. On ne m’oubliera pas, mais on me relèguera au second plan. Tout ce dont j’ai besoin. Un an que j’attends cela. Je trépignerais presque d’impatience, si je n’avais pas autant envie de vomir. Je suis lunatique. J’ai peur pour ces gamins, mais j’ai hâte qu’ils s’entretuent pour que le dernier prenne ma place de jouer de la capitale. Et puis merde, je ne les connais pas. Mise à part les gosses du onze, les autres ne représentent rien pour moi. Les Jeux sont barbares, c’est un fait, mais je ne devrais pas me mettre dans des états pareils pour si peu.

J’arrive sur la place avec un peu d’avance, comme l’exige le statut de mentor. Je me place aux côtés de Phoenix sur l’estrade, saluant mon ancien mentor poliment. Il me fait peur, ce type. C’est un psychopathe, et j’ai toujours peur qu’il me saute dessus pour m’éviscérer. J’ai de nouveaux frissons à cette idée. Je garde le maximum de distance possible entre nos deux corps. Même si certains de ses conseils m’ont permis de m’en sortir, il reste un sociopathe, et un bon. Je reporte mon attention sur la foule qui devient de plus en plus dense. Je reconnais quelques visages. Des visages que je ne préférerais pas revoir au Capitole. Il y a Viha, cette gamine dont le regard sur moi est lourd, sans que je n’aie jamais compris pourquoi. Il y a Europe, cette jeune fille un peu bizarre mais qui n’a pas l’air bien méchante. Il y a Amanda, mon amie la plus proche au sein du district onze. L’année dernière, elle était venue me dire au revoir, et j’espérai que les rôles ne seraient pas inversés aujourd’hui. Il y a Kamaria, ma petite protégée, celle à qui je tiens tant. Je soupire et détourne les yeux du côté des garçons. Je croise le regard d’Ezea, qui était mon meilleur ami avant qu’un froid s’immisce entre nous. Il y a Cassius, ce garçon que j’appréciais il n’y a pas si longtemps et qui me tient désormais responsable de ces malheurs. Qu’importe les relations que j’entretiens avec tous ces jeunes, je ne veux pas qu’ils soient tirés au sort. Je souhaite qu’aucun d’entre eux me rejoindre sur l’estrade. L’hymne de Panem résonne en fond sonore, des paroles en découlent et des images se suivent sur l’écran. Mais je n’écoute pas. Je n’écoute pas, car je suis terriblement angoissée. Je n’ai pas envie d’être mentor. Pas cette année, ni la prochaine, jamais. Je n’en suis pas capable. Comment pourrais-je donner des conseils de survie alors que je ne parviens pas même à survivre moi-même ? Je tremble, et je tente de reprendre le contrôle de mon corps. Je n’ai pas le droit de me montrer faible, pas aujourd’hui. Je dois mettre mes angoisses de côtés pour soutenir les deux jeunes gens qui iront à l’abattoir. Delysia commence enfin son petit discours, avant de se diriger du côté de la boule contenant les noms des jeunes filles du district onze. Elle semble prendre son temps. Puis, finalement, un prénom sort. Europe. Je prends une grande inspiration, et j’applaudis sans grande joie. Tout le monde a remarqué que je ne suis pas heureuse d’être là, et je ne parviens pas même à faire semblant. Delysia l’invite à nous rejoindre sur l’estrade, et bien que nous ne soyons aucunement proches, je tente de lui adresser un sourire, même si rien ne pourrait atténuer sa peine.



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MessageSujet: Re: II,1. la moisson du district onze   II,1. la moisson du district onze Icon_minitimeSam 12 Mai - 23:35

Tic, toc. L'horloge poussiéreuse sonna seize heures. Je déglutis avant de me lever, lentement, pour me confronter à mon reflet. Le miroir fendu en son centre par une longue estafilade me renvoya l'image d'un jeune homme qui, dans sa chemise d'un blanc immaculé, paraissait séduisant. Je ne reconnaissais pas ce garçon. Moi, j'étais plutôt habitué aux T-shirts sales et jeans usés. Je ne revêtais ce genre de tenues que pour la moisson. La moisson, c'était tout de suite. La plupart des pensionnaires de l'orphelinat avaient déjà quitté les locaux où ils étaient parqués. J'étais l'une des dernières personnes à être encore ici, à repousser la fatale échéance. Mais dans quelques secondes, cette vieille matrone dédaigneuse qui gérait l'orphelinat d'une main de fer viendrait vérifier tous les chambres. Histoire que nous obéissions aux règles du Capitole. Je détestais cette femme. Encore plus aujourd'hui, après qu'elle se fût entretenue avec moi pour me dire que si je revenais, je devrais faire mes valises et aller me trouver un autre logement. Oui, puisque j'étais majeur, elle me mettait à la porte. Pas de sentiments. Et, n'ayant pas de valise à faire – tout ce que j'avais tenait dans mes poches –, je savais très bien que quand j'allais rentrer de la grand place, l'accès à l'orphelinat me serait interdit. Je soupirai une énième fois, en esquissant un léger sourire à l'égard de mon reflet. Je me passai une main dans les cheveux pour les désordonner légèrement. Je détestais la rigueur que nous imposait le Capitole.

Quand je pénétrai sur la grand-place, tous les adolescents du District Onze patientaient déjà, rangés convenablement en plusieurs colonnes. Certains bavardaient gaiment, mais la plupart affichaient un air tendu ou inquiet. Je passai rapidement me recenser auprès des agents du Capitole, avant de me planter, résolu, dans la file des garçons de dix-huit ans. Nous étions une petite centaine. En tout, il devait y avoir deux milliers de potentiels tributs. Et comme les années précédentes, j'espérais échapper aux Hunger Games. De toute manière, il n'y avait pas de raison que ce soit moi, je ne voyais pas pourquoi... Une pensée m'arrêta. Alexiane non plus n'avait pas eu de raison de s'inquiéter, l'année passée. Et pourtant, elle avait été sélectionnée. Heureusement, elle avait gagné. Je me rassérénai à cette pensée, mais mon cœur se serra quand je l'aperçus, là-bas, sur l'estrade. Cela faisait un an jour pour jour que nous avions échangé notre premier et dernier baiser. Je ne sais pas pourquoi ce souvenir me revenait actuellement, alors que la mort planait sur la grand-place. Mais en tout cas, Alexiane me manquait. Je me sentais un peu coupable. Depuis plusieurs mois, nous ne nous adressions plus vraiment la parole. Elle croisa d'ailleurs mon regard, pour aussitôt le détourner sur son voisin, l'autre mentor du district Onze ; Phoenix Lewis. Ah, Phoenix, cet exemple de réussite ! J'eus envie de rire, mais me retins. Je détestais cet homme, qui avait choisi la voie de pacificateur après avoir gagné les Hunger Games. A son côté se tenait notre nouvelle hôtesse... Une certaine Delysia, je crois. Une autre créature débile du Capitole.

Enfin, l'heure de la sélection vint. Après que le maire eût fait un petit discours, Delysia s'avança pour nous diffuser le film de propagande habituel. Je me fermai complètement au monde durant cet instant, las de cette projection emplie de calomnies. Durant cette courte période d'hermétisme, j'eus le temps de m'inquiéter pour plusieurs de mes amies. Je n'avais pas envie que Kamaria soit appelée, par exemple. Cette petite me faisait trop de peine. Elle n'avait pas besoin qu'on brise sa vie une seconde fois... Mais avant que j'eusse le temps de m'enquérir davantage pour la sûreté de mes pairs, Delysia reprit la parole en une sentence vive et hypocrite. Europe. C'était le nom qui avait fusé. Je m'apaisai légèrement, ne pouvant tout de même m'empêcher de me sentir gêné pour cette adolescente que je ne connaissais pas, et qui s'avançait désormais vers les bras du mal. Rares étaient les districts qui gagnaient deux années de suite.


Dernière édition par Ezea Skeibury le Mar 22 Mai - 20:34, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: II,1. la moisson du district onze   II,1. la moisson du district onze Icon_minitimeDim 13 Mai - 18:12

"Europe Hogeland !" Je dois avouer que j'ai eu un certain temps de réaction, et forcément, il fallait que ça arrive maintenant, alors que l'écran géant m'affichait dans toute ma splendeur et que les quelques personnes autour de moi m'adressaient un de ces regards gênés qui n'en sont pas. C'est vrai, je sais qu'ils sont pas désolés. Ou juste pour la forme. Au fond, ils sont heureux parce que ce n'est pas leur sœur, leur fille, leur nièce ou leur petite amie, dont le nom a été crié. Personne ne se soucie de moi, personne ne s'attend à me pleurer, à me regretter. Si mes parents étaient à côté de moi, là, maintenant, je suis persuadée que j'entendrais leurs injures mécontentes résonner à mes oreilles. Ils vont devoir faire tout le boulot tout seuls, maintenant, ne pas compter sur moi pour leur ramener des tesseraes l'année prochaine. Mais ils sont trop loin pour que je puisse percevoir leurs réactions, je ne cherche même pas à trouver leurs visages parmi la foule. Qu'ils aillent se faire voir, ces salauds. Ce n'est pas comme si on partageait une relation fusionnelle horriblement niaise après tout.

La première chose à laquelle je pense, alors que petit à petit l'information remonte à mon cerveau, c'est qu'au moins je passerai mes dernières nuits vivantes dans un grand lit bien chaud, que je mangerais autant de choses que je le voudrais et que j'aurais des vêtements tellement sublimes que personne ne me reconnaîtra plus jamais. Un sourire se dessina sur mes lèvres, à mesure que je me rendais compte qu'être choisie comme tribut, ce n'était pas une malédiction, plutôt une sorte de chance. J'allais partir de cet endroit pourri, me retrouver à profiter un instant des richesses du Capitole, et ensuite je pourrais tabasser autant de gens que je le voudrais parce que c'est ce qu'on attend de moi. Finalement, je ne vois pas pourquoi tout le monde redoutait autant d'avoir ce rôle à porter sur les épaules. En plus, on allait m'admirer les quelques jours qui suivraient, nouvelle représentente du District 11 que je serai. C'était innattendu, certes, pas vraiment quelque chose que j'aurai pu prévoir mais... Oh, c'est comme ça, je n'allais pas m'en plaindre. Autant en profiter tant que je le pouvais encore.

Me redressant, replaçant une mèche de cheveux derrière mon oreille, je lançais un regard appuyé aux deux Pacificateurs qui vinrent m'encadrer le temps de rejoindre l'estrade, leur montrant bien qu'ils n'avaient pas intérêt à me toucher s'ils ne voulaient pas se retrouver avec une hystérique sur le dos. Ils devaient avoir l'habitude, étant donné leur métier, mais je suis persuadée qu'ils préféraient quand même quand tout se passait parfaitement bien. Je ne compter pas me mettre à geindre ou à supplier, tenter de fuir vainement, non. J'affichais un air radieux, même, et ça devait certainement se voir à l'écran. Tant mieux. Tout ça, ce n'est qu'un jeu à ne pas prendre au sérieux.
Je m'avance vers l'estrade, décontractée, prête à rejoindre l'hôtesse en sautillant, extasiée par les applaudissements d'Alexiane qui n'a pas l'air de plus heureuses, elle. Pourtant, elle était en vie, elle était sortie, non ? J'étais prête à affronter ma destinée - pour me la jouer un peu héroïne - quitte à ce que ce soit la dernière chose que je ferais jamais de mon existence. Mais apparemment ce n'était pas le moment, ce n'était pas mon moment.
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MessageSujet: Re: II,1. la moisson du district onze   II,1. la moisson du district onze Icon_minitimeLun 14 Mai - 14:35




“ i gotta feeling that tonight's gonna be a good night ”
Voilà maintenant quelques mois que l'ont m'avait annoncé ma mutation dans le district Onze. Et je devais avouer que tout cela m'avait vraiment surprise. Ce n'était pas comme si le district Cinq était merveilleux, et puis j'avais réussi à ramener Amelia vainqueur de cette édition ! Et pourtant je me retrouvais dans l'un des pires districts de Panem... Aux côtés de « célébrités » que je connaissais peu, même s'il aurait fallu être un ermite pour ne pas connaître la toute dernière gagnante, Alexiane Hawthorne. Mais bref, tout cela ne servait à rien d'être ressassé.

J'étais tout de même prête pour cette nouvelle Moisson qui me rendait toujours aussi excitée ! Ma coiffure bleue électrique ajustée, le maquillage bien étalé pour gommer les rares imperfections de mon visage, et tout pouvait commencer ! Lorsque je m'avançai sur l'estrade, je pouvais voir tous les regards dépités devant moi... Encore des gamins qui n'avaient pas hâte de goûter les délices du Capitole, quel dommage... Ils ne savaient pas ce qu'ils rataient. Je jetai un coup d'oeil vers les mentors de cette année. Alexiane, une jeune femme d'une beauté digne du Capitole. Par chance, les jeux n'avaient pas trop amochés un si joli visage. Mais quand mon regard dériva sur l'autre... Affreux ! A voir sa dégaine, ce devait être un vainqueur reconverti en pacificateur. Cela avait été la mode pendant un temps... Il fallait être stupide pour s'encrasser dans les districts quand le statut de vainqueur vous offrait les fastes du Capitole. Mais après tout, chacun ses affaires... Et je ne parlais pas de son bandeau ridicule... J'espérais me tromper en pensant au sort de l'oeil qu'il cachait... Après cette vue répugnante, je repris mon rôle d'hôtesse en essayant de passer outre ses sentiments de dégoût qui m'avaient parcouru la seconde précédente.

Ayant savouré le petit film montrant le véritable soin que le Capitole prenait pour ses districts, puis chanté l'hymne magnifique de notre pays, le temps fut venu de commencer la partie la plus palpitante de la journée : la découverte des tributs ! J'avouais adorer ces moments, ceux où l'on découvrait les visages, jaugeant ceux qui auraient du potentiels, et ceux qui n'en avaient pas du tout... Les personnes, disons, « non séduisantes » n'avaient pas beaucoup de chances de survie. Sauf s'ils étaient des tas de muscles. Mais les jeux ont prouvés bien des fois que les muscles étaient loin d'être suffisant. Et franchement, la beauté est bien plus utile au Capitole, et tellement plus agréable à vivre ! Je n'imaginais même pas une vie de laideur... Oh mon dieu ! Comment ces gens de districts pouvaient survivre comme ça ! On racontait même qu'ils ne se lavaient qu'une fois par mois, et encore c'était pendant les bons jours... Quelle horreur ! Malgré ces quelques pensées d'effroi terrible, j'arborais mon plus beau sourire, prête à annoncer le premier nom. « Europe Hogeland! » Il y eut un petit blanc après l'annonce... tellement courant ! Comme si j'allais tuer sur place les tributs... Ils étaient destinés à un avenir bien meilleur tout de même ! Celui de découvrir le Capitole, de devenir beaux ! Mais bref, lorsque je vis une personne s'approcher, je compris qu'elle n'aurait peut-être pas tant besoin d'être retouchée que ça. Ce n'était pas une beauté fatale – comme moi – mais elle avait du potentiel. Sans parler qu'elle ne semblait pas effrayer comme si elle venait de croiser une guêpe tueuse... Peut-être allais-je encore porter chance à un tribut féminin ?! En tout cas, je croisais les doigts. Je commençais à être encore plus excitée !! La jeune fille était tellement radieuse... quel plaisir de rencontrer ce genre de personne dans les districts ! Plus de pleurnichards, plus de peureux... ! Avec un peu de chance, on allait me donner un fort jeune homme et le duo serait complet ! Voyant la jeune Europe – sublime prénom qui ferait fureur au Capitole, c'était sûr ! - s'approcher, je lui tendis la main pour qu'elle me rejoigne sur l'estrade. Elle y monta sous les applaudissements, accueillie par mon plus grand sourire qui je l'espérais allait la mettre en confiance. Après tout, j'étais là pour l'aider du mieux que je le pouvais, pas pour lui faire peur.



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MessageSujet: Re: II,1. la moisson du district onze   II,1. la moisson du district onze Icon_minitimeMar 15 Mai - 10:30

8 ans. Cela fait 8 ans que chaque année du reviens sur cette putain d'estrade, et tu regarde partir mourir ces gosses. Et chaque année tu te jure que ce sera la dernière. Mais tu ne peux rien changer à tout cela. Alors au lieu d'essayer de les sauver, tu tâche de les faire mourir rapidement. Pour éviter qu'ils ne souffrent trop sans doute.

Il avait quitté le district onze depuis bientôt six mois, et pourtant ce jour-là il avait compris qu'il y été rattaché pour sa vie entière. Il avait quitté le district deux la veille, de mauvaise humeur, frustré de ne pas pouvoir rester aux côtés de sa femme qui était enceinte de plus de huit mois à présent. Il avait passé les deniers mois à ses côtés. Depuis son retard avec un oeil en mois du district treize, il avait passé la majeur partie de son temps dans le district deux, à entrainer de nouvelles recrues, et à torturer des rebelles. Il n'avait pas eu de missions importantes depuis qu'il était rentré et avait pu profiter pleinement de la présence de sa femme et se faire à l'idée qu'il allait devenir père. L'amour qu'il portait à Aileen n'avait jamais été aussi fort, et alors qu'il était loin d'elle depuis à peine plus de quelques heures, il ressentait déjà le manque dans chaque fibre de son être. Et il savait qu'il en aurait pour plusieurs semaines. Il allait retourner au Capitole, et cela l'angoissait sans doute plus encore que de voir mourir ces gamins.

Il était attendu à l'hôtel de ville et s'y trouva avec presque une heure d'avance. Il n'avait quasiment pas dormi de la nuit et en avait profité pour nettoyer ses armes. Enfin, les quelques armes qu'il avait eu le droit d'emporter. Il ne porterait pas son uniforme de pacificateur pendant un moment. Cette fois il devait jouer le rôle du gagnant des jeux, du mentor. En huit ans, un seul de ses tributs lui était revenu. Il le regrettait. Il aurait préféré que les choses continuent comme elle l'était pour le district onze. Que ses enfants meurent chaque année. Les habitants le considéraient comme un monstre, mais il n'en avait cure. Personne ne devrait revenir de l'arène. Les plus chanceux étaient ceux qui y restaient. Les autres vivaient avec le souvenir du meurtre en tête toute la misérable vie. Bientôt l'hôtesse du district, Delysia et Alexiane arrièvent à leur tour, ainsi que quelques représentants du Capitole et des pacificateurs en masse. Phoenix en connaissait quelques uns. Il se passa de commentaires et les suivit docilement sur la scène.

Il ne chercha pas Kamaria des yeux, il ne voulait pas lui montrer qu'il pourrait s'inquiéter pour elle. Elle ne sera pas piéger. Il avait passé la nuit avec elle, à la regardait dormir. Elle devait revenir dans le District onze car c'est ici qu'elle est inscrite sur les registres du Capitole. Kamaria… Sa fille adoptive. Il ne supporterait pas de la voir partir aux jeux. Parce qu'il savait qu'il la perdrait. Il préféra ne pas y penser. Il n'avait échangé que quelques mots de politesse avec elle ce matin. Elle avait sans doute aussi peur que lui de la voir mourir. Il l'avait laissé dans la foule pour rejoindre les autres. A présent il se trouve sur l'estrade et attendait que tout cela se passe.

Cela faisait huit ans qu'il faisait les mêmes gestes, qu'il écoutait le même discours, et qu'il pensait à la même chose : C'est d'un ennui .... Le discours de Snow sur les écrans, l'accueil de l'hôtesse, et les enfants qui s'amassaient devant l'estrade, les regardant d'un air terrifié et angoissé. Phoenix resta docilement à sa place et pour passer le temps il alluma une cigarette qu'il porta à sa bouche. Marre de toutes ces conneries. .. Alors le nom de la jeune fille qui était moissonnée tomba soudainement. Il tira une bouffée de sa cigarette et chercha son visage dans la foule. Europe. Il ne la connaissait pas et elle allait mourir. Qu'avait-il à dire de plus ?
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MessageSujet: Re: II,1. la moisson du district onze   II,1. la moisson du district onze Icon_minitimeJeu 17 Mai - 8:36

Un moment j’étais là, dans la foule, entourée de filles de mon âge, regardant cette fille, Europe, passer tout près, entourée de pacificateurs. Non, ce n’était pas mon nom qui avait été pigé, mais le sien, à cette fille qui m’étais si similaire . Elle devait déjà voir la lumière et ce long tunnel dont tout le monde parle. Elle semblait bien calme, mais à l’intérieur, devait avoir l’impression de sentir tout lui échapper. Peut-être calculait-elle ses chances de survie? Essayait-elle de lister ses compétences qui pouvait se démontrer utiles une fois dans l’arène? Surement qu’elle pensait à sa fin, et au fait qu’elle ne reverrait plus ses amis, sa famille. Je me souviens aussi avoir observés les hommes en blanc qui l’accompagnait, cherchant Lux, qui m’avait promis d’être là pour ma dernière moisson. Il était le seul à connaitre mon plan, ici. Il m’avait aidé… et je n’avais pas envie de quitter ce monde sans lui dire au revoir. Malheureusement pour moi, vêtus de leur uniforme complet, les peacekeepers étaient difficiles à différencier. Je me rappelle d’avoir senti mon cœur battre fort dans ma poitrine et de voir tous mes membres trembler, comme prit de convulsions, à cause de l’adrénaline.

Et puis, ce qui me sembla comme une fraction de seconde plus tard, l’hôtesse posa la question que j’attendais depuis des semaines, voir des mois. « Des volontaires? » Le sang qui parcourait mes veines et artères se glaça d’un coup. Le moment était arrivé. J’y étais. Tout ce qui allait ce passé, après cela, n’était plus de mon contrôle. Je devenais un autre de ces pantins que le capitole manipule à sa guise, mais étrangement… je ne m’en faisais pas plus que ça. J’étais, à vrai dire, aussi calme que lorsque j’abattais des oiseaux, dans les champs. Je n’avais même plus l’ombre d’un doute sur mes envies. Je faisais la bonne chose. J’étais préparée. Ma famille avait de quoi survivre un moment. Rien ne pouvait mal tourner. La vie que je menais dans le district onze, jusqu’à maintenant, ne rimait à rien. Sans les jeux, je n’avais aucune chance d’avancer, j’allais rester là, affamée et faible. Je préférais jouer mon existence à quitte ou double, comme continuer et laisser le destin se charger du reste, espérant un lendemain meilleur, n’était tout simplement pas envisageable.

Je levai la main, haut dans les airs. Les crises de larmes et les cris n’étaient pas pour moi. Ça donnait seulement l’impression aux sponsors que l’on est désespéré, qu’on manque de calme et de concentration. Je devais faire mon chemin jusqu’aux jeux restant la même, cette Viha froide, déterminée, qui pouvait soulever des montagnes si elle le voulait vraiment. Je devais leur montrer que j’étais une future gagnante, que leur argent, ils devaient la mettre sur moi.

« Moi, je me porte volontaire » Ces mots étaient vraiment sortis de ma bouche, ou ce n’était qu’un rêve? J’avais réussi? Ça avait sonné franc, sec, préparé. Les filles qui se tenaient à mes côtés depuis le début de la moisson reculèrent toutes d’un coup. Oui, je l’avais fait. J’étais plongée dans l’eau glacée, sans même savoir nager. J’avais mis ma vie entre les mains d’inconnus, en était pleinement consciente. Tous me regardaient à présent, les caméras filmaient chaque angle de mon visage, tentant d’y desseller de la peur ou un soupçon de regret, qu’ils n’auraient jamais. J’avançai vers la scène, sans même attendre les pacificateurs qui devaient m’y accompagner, montant sur les quelques marches de l’estrade seule, comme une grande fille. Je devais montrer que je savais me tenir debout, que rien n’allait m’arrêter, que j’étais sûre de ce que je faisais, bien que je n’étais aucunement en contrôle du reste des évènements. Je devais leurs prouver que je faisais la bonne chose. Tant dans l’auditoire que sur la scène, Personne ne semblait vraiment savoir comment réagir. Devait-ils saluer mon geste courageux, ou bien s’attrister du fait que l’espoir m’ait quitté? Les volontariats, dans les districts les plus pauvres, étaient plutôt rares, contrairement aux districts où les gens vivaient dans le but d’aller aux jeux, et de remporter la victoire.

D’où j’étais, je pouvais voir les visages de mes camarades de classe, de mes voisins, de tous. Ils me fixaient, tentant probablement de comprendre pourquoi. Pourquoi je lançais dans cela, quand j’avais eu la chance de voir mon sort favorable. Certains allaient comprendre. J’en étais persuadée. Ils avaient probablement tous envie de le faire aussi, au fond, mais manquaient de talent, de courage… ou n’étaient pas assez fous. « Quel est ton nom, jeune fille? » Je me retournai, lentement, vers l’hôtesse et sa coiffure ridicule. De près, elle semblait incroyablement différente, plus accueillante. J’avais presque l’impression qu’elle voulait m’aider. « Viha, Viha Sandoval. » répondis-je d’une voix forte, assurée. Puis, mon regard retourna vers la foule de visage qui se tenait devant moi. Tous avaient une histoire, tous étaient différents, tous… Io. Il était là, quelque part au fond, se demandant pourquoi, lui aussi. J’aurais du lui en parler. Leur expliquer, à papa et lui, pourquoi je faisais cela. Pourquoi ils devaient me faire confiance sur ce coup, pourquoi, si je venais à y rester, ils devaient continuer à vivre. Mais je ne l’avais pas fait. Sur l’estrade, les choses reprenaient du mouvement. Le tribut mâle allait être pigé.


Dernière édition par Viha Sandoval le Dim 20 Mai - 20:48, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: II,1. la moisson du district onze   II,1. la moisson du district onze Icon_minitimeJeu 17 Mai - 16:09



La Moisson commençait parfaitement bien. Aucun incident à déplorer, et même une jeune fille qui faisait bonne figure après l'annonce de son nom. Cependant, l'ambiance morose de la place me mettait quelque peu mal à l'aise. J'avais tellement l'habitude de retrouver un peu d’effervescence, des volontaires ou tout autre détail montrant que les habitants comprenaient que c'était un honneur immense de remporter les jeux. Non, ici c'était tout l'inverse. Et dans un sens je ne pouvais pas les blâmer puisque chez eux, les jeux étaient synonyme de mort. A croire qu'ils ne croyaient pas au pouvoir des équipes de préparation, et des mentors... C'était désolant de voir si peu de confiance, mais bref ! Je me décidai à donner une chance à l'action de revenir dans ce lieu, en posant une question qui n'allait sans doute pas avoir de réponse, mais cela ne coûtait rien d'essayer ! « Des volontaires? » A vrai dire je n'étais pas habituée à être dans ces petits districts, ceux où personne ne croit en la survie dans une arène pleine de monstres sanguinaires. Cependant, peut-être quelqu'un aurait-il envie de sauver la jeune Europe, ou encore simplement pour essayer d'atteindre la gloire. J'arborais un sourire amical, qui ne fléchissait pas à mesure que l'attente d'une manifestation s'éternisait. Et pourtant, une main se leva parmi la foule.

« Moi, je me porte volontaire » La journée finissait par prendre une tournure vraiment passionnante ! Un grand sourire se dessina sur mon visage, et je fis un petit signe à la malheureuse Europe pour qu'elle retourne prendre sa place saine et sauve de cette aventure. La jeune volontaire s'avança alors vers l'estrade pour me rejoindre à ma plus grande joie. Mon premier volontaire ! Merveilleux ! Enfin quelqu'un qui aurait le courage et la hargne d'aller jusqu'au bout et de rendre son district fier – et ma popularité plus grande soit dit en passant... Je l'accueillis d'un sourire des plus chaleureux, et lorsqu'elle fut assez proche de moi et du mirco, nous pouvions faire plus ample connaissance. « Quel est ton nom, jeune fille? » J'étais tout excitée d'avoir enfin ce genre de péripétie dans mon district. Tout le monde allait nous regarder, s'intéresser à cette jeune fille qui avait eu la bravoure de partir dans l'arène. Et par chance ! Elle allait avoir la meilleure équipe qui ferait tout pour la ramener en vie et nous couvrir tous de gloire. « Viha, Viha Sandoval. » Avec ma petite expérience, je savais que la force dans sa voix cachait certainement une peur de ce qui allait se passer pour elle. Mais ça, les habitants du Capitole n'y faisait pas attention. La subtilité des émotions n'étant pas véritablement dans leurs qualités. « Viha ! Magnifique ! Nous saluons tous ton courage ! » Je me tournai vers la foule en applaudissant l'acte de la jeune fille. Ce n'était pas si souvent qu'on pouvait se faire acclamer par un district tout entier, alors autant qu'elle en profite maintenant. Cependant l'effervescence n'était pas vraiment au rendez-vous. J'arrêtai alors maladroitement les acclamations. « Gardons les raisons pour Caesar, tu es d'accord ? » Bon à vrai dire ma question ne demandait pas de réponse. Je voulais juste laisser planer le mystère sur la jeune fille et nous attirer le plus d'attention. Mais j'étais aussi tellement excitée d'accueillir le garçon qui se battrait aux côtés de Viha.



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MessageSujet: Re: II,1. la moisson du district onze   II,1. la moisson du district onze Icon_minitimeJeu 17 Mai - 20:53

J'observe la foule se dresser devant moi, les garçons d'un côté, les filles de l'autre. Leurs mines défaites, le visage de leurs parents, un peu plus loin. Je sens la peur, l'horreur. Je me tiens droit, avec les autres. Je suis dans le onze, et oui, pas dans le six. J'ai encore laissé Theti. Putain, quel con. Mais bon, je n'ai pas le choix, j'ai promit à Viha que je serais là.

Je regarde Phoenix. Putain, à sa place, je préférerai mourir plutôt que de m'asseoir sur cette estrade de merde. Voir ses tributs mourir. Au moins un des deux quoi. Pour le moral, géniaaaal ! Allé hop, on part à trois, on revient à deux, normal. Tu les coach, tu te casse le cul à rameuter des sponsors, et paf, y'en a un, minimum, qui crève. Comme tu dois te sentir bien après ça ! Non mais sérieux. Le pire dans tout ça, c'est qu'à force d'y penser, ça me donne le cafard, et ça, c'est rare. Je suppose que c'est à cause de Viha. Ca m'a surprit qu'elle décide de se porter volontaire. Ca me tue. A force de passer du temps avec elle, j'ai finit à m'attacher à sa petite tête brune. Quand j'ai entendu le nom d'Europe tout à l'heure, j'ai sentit mon coeur se serrer. C'était assez, comment dire. Etrange. Ouais, c'est ça, étrange, parce qu'Europe aussi, avait réussit à se frayer un petit chemin dans mes pensées. Enjoy. Mais bon, Viha, et je le savais déjà, s'est portée volontaire.

Je repense à nos entraînements. J'y suis peut être allé un peu fort, un peu trop loin. Mais, sincèrement, je ne regrette pas. Elle doit gagner. Putain, Viha doit gagner. Je me fou du reste. Des autres tributs. Elle est obligée de gagner. J'ai hâte de savoir qui a été pigé à part elle. Pas des connaissances j'espère. Des inconnues, des filles jamais rencontrées. Et que je ne rencontrerais jamais. En fait. Pas trop jolies, avec un peu de chance. Oui, non, moches en fait. Moches, trop maigres, boutonneuses. Avec des cernes, et puis, des trop gros yeux, un peu flippants. Comme ça je n'aurais aucun regret à espérer que Viha s'en sorte vivante.
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MessageSujet: Re: II,1. la moisson du district onze   II,1. la moisson du district onze Icon_minitimeSam 19 Mai - 18:00


Second tirage
tribut masculin



(c) avalon
« Europe Hogeland s'avance vers l'estrade, essayant de faire bonne figure. C'est alors qu'une jeune femme sort des rangs, se débat face aux pacificateurs et s'avance à son tour vers l'estrade. “ Moi, je me porte volontaire. ” Europe se retire, hoche brièvement la tête afin d'accepter le volontariat, et l'hôtesse invite la courageuse jeune femme à monter sur l'estrade. “ Quel est ton nom, jeune fille? ” Cette dernière affiche un sourire. “ Viha, Viha Sandoval. ” L'hôte se retourne en direction de la foule. “ Notre tribut féminine est donc Viha Sandoval! ” L'impatience se fait sentir dans les rangs, les personnes présentes souhaitant connaître l’identité du co-tribut de la jeune femme. “ Passons à ces messieurs! ” L'hôtesse se dirige cette fois-ci vers la bulle de verre contenant les papiers des jeunes hommes. Après quelques secondes, il sort un petit papier, qu'il déplie précieusement.

“ Ezea Skeibury! ” »


Les personnages voulant se porter volontaire à la place d'Ezea (donc uniquement des garçons) doivent poster avant samedi prochain pour se déclarer comme indiquer dans l'annonce générale. Postez à la suite tout comme précédemment.


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MessageSujet: Re: II,1. la moisson du district onze   II,1. la moisson du district onze Icon_minitimeSam 19 Mai - 18:01

Les minutes semblent être des heures. Puis, enfin, Delysia sort un coupon. Europe. Je pousse un soupir de soulagement. Je suis désolée pour elle, mais je suis heureuse que ce ne soit ni Kamaria, ni Amanda. Malgré tout, je garde le visage fermé, applaudissant sans grande joie, adressant un maigre sourire à ma tribut. Elle n’a pas de chance. Je n’arriverais à rien. Je ne sais pas comment cela marche, d’être mentor. Autant dire que ses chances sont quasi-nulles. Je me déconnecte de la … cérémonie, reprend place sur le fauteuil qui m’est assigné, et attends, nerveusement, que Delysia pige le nom de so co-tribut. Je suis comme absente, priant silencieusement pour que ça ne soit aucun garçon de ma connaissance. Après tout, il n’y a pas de raison de s’inquiéter. Il y a des milliers de jeunes hommes réunis sur cette place, des milliers de coupons dans cette bulle de verre. « Moi, je me porte volontaire » Je relève la tête, et cherche du regard d’où provient cette voix. Je ne comprends pas. Ai-je bien entendu ? Volontaire ? Ce n’est presque jamais arrivé au sein du district onze. Je regarde l’écran, et j’y vois le visage de Viha. Delysia lui parle, je fronce les sourcils, et je comprends. Enfin. Viha se porte volontaire à la place d’Europe. Si seulement quelqu’un avait fait pareil l’an passé, pour moi. Europe recule, et c’est Viha qui prend sa place à nos côtés, sur l’estrade. J’applaudis à nouveau, comme un robot auquel on aurait préenregistré les choses à faire. Désormais, il ne manque plus que le nom du garçon qui représentera le district onze.

L’attente est interminable. Delysia prend un malin plaisir à jouer avec les nerfs de tout le monde. J’ai envie de savoir, vite. Je n’ai jamais été bien patiente, et encore moins en jour de moisson. Je respire, je tente de me calmer face à la pression qui augmente toujours un peu plus. Cela semble se passer au ralenti. Delysia se rend vers la bulle de verre contenant les milliers de coupons aux noms des différents garçons du district. Elle y glisse la main, tourne pendant quelques secondes, de trop longues secondes. Puis en sort un, enfin. Elle le déplie soigneusement, affiche son sourire habituel et prononce enfin le nom. J’ai l’impression que je vais m’évanouir.

Ezea. Ezea Skeibury. Je n’arrive pas à me lever pour l’applaudir. Je n’arrive pas à réaliser. Non. C’est impossible. Pas lui, pas lui. Bien que nous soyons en froid, il reste mon meilleur ami. Et … et je ne veux pas le voir dans l’arène, merde ! C’est pas possible ! Ce n’est qu’un mauvais rêve, je vais me réveiller et tout ira bien. Mais ce n’est pas le cas, tout est réel. Et Ezea va aller dans l’arène. Je regarde la foule. Personne, personne ne se porte volontaire. Bordel, pourquoi ? Ça a été le cas pour Europe, pourquoi pas pour Ezea ?! Et … et c’est Phoenix qui sera son mentor. C’est foutu. C’est foutu d’avance. Phoenix ne fera pas le moindre effort pour le ramener vivant. Il prend tellement de plaisir à me faire souffrir depuis mon retour. À évoquer la mort de Reed et le fait qu’il n’a jamais levé le petit doigt pour le sauver. À évoquer la mort de Zoé, qui était mon amie. Il aime remuer le couteau dans la plaie. Je me retourne vers Phoenix, fusillant ce dernier du regard. Il doit le sauver, il n’a pas le choix. Je me lève enfin, applaudissant timidement, tentant de garder bonne figure alors que mon corps ne demande qu’à s’effondrer.



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