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 WILLIAM ▲ La culpabilité est la pire des tortures

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MessageSujet: WILLIAM ▲ La culpabilité est la pire des tortures   Ven 21 Fév - 20:50


william timothée erikson
❝ WHO AM I LIVING FOR? ❞
A ma naissance, ma pauvre mère m’a nommé William. Toutes fois, on me connait surtout sous le surnom de Liam. Pour deuxième prénom, elle a choisi Timothée. Elle adorait m’appeler ainsi, il lui rappelait le prénom de son grand-père. Elle n’a pas fait dans l’originalité mais elle adorait les choses simples et vieilles. Je porte également le nom de mon père, Erikson. Je suis Pacificateur au District 10. C’est une voie que j’ai choisie pour certaines raisons. Par conséquent, je suis dans le groupe des Peacekeepers. Dans la vie de tous les jours, je suis plutôt une personne avec des principes, respectueux, grand chevalier, silencieux, entêté, hyperactif, observateur, bagarreur, transgresse les règles. En fait, adolescent, je me suis aperçu que je ne pouvais pas faire la justice moi-même, alors je me suis donné les moyens de le faire dans un système réglementé.  Ainsi, j’essaye de faire un travail juste tout en respectant des règles. Au niveau du physique, que vous dire ? Je suis plutôt passe-partout. Grand, mince, cheveux bruns, yeux clairs, mâchoire carrée. J’essaye également de garder un corps musclé, c’est plus facile pour impressionner et pour mon travail. J’aime profiter des paysages, de leur beauté au lever du soleil. Au District, on a la chance d’avoir un lac et des vergers. C’est magnifique, vous devriez venir voir, un jour.  J’aime quand les événements se passent bien et qu’il n’y a pas de problèmes. Je préfère éviter de frapper ou martyriser les habitants, pour tout vous dire. J’aime aider les autres. Altruiste, peut-être. Cependant, c’est devenu naturel. Ma mère m’a appris à prendre soin des autres. Tendre la main est un geste naturel. Le gouvernement fait ce qu’il a à faire. Si je supporte ou pas ce gouvernement n’est pas la question. Je n’ai pas à donner mon avis étant sous ses ordres. Il y a quelques excès, certes, il y a aussi parfois de bonnes décisions importantes qui sont prises.

about games and relative.
Ma mort… je n’ai que trente ans, j’ose espérer qu’elle ne surviendra pas de sitôt. Si je devais l’imaginer, je la verrais à un moment où je fais ce que je pense être juste ou je fais ce que j’aime le plus. Oui, je souhaite mourir pour quelque chose qui me tient à cœur, au moins mourrai-je en étant un minimum content. Vu le contexte actuel, je vois aussi ma mort lente, agonisante, douloureuse. Si vraiment vous souhaitez connaître la manière idéale dont je me vois mourir, la voici : à quatre-vingt ans, dans mon lit conjugal avec la famille autour de moi. Les derniers visages que j’emporterais seraient ceux de mes enfants et de la femme que j’aime. Que rêver de mieux ?

Au quotidien, je peux compter principalement sur ma capacité à manipuler les armes. Epée, lance, masse, arc, couteaux… ce sont des outils de travail pour moi. J’ai quand même une préférence pour l’épée et le tir à l’arc. J'ai également appris à manier la matraque, arme de prédilection du pacificateur. Je suis aussi assez agile, enfin, je pense. Depuis tout petit, j’aime courir et sauter partout. En parallèle, j’ai appris à développer mes réflexes. Quand on est à deux doigts de tomber du toit de sa maison, il faut bien réagir. J’étais le pire cauchemar de ma famille. Elle ne savait jamais où j’étais, ni dans quel état j’étais. Il était rare que je reste enfermé dans la maison. En plus de cela, ma mère soignait les gens gratuitement, elle m’a enseigné l’art de soigner les autres. Je n’arrive pas à son niveau, cela dit.

C’est une torture pour moi. Obligé les gens à regarder les jeux est insupportable. Comment pouvez-vous supporter de voir des gens s’entretuer dans l’espoir de survivre ? Comment supporter d’observer la mort violente d’un membre de sa famille. Je n’ai pas de famille, je n’ai personne pour qui m’inquiéter et pourtant, je détourne le regard quand les jeux sont diffusés. Je préfère m’épargner le spectacle. La plupart du temps, j’arrive à faire la part des choses. Je parviens à oublier le côté « tuerie » de l’événement afin de faire correctement mon travail.

Je n’étais pas encore né mais j’en ai entendu parler. C’était une belle tentative. Ils ont essayé et cela est honorable. D’un autre côté, je ne suis pas certain qu’ils étaient préparés et qu’ils aient bien réfléchi aux conséquences. Regardez maintenant, régulièrement, chaque district doit sacrifier deux personnes. Est-ce que la révolte valait le coût de tuer annuellement des personnes qui n’ont rien demandé ? Je ne crois pas. Ils auraient dû mieux se préparer, mieux réfléchir, mieux se protéger. Je leur en veux d’avoir été la cause de la création des Hunger Games.

Le bonheur, un bien beau mot que je n’ai pas le sentiment d’avoir entendu depuis longtemps. L’entendre ou le sentir, c’est du pareil au même. On ne peut pas être heureux quand on crève de faim, on ne peut pas être heureux quand on voit des gens se battre pour leur liberté et échouer, on ne peut pas être heureux à l’approche des jeux. En fait, actuellement, on ne pourra jamais être heureux. Il faudra attendre de renverser le gouvernement actuel avant d’espérer connaître le bonheur. Autant vous dire que de nombreuses années vont passer.



JE VIENS D'UN MILIEU défavorisé, AINSI, POUR MOI, LA NOURRITURE tient bien plus de la légende. DU COUP, MON NOM A aucun RISQUE D'ÊTRE TIRE AU SORT. J'EXERCE LE MÉTIER DE Pacificateur ET POUR TOUT VOUS DIRE, J'aime la nature, me dépenser physiquement, aider les autres ; je n'aime pas assister impuissant à l'injustice, les règles, la violence. JE SUIS DANS LE 10ÈME DISTRICT. AYANT trente ans JE ne peux plus PARTICIPER AUX HUNGER GAMES ET j'appréhende. ENFIN, J'ATTESTE QU'EN CRÉANT CE PERSONNAGE, J'ACCEPTE DE LE LIVRER À LA BARBARIE DES JEUX S'IL EST TIRÉ AU SORT.

reality is here.

Bonjour, je viens d'une région française où la vache et le Comté sont rois. J'ai vingt ans passés, j'approche des vingt-et-un. Il est possible que je ne réponde pas rapidement aux rps, je n'arrive toujours pas à gérer l'alternance   Mais dès que j'ai une heure, j'y répondrai ! Et sinon, j'ai hâte de vous rejoindre   

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Dernière édition par Liam Erikson le Sam 22 Fév - 22:51, édité 7 fois
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MessageSujet: Re: WILLIAM ▲ La culpabilité est la pire des tortures   Ven 21 Fév - 20:54

tell us your story.





La douleur de l’enfantement précède le bonheur de voir un petit être ouvrir les paupières pour la première fois et pousser son premier cri. Les larmes de ta mère se mêlent aux perles de sueurs qui naissent sur sa peau. Elle est envahie par d’étranges sentiments, un mélange de joie et de crainte. Ton père est mort cinq mois plus tôt. Il a été tué par des pacificateurs qui l’ont accusé de braconnage. Ils n’avaient pas tort. Ton père a été forcé de chasser pour ne pas laisser ta mère mourir de faim. Résultat, il ne te connaîtrait jamais. Elle te serre dans ses bras frêles. Elle sait que les prochains mois vont être difficiles, à t'assumer toute seule mais elle est prête. Elle est heureuse de voir enfin ton visage qui lui rappelle celui de ton géniteur. Cette femme qui te tient contre sa poitrine t’apprendra les valeurs qui rythmeront ton quotidien. Plus tard, quand elle accueillera chez vous un pacificateur blessé, tu ne lui en voudras pas de le soigner. Tu sauras pardonner et donner une seconde chance, cependant, tu apprendras également à ne pas être naïf. Tout le monde ne mérite pas ta clémence. Tandis qu’elle t’admire, la sage-femme vous observe. Vous formez un bien drôle de duo. Elle pense aussi que vous êtes dans une mauvaise passe, elle ne donnerait pas cher de ta vie. Sans nourriture, pauvres comme vous êtes, elle pense déjà que tu vas mourir. Elle n’a pas le cœur de le dire à ta mère. Elle s’approche de vous. « Comment vas-tu l’appeler ? » « William Timothée Erikson. » « C’est très joli. » Un sourire bienveillant illumine le visage de la sage-femme. Elle termine de remballer ses affaires avant de vous laisser tranquille. De ton côté, tu te remets doucement de tes émotions. Il faut dire que tu viens de traverser une épreuve difficile. Tes premiers moments dans la vie sont douloureux. Tu te sens en sécurité dans les bras maternels. Tu te laisses aller, tes paupières se font de plus en plus lourdes. Tu as le sentiment d’être au bon endroit, au bon moment. Tu n’as pas encore conscience que tu vas vivre des années compliquées et que tu n’es qu’au début de ta vie. Tu n’imagines pas vivre pendant trente ans. Tu ne penses même pas travailler. Tout cela te passe au-dessus de la tête. Le sommeil te gagne. Les rêves te submergent. Te voilà parti dans ton premier songe.



∆ ∆ ∆ ∆

Respires, Liam, tout va bien se passer. Tu sais que ce n’est que de l’eau froide. Un fleuve n’a rien de dangereux. N’est-ce pas ? En tout cas, tel que tu le vois, celui du district 10 n’a pas l’air vilain. Il est juste… froid. Tu n’es pas seul. Un ami t’accompagne. Lui aussi a la peur au ventre mais il a également faim. Vous êtes affamés. La fin du mois est difficile pour vos deux familles. Vous n’avez pas vraiment le choix. Tu as seize ans, Liam. C’est la première fois que tu vas sauter dans le fleuve pour pêcher. Tu n’as jamais nagé. Ta mère a bien essayé de t’apprendre quand tu avais quatre ans dans votre baignoire. Cependant, une baignoire est deux fois moins dangereuse qu’un fleuve. Tu prends une inspiration. Tu retires ton tee-shirt élimé. Tu le laisses tomber à tes pieds. Tu réserves le même sort à ton pantalon. A côté de toi, ton ami ne bouge plus. Il est encore plus effrayé que toi. Sauf que toi, mon cher Liam, tu as envie de te faire peur. Tu as cela de ton côté. Tu donnes une tape dans le dos de ton copain. Il ne viendra pas. Tu essayeras de remonter du poisson pour lui. Il le mérite. Vous le méritez. Tu t’assois au bord du fleuve et y plonges tes pieds. Jusque là, tu te dis que tout va bien. Ca pourrait être pire, disons. Tu lances un sourire à ton camarade. Tu sais que si jamais - je dis, si jamais - il t’arrive quelque chose, il s’occupera de ta mère. Vous vous l’êtes promis. La solidarité naît dans la pauvreté. Tu t’es découvert un frère. Bon. Tu as assez repoussé le moment de plonger, Liam. Tu fermes les yeux et te jettes dans l’eau. Le choc thermique est violent. Un feu brûle tous tes membres, tu as la tête qui tourne, tes yeux te piquent. Pendant un instant, tu es étourdi. Puis tu parviens à remonter à la surface pour prendre ta première respiration. Emmett t’attend à la surface. Il s’est penché pour mieux t’apercevoir.

Tu sens le froid te gagner. Bientôt, tu vas trembler de tous tes membres si tu ne fais rien. Ton ami te tend une lance de fortune, fabriquée et taillée dans une branche en bois. Elle est assez pointue pour embrocher un poisson. Elle devrait faire l’affaire. Tu plonges tête la première dans l’eau. Même si le contact de l’eau sur tes yeux te fait mal, tu les gardes ouverts. C’est toujours mieux pour viser. Tu essayes de nager, t’aidant de la lance afin de te déplacer. C’est plutôt laborieux. Il faut dire que dans la baignoire de ta mère, tu n’as pas appris à te déplacer en profondeur. A plusieurs reprises, tu remontes et replonges aussitôt. Enfin, tu vois un premier poisson. Tu l’observes, tu le suis, tu attends. Lorsque tu décides de te lancer, le poisson t’a déjà filé entre les deux doigts. Ca ne sera pas pour cette fois. Tu remontes. Tu dois être tout rouge tellement il fait froid. Des flocons de neige commencent même à tomber. Emmett fait des mouvements de bras pour ne pas geler sur place. Tu replonges. Au bout du quatrième essai, tu as réussi. Un sentiment de joie que tu n’as jamais connu jusque là te submerge. Tu as réussi, bon sang ! Tu remontes immédiatement et donnes le poisson à ton ami. Et de un ! Fier de cette prise, tu plonges et te mets en quête de ta prochaine “visitme”. Tu finis par sortir du fleuve après avoir oêché trois poissons. Ils ne sont pas énormes mais c’est mieux que rien. Emmett te rend tes habits et te tend même son pull. Vous éclatez de rire, complices. Vous êtes contents, tout simplement. Ce soir, vous aurez un repas chaud à manger. Ce n’est pas tous les jours le cas.







Elle t’a offert tout son amour, toute son attention, toute son affection. Elle s’est donné corps et âme pour t’élever. Elle ne mangeait presque pas, préférant te nourrir convenablement. Parfois, tu avais même l’estomac trop plein. Tu étais un gamin bien portant qui aimait courir et vivre. Ta mère a fait de toi un enfant bien élevé, généreux. Tu avais rapidement appris à ne pas te plaindre. Tous les soirs, tu voyais ta mère revenir du travail, fatiguée, éreintée. Tu essayais de lui faciliter la vie le plus possible. Par conséquent, tu es devenu sage et attentif. Tu lui faisais à manger, tu t’assurais que la maison était assez accueillante quand elle rentrait, tu faisais le ménage. Quand tu as grandi, les rôles se sont inversés. Tu es devenu protecteur, tu t’es assuré que ta mère se nourrissait bien. Tu ramenais à manger, tu négociais les prix quand tu ne volais pas. Vous aviez la chance d’être apprécié par vos voisins et les commerçants. Il n’était pas rare de recevoir des denrées alimentaires de leur part. Cela dit, ce n’était pas suffisant, toutes fois. Comme tous les autres, vous aviez du mal à vivre. Vous n’avez jamais cessé de veiller l’un sur l’autre, de vous aimer, de vous soutenir. C’était bien plus qu’une relation mère-fils. Ta main est maintenant dans la sienne. Tu ne la quittes plus du regard depuis qu’on te l’a dit. Tu ne veux pas le croire. Elle est ta seule famille. Elle est la seule personne qui t’a démontré de l’affection. Tu sais que tu pourras toujours compter sur elle. Voilà que tout bascule à cause d’une simple chute. Ta mère est tombée et ne s’est jamais relevée. Elle est dans un coma profond. Elle ne survivra pas à la nuit, a-t-on dit. Tu ne peux le croire. Pas ta mère, pas cette femme qui a démontré sa force et son courage. Tu sens les larmes qui montent mais tu refuses de te laisser aller. Jusqu’au bout, tu seras fort. Jusqu’au bout, tu aideras ta mère. Tu ne baisseras pas les bras temps qu’elle sera sur Terre. D’un côté, tu es soulagé. Presque heureux qu’elle n’ait plus à vivre dans des circonstances pareilles. Elle sera bien mieux ailleurs. Tu poses tes coudes sur le matelas et joins tes mains en signe de prière. Tu n’as jamais cru à la présence d’une quelconque divinité. Aujourd’hui, tu as envie d’y croire. Pour ta mère, pour son bonheur, tu espères qu’il y a un au-delà, qu’il y a un juge suprême qui verra la valeur de ta génitrice. Tu veux qu’elle soit bien là où elle ira. Alors, tu pries, tu espères, tu formules tes souhaits.

Tu reprends sa main. Déjà, la température de son corps baisse. Ses membres se raidissent, sa peau pâlit. Tu comprends que la mort quitte déjà son corps. Si tu avais encore un espoir que tout s’arrange, tu comprends maintenant que c’est la fin. Tu te penches pour déposer un baiser sur son front. Tu l’aimes tellement, ta mère. Elle était douce, juste et attentionnée. D’un simple regard, elle savait que tu n’allais pas bien. Elle te poussait à être une bonne personne. Encore à ce moment, tu veux voir une lueur de fierté dans son regard. Ta pauvre mère… trop jeune pour mourir, trop vieille pour se remettre. Tu te fais encore l’effet d’un garçon qui a besoin de sa maman. Tu n’as pas l’impression d’avoir assez profité de sa présence. Tu as le sentiment d’avoir gâché ces dernières années à courir ici et là alors que le plus important était dans ta maison. Tu sens ton cœur se serrer. Comme hypnotisé par le fait qu’elle va mourir, tu ne profites pas des derniers moments. A dix-sept ans, tu as cru ta vie devant toi. Tu as la preuve que la mort peut te faucher en pleine vie. Tu sais déjà ce que tu vas faire. Tu avais promis quelques jours plus tôt à ta mère que tu ferais un métier qui rapporte, un métier qui te permette de vivre convenablement. Quand tu seras en âge, tu suivras la formation au district 2 afin de devenir pacificateur. Tu comptes bien respecter cette dernière promesse. Pour ta mère.

Soudain, elle semble avoir un spasme. Ses yeux s’ouvrent et elle se raidit. Une alarme se déclenche dans ton cerveau. Un mot, « fin », résonne dans ta tête. « Non, maman. Reste avec moi, s’il te plait… » Cette fois, tu laisses les larmes jaillir. Tu n’en peux plus de les retenir. Tu n’en peux plus de faire semblant que tout va bien. C’est comme si on t’enfonçait une lame dans le cœur. Tu te penches sur elle et tu la prends dans tes bras. Tu veux la serrer fort contre toi, la réchauffer, la faire revivre. Sauf qu’elle ne répond pas à ton contact. Elle reste stoïque. Une voisine entre doucement dans la pièce et pose une main sur ton épaule. Elle t’écarte de ta mère et te prend, à son tour, dans ses bras. Tu te laisses aller contre elle, tu laisses le chagrin t’envahir et sortir. Tu ne peux rien faire d’autre. Tu ne peux plus rien faire. Elle est morte. Et toi, tu te sens misérable.




Une journée de patrouille comme les autres, te dis-tu. Tu es allé travailler en imaginant qu’il n’y aurait pas de problème. Aucune rébellion, aucune tentative de braconnage, aucun vol. Tu détestes ces moments où tu dois réprimander des personnes qui essayent simplement de survivre. Après tout, s’ils font cela, c’est uniquement par nécessité. Ils n’ont pas renoncé à essayer de survivre. Les voleurs ont une famille à nourrir, des frères, des sœurs, des parents, des enfants. Dans ton uniforme blanc, tu avances, la main à la ceinture. Ton regard observe, scanne tout ce qu’il se passe dans la rue. Tu es accompagné par un collègue. Lui a le regard plus dur. Il serait prêt à battre avec sa matraque, jusqu’à provoquer la mort quiconque transgresse les lois. Tu sais qu’il pourrait être une menace si jamais il découvrait que tu aides les rebelles et les plus pauvres. C’est parce que beaucoup de tes collègues sont inhumains que les simples habitants perdent espoir. Soudain, à tes côtés, l’homme s’arrête. Tu lui jette un coup d’œil pour t'apercevoir qu’il est hypnotisé par quelque chose. Curieux, tu te demandes ce qui peut autant l’absorber. Alors, à ton tour, tu regardes dans cette direction. Deux personnes – un homme et une femme – semblent dérober des denrées sur les étals de l’épicerie du district. Le commerçant ne s’en est pas encore rendu compte, visiblement. Tu es prêt à fermer les yeux mais pas ton camarade. « Hey vous ! » Sa voix grave fait sursauter les deux délinquants. Ils semblent échanger un regard avant de fuir chacun dans un sens. Tu te mets à courir. Le pacificateur poursuit l’homme, toi, tu te lances après la femme.

« Arrêtez-vous ! » Elle se donne du mal pour te semer et jeter des obstacles sur ta route. Elle balance des cagettes, évite les passants et se faufile là où il est difficile de passer. Alors toi, tu sautes, esquives et râles dès qu’elle passe entre deux bâtiments trop serrés pour ta carrure. Votre course-poursuite vous conduit au fleuve. Arrivée là, la femme s’arrête et se retourne. Lorsque tu croises son regard, tu y perçois de l’effroi et du défi. Elle porte un sac alourdi par des fruits et des légumes. Pendant un instant, l’idée de l'arrêter pour avoir commis un larcin te traverse. Mais c’est plus fort que toi, tu sais qu’elle n’a pas volé pour s’amuser. Elle profite de ton hésitation pour se remettre à courir, partant sur le côté. Il te suffit de quelques pas pour lui attraper le bras. Tu tires dessus, la forçant à te regarder. Dans le mouvement, ses cheveux de blé s’envolent autour de son visage clair. Ses yeux clairs te transpercent. La beauté de son visage te surprend. Tu es soudain à court de mots. « Je… vas-y. Revenez ici ce soir, j’aurais de quoi vous nourrir vous et votre famille. » Ce contact te permet de sentir le maigreur de la jeune femme. Elle te dévisage, cherchant le piège dans tes propos. Il n’y en a aucun. Ta démarche est sincère. Étrangement, tu as aussi envie de la revoir. Tu es intrigué par cette femme. Elle te file entre les doigts. Elle s’en va toujours au pas de course. Tu la regardes s’éloigner. Tu ne sais pas si elle reviendra ce soir.

Dans la nuit tombante, tu attends. Un panier est posé à tes pieds. Tu as pris ce que tu avais chez toi et ce que tu pouvais payer avec tes économies chez les commerçants. Tu te sens étrangement nerveux. Tu aimerais qu’elle revienne, lui demander comment elle s’appelle et qui elle est. Depuis sa fuite, tu as son visage gravé dans ta mémoire. Un visage qui est revenu te hanter à chaque moment de libre. Tu la guettes depuis ta place. Pour l’occasion, tu as laissé ton uniforme de pacificateur chez toi. Tu es conscient qu’il peut intimider et rendre craintif les gens. Ils sont peu habitués à recevoir de l’aide sans en retour. Cela parait même suspect. Enfin, une silhouette sort de l’ombre. Féline, déterminée, elle s’avance. « Qu’est-ce que vous voulez ? » La dureté de sa voix ne te surprend pas. Tu as tristement l’habitude. Tu la dévisages un instant, puis tu hausses les épaules. « Absolument rien. Je ne suis pas comme les autres, je veux aider. » Parfois, tu te demandes si c’est aussi difficile que ça de croire que tu peux être capable d’aider. Elle s’approche doucement. Vous n’êtes plus qu’à quelques millimètres. Elle semble s’être radoucie. Tu as même l’impression de voir un sourire se dessiner sur son visage. « Comment tu t’appelles ? » « Si tu crois que je vais te le dire. » Elle se rapproche encore, te laissant croire qu’elle va t’embrasser. En réalité, elle se penche pour récupérer le panier. Tu t’écartes. Tu réalises que tu n’es pas prêt d’en savoir davantage sur elle. Elle se relève et s’en va aussitôt, sans un merci. « [color=darkgoldenrod]De rien ![/colo] » Ta voix se perd dans l’obscurité. Une chose est certaine, tu essayeras de la retrouver.




Dernière édition par Liam Erikson le Mar 25 Fév - 11:36, édité 10 fois
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MessageSujet: Re: WILLIAM ▲ La culpabilité est la pire des tortures   Ven 21 Fév - 21:33

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MessageSujet: Re: WILLIAM ▲ La culpabilité est la pire des tortures   Ven 21 Fév - 22:39

Gracias   
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MessageSujet: Re: WILLIAM ▲ La culpabilité est la pire des tortures   Ven 21 Fév - 23:41

Ohhhhh le sebby !

Quel bon choix ! Bienvenue parmi nous <3
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MessageSujet: Re: WILLIAM ▲ La culpabilité est la pire des tortures   Sam 22 Fév - 9:13

Ahah, Florence Foresti   
Merci bien !
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MessageSujet: Re: WILLIAM ▲ La culpabilité est la pire des tortures   Sam 22 Fév - 13:35

Très bon choix ! *_*
Bienvenue sur MJ !   
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MessageSujet: Re: WILLIAM ▲ La culpabilité est la pire des tortures   Sam 22 Fév - 14:16

Un pacificateur réellement pacifique, intéressant !  
Dommage que tu ailles au 11  

Bienvenue à toi en tout cas chou
Courage pour le peu qu'il te reste à faire I love you
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MessageSujet: Re: WILLIAM ▲ La culpabilité est la pire des tortures   Sam 22 Fév - 16:02

Merci vous deux   

Lou, ça peut s'arranger avec de bons arguments  
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MessageSujet: Re: WILLIAM ▲ La culpabilité est la pire des tortures   Sam 22 Fév - 16:57

Bienvenue sur MJ chou I love you
Je vais te réserver sexy Sebastian Stan pour une semaine


'CAUSE I STILL DO DEPEND ON YOU
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MessageSujet: Re: WILLIAM ▲ La culpabilité est la pire des tortures   Sam 22 Fév - 17:30

Merci   
Très bon choix d'avatar aussi   
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MessageSujet: Re: WILLIAM ▲ La culpabilité est la pire des tortures   Sam 22 Fév - 21:26

Sebastian crac crac En pacificateur en plus
Bienvenue sur MJ, et bon courage pour la fin de ta fiche chou



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MessageSujet: Re: WILLIAM ▲ La culpabilité est la pire des tortures   Sam 22 Fév - 21:28

Bienvenue parmi nous et bonne chance pour ta fiche chou



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MessageSujet: Re: WILLIAM ▲ La culpabilité est la pire des tortures   Sam 22 Fév - 22:06

Merci vous deux  :pervers3: 
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MessageSujet: Re: WILLIAM ▲ La culpabilité est la pire des tortures   Dim 23 Fév - 10:17

Bienvenue parmi nous I love you

Il nous faudra un lien avec mon DC, Charlie, qui est aussi Pacificatrice, sans pour autant être méchante What a Face



"No time for goodbye" he said, as he faded away. "Don't put your life in someone's hands, they're bound to steal it away. Don't hide your mistake, cause they'll find you, burn you", then he said "If you wanna get alive, run for your life." - "This is my last time" she said, as she faded away. "It's hard to imagine, but one day, you'll end up like me", then she said "If you wanna get alive, run for your life." If I stay it won't be long 'til I'm burning on the inside. If I go I can only hope that I make it to the other side.©️ caius
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MessageSujet: Re: WILLIAM ▲ La culpabilité est la pire des tortures   

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WILLIAM ▲ La culpabilité est la pire des tortures

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