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 how to break a heart (avery)

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MessageSujet: how to break a heart (avery)   Lun 16 Juil - 21:17


how to break a heart

Un pied apres l'autre. Une ombre silencieuse. Ma main caresse le mur, mon index s'arrete sur une fissure, s'y accroche, arrache le crepis. Ma peau ne veut plus se defaire de ce morceau pierre, malgre toute mes efforts. Je n'ai pas envie d'aller plus loin, de voir ce que je vais voir, et mon corps le sent, mon corps s'accroche. Je n'ai pas envie mais je le fais. Sans doute parce que la verite vaut peut-etre mieux que le mensonge, et que je ne peux plus continuer dans l'obscurite sans dicerner les contours de mon monde. Ou peut-etre parce qu'apres tout, j'aime me faire du mal. Parce que je le merite, pour etre toujours en vie. Mon pied gauche ripe sur un gravillon, racle le parquet et se cloue au sol. Je ne peux plus bouger, je ne veux plus bouger. Ce serait si simple, si doux, si je pouvais m'allonger ici et attendre que quoi que ce soit vienne me tirer de ma situation. Mais je bouge. J'effleure la poignee de la porte, parcours les ridules du bois brun, les traces fraiches de peinture formant des gouttes blanches. Mes yeux plongent automatiquement par terre, ou se trouvent deux pots de peinture, a peine recouverts de leurs couvercles. Je m'en fiche. En fermant les yeux, je pousse la porte du bout des doigts, retient mon souffle et entre. J'exhale en ouvrant les yeux. J'aimerais m'enfuir d'ici, crier a n'en plus finir pour vider le mince contenu des mes neuf annees de solitude interieure, j'aimerais etre celle que j'etais, pour une fois. Un sourire crispe apparait sur mon visage et une lueur mauvaise nait dans mes yeux. Celle que j'etais. Pourquoi se soucier des consequences de ses actes, pourquoi se montrer toujours poli, bien eleve et trop sentimental ? Soudainement, je me retourne, faisant virevolter le bas de ma jupe et voler mes cheveux. J'attrape un des pots de peinture et le lance avec ferocite sur la petasse qui se trouve dans le lit avec LUI. Un peu plus artiste chaque jour, Seven.

Mes mains fouillent les draps a la recherche de quelque chose auquel s'accrocher, tandis que j'ouvre les yeux subitement avec un hoquet de stupeur. Ca n'etait pas vrai, ca n'etait qu'un reve. Juste un reve stupide. Soulagee, je me redresse et tourne la tete vers l'autre cote du lit en souriant. Pour la premiere fois depuis un bout de temps, je peux m'affirmer reellement heureuse. Il est juste la, a cote de moi, endormi. Pas avec une autre, pas autre part. Juste la, ou il se trouvait hier soir lorsque nous nous sommes endormis apres. Hum. Oui. Je me penche vers lui, surprise qu'il ne soit pas reveille. Habituellement, c'est toujours lui qui part le premier, comme s'il etait sans arret presse de s'eloigner et de se retrouver seul. Mais en partie grace a cauchemar, je suis reveillee avant lui, cette fois. Je passe mes doigts dans son cou tandis que mes levres se plissent pour laisser apparaitre un sourire lumineux. Je me rapproche de lui, porte mes levres a son fr...

Quoi ? Je... Quoi ?
Desorientee, je me relevai en sursaut en poussant d'un coup sur mes jambes et en forcant sur mes mains. A peine debout, mon pied droit se prit dans tles herbes et je me retrouvais a nouveau le nez au sol. J'avais reve que je revais. Etait-ce humainement possible ou etait-je le genre de personnes tellement torturees, qui n'expriment rien et renvoient tout dans leurs reves ? En tout cas, cela avait ete pour le moins... interessant. Je n'etais a present ni plus ni moins que dans le champ ou j'avais l'habitude de m'allonger au soleil, mais j'avais trouve le moyen de me projeter a des centaines de metres de l'endroit ou je me situais vraiment. A ce moment-la, j'ai eu une sursaut de surprise en voyant la position du soleil dans le ciel. M'etais-je vraiment assoupie aussi longtemps ? Mes parents comptaient sur moi pour les aider a vendre des fruits le soir-meme, et je savais qu'ils avaient suffisamment travaille pendant la journee pour en plus faire ma propre part du boulot apres. Je n'ai pu retenir une grimace en decouvrant la poussiere tachant ma robe, que j'essayais d'epousseter au mieux. « Bordel. »

J'allais partir en direction de la maison lorsque mes yeux saisirent quelque chose, droit devant moi. Quelque chose qui me ramena a la dure realite. Avery. Tout ce dont j'avais reve s'etait deja produit, tout etait vrai, malheureusement. Hormis le pot de peinture, certes.
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MessageSujet: Re: how to break a heart (avery)   Mar 17 Juil - 0:14

La journée aura été longue, encore une fois. Ta gorge est sèche, tes mains râpeuses et sales, ton dos de plus en plus courbé, te rapprochant inexorablement vers le sol. Un peu lassé, les cheveux légèrement humides par la transpiration, tu arraches une énième mauvaise herbe qui lorgnait dans l'immense verger. Aujourd'hui, la cueillette n'était pas d'actualité. On t'avait simplement chargé, avec quelques autres habitués de la récolte, de désherber les plantations quelques peu envahies récemment. Sous le soleil ardent, tu t'étais affairé une grande partie de la journée à ta tâche, toujours aussi mécaniquement, répondant à mi-voix aux appels de tes compagnons de travail. Tu avais songé, comme à ta sale habitude, sans relever la tête, ignorant la soif qui te tenaillait depuis maintenant un moment. C'est quand, une fois le travail fini et le soleil moins fort en cette fin de journée, que tu te rendais compte à quel point tu étais assoiffé. A quel point tes pensées avaient pris le dessus même sur tes besoins.
Quand tu te redresses, ton dos craque un peu douloureusement, mais tu te contentes de soupirer de soulagement. Tu t'étires de tout ton long, fermant les yeux. Tu es pris de vertiges pendant un quart de secondes, le sang mettant plus de temps que prévu à affluer vers ton cerveau, puis tu admires un peu le travail effectué. Une bonne journée encore et les mauvaises herbes seront enfin éradiquées. Une petite victoire, un petit succès qui, finalement, te fait sourire. S'il y a bien un truc dont tu es sûr, c'est que le travail paie. Certainement pas au sens propre, tu penses finalement. Avec le salaire dérisoire qu'on t'accorde, tu n'iras pas y croire une seule seconde. Tu ricanes, à contre-coeur, et tes jambes lourdes arrivent comme par magie à te porter jusqu'à une source d'eau. Mais à peine as-tu le temps d'avaler une seule gorgée que tu sens deux bras t'encercler.

D'abord, tu te crispes, mais tu finis par relâcher tes muscles, surtout parce que ces derniers crient pour un peu de répits. Tu sens une odeur, des courbes familières. Sa bouche frôle ton oreille, te chatouillant un peu. Salut Avery. Salut. Tu restes un peu froid, mais elle se contente de sourire largement, finalement contente de voir que tu prends la peine de lui parler. Debout, un peu tendu, tu réponds faiblement à son sourire et l'écoute. On se voit toujours ce soir ? Non, désolé. Elle semble un peu choquée par ta réponse quelque peu expéditive. Je suis fatigué... tu ajoutes d'un air faussement navré. Tu mens mal. Sautillante, même si un peu déçue, elle dépose un léger baiser sur tes lèvres toujours aussi sèches, ces dernières toujours quémandant la précieuse eau. Puis, c'est quand elle s'autorise à t'attirer dans une sorte d'étreinte maladroite, que ton regard se pose au loin, par dessus son épaule.
La silhouette avait surgi comme de nulle part, au beau milieu d'un des champs abandonnés du district. A peine avait-elle apparut que tu la voyais disparaître de nouveau. Tu te questionnes un peu, ayant un étrange sentiment de déjà vu. Tu as l'impression que tu la connais. Toute ton attention est rivée vers elle, tandis que ta dernière interlocutrice te caresse paresseusement ton bras ballant. Tu crois qu'elle te parle, mais tu sembles vouloir absolument savoir qui est l'inconnue, là-bas. Tu sens que c'est une fille, elle dépoussière un peu hargneusement ses habits. Et quand elle s'approche, tu la reconnais.

Quelques flashs envahissent ton cerveau. Des flashs agréables, d'une nuit passée avec la prénommée... Seven. Oui, c'est bel et bien Seven qui marche vers toi, ou en tout cas dans ce que tu supposes être ta direction, avec une certaine dureté que tu ne lui reconnais pas. Elle a l'air pressée, énervée, et bizarrement, ça pique ta faible, très faible, voir inexistante curiosité. Avery ? Encore elle. Elle te ramène à la réalité d'une certaine manière, te sortant de tes pensées. Elle est encore et toujours là, jouant paresseusement avec tes cheveux. Hm, oui, donc, tout à l'heure, chez toi ? Ton ton est hésitant, un peu hâtif, mais ton léger sourire balaie tout le doute que ça aurait pu provoquer chez elle. Tu poses la question sans attendre la réponse, souhaitant expédier ta nouvelle conquête qui, sous l'étonnement de ton soudain changement d'avis, se presse de repartir, visiblement très satisfaite. Tu soupires, à la fois soulagé et un peu nerveux. Nerveux pour quoi, Avery ? Tu n'es jamais nerveux, ou en tout cas, pour peu de choses depuis longtemps. Mais quand Seven arrive finalement à ta hauteur, tu te surprends toi même une secone fois. Hey. Sans vraiment le vouloir, tu l'as abordé. Décidément, la soif te fait faire des folies, Avery.
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MessageSujet: Re: how to break a heart (avery)   Mar 17 Juil - 19:47


that's me in the corner, that's me in the spotlight

Alors que j'etais certaine de l'avoir vu seul, quelques instants auparavant, il me suffit de detourner le regard quelque secondes vers ma robe et de le ramener vers lui pour decouvrir que quelqu'un d'autre se trouve aux cotes du jeune homme. Ce ne serait pas elle, cette fille, dont je viens de rever ? Bien que je ne puisse m'empecher de frissonner - mettons cela sur le compte de la chaleur trop etouffante - ce n'est pas mon genre de faire un scandale. Je sais me tenir et commencer a m'enerver ne serait sans doute pas la bonne solution dans cette situation ; jamais, d'ailleurs. J'ai promis a mes parents que je ne serais plus jamais comme avant et que je ne courrais plus jamais le risque d'attirer l'attention. En realite, je crois que je me le suis plus promis a moi-meme, ecrasee par ma culpabilite enfantine. A present, je sais que cela n'avait rien a voir avec moi, et que le tirage au sort est domine par l'intervention de la malchance, mais je ne peux plus revenir en arriere. Je serre donc mes index sous mes pouces et commence a partir en direction de chez moi, comme si la scene qui se deroulait devant mes yeux m'etait totalement etrangere. Je fais mine de ne pas voir la fille qui s'eloigne, et d'observer naivement les iseaux avec un sourire candide, d'un cote si sincere habituellement que cela paraitrait presque reel si mes traits ne laissaient transparaitre un soupcon de colere. Mes vetements sont sales, je suis en retard et je viens de tomber par terre dans un endroit que je connais comme poche, n'est-ce pas une raison suffisante pour etre en colere, sans qu'autre chose ne s'y ajoute ? Je soupire en me rendant compte que je suis en train de me torturer l'esprit a me poser des questions sans sens alors que je devrais a present etre chez moi et m'occuper la tete en preparant les cageots de fruits. Se focaliser sur l'important.

Je suis plus que calme lorsque je passe a cote de lui, a une distance raisonnable pour faire croire que je ne l'ai pas vu, si tant est que j'eus la tete dans les nuages a ce moment-la. Je ne me mens qu'a moi-meme et personne n'est au courant, ce qui me rassure un peu. J'en arrive presque a observer le sol et les fleurs s'epanouissant sous la chaleur de l'ete avec satisfaction et admiration lorsqu'un bruit me rappelle en arriere. « Hey. » Pardon ? La surprise apparait sincerement sur mes traits quand je l'entends me parler. Je suppose plus qu'il me parle, puisque je n'ai vu personne d'autre proche de lui. J'avais vraiment reussi a me focaliser sur autre chose et a oublier qu'il etait la ; je suis quelqu'un de raisonnable a present, qui comprend qu'il faut cesser de trop se faire du mal. Quand je ne suis pas en presence de quelqu'un qui m'est cher, d'une facon ou d'une autre, je suis d'une serenite redoutable et calem au possible, uniquement portee par des sentiments positifs. Mais quand je le vois, avec elle, j'ai du mal a ne pas laisser l'agacement, ou pire, la colere, grandir en moi, trop reprimee. Et la, alors que j'etais si calme, si maitre de moi, il fait vraiment tout pour me provoquer. Il sait parfaitement que je suis au courant qu'il est du genre a se taper toutes les filles du district, et que cela m'a blesse, meme si jamais rien n'avait ete convenu entre nous. Pas meme mi, je ne serais capable d'exprimer ce qu'il me fait eprouver, et ce n'est donc pas son cas, mais il sait que je ne suis pas comme les autres qui ne desirent que son corps. Je crois qu'il le sait. Pour ce soir, sans doute, il a l'autre. pourquoi m'adresser la parole, attirer mon attention, alors qu'il aime tant etre seul et se taire. Mes yeux s'etrecissent, une fois l'instant de surprise passe, et je continue de faire quelques pas, me trouvant a present derriere. Ce serait si tentant de l'ignorer, si... mauvais. Ce n'est pas mon genre, je ne fais pas ca aux gens, parce que je ne les cotoie pas dans le but de leur provoquer des problemes ou de les agacer. Je m'arrete et me retourne, parce que peut-etre qu'au fond, j'en avais aussi un peu envie.

Je n'ai pas reussi a l'ignorer, mais je ne peux rester stoique et repondre calmement a son appel, comme nous avions une conversation de voisinage absolument normale et sans accrocs. Comme si nous etions deux personnes normales, avec une relation normale, vivant dans un monde normal. Ce serai juste nier toute la realite des faits. Les mots sortent avant que je n'ai pu vraiment les choisir, mais ils refletent tant ma pensee que je n'hurle pas de terreur devant mon impolitesse. « C'est a moi que tu parles ? » Je feins l'etonnement. « Il me semblait que... Je peux rappeler ta petasse, si c'est a elle que tu veux parler ? » Je ne peux pas croire que c'est moi qui suis en train de parler. Mon corps s'actionne tout seul et ma main droite se met a faire des signes frenetiques dans la direction ou est partie la fille. J'essaie de crier pour la rappeler, mais cela semble logique que son prenom se ne constitue pas d'un « hey ! » et que personne n'y reponde. « Je crois qu'elle a les oreilles bouchees. Heureusement pour toi, c'est pas le cas du reste. » La, je vais trop loin. Ce n'est plus moi, ce n'est meme plus mon agacement, c'est ma colere accumulee depuis tant d'annees sur les faux-semblants et les mensonges permanents de cette societe avariee. Je me tais subitement et ma colere retombe comme elle est venue. Je ne peux que le regarder sans pouvoir contenir une certaine gene. Peut-etre que si je souriais... Une grimace, c'est tout ce que j'ai reussi a faire. « Je... » Il est temps de m'en aller, j'en ai fait sufisamment pour aujourd'hui. Pour un bout de temps meme. Je lache un vague « Desolee. » avant de me retourner. Ce n'etait pas... moi.
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MessageSujet: Re: how to break a heart (avery)   Mar 17 Juil - 23:38

A peine avais-tu entrouvert les lèvres que tu l'avais automatiquement regretté. C'était tellement inhabituel. Pour un autre, ça aurait été quelque chose de banal, quelque chose d'enfantin à exécuter, quelque chose d'instinctif, de machinal, d'inconscient. Pour toi, Avery, ça te semblait presque étrange à entendre avec ta voix un peu rauque, faute d'avoir servie, faute de s'être préparée, surtout. Une simple interjection avait suffi à te déstabiliser avant même de recevoir la moindre réponse. Avant même de te rendre compte que ton interlocutrice n'avait peut-être même pas envie de te rendre la pareille. Quel était ton lien avec elle ? Et ça te frappe, soudainement. Aucun. Mis à part un lit commun pendant quelques heures, des draps partagés, des soupirs en choeur, tu ne sais rien d'elle. Ou certainement pas assez pour lui adresser un salut si fané, si flétri, si peu... naturel. En fait, ça ne t'étonne même pas vraiment que Seven continue sa route, suivant à la trace le chemin qu'elle avait décidé d'adopter avant même de t'entendre prononcer le moindre mot, la moindre interjection. Et à entendre le bruit de ses pas sur le chemin caillouteux, ta tête est prise d'un tremblement désagréable, provoqué par l'énervement soudain que tu ressens envers et seulement contre toi. Imbécile. C'était pitoyable. Tu penses que le silence est maître de tout, ou en tout cas, il l'était de toi. En fait, tu l'as toujours pensé. Et comme un con, tu as dérivé. T'as presque envie de ricaner.
Quel enfant tu fais.

Mais quand tu te diriges vers le point d'eau pour te rafraîchir une seconde et dernière fois, parce que la soif te tiraille quand même un peu toujours, tu entends qu'elle s'est arrêté. Tu réprimes légèrement un sourire. Finalement, ton hey a eu son effet. C'est à moi que tu parles ? Tu prends le temps avant de te retourner vers elle, un peu surpris par sa réponse. En fait, tu te demandes presque qui est le plus surpris de vous deux. Mais vu le ton qu'elle emploie, tu te dis que Seven est légèrement agressive. Quand tu croises son regard, tu ne peux t'empêcher de froncer les sourcils, et de cligner des paupières plusieurs fois. On t'avait souvent dit que les femmes avaient des réactions insolites, mais la plupart du temps, tu savais d'où venait l'origine de leurs sautes d'humeurs. Tu ne sais pas vraiment quoi dire, mais elle ne te laisse pas l'occasion d'en placer une. Et ça t'arrange, dans un sens. Il me semblait que... Je peux rappeler ta pétasse, si c'est à elle que tu veux parler ? Tu t'esclaffes, parce que Seven te fait rire. Sa réaction est tellement inattendue que tu ne peux pas l'arrêter. Tu essaies rapidement de le masquer avec un léger toussotement, mais tes lèvres restent un brin étirées. Tu sers tes poings devant ta bouche, te balances un pied sur l'autre paresseusement. Elle, elle s'agite dans tous les sens, et pendant un court instant tu aimerais bien avoir autant d'énergie que la demoiselle. Tu aurais pu être vexé, prendre la défense de l'autre fille, mais rien ne te vient. Tu t'en fiches dans un sens, et la culpabilité revient en un éclair, rapidement, cependant, balayée par la grimace que t'adresse Seven. Désolée. Il y a pas de mal. En vérité, un peu, quand même. Malgré tout, tu n'y vois pas vraiment de problèmes. Non. Tu te racles la gorge, puis tu prends un ton un peu moqueur, un peu sarcastique. C'est bien à toi que je parlais. Les mains dans les poches, tu hausses les épaules, comme si ça te paraissait évident, évitant soudainement son regard, posant le tien un peu partout autour d'elle dans l'environnement poussiéreux qui vous entoure. Pourtant, tu ne sais même pas ce qui t'as poussé à lui parler. Tu ne sais même pas ce que tu comptes lui dire. A part un nuit ensemble, vous n'avez rien en commun. Rien à partager réellement. Non, vraiment, rien.

Tu t'approches un peu, la démarche hésitante, le regard toujours aussi fuyant. Tu sais, elle... elle est pas ce que tu crois. Encore une fois, tu te surprends. Tu ne sais même pas ce qu'elle est, cette fille. Peut-être que le mot employé par Seven était plus perspicace que celui que tu essaies de défendre sans pouvoir même le formuler. C'est juste, une amie. Que le mot sonne faux à tes oreilles, tu aurais presque envie de rire. Au final, tu n'as qu'une envie, changer de sujet, et tu t'autorises une oeillade vers Seven, examinant sa tenue. Toi qui la voyait toujours propre sur soi et impeccable, l'inverse exacte de toi qui ne doit pas non plus avoir fière allure dans l'instant présent, tu remarques le froissement et la saleté indéniablement incrustée sur sa tenue. D'un sérieux incroyable, tu reprends la parole. T'es sale, là. Bravo, Avery. Quelle sens de la déduction pertinent.
Et quel tact. Quel tact. Surtout que vu ton état, tu n'es pas spécialement bien placé pour faire une remarque.


Dernière édition par S. Avery Hawthorne le Mer 18 Juil - 9:08, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: how to break a heart (avery)   Mer 18 Juil - 1:31


that's me in the corner, that's me in the spotlight

Apres ce que je venais de dire, j'esperais qu'il allait me laisser seule et ne pas me repondre, comprenant que ce n'etait pas le moment. Ou que, pensant lui aussi que j'etais allee trop loin, il allait me crier dessus et me faire comprendre a quel point j'etais pathetique. Non, c'etait lui qui etait pathetique. Je refusais de croire que je m'etais enervee par ma faute. Ce n'etais pas moi. En soit, cette autre fille, cela aurait tres bien pu etre moins a un moment donne. Comment avais-je pu la designer comme je l'avais fait, sans meme la connaitre, sans meme savoir ce qu'elle venait dire au jeune homme et qui l'avait pousse a le faire. Je blemis a la pensee que n'importe qui ait pu entendre ce qui n'etait rien d'autre qu'une remarque blessante. C'etait lui qui etait pathetique, lui le seul responsable de tout ca. Il rit, c'etait pire que tout. Rien de tout ce que je venais de dire n'etait drole. « Il y a pas de mal. » A-t-il tellement peu d'amour propre qu'il se fiche que je l'insulte indirectement ? Je ne doute pas qu'il ait tres bien compris ce que je viens de dire, et je ne mets donc pas ca sur le compte de la betise, mais bien de l'absence d'orgueil. « C'est bien à toi que je parlais. » Ravie de l'apprendre. Je pensais avoir compris qu'en effet, il ne s'adressait pas a quelqu'un d'autre ; ma remarque etait rhetorique, c'etait purement ironique ! Ne s'en etait-il pas rendu compte, encore une fois ? Il etait si special, si difficile a comprendre.

Une demi-seconde s'etait a peine ecoulee avant qu'il ne me parle a nouveau, et je n'avais pas donc eu le temps d'aller bien loin, meme si je ne me trouvais toujours pas face a lui. Mais etant donne qu'il se montrait neutre par rapport a mes propos, je ne pouvais s'en aller en l'insultant presque une nouvelle fois. L'impolitesse avait ses limites, et mon education me l'avait bien prouve. Je n'avais plus qu'a ecoute ce qu'il avait a dire, puisque c'etait le pris a payer pour mon irrespect. « Tu sais, elle... elle est pas ce que tu crois. » J'aurais peut-etre du m'en aller finalement. Comment pouvait-il esperer que je garde mon calme ! Il etait si... Si. Un cerveau ? En etait-il pourvu ? A ce instant-la, mon agacement etait presque aussi prenant que ma colore, ce qui m'empechait de repliquer d'une remarque cinglante. Je me controlais trop pour cela, et son absence evidente de reflexion y etait pour quelque chose. Que pouvait-elle bien etre a part celle avec qui il couchait, comme avec d'autres ? A part celle avec qui je l'avais surpris ? La suite me desarconna encore davantage. « C'est juste, une amie. » C'etait... le comble. Il ne pouvait pas s'enfoncer plus bas, il avait deja touche le fond. « Une amie, comme moi ? Je veux dire, c'est comme ca que tu les nommes, celles qui sont passes dans ton lit, des amies ? » Mon ton etait si calme, mais ma voix si froide. « Je crois pas qu'on ait jamais ete amis. » Je ne pus m'empecher de ressentir un leger pincement au coeur en me rendant compte a quel point ma phrase etait vraie et comblait je deplorais le fait qu'elle le soit. Nous n'etions meme pas amis, nous n'etions rien. J'avais vainement cru que l'on pourrait le devenir, puis l'on a saute les etapes, et nous sommes soudain retrouves comme deux etrangers. J'etais pourtant si certaine, a ce moment-la, qu'Avery etait plus que ce qu'il s'accordait a laisser paraitre, plus qu'un silencieux solitaire qui s'abimait dans les courbes. Je revais bien trop pou ce monde qui n'etait en realite rien de plus que ce qu'il avait toujours ete. Vil. Terrible. Injuste. « T'es sale, là. » Je, pardon ? Si seulement j'etais capable de controler les emotions apparaissant sur mon visage. Je ne pus meme pas empecher ma bouche de s'entrevenir en une mimique d'incomprehension, et mes yeux de tomber automatiquement sur ma robe froissee. Bien sur que je le savais que mes vetements etaient sales, et ce n'etait sans doute pas pour rien que j'avais essaye de les depoussierer manuellement avant de rentrer chez moi. « Merci. Je ne l'aurais pas remarque sans toi. » Je refusais de croire quil etait idiot, et je n'avais plus qu'a me montrer inhabituellement froide et effrontee pour le faire reagir. « Je suis pas aussi sale que toi, au moins. » Et je ne parlais pas que des vetements, pour mon plus grand malheur. Puis j'eus une idee, amenee par le fait que je ne pouvais plus supporter son sourire calme et indolent. Qu'il se reveille, qu'il reagisse ! « Et ce soir, chez moi ? »
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MessageSujet: Re: how to break a heart (avery)   Mer 18 Juil - 10:22

C'est fou à quel point tu peux être si stoïque, si indifférent, si impassible, si flegmatique. Après tout, elle venait d'insulter une des tes... Encore une fois, un adjectif pour la qualifier te semble inaccessible, il s'échappe dans les méandres d'une relation sans but quelconque, si ce n'est celui de ne pas se retrouver seul chez toi ce soir. Tu es d'un égoïsme, parfois, Avery. Et d'un ennui. Tu sembles si superficiel, sans relief, une simple silhouette qui fait son boulot le jour et trouve du réconfort le soir. Ta vie est une routine fastidieuse. Insipide. Tu t'appuies le bas du dos contre le bord de la source, te massant tes mains douloureuses d'un air absent, lançant quelques regards en direction de Seven, comme si c'était le seul moyen que tu avais de lui dire Reste, parce qu'au fond tu n'as aucunement envie qu'elle s'en aille maintenant, même si votre conversation est loin d'être celle dont tu as l'habitude d'avoir au District. Même si cette conversation est loin d'être celle qu'on a entre deux amis. Une amie, comme moi ? Tu arrêtes de faire courir tes doigts sur ta paume de droite, ta tête se tournant avec une rapidité telle que tu as presque entendu un petit crac venant de ta nuque. Il était clair que Seven n'acceptait pas le terme que tu avais employé au hasard pour définir tes, relations. Tu as un petit rictus, pas foncièrement méchant, juste un peu nerveux. Elle te met devant un fait. C'est comme ça que tu les nomme, celles qui sont passées dans ton lit ? Sa voix te fait froncer les sourcils. Tu comprends bien qu'elle t'en veut. Mais étrangement, ce n'est pas la culpabilité qui t'envahit sur le coup, juste de l'irritation. Après tout, elle s'attendait à quoi ?
Peut-être à quelque chose d'autre. Sûrement.

Je crois pas qu'on ait jamais été amis. Tu as beau garder une attitude totalement détachée, sa phrase te touche plus que ce que tu l'aurais cru, mais tu te surprends à répliquer du tac au tac. Tu aurais peut-être préféré que j'emploie le terme si délicat que tu as utilisé ? Ta voix est mesurée, pas vraiment tremblante, mais plus rapide malgré tout. Tu ne t'étais pas vu parler aussi rapidement depuis longtemps. Toi qui est si posé d'habitude, tu te retrouves dans une impasse, regrettant presque un instant de l'avoir salué. Peut-être que tu préfères ? Tes sourcils se lèvent, tes lèvres se pincent. Tu souffles, tes bras se croisent de nouveau et tu ricanes un peu, avant de marmonner. Je vois pas les choses comme ça. Et tu les vois comment ? Tu ne les voies pas, en fait. Tu te contentes de jouer, de jouer un rôle, puis de t'effacer. Comme une doublure, quelqu'un qui prend ta place un instant pour que tu reviennes, décevant tout le public, parce que ton ancien toi était peut-être meilleur, plus vivant que ce que tu ne seras jamais au fond. Dans un sens, tu comprends quand même sa réaction. Tu es abjecte, sans jamais avoir voulu l'être.

Ta réflexion sur sa tenue était déplacée. Mais dans un sens, tu espérais qu'elle détendrait l'atmosphère assez pesante de la conversation. Ou en tout cas qu'elle te permettrait de changer de sujet, car tu sais que ça te désarme complètement. Tu n'as aucun moyen de te justifier, aucun moyen de répliquer sans paraître encore un peu plus stupide. Quand l'incompréhension se dessine sur son visage, tu la fixes un peu plus que d'habitude, observant les traits de son visage, et son regard tomber sur sa robe. Merci, je ne l'aurais pas remarqué sans toi. Tu retiens un rire qui s'étouffe dans ta gorge, secouant un peu la tête. Je ne suis pas aussi sale que toi, au moins. Tu fronces les sourcils une nouvelle fois, et tu inspectes ton état. Il est vrai que ta chemise est dans un assez mauvais état, ton pantalon est constellé de terres sèches et de marques d'herbes vertes, tes chaussures aussi et tes mains sont à la limite de sanguinolentes. Tu ne voies pas ton visage mais tu imagines bien qu'il ne doit pas être aussi clair que celui de Seven. Ca nous fait un point commun. Tu allais t'arrêter là mais tu ne peux empêcher la remarque blessante de franchir tes lèvres. Je travaille, moi. Tu sais que c'était inutile, parce que tu ne détestes pas ton travail. En fait, tu le bénis presque. Il t'occupe plus que n'importe quoi, et même s'il est fatiguant, ça ne te gène pas. De plus, tu n'es pas du genre à dégrader le boulot des autres. Après tout, chacun son rôle, chacun son importance. Et ce soir, chez moi ? Tu ne retiens pas l'éclat de rire, cette fois. Elle ne le disait certainement pas pour qu'il s'esclaffe, et certainement pas pour que tu réponds ça. Je savais bien que ça t'avais plu.
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MessageSujet: Re: how to break a heart (avery)   Mer 18 Juil - 13:57

(changement de la 1ere a la 3eme personne du singulier)


that's me in the corner, that's me in the spotlight

Un soupir s’echappa de ses levres après qu’elle eu lache ses derniers mots. Elle saisissait toujours mal ce qui l’avait poussee a agir ainsi, au dela du simple fait que cela lui permettrait de deverser sur Avery un peu de ce qu’elle avait ressenti lorsqu’elle avait comprit qu’elle n’etait qu’une marionette de plus dans son jeu, et qu’elle ne serait jamais que ca. Elle s’etait cree un monde, forge des reves et des espoirs, et lui avait brise tout cela en une nuit a peine. « Tu aurais peut-être préféré que j'emploie le terme si délicat que tu as utilisé ? » Ses yeux se leverent au ciel et sa tete sembla s’y accrocher tandis que son regard voguait de nuages en nuages. L’astre de jour commencait a entamer sa longue descente et meme si la nuit se ferait encore attendre, la lumiere allait decliner peu a peu et plonger le district dans une quasi-obscurite qui terrifiait la jeune femme. Elle devait absolument se depecher de vendre ses fruits avant la tombee de la nuit si elle souhaitait rester saine d’esprit. Elle s’arracha donc a sa contemplation et le regarda quelques instants avant de s’avouer que malgre le degout que cela lui inspirait, il avait implicitement raison. Elle n’etait pas mieux que l’autre fille, qui se laissait sans doute avoir comme elle. A la nuance pres qu’elle semblait en redemander, ce qui n’etait pas le cas de Seven bien qu’elle le laisse croire. « Peut-etre que cela aurait ete plus approprie, oui. Parce que toutes, nous n’avons ete que ca pour toi. » Il l’intriguait tant, comme s’il pouvait ne rien ressentir.

« Je travaille, moi. » S’il elle s’etait attendue a ca… Il etait si rare qu’il reagisse a une remarque, qu’ils constitue des phrases de deux mots, mais une remarque particulierement ironique ou blessante, c’etait meme inconnu. Elle ne l’avait jamais entendu dire quelque chose du genre, et ce fut ce qui l’empecha de s’enerver, parce qu’elle travaillait tout de meme ! Elle n’etait pas a blamer si elle avait plus d’argent qu’Avery et qu’il lui etait inutile de transpirer des heures durant dans un champ pour manger a sa faim. Elle voulut rire, parce que sa tentative de destabilisation ne s’accordait pas a son ton toujours trop plat pour etre agressif, mais seule un son eraille sortit de sa gorge. Accompagne d’un leger sourire. « C’est qu’on devient cynique par ici. Un autre point commun. » Bien qu’elle aurait mille fois prefere qu’ils aient une conversation douce, ce qui etait de toute evidence impossible avec lui, elle trouvait une sorte d’amusement dans la maniere dont ils se parlaient a present. Puis les yeux de la jeune femme se plisserent d’un coup, alors qu’elle etait envahie d’un infime espoir, qui lui prouverait enfin qu’elle pourrait peut-etre percer la carapace de flegme qui l’entourait. Pourquoi l’avait-il aborde, deja ? Que pouvait-il avoir de bien important a lui dire ? Elle s’appretait a lui poser la question lorsqu’il la devanca en se mettant a rire après la betise qu’elle venait de proferer. Elle ne pouvait pas reellement lui demander de la retrouver ce soir alors qu’elle lui criait dessus deux minutes avant. Et elle n’avait aucune intention d’etre a nouveau une de ses petasses, comme il convenait de les nommer selon elle.

« Je savais bien que ça t'avais plu. » Elle l’avait cherche, mais elle ne put retenir un frisson desagreable qui courrut dans son dos et s’en alla mourir dans ses reins. Elle croisa les bras pour se donner un semblant de tenue et le regarda comme s’il venait de dire quelque chose de particulierement stupide. Il n’avait pas tort, c’etait certain. Mais se surestimer a ce point-la etait agacant pour les autres. Seven releva imperceptiblement la tete et ses narines fremirent. Meme si elle ne se ferait jamais avoir une deuxieme fois, c’etait si tentant. « Ca flaterrait ton ego de male, hein ? Et toi, ca t’a assez plu pour reccomencer ce soir ? » Repondre a un semblant de question par une autre, c’etait si facile qu’elle aurait Presque pu se moquer d’elle si elle n’essayait pas de paraitre serieuse. « Mais en as-tu un, d’ego ? Tu n’eprouves aucun sentiment, pour rien ni personne. » A present, elle ne cachait plus l’interet qu’elle avait pour lui, et sa voix avait retrouve sa douceur habituelle. « J’aimerais pouvoir arriver a te comprendre, rien qu’un instant. » La Seven pleine de compassion et d’esperances etait de retour. Et lui, l’insensible, ne pourrait qu’en rire ; mais etonnamment, elle se trouvait pour la premiere fois elle-meme depuis le debut de la conversation, et son sourire sincere ne pouvait que le prouver. Pourquoi n’etait-ce pas toujours comme ca avec lui, pourquoi etait-il le seul a reussir a la faire sortir de ses gonds ? Elle etait incapable de repondre a ses propres interrogations.

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MessageSujet: Re: how to break a heart (avery)   Mer 18 Juil - 15:45

La plupart du temps, tu ne faisais pas ça dans l'optique de les blesser. Comme toi, comme pour elle, c'était un accord commun, souvent scellé par un simple signe de tête lourd de sous-entendus, ou bien par un baiser échangé mettant le feu aux poudres. Une échappatoire à une routine dégoûtante, un réconfort dans l'obscurité, un sentiment de sécurité, de bonheur, pendant même un court instant, que tu voulais pour toi, pour vous, même si, il est vrai, tu songes bien plus à toi dans un sens. Quand tu te réveilles avec elle à tes côtés, tu te sens bien, même si la culpabilité te ronge quand les rayons de soleil se pose sur elle. Je ne leur promets rien, tu te dis. Non, en fait, tu ne promets jamais rien. Tu ne te lance plus dans ce genre de cercle vicieux. Bouffé par une peur grandissante, celle de la perte. Peut-être que cela aurait été plus approprié, oui. Parce que toutes, nous n'avons été que ça pour toi. Tu secoues la tête un peu frénétiquement, fermant les yeux. L'irritation se dissipe pour laisser place à de la colère. Ton impulsivité force un peu le passage, tente de te faire exploser. Mais tu continues à garder le contrôle, te contentant de fixer intensément Seven. T'as pas envie de passer pour un de ces enfoirés qui habitent malheureusement bien trop les districts pauvres. Toi qui te fiche bien de ce que peuvent penser les autres, l'avis de Seven te dérange. Elle te dérange. Pas dans un sens banal, cependant. Dans un sens que tu ne parviens pas à saisir. Ton pied danse, tapote nerveusement le sol. Avery se sent piégé, parce qu'il n'a aucun arguments contre ça. N'est-ce pas, Avery ? Rien ne te vient. Ha, si, peut-être. Non, ça ne l'est pas, parce que c'est pas... que... ça. Tes mots se perdent, tu bloques, fuis son regard. Tu n'as jamais été un grand bavard. Et encore moins sur ce genre de sujets.

Tu ne peux pas en vouloir à Seven, d'un côté. Tu ne peux pas lui en vouloir de ne pas te porter dans ton coeur, mais ça n'a jamais été ton intention de la blesser non plus. Et si tu te fichais bien de ce qu'elle pouvait ressentir auparavant, aujourd'hui, ça se présente comme une obligation, quelque chose à propos duquel tu n'as pas envie de culpabiliser, quelque chose que tu as envie de résoudre. Mais ton don incroyablement peu développé avec les mots ne t'aide pas, loin de là. Tout ce que tu fais, c'est resté planté là, à balancer des critiques que, d'habitude, tu aurais jugé inutiles et de stupides. Et quand Seven se met à rire, un rire assez spécial, sûrement enrayé, mais, tu te l'avoues, clairement enjolivé par son léger sourire, tu tentes de te détendre un brin. Ses lèvres sont un peu étirées, et ça te rassure. Pourquoi ça te rassure ? Aucune idée. Juste un sentiment agréable qui t'habite soudainement. C'est qu'on devient cynique par ici. Un autre point commun. Peut-être pas le meilleur, d'ailleurs, tu tentes de plaisanter. Ta voix semble s'animer un petit peu, mais tu déplores encore ton platonisme.

Même si la tension semblait s'être apaisée pendant quelques secondes, ta énième remarque déplacée mit de nouveau de l'eau dans le gaz. Tu la regardes se tendre un peu, croiser les bras, tu remarques ses traits changer subitement. Tu ricanes un peu, te massant l'arrière de la nuque, attendant sa réaction que tu sais explosive. Ca flatterait ton égo de mâle, hein ? Et toi, ça t'a assez plu pour recommencer ce soir ? Tes sourcils se froncent, et tu ne peux t'empêcher de rire à gorge déployée. Elle te fait rire, sans aucun doute, mais tu ne sembles pas moqueur. Juste amusé. Je ne suis qu'au service de ces dames. Tu plaisantes, et tu te mords le poing pour éviter de rire encore, ta réponse étant la plus stupide au monde, et parce que la fatigue et la pression de toute cette journée chaude ne te permettent pas de reprendre une attitude posée avant quelques instants... Avant que tu reprennes le court de la conversation. ...tu n'éprouves aucun sentiment, pour rien ni personne. Ta crise d'euphorie prend subitement fin. On t'a souvent reproché ton manque cruel d'épanchement. Tu n'aies pas très expansif, pas très expressif, pas non plus très ouvert. Mais venant de Seven, qui ne te connaît pas, ton rire s'étrangle dans ta gorge et tu toussotes. Non, elle ne te connaît pas. Sa douceur nouvelle ne change rien, et tu sens que tu bous. Bien sûr que tu portes de l'intérêt à quelqu'un. Tout le monde le sait. Tout le monde le sait que Avery ne vit que pour elle, que pour Alexiane. Une sorte de cliché souvent sujet à de gentilles railleries. Avery ne respire plus que pour Alexiane. Avery n'a jamais respiré que pour sa famille. Et désormais qu'il est seul, sa soeur au Capitol, il ne respire pas vraiment. Non, tu te contentes juste de t'affairer à tes tâches quotidiennes. Si tu te plais à penser que je suis une sorte de monstre égoïste, soit, et grand bien t'en fasse. Tu comptais mettre fin à cette discussion, mais elle continue. J'aimerais pouvoir arriver à te comprendre, rien qu'un instant. Il n'y a rien à comprendre. Tu t'es soudainement rapproché d'elle, à quelques centimètres à peine, ton ton est sec, rêche, et tes muscles sont tendus, tes poings serrés. Ton impulsion te dit, te crie de t'en aller. Tu la fixes, les sourcils levés. Il n'y a rien à comprendre, Seven, tu répètes, comme pour te persuader toi-même, te convaincre qu'il n'y a rien de plus à savoir. J'aimerais juste que tu te mêles de ce qui te regarde.
Pas vraiment le meilleur argument contre elle.
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MessageSujet: Re: how to break a heart (avery)   Mer 18 Juil - 17:10


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Si, bien sur que si. Bien sur que pour les lui, les filles n'ont ete que des regards brulants et des corps transis s'accrochant a lui. Seven le regarde presque avec compassion, puisque de toute evidence il ne cherche meme pas a mentir. Il est juste incapable de s'exprimer et de mettre des mots sur des emotions ou des envies, incapable lui-meme de savoir ce que representent ces filles pour lui. Alors quand il lache sur le ton de la plaisanterie un « Je ne suis qu'au service de ces dames. » elle ne dit rien, puisqu'il sera dans l'impossbilite de lui repondre. Il est evident qu'il n'est pas au service des dames, mais tant que ces dernieres sont a son service, il accepte de leur rendre la pareille. Un jeu bien construit, un jeu sans mensonge, mais un jeu que Seven n'avait pas apprehende dans son ensemble, enfermee dans sa bulle de silence. Parce qu'elle se rend bien compte que meme si, au contraire du jeune homme, elle parle, elle vient au aide aux autres, elle a des relations amicales au sein du district, elle n'en est pas moins contenue dans un bulle aux contours eriges par tant d'annees. Le monde lui parait beau et pur au possible, puisqu'elle n'a decide d'y voir que les bons cotes, a present. La realite lui echappe, se delite entre ses doigts, s'enroule autour de sa tete sans jamais la toucher vraiment. Insconciemment, dans sa recherche eperdue d'un bonheur disparu, elle se ferme au reel.

« Si tu te plais à penser que je suis une sorte de monstre égoïste, soit, et grand bien t'en fasse. » La bouche de la jeune femme se tord, tandis qu'elle l'observe, fidele a lui-meme, en somme. Elle a vainement cru qu'il pourrait lui prouver qu'elle avait tort, que cela resultait juste une maniere de se detourner de quelque chose, ou... Elle aurait tout prefere hormis cette remarque. Celle de l'abandon, du renoncement ; il se fiche bien de ce qu'elle peut penser, et lui fait comprendre qu'il est temps de s'en aller. Elle voudrait tellement, tellement le comprendre, et l'aider, si tant est qu'il ait besoin d'aide. « Il n'y a rien à comprendre. » Tres bien. Dans ce cas-la, elle n'a plus grand chose a faire ici. Elle ne va pas le supplier, tomber a genoux ou faire quoi de ce soit du genre, elle a deja ete bien trop infidele a son comportement aujourd'hui. A present, il a compris que son jeu, certes clair mais malsain, l'avait derangee. Le savoir ne leur a rien apporte, ni a lui, ni a elle. Pourquoi Seven est-elle alors prete a s'en aller sans rien repondre, cette fois ? Les fruits attendent, ses parents l'attendent. Si routinier, si fade, mais ca lui plait. Elle croit que c'est termine. « Il n'y a rien à comprendre, Seven. J'aimerais juste que tu te mêles de ce qui te regarde. » Il est si proche, soudain, qu'elle n'a rien vu venir. Sa voix a perdu sa tonalite nonchalante et insouciante, ses yeux paraissent plus profonds, il semble s'etre raidi. Tout crie la froideur en lui, alors qu'il fixe Seven dans les yeux, une lueur de colere dans son regard. La jeune femme ne peut detacher ses prunelles des siennes, toute interdite qu'elle est. Il semble reellement enerve, convaincu par les mots qu'il prononce. Seven ne peut croire qu'il se soit extirpe de son attitude flegmatique, et encore plus que ses mots, c'est sa colere qui la cloue sur place. Lorsqu'elle le regarde et qu'elle voit les muscles tendus de son cou saillir sous sa peau, elle a peur. C'est sa faute.

Elle n'ose plus bouger, de peur qu'esquisser un geste la fasse tomber sous un courrou encore plus fort. Le fait de ne jamais l'avoir vu comme ca la ramene a ses inquietudes les plus profondes, alors qu'elle se trouve en face de l'inconnu. Il pourrait aisement la frapper, s'il n'arrivait pas a se controler ; il pourrait faire tant de choses sans qu'elle puisse seulement reagir. Elle n'est plus que spectatrice de sa propre existence et regarde avec des yeux vides ce qui se deroule devant ses yeux. Elle voudrait dire quelque chose, mais sa langue s'enroule sur elle-meme et le son meurt dans un gargouillis etrange. Elle essaie d'avaler, mais se trouve incapable de deglutir. Tout cela est arrive par sa faute, et malgre toute sa volonte, elle ne sait absolument pas comment s'en sortir, comment se soustraire a sa stature. Si jamais elle l'embrassait subitement, elle pourrait ensuite partir en courant, le temps qu'il reagisse. Cette idee ne lui traverse meme pas l'esprit. Elle n'a jamais enerve quelqu'un au point de se retrouver dans cette position et se trouve donc desarme quant a la conduite a tenir. Puis, parce qu'au but de plusieurs secondes, il lui faut bien faire quelque chose, elle choisit de s'ecraser. « Je... je suis desolee. Tu as raison. » Seules ses levres remuent. « Je dois y aller. Je... » Une pause, un souffle presque sanglotant. « Ne me frappe pas, s'il-te-plait. » Sa voix retombe, brisee, tandis qu'elle se perd, muette et terrorisee, dans l'abime noire du regard d'Avery.
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MessageSujet: Re: how to break a heart (avery)   Mer 18 Juil - 19:24

Ton impulsivité te perdra, avait-il dit. Il avait prononcé ces mots en souriant, en t'ébouriffant gentiment tes cheveux déjà bien en bataille. Ton père avait peut-être raison. Quand tu perds ton sang-froid légendaire, tu te perds aussi encore un petit peu plus, comme si tu empruntais un chemin plus rocailleux, plus difficile encore. Comme si tu t'oubliais, Avery. Seven, elle pourrait être en quelque sorte une petite corde, une main tendue qui te ramènerait au départ. Ce serait bien, que ça soit comme ça. Que ça se déroule comme ça. Mais toi, toi... Tu es si buté, si têtu, si enraciné dans un silence brut et mauvais. Tu es exaspérant. Et là, tout de suite, maintenant, que ton ombre surplombe l'ensemble de son corps que tu redécouvres petit par rapport au tien, tu sembles menaçant. Tout l'inverse de ce que tu es, de ce que tu veux être. Ton impulsivité te perdra, ou elle entraînera la perte de tout ce que tu pourrais faire, de tous les efforts que tu pourrais fournir. Elle réduira à néant toutes tes tentatives, toutes tes attentions. Tu es faible devant elle, mais tu te rends compte que toi, en échange, tu as pu effrayer Seven. Elle si minuscule, si pétrie de bonnes intentions. Ca te frappe soudain, et la culpabilité s'infiltre lentement dans tous tes membres, cessant tes tremblements, mais nourrissant ta tension. Tes yeux sombres scrutent les siens, si clairs et si lumineux malgré la lumière qui s'affaiblit au fur et à mesure des minutes. En la regardant, tu te sens faiblir un peu. Elle n'a rien fait qui justifie ton comportement si déplorable. Oui, tu es déplorable. Tu soupires un peu, ton regard se baisse, comme tu baisses les armes inutiles que tu as dressé. Je... je suis désolée. Tu as raison. Tes yeux trouvent tout naturellement le chemin du retour. Seven est redevenue telle que tu pensais qu'elle était moins. Posée, plus douce, mais tu sens bien qu'elle est terrorisée, qu'elle n'a qu'une envie, s'enfuir. Quel imbécile.

Non, je, attends... Je dois y aller. Je... Elle sanglote presque, et le noeud qui avait fait son apparition au creux de ton estomac refait surface. Ce n'est pas celui qui te tiraille depuis toujours, celui qui te quémande quelque chose à avaler et qui se calmait quand ta soeur ou toi preniez des tessarae. Ce n'est pas non plus celui que tu ressentais à chaque moisson, celui que tu as ressenti quand Elizabeth est apparue à l'écran, pas non plus celui où Alexiane y était à son tour. Celui-ci est plus rare, bien que toujours prêt à surgir, à te ronger de l'intérieur. Tu te sens mal, tu es gêné, et surtout, tu sens que tu dois t'excuser. Tu sens que tu as tout fait de travers, encore, pour changer, et que tu as blessé la demoiselle une seconde fois. Ne me frappe pas, s'il-te-plaît.
Tu avais l'intention de prononcer un désolé sincère, de lui demander d'accepter ses excuses et de lui proposer de la raccompagner (bien que l'idée seule te paraisse bien gênante et délicate, voir même inconfortable), mais elle t'a littéralement coupé dans ton élan. Sa voix tremblante, son regard toujours encré dans le tien, tes yeux s'écarquillent devant la surprise. Et, tu voulais l'étouffer, ne pas passer une énième fois pour un parfait ingrat, mais le rire étranglé fait son chemin tout seul vers l'antre de tes lèvres. Tu commences à pouffer un peu, un vrai pouffement, amusé et tes sourcils se froncent d'un air désolé. Tu crois vraiment que j'avais l'intention de te frapper ? Tu te calmes, prends conscience que tu avais certainement l'air menaçant, puis tu hésites à te retirer un peu, de t'éloigner de cette proximité qui te semble effrayante désormais, mais tu n'en fais rien. D'un côté, tu te complais comme ça, même si elle a tendance à te déstabiliser, et à la déstabiliser. Désolé, je suis... Un con. C'est moi que tu devrais insulter. Tu te racles désagréablement la gorge, tes mains ont quitté tes poches mais tu ne sais même plus quoi en faire, alors tu recommences à te les masser nerveusement, ce qui te fait plus de mal que de bien. Ton regard fuit soudainement le sien et d'un coup de menton, tu désignes le chemin par lequel la demoiselle de tout à l'heure s'était retirée avant de secouer légèrement la tête. Pas... pas elle. Tu te détends un brin, malgré que ta voix soit un peu hésitante. Tu réfléchis à chaque chose que tu fais, précautionneux de ne pas heurter Seven une nouvelle fois. Et comme tu sens qu'elle est encore un peu tendue, tu te permets de lui faire une petite plaisanterie. Si ça peut t'aider, tu peux me frapper, par contre.
De toute façon, tu sais très bien qu'elle ne le fera pas.
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MessageSujet: Re: how to break a heart (avery)   Mer 18 Juil - 23:22


can't go back

« Tu crois vraiment que j'avais l'intention de te frapper ? » Peut-etre. Qui sait de quoi les hommes sont capables, lorsqu'ils sont eleves dans un environnement fait de violence constante, ou repondre a la torture par la torture est le seul moyen de survivre. Peut-etre, oui. Meme si elles esperait que ce ne soit pas son genre, il avait raison, elle ne le connaissait pas, elle ne svaait absolument pas ce dont il etait capable. « Je ne sais pas. » Ses levres ont laisse passer un son un peu moins hesitant, mais toujours aussi incertain. Oui, la verite, ce qu'elle n'est sait absolument rien, et qu'elle deteste ca. Non pas qu'elle fasse partie de ses gens qui ont le besoin d'etre superieurs et de le prouver aux autres, en cherchant constamment a en savoir plus que chacun et en maitrisant chaque situation. Ce n'est pas ce qu'elle cherche, et elle n'a aucunement envie d'en savoir plus que les autres. Mais le controle, le controle. Savoir que quelqu'un peut vous achever d'un moment a l'autre, qu'un accident peut se produire et vous tuer, ou encore que la Moisson peut decider de votre mort plus tot que prevu. C'est cela, ce non-controle et l'ignorance de ces possibles situations qu'elle ne supporte pas. Mais un soupir ne peut s'empecher de filtrer entre ses levres, parce que tout de meme, la reaction du jeune homme l'a rassuree. Ses yeux perdent leur lueur effrayee, mais elle ne les detache pas des siens, alors qu'il se montre encore plus comprehensif qu'elle n'aurait jamais pu l'esperer. « Désolé, je suis... C'est moi que tu devrais insulter. » Pourquoi ? Elle aurait bien voulu qu'il admette se comporter comme une goujat avec les femmes, mais ce qui venait de se produire etait entierement de sa faute a elle ; elle s'etait egaree et avait depasse les limites. « Non... Non. Je suis allee trop loin, et je n'avais pas le droit de me permettre de te juger sans te connaitre. C'est moi. » Elle esperait qu'il allait comprendre qu'elle pensait vraiment ce qu'elle disait, plus encore maintenant qu'elle n'etait plus emportee par l'elan de la peur. « Comment est-ce que je pourrais t'insulter... Tu n'as rien fait de plus que respecter tes regles, puisque qu'il s'agit de ton jeu. M'en meler etait stupide, et m'en sentir blessee, encore plus. » Elle tente le rire, detourne son regard qui trahirait sa fausse joie. « Je n'ai aucune raison d'etre blessee, aucune, n'est-ce pas ? C'est la chaleur, ou la fatigue. » On pourrait presque la croire, elle et sa fraicheur pimpante. Si les coins de sa bouche ne tressaillaient pas lorsqu'elle essayait de sourire.

Il est toujours aussi proche lorsqu'elle releve les yeux et le voit diriger son menton dans une certaine direction. « Pas... pas elle. » Pas elle ? Les sourcils de Seven s'arquent en une courbe harmonieuse tandis qu'elle s'autorise une petit mouvement de tete, toute piquee qu'elle est par l'incomprehension. « Elle ? De quoi est-ce que tu parles ? » Elle s'epanche toujours trop, fait toujours des longues phrases mais pourraient aisement etre remplacees par des mots simples, mais elle aime expliquer, allonger, etre sure qu'elle a tout dit de la maniere dont elle le voulait et qu'elle ne doit avoir aucun remords. « Si ça peut t'aider, tu peux me frapper, par contre. » Pendant un fugace instant, un sourire apparait a nouveau sur son visage, puis elle saisit les paroles du jeune homme et sa face perd tout expression. Elle semble meme pas un peu offusquee, un peu effrayee, un incertain melange de sentiments negatifs, c'est a n'en pas douter. « Non, non ! Je... non ! » Choquee pour si peu. Elle sait bien qu'il plaisante, mais elle ne peut qu'en etre horrifiee. On ne plaisante pas avec la violence physique. Seven a une ame de pacifiste depuis tant d'annees qu'elle ne peut pas imaginer frapper quelqu'un, ne serait-ce que pour s'amuser. Ce serait jouer a moindre niveau ce que les dirigeants de Panem utilisent comme methodes inhumaines pour controler la population. Non, elle ne le frappera pas. Qui plus est, elle a suffisamment deverse sa colere a present, et n'a plus rien a lui reprocher, alors le frapper la ferait presque se considerer comme une criminelle. C'en est pesque maladif, cette volonte de paix.

Par contre, elle ne serait pas contre le repousser gentillement, pour appuyer sa declaration, lui faire comprendre que cela ne l'interesse pas. Sa main droite effleure le bras du jeune homme, et effectue une legere pression, avant de s'arreter la. Pourquoi ne peut-etre pas le repousser, pourquoi ? Ses yeux plongent vers sa main qui semble a ce moment-la refuser d'etre une de ses extensions de son corps. Une gene l'envahit alors qu'elle retire brusquement ses doigts et que le contact se brise, puisque cela pourrait etre mal interprete. Elle voulait formuler une excuse, lui dire qu'elle n'avait pas du tout l'intention de faire ca et que non, elle n'essayait ni de se rapprocher de lui, ni de le gener. Mais a present que son naturel a repris le dessus, sa gene obstrue sa gorge et lui empeche tout son. A moins que. « Rrhs. » Brillant. Et encore plus genant, alors qu'elle releve sa tete, le regard toujours tourne vers le bas. Elle a honte, tellement honte. Pourquoi ne peut-etre pas s'enerver constamment, et agir avec dignite et confiance en soi ?
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MessageSujet: Re: how to break a heart (avery)   Jeu 19 Juil - 1:25

Tu découvres une Seven que tu n'avais pas eu l'occasion de voir auparavant. Elle te semble comme un petit bout de douceur dans un monde de brutes, un monde construit sur une terreur constante, omniprésente, un monde où une minorité jouit du malheur de la majorité. Un monde dans lequel tu étouffes de plus en plus. Tu t'étonnes que Seven semble si heureuse, si légère, où l'air te semble plus lourd que tout. Dans un sens, ça te fascine aussi. Une certaine force de caractère dans un écrin de velours. Je ne sais pas. Elle a donc vraiment douté que tu puisses être comme tout ce qui vous entoure. Un élément issu directement de cet univers si particulier, mais finalement qui sera toujours le vôtre. Tu te sens encore un peu mal, mais tu sens aussi que le pire est passé. Sa voix semble être plus sous son contrôle, elle semble reprendre le dessus. Tu entends même son soupir de soulagement, et tu souris tristement. Non... Non. Je suis allée trop loin, et je n'avais pas le droit de me permettre de te juger sans te connaître. C'est moi. A la fin de cette phrase, tu as très envie de lui dire que, sur ce point là, tu avais raison. Mais tu ne seras pas du genre à en remettre une couche. Tu ne seras pas insensible, tu calculeras ton tact et tu joueras la carte de la compassion... On est quitte. C'est sorti tout seul, encore une fois. Tu as beau vouloir te contrôler, ton impulsivité trouve toujours un moyen de se faufiler, d'entraver tous tes efforts. Elle décèle le moindre doute, le moindre faux pas, la moindre hésitation, prenant le pas sur tes véritables intentions. Alors, pour rattraper un peu le coup, tu forces un petit rire. Histoire de mettre une petite note de légèreté devant cette réponse un peu trop sèche à ton goût. Mais en tout cas, tu crois vraiment ce qu'elle dit. Ses paroles sont peintes d'une véritable sincérité, une sincérité presque trop vraie pour l'être. Comment est-ce que je pourrais t'insulter, tu n'as rien fait de plus que respecter tes règles, puisqu'il s'agit de ton jeu. Ton jeu ? Elle est perspicace, Seven. Depuis longtemps, tu joues un jeu, Avery. Un jeu dans lequel tu ne connais même pas les règles. Tu joues au feeling, seulement dicté par les circonstances, le destin. Fataliste que tu es. Je joue pas. Tu arrives à marmonner, mais tu ne crois même pas à tes propres paroles, alors Seven... M'en mêler était stupide, et m'en sentir blessée, encore plus. Désolé. Ta voix est rauque, tu as parlé si bas qu'elle en est devenue presque cassée. Son regard fuyant sonne comme une contradiction avec le rire qu'elle a voulu provoquer. Je n'ai aucune raison d'être blessée, aucune, n'est-ce pas ? C'est la chaleur, ou la fatigue. Peut-être.

Ta nonchalance semble être revenue. Tes phrases sont courtes, ta gêne est évidente et tu recommences à te masser nerveusement tes mains, toujours engourdies par le travail effectué aujourd'hui. Quand elle ne comprend pas au sujet de ta demoiselle désormais partie et sûrement impatiente de te retrouver, tu laisses passer. Pas besoin de revenir sur le sujet, puisque ça semble terriblement tabou entre vous. Elle-même n'a pas l'air d'y porter grande attention, car déjà les coins de sa bouche s'étire en un sourire à l'entente de ta stupide proposition. Pourtant, Seven prend au sérieux ta plaisanterie, si bien que tu vois qu'elle panique. Non, non ! Je... Non ! Tes yeux s'écarquillent, tu fronces les sourcils, puis tu paniques un peu à ton tour. Je plaisantais, je plaisantais ! Cette soudaine animation dans la conversation te fait un peu sourire. Mais elle se détend enfin, et elle se permet de te pousser légèrement, très légèrement le bras, avant de stopper soudainement son geste. Tu enregistres la proximité toujours présente entre vous, et Seven semble avoir stoppé son regard sur ta main. Tu ricanes un peu, car tu devines qu'elle doit être à milles lieux d'ici. Le rapprochement est flagrant, mais rien de très gênant. Pourtant, quand elle revient à elle, elle panique de nouveau et semble perdre ses moyens, produisant un bruit entre le grognement et... tu ne sais pas exactement ce que c'était en fait. Tu portes ta main vers son front, créant un nouveau contact, banal selon toi, de quelques secondes. Je crois que la chaleur a vraiment mauvais effet sur toi. Tu retires ta main et entreprends de les mettre dans tes poches, tout en t'écartant, avant d'ajouter une autre remarque. T'es toute rouge. Tu ne sais pas si c'est vraiment en rapport avec la chaleur, mais tu n'as pas envie de chercher plus loin pour le moment. Ta gorge te gratte encore, et tu prends conscience qu'il commence vraiment à faire tard, tes yeux se levant vers le ciel de plus en plus sombre désormais. Tu n'avais pas prévu de parler si longtemps, en fait. Un petit changement dans une routine à laquelle tu tiens tant. Tu devrais peut-être allée t'allonger.
Loin de là ton idée d'écourter la conversation, pourtant. Ta phrase sonnait vraiment comme un conseil. Ca t'étonne toi-même.
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MessageSujet: Re: how to break a heart (avery)   Jeu 19 Juil - 23:50


i should go

La situation semble s'etre subitement apaisee, comme si la panique nee dans ses yeux quelques secondes auparavant avait declenche une reaction chez le jeune homme, pour ensuite se repercuter sur elle-meme. Elle ne releve aucune de ses remarques, parce qu'elle n'a pas la volonte de le contredire, et de lui dire une nouvelle fois qu'elle se sent vraiment coupable. Cela ne ferait qu'alourdir l'ambiance et pourrait meme l'agacer, tout le contraire de ce qu'elle voudrait. De quoi s'excuse-t-il ? Mais une fois de plus, elle se tait, un peu sa maniere a elle de ne pas l'appuyer et donc de lui faire comprendre qu'elle n'est pas d'accord. Mais a ce point-la, ce n'est plus qu'un detail, qu'une forme phatique du langage qui franchit nos levres sans que nous l'ayons decide. Ce n'est pas quelque chose de reellement pense - du moins l'espere-t-elle - et elle n'y repond donc rien. « Peut-être. » Il semble sceptique, ou peut-etre simplement indecis ou encore desinteresse de ce que peut bien etre la reponse a la question qu'elle s'est plus posee a elle-meme qu'autre chose. Une fois encore, elle se tait. Cela fait du bien, de ne pas crier, de ne pas reflechir a ce que l'on peut bien dire, de se laisser aller et d'observer. Cela a quelque de rassurant. Heureusement que tout le monde ne reflechit pas comme elle.

Puis il lui propose la violence, ce a quoi elle se refuse plus qu'autre chose. Ses yeux roulent dans ses orbites, tandis qu'elle s'oppose clairement a cette possibilite. « Je plaisantais, je plaisantais ! » Elle en a conscience, parfaitement conscience. C'est juste que... « Je... Je sais ! C'est... » Juste comme ca. Elle ne sait pas s'il se rappelle que c'etait elle, la soeur jumelle d'une tribut decedee lors des Hunger Games, parce qu'il y en a eu tant depuis. Elle-meme ne se rappelle pas qu'il y a perdu une autre soeur qu'Alexiane, qui elle, est en revanche connue dans le district pour avoir triomphe de l'arene l'annee precedente. Seven ne peut se justifier par une simple phrase, et elle n'a aucunement l'intention de lui expliquer d'ou vient cette peur profonde, pourquoi elle tient la violence, ou rien que son idee, en horreur. Cela serait bien trop long, et deplace etant donne le peu qu'elle sait de lui. Elle n'a jamais raconte son histoire a personne d'autre, personne qui ne l'aurait su de lui-meme. Elle n'a jamais souhaite partager ces horribles souvenirs, et sa gentillesse envers les autres, sa douceur, n'ont jamais ete sujets a question. Jamais elle n'a fait quelque chose de sufisamment reprehensible pour etre menace de quoi que ce soit, et n'a jamais assiste a une arrestation ou a une quelconque seance de torture. Dans son esprit, le violence de ce monde est tres clair, mais devant ses yeux, dans ses oreilles, c'est l'inconnu. Cependant, jamais elle ne prendra le temps d'expliquer ca au jeune homme. Alors elle ne termine pas sa phrase, mais ce n'est pas si grave, parce que lui non plus, ne fait pas de tres longues phrases. Il ne pourrait pas lui reprocher cela.

Soudain, elle louche sur sa main, a lui, qui s'approche son front. Il, il fait quoi ? Elle n'a pas le temps de vraiment s'inquieter que ses doigts touchent deja son front, aussi simplement que possible. Suprise, elle ne peut s'empecher de regarder vers le haut en relevant les sourcils. C'est un message subliminal, une sorte de communication ? Puisqu'il n'a pas l'air a l'aise avec les mots, peut-etre l'est-il plus avec les gestes ? Une sorte de langage des signes, version Avery ? « Je crois que la chaleur a vraiment mauvais effet sur toi. » Ah, non. Il prenait sa temperature, alors ? Inutile de cela pour savoir qu'elle a pris un coup de chaud, et il ne manque pas de le faire remarquer a nouveau. « T'es toute rouge. » En disant cela, il a retire sa main puis s'est ecarte, apres avoir ses mains dans les poches de son pantalon presque entierement marron, recouvert par la poussiere et la terre. Il a sans doute bien plus chaud qu'elle, mais elle est le sujet de conversation principal, pourtant. Aujourd'hui, elle n'a rien fait d'utile pour la communaute, et ne merite vraiment pas que l'on s'attarde sur son cas, ou pire, que l'on inquiete presque. « Tu devrais peut-être aller t'allonger. » Est-ce un conseil ? Elle se mord la levre, ne sachant trop comment reagir, puis choisit la seule reaction plausible selon elle. « Je vais... bien. C'est toi qui devrait aller te reposer, t'as beaucoup travaillé. » Pourquoi a-t-elle les joues si rouges ? Que sait-elle vraiment de son travail ? « Je dois aller aider mes parents, ils doivent deja m'attendre. » Elle commence a se retourner, puis dans le meme mouvement, se sent obligee d'ajouter quelque chose. « Merci. » Pour quoi ? « Désolée. » Pour quoi ?

Ce n'est pas le moment de chercher les reponses a de telles questions.
Elle est deja partie.


hj : alors me concernant, c'est fini. apres, si tu veux repondre, ecrire la reaction d'avery, tu sais que j'aimerais toujours autant te lire, dooonc. mais genre, dis pas un truc super interessant, parce que sinon je serais obligee de faire reagir ma petite seven. laissons la en paix un moment, elle va s'en prendre assez dans la tete tres bientot (a)
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